Depuis deux ans en tour du monde, passant par les Amériques, l’Océanie, l’Afrique et touchant l’Asie, nous aimons partager notre expérience en camping-car, campervan puis en 4×4 avec trailer avant de retrouver notre camping-car à nouveau.

Un voyage autour du monde en famille qui doit durer encore une petite année avec la découverte de l’Afrique, de sa vie sauvage et la rencontre de nouvelles cultures.

Logo 1

Bienvenue à tous sur le blog de voyage de notre famille « La Vie Devant »
Claire, Michael, Soraya, Jimmy et Amélie

Le nouveau départ pour début Janvier..

Malgré cet événement inattendu dans notre aventure autour du monde nous partirons de nouveaux en voyage en janvier 2017.

L’opération du dos est un franc succès. La convalescence se passe parfaitement et les enfants bien que réintégrer dans leur système scolaire sont prêts à nous suivre pour de nouvelles aventures

Nous voici donc maintenant à six semaines d’un nouveau départ ce qui nous laissera le temps de fêter Noël et nouvel an en famille avant de partir profiter des derniers kilomètres sur sol africain.

Nous ne manquerons pas d’ici le départ de vous partager notre expérience de ce bref retour sur notre territoire suisse

à bientôt

et en fait, on parle de nous sur http://blog.chapkadirect.fr/un-tour-du-monde-en-camping-car-avec-les-enfants/

img_2059

Des nouvelles après l’opération. 13 octobre 2016

Voici maintenant presque un mois que nous avons interrompu notre voyage, parfois avec déception, mais parfois sans ! Bizarre non comme sentiment ? Il faut dire que depuis notre retour ici, en Suisse, dans notre famille et vers nos amis, il y a un tas de choses qui se passent.

Pour les enfants tout d’abord. Soraya et Jimmy, les deux grands, sont tellement enchantés d’être de retour, et il y a de quoi. Depuis un mois, Soraya s’est rendue chez son amie Solène dormir et elle l’a reçue chez nous. Elle a fait des activités avec ses grands-parents, a pu gagner de l’argent en travaillant puis elle a fait une semaine d’atelier de théâtre d’improvisation.

Jimmy, lui, s’est rendu déjà deux fois chez son tonton/parrain pour y passer du temps avec lui et son cousin Ylan dont une fois pour aller jusqu’à Europa Park tout un week-end. Il a aussi pu voir ses grands-parents à de nombreuses reprises et même ses copains Quentin et Vladimir. Lui aussi a fait un atelier de théâtre d’improvisation et a adoré.

Les deux sont absolument autonomes et adorent pouvoir se rendre seuls en ville, sans avoir les vieux sur le dos. C’est aussi ce qui leur plait dans la réintégration de l’école publique. Car c’est aussi un des points qui leur font apprécier le retour en Suisse. Ils sont toute la journée avec des copains et le fait que Papa et Maman ne soit plus les professeurs leur convient parfaitement, même si les journées sont longues.

Quant à Amélie, et bien c’est la seule à ne pas vraiment adorer ce retour. Elle doit aller à l’école, qu’elle n’aime pas vraiment. Elle doit s’endormir parfois seule et cela elle le déteste. En plus, elle ne passe plus toutes ses journées avec papa et maman, alors pour elle le retour en Afrique ne fait aucun doute, même si elle adore passer du temps avec Ulysse, son grand-papa, Mola ou les amis qui viennent à la maison.

Car oui, des amis nous en voyons un tas depuis notre retour ici. Bien que les gens se gênent de venir car ,avec les problèmes de dos que j’ai, ils ont peur de déranger. On a beau répéter qu’il n’y a que les fous qui sont dérangés, en Suisse le dérangement a toujours la même place qu’avant notre départ.
Bref, depuis notre retour, nous avons partagé des tonnes de café en bonne compagnie. Nous avons eu la famille qui s’est déplacée, qui nous a donné des coups de main. Mon papa qui aura fait des tas de trajet pour nous mener aux hôpitaux. Il y a belle-maman qui nous accueille chez elle et qui supporte l’invasion de 5 personnes qui pourrait très bien lui faire tourner la tête (heureusement qu’elle a quelques pièces séparée).

