Des suisses, des tortues et un volcan. Du 6 au 12 mars 2015

En décembre 2014, nous avions fait une halte à San Cristobal de las Casas, au Mexique. Nous y avions croisé la famille Roveda, de la région de Thurgovie en Suisse. Nous étions restés en contact afin de nous recroiser. Et bien c’est chose faite. Ils sont déjà descendu jusqu’à Panama et remontent maintenant vers les USA. Nous les avons retrouvé en dessous de San Rafael del Sur, au bord de la mer, l’espace d’une soirée. Nous nous sommes échangés plein de bonnes adresse pour la suite de nos routes et parlés de ce qui c’était passé en 3 mois ! Les choses changent vite et spécialement les itinéraires de chacun… Personne ne fait l’itinéraire comme il en a discuté 3 mois avant, et c’est tant mieux. C’est une preuve de liberté et d’ouverture, laisser la possibilité de faire autrement. Nous n’avons passé que 20h avec les Roveda, car, sur leur conseil, nous avons repris la route pour La Flor et sa plage aux tortues. Merci à eux pour ce conseil et se fut agréable de les revoir, que les enfants puissent jouer ensemble avant que nous ne repartions chacun à l’opposé, une vers le Nord et un vers le Sud.

1 roveda

Nous sommes partis samedi en fin de matinée pour La Flor, à quelques 2h30 de route. Nous en aurons fait 3 vu les conditions venteuse de ce jour. J’avais parfois du mal à tenir la ligne et j’ai donc levé le pied afin de ne prendre aucun risque. Arrivé après 5km de durt road, le jeu en a valu la chandelle ! Le refuge de tortue de La Flor est établi depuis plus de 20 ans. Il est chargé de protéger la nidification des tortues. De novembre à fin février, des milliers de tortues reviennent sur leur plage de naissance pour y pondre des œufs dans le sable. Des employés du refuge, des militaires et la police sont chargés de protéger ces lieux qui seraient, sinon, pillé par les récolteurs d’œufs de tortue (pour les manger ou revendre les tortues).

En arrivant, le gardien a donné aux enfants un récipient rempli de 12 bébés tortues qui avaient tout juste 10h de vie. Ils mettent les œufs en « couveuse » puis relâchent les nouveau-nés au soir, pour un retour naturel en mer.

2 recipient (1)

Le gardien nous propose de revenir à 18h pour le lâcher de tortues. De retour, il nous explique comment les lâcher, à environ 5m de la mer et de veiller à ce que les oiseaux ne les attrapent pas. Tout d’abord surpris qu’il ne nous accompagne pas, nous partons gaiement pour libérer ces petites bêtes.

3 lacher (1)

3 lacher (3)

En partant ensuite nous coucher, le gardien nous propose de venir toquer à Rhino si une tortue adulte devait venir cette nuit sur la plage pour pondre. Ce n’est pas une certitude car dès fin février elles ne viennent plus en groupe, mais individuellement et pas toutes les nuits. A 23h pile, une personne nous réveille et nous dit de nous rendre sur la plage. Nous y verrons une tortue verte creusé son trou, et tenter de pondre ses eux. Après une longue attente, la tortue semble ressortir lentement de celui-ci sans avoir pondu. Selon le gardien, la qualité du sable à l’endroit choisi par la tortue n’est pas suffisante pour la ponte, elle reviendra une autre nuit. Et nous, nous n’attendrons pas de la voir repartir car le vent souffle terriblement, encore et toujours, et le sable de la plage nous fouette à en faire mal depuis le début.

4 tortue verte

Le lendemain matin, avant de partir, nous refaisons un saut dans le refuge. La, plus d’une vingtaine de bébés venaient de naitre. Une belle dernière image pour les enfants émerveillés par ces petites carapaces.

Ce que j’ai oublié de dire, c’est que la plage est superbe et que s’il n’y avait pas eu tant de vent nous serions volontiers restéS un peu plus !

5 PLAGE (3)

Nous repartons d’ici pour revenir sur nos pas et rejoindre Granada. C’est une ville coloniale superbement conservée et entretenue pour sa partie touristique. Les couleurs sont éclatantes et l’architecture intacte. Nous aurons découvert ses rues en calèche, durant un peu plus d’une heure, avec de bonnes explications historique du guide.

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Nous avons dormi sur le parking du centre de la croix rouge. César et Carlos nous ont bien accueillis et nous avons beaucoup parlé avec eux de la vie au Nicaragua, et j’ai reçu une petite leçon d’histoire sur Henry Dunant. César en sait bien plus que moi sur ce suisse rentré dans l’histoire à tout jamais !

