Un tour du monde en camping-car à 5. Un tour du monde en famille avec des enfants.

Un projet de vie, un rêve qui se réalise. Une décision folle pour vivre une aventure saine.

Logo 1

Bienvenue à tous sur le blog de voyage de notre famille « La Vie Devant »
Claire, Michael, Soraya, Jimmy et Amélie

Entre les poissons de Ningaloo reef et les kangourous de Cape Range. Du 12 au 15 juillet 2016

De Karijini à Exmouth, c’est à nouveau une distance honorable qui nous attend. Ce n’est pas moins de 740km à parcourir.

1 route (1)

1 route (4)

1 route (3)

1 route (2)

Nous le ferons en deux fois puisque nous partons à 15h du parc. Le bivouac du jour, c’est à 240km du point de départ que nous le faisons. C’est aussi à cet endroit que Jannis, le frère de Claire, aura cette pensée qui lui traversera l’esprit lorsque l’on hésitera entre un bivouac dans un rest area (souvent pas très propre) et un camping : « Si on va au camping, il y a peut-être de l’électricité. S’il y a de l’électricité, je pourrai charger mon ordinateur. Merde mon ordinateur » ! Et oui, Jannis vient de réaliser qu’il a oublié son ordinateur qu’il avait mis à charger à la réception du camping de Karijini. Une grosse sueur froide lui traverse le dos ! Nous refusons catégoriquement de faire un aller-retour de 500km pour retourner le chercher. Nous profitons alors de la petite couverture de réseau téléphonique pour organiser l’envoi de l’ordi chez mon oncle à Perth. Et oui, le pauvre Jannis ne pourra pas geeker pendant ses vacances !

Bref, nous arrivons mardi à Yardie Homstead, encore un camping que nous avons réservé. Nous commençons à être franchement gonflé de ces campings et attendons avec impatience de retrouver notre Rhino pour réaliser à nouveau des bivouacs sauvages, car en plus d’être obligés de dormir dans des endroits définis (quasi obligatoire en Australie), comme nous sommes avec la maman et le frère de Claire, nous nous sommes vus obligés de réserver tous les campings à l’avance puisque nous sommes en pleine vacances scolaires australiennes et que tout est blindé de partout, ce qui fait que nous nous retrouvons, en plus de devoir payer et de devoir nous rendre dans un endroit définit bien à l’avance, à devoir nous parquer dans les derniers sites disponibles au fond du camping, puisque nous avons réservé au dernier moment. Bon, nous le savions et devons faire avec, tout en profitant des endroits tout de même magnifiques que nous avons la chance de visiter.

Ici, proche d’Exmouth, nous venons voir le Parc National de Cape Range, pour la partie terrestre, et le Parc National de Ningaloo Reef pour la partie aquatique. Ces deux parcs côte-à-côte sont géniaux pour leur complémentarité. La partie marine donne de superbes possibilités de snorkeling, de belles plages et des eaux turquoises, alors que sur la partie terrestre il est possible de faire quelques petites marches et surtout d’observer une faune typique d’Australie comme les Emeus, les kakatoès, les wallabies de rocher ou les kangourous.

La première journée débute plutôt bien avec la présence de dizaines de kakatoès roses présents en nombre comme les pigeons de chez nous, picorant des graines mises par nos voisins de camping.

2 kakatoès roses (1)

2 kakatoès roses (2)

Peu après, en faisant la vaisselle à l’évier commun, ce sont deux Emeus que l’on voit passer dans le champ juste à côté.

3 emeus

La journée continue tout aussi bien, avec de nouvelles rencontres incroyable comme les Wallabies de rocher que nous voyons durant un tour en bateau sur Yardie Creek.

4 yardie creek (1)

4 yardie creek (3)

4 yardie creek (2)

Nous réalisons plusieurs arrêts durant nos déplacements pour voir quelques paysages tels que celui de Sandy Creek, avec son sable blanc et son eau turquoise ! C’est ici que nous croisons d’ailleurs un porc-épic.

5 sandy creek (1)

5 sandy creek (2)

5 sandy creek (3)

5 sandy creek (5)

Nous essayons aussi un peu de snorkeling, mais malheureusement, à même titre que pour Karijini, ici le climat est totalement dérèglé. Nous avons à peine 21°, au lieu des 27-28° habituels en cette saison. Il y a du vent assez fort et tout cela rend le snorkeling plutôt froid. Mais pourtant, en une petite trentaine de minutes dans l’eau, nous verrons beaucoup de poissons, une raie pastenague à points bleus, une pieuvre et une copine un peu moins réjouissante, une méduse.