Donc il y a bien de l’agréable dans ce retour ici. Mais il y a d’autres points qui gâchent ces moments. Pour Claire, c’est sans aucun doute la charge de travail. Depuis plusieurs mois, je me répète peut-être, mais c’est bien elle qui doit tout faire. Donc de retour en Suisse, c’est encore elle qui se tape tous les trajets, l’organisation, le maintien du ménage, etc. Pour les enfants, c’est cet entre-deux. On est là, mais on va repartir. Ce n’est pas tant le redépart qui embête, mais plus le fait de ne pas rester, de ne pas pouvoir s’investir totalement dans une activité comme l’escrime (rêve de Jimmy) le théâtre ou autre. Et pour moi, et bien ça fait tout de même 8 semaines que je passe le plus clair de mon temps couché et avec de fortes douleurs jusqu’à mercredi de la semaine passée.

Car finalement, l’opération a eu lieu le 5 octobre… la semaine précédente j’avais eu un appel du secrétariat qui me proposait d’avancer le rdv du 18, puisque la situation était si douloureuse. Et lorsque je me suis présenté chez la neurochirurgienne, entre les images de l’IRM et ses quelques tests, elle m’a proposé une hospitalisation directe. Et depuis, tout se remet gentiment en place. Mercredi matin 2h d’opération, jeudi matin les premiers pas, vendredi les premiers escaliers et samedi déjà de retour à la maison avec des douleurs redescendue à 2/10 alors qu’elles atteignaient 8 à 9 sur 10 avant l’intervention.

Alors quand lundi j’ai pu me rendre pour la première fois en « ville », me balader pour la première fois en un mois dans ce centre historique de cette fantastique ville de Neuchâtel, ce n’était que du bonheur pour moi, pour Claire, pour les enfants. Une situation plus facile pour tous bien que pas encore 100% rétablie. Claire m’a ensuite amenée boire un café après avoir déposé les enfants dans un atelier théâtre d’improvisation.

 img_2060

img_2067

img_2065

img_2077

img_2074

img_2071

img_2070

img_2069 

Donc tout semble se mettre en place pour un départ en Afrique et rejoindre nôtre Rhino pour finir ce tour du monde. Mais ne précipitons rien, laissons-nous le temps de tout bien remettre en ordre.

Et en attendant de repartir, on se réjouit déjà d’accueillir à nouveau tous nos amis à la maison, la famille, mais aussi les « Flamants Migrateurs » ainsi que les « Nomades d’un jour », ces voyageurs qui ont jalonné notre tour du monde lors de magnifiques rencontres. Nous les accueillerons bientôt chez nous pour notre plus grand plaisir.

Et pour tous les autres, sachez que nous sommes ouverts au contact. Si par hasard il y en a parmi vous qui sont dans la préparation d’un tour du monde, que cela touche l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou l’Afrique, nous sommes disponible pour en parler, pour échanger des expériences, et même avec ceux qui l’aurait déjà fait.

Et comme rien n’est encore totalement planifié pour la suite, sachant qu’il nous faudra encore une dizaine de semaines avant de repartir, on vous tiendra au courant de la suite, bien-entendu.

Aller, à bientôt et meilleures salutations !

 

3-animaux-1-4

Le départ… du parc, de l’Afrique. Un retour en Suisse non planifié ! Partie 5 – Du 12 au 16 septembre 2016

Nous commençons la journée par nous connecter sur internet ! Mais pourquoi il raconte ça, vous dites-vous… en effet, qu’est-ce que cela peut bien vous faire que l’on se connecte à internet. C’est que nous prenons une décision importante. J’écris au neurochirurgien pour planifier une opération de mon hernie discale. Depuis l’infiltration rien n’a changé, au contraire, les douleurs augmentent. Et en parallèle, nous engageons les démarches avec l’assurance. L’histoire n’est pas aussi simple, mais le médecin me répond rapidement que l’opération est planifiable pour jeudi matin, une excellente nouvelle.

Nous partons alors du camping pour notre dernière journée complète dans le parc. Nous allons être plutôt chanceux encore une fois. Dès les premiers kilomètres nous tombons sur 3 hyènes tachetées en ballade. Elles sont belles et elles ont l’air bien plus joyeuses que la première que nous avions vu. Et comme elles marchent le long de la route nous avons la possibilité de les observer plusieurs minutes.

