Un pays fait d’or bleu et d’or vert. 1/2 Le Paraguay du 29 octobre au 1er novembre 2015

Le Paraguay faisait partis, avant notre départ, de ces pays où nous ne savions pas vraiment si nous allions y passer. Et si nous n’avions pas changé notre programme avec un départ des Amériques en décembre, nous ne serions sûrement pas passés ici. Pourtant, l’itinéraire étant encore totalement chamboulé, lorsque nous avons rencontré un couple espagnole en Bolivie et qu’ils nous ont conté que le Paraguay était vert, chaud et habité par des gens sympathiques, alors nous avons décidé de modifier encore l’itinéraire et de nous y rendre. Après des mois dans les Andes sèches, des températures souvent fraiches et des altitudes de fous, l’idée de nous rendre dans une région tropicale/subtropicale, chaude, humide et verte nous faisait rêver.

1 BIENVENIDOS

C’est par Posadas en Argentine que nous rentrerons au Paraguay, à la ville d’Encarnation, en passant le pont au-dessus de la rivière Parana, la continuité des chutes d’Iguazu. L’arrivée dans cette ville d’Encarnation est surprenante et déroutante. Tout, ici, ressemble aux principes européens. Les marques, les magasins ou encore les cafés/restaurants au bord de la rivière ont un standards que nous n’avons plus vu depuis des lustres ! Nous croisons des BMW, de Mercedes, et tout un tas de voitures récentes. Le summum est rencontré lorsque nous arrivons au Malecon, des quais et une plage au bord du Parana, digne du Malecon de Rio de Janeiro, c’est d’ailleurs le « petit Rio » qu’on l’appelle… Et vu la chaleur qu’il fait ici (38°) c’est avec plaisir que nous nous jetons à l’eau avant de manger dans un de ces établissements où nous trouvons un soin et une propreté surprenante.

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Pourtant, à nouveau, dormir dans une ville ne nous dit rien. C’est pour cela que nous filons à quelques kilomètres de là pour voir s’il y a moyen de dormir à L’Hôtel Tirol, agréablement décrit dans le Lonely Planet et surtout disposant d’une piscine pour se rafraichir… Nous sommes accueillis par Eric, le propriétaire actuel. Il n’est autre que le fils du créateur de l’hôtel, un émigré belge post seconde guerre mondiale. Eric est né ici au Paraguay mais connait ses racines belges et pratique le français, le flamand, l’anglais, l’allemand et l’espagnole, rien que ça ! Par simple gentillesse, il nous laisse user de tous les services (eau, wc, wifi, électricité) sans nous demander un franc ! Cela contraste avec les 45$ qu’on nous avait demandé à San Pedro de Atacama pour un simple stationnement sur une place poussiéreuse et un wifi poussif (où nous n’avions finalement pas dormi d’ailleurs). En plus, les enfants se sont éclatés dans les diverses piscines ! Le cadre est juste merveilleux. De la verdure à n’en plus finir, des bâtiments d’un charme désuet et des employés super sympathiques. Merci Eric !

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Samedi matin, nous repartons de là après 2 nuits reposantes et allons visiter les ruines des missions Trinidad et Jesus. Au XVIème siècle sont arrivés ici les jésuites depuis l’Europe. Ceux-ci se sont mis à construire des villes basées exclusivement sur l’Utopie, à savoir le respect fondamental d’une ligne de vie jésuite et l’évangélisation des indigènes. La mission de Trinidad a compté jusqu’à 1700 habitants et celle de Jesus environ 3000. Elles se sont développées de façon prospère mais ont tout perdu le jour où les espagnoles avec le Pape ont décidé de chasser tous les jésuites, ne reconnaissant plus cette branche du christianisme au milieu du XVIIIème siècle. L’ensemble des missions ont alors été désertées et les ruines d’aujourd’hui sont la mémoire de ce temps.