6 oyster stacks ningaloo reef (5)

6 oyster stacks ningaloo reef (4)

6 oyster stacks ningaloo reef (2)

C’est vers 16h30 que nous quittons le lieu de snorkeling pour retourner au camping. C’est aussi à cette heure-ci que les kangourous Euro sortent de leur cachette pour reprendre de l’activité. C’est un vrai festival avec des spécimens de partout, des petits comme des grands.

7 kangourous (1)

7 kangourous (4)

7 kangourous (3)

Malheureusement, le revers de la médaille avec autant de kangourous partout et une route permettant de rouler à 80km/h au travers d’une réserve censée les protéger, c’est que nous aurons compté pas moins de 106 corps, du simple tas d’os à l’animal tout fraichement shooté, sur les 43km parcourus.

Jeudi, nous répéterons un peu les activités, avec surtout une bonne partie de la journée passée dans la superbe Turquoise Bay. Quelle image de carte postale qu’est ce lieu, absolument magnifique. Bien entendu le site est pas mal occupé par les australiens en vacances et cela pèse un peu sur notre ressenti, nous qui aimons l’isolement de la foule. Mais finalement, la plage est grande et les australiens ne sont pas que des rustres bruyants, ils savent aussi se montrer discrets. Nous passerons une superbe journée avant de repartir demain pour encore plus de plages.

8 Turquoise bay (1)

8 Turquoise bay (6)

8 Turquoise bay (5)

8 Turquoise bay (4)

8 Turquoise bay (3)

8 Turquoise bay (2)

 

 

Karijini et la mine de Tom Price. Du 5 au 11 juillet 2016

Partant de la péninsule de Dampier mais avant d’arriver à Karijini, nous réalisons une première halte à Broome afin de régler l’envoi de notre carnet de passage en douane en Afrique du Sud pour l’arrivée de Rhino. Puis, nous enchainons mercredi avec la traversée de ce qui est appelé ici le « big empty » ! Le grand vide, en français, c’est 700km de rien, de plat, de route monotone et de vide. Enfin presque, car il y a tout de même une station-service à Sandfire pour acheter une glace…

1 big empty (1)

1 big empty (3)

Nous faisons une halte pour dormir peu avant Port Hedland, puis arrivons le lendemain au Parc de Karijini. Les paysages avant de rentrer dans le parc sont déjà incroyables, d’un rouge hallucinant et d’une beauté incroyable.

2 route Karijini (1)

2 route Karijini (2)

Nous savions que la météo était mauvaise dans la région pour les deux premiers jours de notre présence ici. C’est pourquoi nous avons réservé un tour dans les mines de Rio Tinto, à Tom Price, la deuxième mine la plus grande d’Australie. Juste pour donner une idée ; il faudra 40 ans d’excavation dans une autre mine pour reboucher celle-ci. Et sans aucune surprise, c’est bien du fer que les mines ouvertes fournissent. Sinon, pourquoi la roche aurait-elle cette coloration rouge ? En plus, Tom Price représente exactement le genre de chose que nous vivons fréquemment en Australie. Le tour de la mine nous coute 90$ (soit environ 60euro), alors que lorsque nous voulions visiter celle de Mount Isa, ce n’est pas loin de 300$ qu’il aurait fallu débourser. Donc nous voici super contents et absolument impressionnés par la grandeur de ces engins, de ces excavations, de l’étendue du site.

Quelques chiffres sauront sûrement vous surprendre. Par exemple, les camions-benne ont des roues de 2.9m de diamètre et le véhicule pèse pas moins de 250to pour une capacité de chargement de plus de 100to. Les pelles mécaniques, elles, font 300to pour celles que l’on verra et ont une capacité de 30to à chaque coup de godet ! Mais les pelles les plus grosses qu’on ne verra malheureusement pas font 810to et ont une capacité de 80to à chaque coup de pelle. Ce qui est intéressant à comprendre c’est aussi la densité de cette terre. J’essayais, bon conducteur de travaux que je suis, de calculer le volume que cela représentait. Et à une tare standard d’une terre compactée, même argileuse et trempée, il me semblait que le volume que représentait 30to de matériel était impossible, beaucoup trop de m3 pour un si petit godet de pelle. Mais ce que j’avais oublié, c’est que la terre contenait près de 40% de fer, d’une densité largement supérieure à mes calculs, réduisant considérablement le volume de 30to de matériel. Et oui, le monde des mines est vraiment surprenant et insaisissable avant d’en avoir visité une de cette ampleur, dont les routes intérieures représentent des centaines de kilomètres.