Mais pour revenir à la ville de Granada, nous avons été déçus par l’agressivité touristique des lieux. Ce n’est pas une ville comme Antigua, calme bien que vivante. Ce n’est pas Guanajuato, très colorée mais encore locale. C’est une ville où toute la partie entretenue est touristique et que cela. C’est une ville où tout est double voir triple du prix, et pour rien de plus qu’ailleurs si ce n’est les touristes entassés. Nous ne sommes pas tombés sous le charme de Granada pour son ambiance mais adoré son architecture.

En comparaison, nous avons adoré le marché local de Masaya. Je dis bien le marché local car il y en a deux. Il y a celui que nous pensions faire, qui est décrit dans tous les bouquins, puis celui où les Nicaraguayen vont acheter leurs affaires. Le marché des touristes est surfait, celui des locaux véritable. Nous y avons été accueillis avec d’immenses sourires, une gentillesse touchante et des gens honnêtes. Pour une fois, nous avons payé des prix correct sans avoir à marchander. Nous avons vraiment aimé cet endroit et cette ambiance chaleureuse. Du coup, le marché à touriste, bien que très coloré et propre, est sans gout et faux !

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Mardi, nous avons retrouvé une ambiance toute autre, comme nous l’aimons tant ! Nous avons pris la route du parc national du Volcan Masaya. Quelle belle découverte ! Nous y sommes à l’écart des villes, de la saleté, des locaux qui vous sautent dessus pour vous vendre quelque chose. Nous avons fait un tout petit tour aux abords du volcan Masaya et du cratère Santiago, encore actif et crachant tous les 3 à 4 ans, avant de redescendre au musée pour y passer la nuit dans un calme que nous n’avions plus eu depuis longtemps, sans autres personnes autour de nous !

9 Bivouac

Le jour suivant, nous l’avons entièrement passé aux abords des différents cratères. Après l’école, nous sommes partis marcher autour des cratères éteints de San Fernando et San Juan. De là, une belle vue sur le lac Masaya et les environs. Une petite marche de 1h30 qui nous a fait ressentir à nouveau ce plaisir d’évoluer en nature !

10 Marche (1)

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Puis, nous sommes restés pour contempler les différentes phases du jour et ses effets optiques sur le volcan. Cette expérience de se retrouver au bord d’un volcan actif, crachant des fumerolles sans arrêt, est une sensation assez spéciale, un plaisir immense.

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11 Volcan (7)

11 Volcan (8)

Nous avons également prolongé (avec accord des gardiens du parc) notre visite jusqu’à 18h (normalement 17h) afin de voir rentrer les colonies de perroquets verts venant nicher la nuit dans les cavités du volcan, à l’abri des prédateurs malgré la nocivité des gaz.

12 perroquets (10)

Ce fut notre dernière étape nicaraguayenne puisque notre projet de partir sur l’île d’Ometepe a tourné court lorsque nous avons vu le vent qui sévissait sur le lac. L’idée de prendre ce ferry dans ces conditions ne nous enchantait guère ! Donc, nous avons continué la route en direction du Costa Rica…

4 réflexions sur “Des suisses, des tortues et un volcan. Du 6 au 12 mars 2015

  1. Hello
    Content de voir que votre aventure se déroule bien…..
    Dans l’attente d’une nouvelle lecture. ….qui me fera à nouveau rêver. …
    Hasta la vista

  2. Il y a vraiment des images fantastiques a chaque fois je pense « quand ils seront de retour rentrés de leur magnifique périple , ils seront heureux d un clic de revivre et ressentir tous ces arrets sur image, avec parfois une odeur, un frisson , une impression c est pour cela que nous vous i nvitons a l encouragement d autres images qui nous font partager en différé ces instants palpitants et remplis de vos avis merci pour,la richesse des informations et pour l humour ajouté, moi en tous cas je me délecte a chaque récits, gros becs et bonne suite…Love to all 5

    • Merci Maryk. Depuis le début je prends du plaisir à l’écrire ce blog. Il y a bien des fois où je me décourage un peu mais réaliser que ce sera un souvenir à jamais, que cela procure du plaisir à d’autre, ça n’a pas de prix 😛

      Ton cadeau de départ est toujours sur notre frigo, aimanté, et Jimmy a du plaisir à regarder la ville de Neuch et sa collégiale de tempa à autre !

      Gros becs

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