1-hyene-tachetee-1

1-hyene-tachetee-3

1-hyene-tachetee-2

A peine après cette rencontre, une deuxième surprise nous attend. Certains sud-africains nous avaient raconté avoir dû attendre 23 ans pour voir leurs premiers Lycaons. Nous avions eu la chance d’en apercevoir à la tombée de la nuit le premier jour. Mais là, cette fois-ci, c’est un moment incroyable que l’on passe avec eux. Sur plusieurs kilomètres ces chiens sauvages d’Afrique marchent avec nous le long de la route, littéralement. Ils trottent, marchent, s’arrêtent et nous regardent. Nous sommes excités et super heureux de vivre cette expérience prenante. Vraiment, ce parc Kruger nous gâte et nous sommes tellement reconnaissants d’y être.

2-lycaon-1

2-lycaon-4

2-lycaon-3

2-lycaon-2

Nous savions déjà en commençant notre safari du jour que nous ne voulions pas le faire toute la journée. Mais ces deux rencontres nous satisfont et nous facilitent l’idée de passer un après-midi relaxe au camping. Nous réalisons encore une boucle pour nous rendre là où hier les lions avaient tué un buffle, pour voir s’ils sont encore là pour se restaurer. Sur le chemin, nous rencontrons quelques animaux tels que des lions, des hippopotames et un éléphant sur la route.

3-animaux-1-1

3-animaux-1-3

3-animaux-1-2

Lorsque nous arrivons sur le cadavre de buffle où nous espérions trouver les lions d’hier, nous voyons un spectacle bien macabre à la place, mais tout à fait intéressant. Les lions ont quitté les lieux, les hyènes se sont sûrement régalées durant la nuit, c’est alors maintenant le tour des vautours charognards de faire de ce buffle leur gueuleton. C’est impressionnant de vivre cela en direct. Hier le grand prédateur et aujourd’hui le mesquin charognard. Cette chaine dans l’alimentation que l’on a si souvent vue à l’école ou dans les documentaires TV. C’est une expérience unique et marquante. Le ballet de ces oiseaux qui se chassent, s’impressionnent en ouvrant leurs ailes, becquetant cette chair. C’est tout à fait captivant.

4-vautour-1

4-vautour-3

4-vautour-2

C’est bien, comme une boucle bouclée. Nous repartons passer le reste de la journée au camping. Au soir, je reçois un coup de fil de notre assurance ; c’est un médecin-conseil de celle-ci qui souhaite s’entretenir de la suite à donner. Il n’a pas été mis au courant de l’intention d’opérer ici en Afrique du Sud. Sa réaction est effrayante, autant qu’il semble effrayé de cette intervention. Il me dit que c’est une opération à risque et qu’en cas d’erreur dans le geste du chirurgien il était possible que je finisse paraplégique. Il insiste sur le fait que si lui était à ma place il se ferait rapatrier en France, ou en Suisse pour moi en l’occurrence. Cela chamboule tout, Claire et moi sommes totalement perdus pour un moment. Une opération ici en Afrique du Sud c’est l’assurance d’avoir une intervention rapide ! Mais ici, c’est aussi le risque d’avoir des complications sans avoir notre famille autour de nous et Claire qui pourrait avoir à gérer une situation extrêmement difficile seule. Et même si tout se passe bien, elle aurait à gérer l’ensemble de la situation seule, bloqués dans notre Rhino pour un mois de rétablissement. Nous décidons de ne rien changer pour le moment et de dormir là-dessus.

Nous repartons comme prévu mardi matin pour Johannesburg, afin d’être sur place à temps pour l’opération, ou le rapatriement. Nous faisons un ultime arrêt au bord d’un point d’eau pour observer quelques animaux durant le déjeuner, dont un troupeau impressionnant de buffles. Puis, encore quelques éléphants sur la route en direction de la sortie.