3 mine rio tinto (1)

3 mine rio tinto (8)

3 mine rio tinto (4)

3 mine rio tinto (3)

Si nous avons eu la chance de faire la visite avec du soleil, il en sera autrement du reste de la journée. En franchement, on en bavera de retour au parc de Karijini, dans le camping. La plus à rendu la route pleine de flaques de boues, le site de camping est à 70% sous l’eau et seule une petite partie devant les escaliers de notre Héra n’est pas inondée. Le seul moyen pour nous de nous rendre aux toilettes ; monter dans la voiture et traverser l’énorme flaque qui bloque toute notre place.

Heureusement que le lendemain la météo se calme un peu. En plus, nous sommes vraiment gâtés par ces deux dernières semaines de pluie dans la région. Oui, la pluie peut tout gâcher, mais c’est elle aussi qui rend la nature si belle, si verte, car nous allons découvrir un parc de Karijini bien plus vert que tout ce que nous attendions, rendant les contraste incroyable entre ces trois couleurs qui prendront largement la place dans nos yeux, à savoir le bleu du ciel, le rouge de la terre et le vert de la végétation. C’est Joffre Gorge que nous visitons en premier, avec une descente périlleuse dans le fond et une arrivée merveilleuse dans l’amphithéâtre.

4 joffre gorge (1)

4 joffre gorge (6)

4 joffre gorge (5)

4 joffre gorge (3)

Ici à Karijini, c’est bien des gorges que l’on visite. Et habituellement il fait tellement chaud que les différents bassins à traverser sont placés idéalement pour se rafraichir un peu. Mais cette année, rien ne se trouve comme il se doit. Ä la saison de pluie, ils n’ont presque pas eu une goutte, puis maintenant à la saison sèche, des pluies diluviennes s’abattent sur la région. Mais aussi, quand il devrait faire 28 à 35°, nous n’avons que 18 à 20°, ce qui rend l’idée de se baigner quelque peu farfelue. C’est tout de même dans Fernel Pool que nous nous essayons à la baignade. Et une fois dans l’eau, la température est supportable.

5 fernel pool (1)

5 fernel pool (2)

La marche dans Dales Gorge est vraiment belle. Nous prenons de plus en plus la mesure de ce que les australiens nous disent depuis si longtemps : « Karijini is the most beautiful park of the country » ! Heureusement que nous sommes venus ici avec méfiance, car on sait ce qui se passe lorsque l’on arrive dans un lieu avec trop d’attente, suite à des commentaires trop positifs d’autres voyageurs. En arrivant à Karijini sans trop d’attente, nous sommes impressionnés par la beauté des lieux.

6 dales gorge (1)

6 dales gorge (7)

6 dales gorge (6)

6 dales gorge (5)

6 dales gorge (2)

La visite du parc se termine avec la région de Weano, proche du camping. Je dis proche car les autres régions se trouvent à chaque fois à 40, voir 80km de notre point de base. Ici, seulement 20km sont à parcourir pour arriver à Hancock Gorge. Celle-ci est une des plus connue, mais pas forcément la plus fréquentée car elle présente quelques fortes complications. L’entrée dans la gorge se fait par une pente abrupte, difficile. Ensuite, rapidement, il faut traverser un bassin d’eau montant jusqu’aux cuisses de Claire, dans une eau à une quinzaine de degrés. Juste derrière, un passage offre deux possibilités de le passer. La première consiste à se jeter à l’eau toujours aussi froide mais dans un bassin d’environ 140cm de profondeur, ou la deuxième qui est de passer sur le flanc de la gorge, demandant de grimper sur des pierres lisses et un peu glissante, avec quelques passages risqués.

7 hancock gorge (1)

7 hancock gorge (3)

7 hancock gorge (2)

Quelques deux cents mètres plus loin, c’est le fameux spider walk que l’on doit passer. C’est une gorge étroite où il faut se tenir de chaque côté des parois pour ne pas marcher dans l’eau passant en-dessous. Malheureusement, Amélie est trop petite pour le réaliser, c’est donc sur mon dos qu’elle viendra. Mais son poids additionné au mien aura eu raison du grip de mes chaussures. Je finirai donc le passage les pieds dans l’eau.

8 spider walk (1)

8 spider walk (2)

Pour terminer cette gorge, il y a un dernier passage qui aura eu raison de Claire et de sa maman. La chute de la première emportant la deuxième aura découragé Carmita de se rendre de l’autre côté du bassin. Claire, elle, retentera le passage avec succès un fois les jambes tremblantes calmées.

9 hancock gorge (1)

9 hancock gorge (4)

9 hancock gorge (3)

Nous terminons la visite de Karijini avec un Lookout depuis le haut des gorges, offrant une vue totalment différente de ces formations.

10 oxer lookout (1)

 

 

5 cable beach (2)

Broome et Cape Leveque, un territoire aborigène merveilleux. Du 27 juin au 5 Juillet 2016

Voilà, Broome sonne pour nous comme fin de la Gibb River Road. Mais aussi, elle rime avec famille. C’est ici que vont nous retrouver la maman et le frère de Claire, le 1er juillet. Mais avant cela, il nous faut redonner un peu d’éclat à notre attelage, Arion et Héra qui ont souffert en propreté de ces routes de poussière rouge. Tant dedans que dehors, tout est poisseux ou orange, et ces bien 3 jours qu’il nous faudra pour en sortir totalement. Bon, oui, nous faisons d’autres choses aussi et ce ne sont pas trois jours non-stop, mais c’est un gros travail tout de même, mais un travail nécessaire à notre bien être aussi, car quelle n’est pas notre plaisir une fois tout nettoyé, de vivre dans un environnement beau et propre.

1 nettoyage (1)

1 nettoyage (4)

Donc, du lundi soir au vendredi matin, nous restons dans un camping sans grand intérêt, mais proche de la ville et des divers magasins dont nous avons besoin, pour réaliser quelques réparation, oui encore. C’est la joie d’avoir acheté du vieux, il faut sans cesse réparer. Nous avons osé une comparaison avec nos amis en voyage aux Amériques. La plupart de ceux qui sont partis avec des véhicules d’un certain âge ont eu de multiples réparations à faire, tout le temps de petites choses. Avec Rhino, qui était neuf, nous avons eu la chance de n’avoir que très peu de choses, mis à part des maintenances classiques. Donc, notre choix pour Rhino est conforté par nos mésaventures ici. Ce ne sont pas moins de 300$ que nous devons à nouveau sortir pour réaliser de nouveau sac pour les auvents d’Héra, qui se sont déchiré de vieillesse. Les moustiquaires, aussi, sont vieilles et quelques trous méritent un peu d’attention. Nous achetons un kit parfait de réparation de moustiquaire et cela fonctionne à merveille, pour une fois à moindre coût puisque nous ne dépensons que 20$ !

Nous sommes donc fin prêts pour accueillir Carmita et Jannis (à prononcer Yannis), qui arrivent ce vendredi soir ! Les retrouvailles sont agréables, bien que l’impatience des enfants les aient scotchés au vitre de l’aéroport.

2 aéroport

Et comme à chaque arrivée d’un membre de la famille dans notre voyage, en plus de la joie de retrouver une personne chère, deux en fait sur ce coup-ci, nous avons aussi le plaisir de recevoir une cargaison de fromage et chocolats Suisses, miaaaaaaaammmm ! C’est donc autour de rondes (plat habituel Suisse fait de fromage et de pommes-de-terre entières) qui nous fêtons cette arrivée.

3 rondes (2)

Pour ne pas trop charger la première journée de visite de Carmita et Jannis, arrivant tout juste de 24h de voyage, ce samedi nous restons à Broome afin de visiter quelques petits endroits. C’est à Gantheaume Point que nous nous rendons en premier. Ici, c’est des empreintes de dinosaures qu’il faut chercher. Mais malheureusement elles ne sont visible qu’en marée très basse (-9.00m) et ce n’est pas le cas aujourd’hui. Mais peu importe, en voyant le point de vue sur les photos ci-dessous, vous comprendrez que nous ne sommes pas déçus.