5-buffles-et-elephants-1

5-buffles-et-elephants-4

5-buffles-et-elephants-3

5-buffles-et-elephants-2

5-buffles-et-elephants-5

5-buffles-et-elephants-6

Et depuis là, beaucoup de choses vont se passer en peu de temps, énormément d’échanges avec l’assurance et la famille. Les décisions doivent être prises rapidement, les échanges sont importants et fréquents. En arrivant mercredi à Johannesburg nous ne savons pas trop où nous rendre. Si je me fais opérer ici, il serait bon de trouver un hôtel histoire d’offrir plus de confort à Claire et aux enfants, ainsi que pour moi après l’intervention. Mais si nous décidons d’être rapatriés, quand cela se ferait-il et comment allons-nous nous organiser…

Bon, il sera quand même plus simple pour ce mercredi après-midi de nous rendre simplement au camping que nous connaissons. Et je me disais, aussi, que si nous demandions le rapatriement tout cela pourrait aller très vite. Alors se trouver encore dans Rhino et commencer gentiment à le préparer pour un long stockage, c’est sûrement plus prudent, car oui la raison prend le dessus et nous allons certainement accepter le retour en Suisse. C’est une décision dure, difficile à prendre car cela va impliquer un grand nombre de choses que nous ne voulons pas, comme la réinscription des enfants dans le système scolaire, le paiement des taxes d’habitation, etc. Mais d’une autre côté, revoir les proches, les avoir avec nous dans une situation comme celle-ci, et encore plus en cas de coup dur suite à l’opération. Définitivement, faire un retour provisoire est plus raisonnable.

Nous commençons (enfin surtout Claire, puis les enfants) à préparer les sacs-à-dos, ranger Rhino, rincer les cuves d’eau, couvrir les panneaux solaires, débrancher les batteries, nettoyer les surfaces, etc. C’est un peu une course contre-la-montre. Nous avons des échanges avec l’assurance qui nous confirme le soir qu’ils mettent en place le rapatriement au plus vite. C’est jeudi matin que nous avons une première proposition pour un départ le jour-même à 19h. Mais ce vol fait escale à Abu Dhabi et rallonge le trajet de 9h en rapport à un vol direct avec Swiss. Nous leur demandons alors de changer et voir avec notre compagnie nationale (oui, je sais, détenue par des allemands) et leur offre tombe à midi. Vol Johannesburg-Zurich, départ 19h25 pour une arrivée à 6h10 le lendemain matin. Je voyagerai en Business, Claire et les enfants en économique. Comme seule un accompagnant et pris en charge par l’assurance, c’est à nous de payer les billets des enfants. En choisissant un vol avec Suisse, cela nous coute bien plus cher qu’avec Etihad. Mais peu importe, je ne serai pas prêt à rallonger le temps de voyage de 9h, pas en avion.

A 15h, Rhino et les bagages sont prêts. Nous parquons notre fidèle compagnon à contrecœur mais au moins dans un endroit safe. L’ambulance arrive pour me transporter, car assis je ne tiens pas. Et oui, dans Rhino on avait l’avantage de pouvoir me laisser dans le lit en roulant. Par contre, le taxi commandé pour Claire ne se présente pas. Nous appelons et il ne sera pas là avant 16h. Les ambulanciers nous disent que nous risquons fortement de louper l’avion, ce que confirme la manager du caravan park. Alors nous embarquons tous dans l’ambulance et nous nous rendons à l’aéroport… Au revoir Rhino :-(

img_19521

img_19511

Bon, pas besoin d’autres détails depuis là si ce n’est que tout ce met en place. Claire, les enfants et moi passons devant tout le monde puisque je suis en chaise roulante. Le transport en avion sera un véritable calvaire jusqu’à que j’aie pris assez de médicaments pour finir par m’endormir. Les enfants, eux, ne s’ennuient pas puisqu’ils sont scotchés aux écrans et dorment quelques heures. Claire, elle, comme d’habitude ne ferme pas l’œil surtout qu’elle se retrouve seule avec les loulous.

Nous arrivons en Suisse à 6h10 comme prévu, les ambulanciers et mon papa sont là pour nous accueillir. Ils nous transportent jusqu’à Neuchâtel où nous resterons ces quelques mois…

Voilà, c’est dur, c’est triste et rageant. Nous nous voyons obligé de mettre un terme provisoire à cette aventure. Mais ce n’est sans aucun doute que partie remise. Une fois sur pied, nous repartirons finir ce qui a été commencé, surtout qu’avec le spectacle que nous avons vécu au Parc Kruger, nous voulons continuer nos découvertes !

Et sur le blog, nous donnerons quelques nouvelles de temps en temps en attendant de pouvoir republier des photos de la vraie aventure africaine…