4 gantheaume point (2)

4 gantheaume point (5)

4 gantheaume point (4)

Puis une baignade dans la mer et un peu de plage contenterons les enfants, Belle-maman, elle, ne se baignera pas longtemps. Il y a un fait que ne la rassure pas du tout, ce qui est compréhensible, c’est les dangers de la baignade en Australie. C’est une certitude, de grands dangers sont là. En Australie, spécialement sur la côte Ouest, il y a les trois requins les plus agressifs (Grand Blanc, Tigre et Bulldogs) et bien entendu les crocodiles d’estuaire, qui mangent régulièrement des humains, du moins quelques-uns chaque année. Alors lorsqu’elle a entendu le garde-bain dire qu’ils avaient fermé la plage pour deux jours durant la semaine pour présence de crocodile, la motivation de se baigner est quelque peu redescendue pour elle. Jimmy, lui, a fait un peu de surf et les autres se sont baignés, avant que nous ne reprenions les 4×4 pour un tour sur la plage de l’autre côté, à cable beach, avec des caravanes de chameaux en toile de fond.

5 cable beach (1) 5 cable beach (5)

C’est dimanche que nous partons sur Cape Levêque sur la péninsule de Dampier. Ici, c’est le territoire des aborigènes que l’on atteint après 80km de bien mauvaise route (celle de l’état australien). Les 120km de route principale dans le territoire aborigène, eux, sont asphaltés.

La visite de cette péninsule commence à la pointe, à Cape Levêque même. Le lieu est hallucinant de beauté. D’un côté du Cape c’est le coup d’œil sur la plage blanche avec une eau bleue tirant vers le turquoise qui est magnifique. De l’autre, c’est le même sable blanc qui forme la plage, mais l’eau est d’un bleu plus foncé et surtout la plage est bordée de falaise d’un rouge incroyable, donnant une coupure nette entre ces deux couleurs. Alors quand en plus le restaurant Kooljaman, celui présent ici, sert des repas absolument délicieux, la journée est pleine et réussie.

6 Cape Leveque (1)

6 Cape Leveque (6)

6 Cape Leveque (5)

Sinon, nous sommes venus ici pour deux autres raisons, la culture aborigène et les perles. La culture aborigène, c’est à travers un tour en 4×4 (chacun le sien) avec Bundy que Carmita et Jannis vont la découvrir. Nous aussi nous faisons le tour, mais une bonne partie de ce qui sera expliqué est identique aux explications que nous avions reçu à Kakadu. Par contre, le fait amusant de ce tour est que nous avons pu fabriquer notre propre javelot de pêche traditionnel aborigène et nous essayer à attraper quelque chose, sans réussite. Aussi, les filles se sont essayées à la cueillette de petites graines enfouies dans le sable, présentant un gout de coco surprenant. L’activité du jour est à nouveau réussie et rendue magique par les décors dans lesquels elle se déroule. Les paysages sont formidables.

 

7 bundy's tour (2)

7 bundy's tour (1)

7 bundy's tour (3)

7 bundy's tour (4)

7 bundy's tour (5)

7 bundy's tour (8)

7 bundy's tour (9)

Mardi, avant de repartir d’ici, tout le monde, sauf moi, part à la visite de la deuxième raison de notre présence ici en-haut de la péninsule, la ferme à perles. La Cygnet Perl Farm serait la plus vieille ferme à perle d’Australie. Les explications reçues sont intéressantes et donnent de nouvelles connaissances à chacun. Un coquillage est ouvert devant chacun pour apercevoir la perle créée autour d’une impureté insérée artificiellement par un homme durant la croissance du mollusque. Ici, la plus grosse perle jamais récoltée mesure 2.5cm de diamètre et vaut plus de 2 million de dollars. Mais la ferme refuse sa vente car elle en fait leur fierté. Si les plus belles d’entre-elle servent à la bijouterie de luxe, les « imparfaites », elles, sont broyées pour recouvrir les perles de plastique qui orneront les bijoux de moindre valeur. Dernier fait intéressant à partager de cette ferme à perle, c’est que depuis ces débuts elle travaille avec les aborigènes, dont le guide actuel est le petit-fils d’un des premiers travailleur locaux.

8 perl tour (4)

 

 

8 perl tour (5)

8 perl tour (6)

8 perl tour (7)

Si moi-même je ne me rends pas à cette visite, c’est qu’il fallait que je m’occupe de démarches administratives pour notre Rhino, bientôt prêt à être embarqué sur le bateau l’emmenant en Afrique du Sud. Il nous faut envoyer le carnet de passage en douane à l’agent maritime de Durban et réaliser cela depuis Broome va s’apparenter à un vrai chemin de croix. Mais on croise les doigts et on espère que tout arrive en temps et en état.