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A la suite de ces visites, nous partons en direction de Ciudad Del Este. Nous traversons des paysages tellement verts que cela nous rend joyeux et nous réveille l’esprit. Après les avoirs habitués à un jaune-brun d’herbes sèches durant des mois, ce vert pétant stimule !

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A mesure que les kilomètres passent, une constatation flagrante apparait. Le Paraguay est le pays des contrastes… Nous découvrons des demeures laissant apparaitre l’opulence à plein nez, la richesse financière à l’image de la richesse des terres alentours. Mais à l’opposé, nous voyons des maisons en bois très simples et très petites, recouvertes de tôles ondulées, avec un jardin de terre et quelques biens. Nous voyons une richesse agricole de terres cultivées intensément, un or vert, mais malheureusement totalement dominée par une seule et unique plante, le soja OGM. Là où les terres sont fertiles et les conditions météorologiques idéales à une culture, sans le besoin d’apporter de chimie pour obtenir du rendement, vous trouvez sur le bord des routes un nombre incalculable de panneau publicitaire de type Bayer ou Syngenta, des tueurs de nature dans un endroit pourtant si fertile ! En plus, le Paraguay dispose, en nappe phréatique, d’un des plus grands réservoirs d’eau douce potable au monde. Un véritable or bleu pour ce si petit pays au milieu des mastodontes brésiliens et argentins. Alors, que pensez-vous du fait de faire une culture intensive d’OGM dont le principe même est d’inonder les surfaces terriennes de pesticides et autres produits chimiques !? Mais pour en revenir à d’autres exemples encore plus imagés, il y a la station-service dernier modèle, juste à côté d’une station-service devant être vieille de 30 ans au moins. Qui choisirait celle-ci plutôt que la moderne ? Un paraguayen, simplement ! Puis aussi, il y a le supermarché ; celui qui est disposé à la façon mall américain, ou la petite « tienda » branlotante dont 50 produits différents sont entassés de-ci de-là. Les oppositions ne peuvent passer inaperçues dans ce Paraguay pourtant adorable et chaleureux. Le dernier exemple mais pas des moindres, c’est le barrage hydraulique ITAIPU versus ses réserves naturelles. Cet édifice, celui qui a produit le plus d’électricité au monde, a englouti des hectares de vie sauvages, et pour palier à cela ils ont créé 8 malheureuses petites réserves, ma fois jolie. Toutes ces oppositions sont à l’image de ce que la vie a créé en premier ici, sa terre d’un rouge vif intense recouverte d’un vert éclatant d’une nature dans un printemps perpétuel.

Mais revenons au barrage d’ITAIPU, le vrai or bleu du Paraguay. Nous y arrivons ce samedi soir en pensant dormir sur place et faire la visite le lendemain. Pourtant, le garde nous explique qu’il y a la visite de nuit qui débutera dans 30 minutes. Nous mangeons et nous préparons en vitesse 3D ! Au centre des visiteurs, nous nous enregistrons (il faut les passeports) et allons découvrir la maquette au 1 :100 qui fut construite en même temps que le vrai barrage pour simuler les calculs des ingénieurs.

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En attendant le départ des bus, ITAIPU Binacional (nom de l’ensemble du site) offre de la musique en ce samedi soir, et cela plait aux locaux se donnant à cœur joie sur le rythme. Nous, nous regardons car la danse et moi ça fait deux !

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Puis voici arrivée l’heure de la visite. Le trajet d’une quinzaine de minutes doit nous faire passer du côté brésilien du barrage car c’est de là que l’illumination est belle à voir. Et en effet, le spectacle est magnifique !

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Le tout est assez court mais il est difficile de voir plus de nuit. Nous sommes super content de l’avoir fait et décidons de revenir le lendemain afin d’avoir le complément, la visite diurne. Le deux sont très complémentaires et étant donné que tout ce qui touche à ITAIPU Binacional est gratuit côté Paraguay, pourquoi s’en priver !?

Des amis pour un Asado et des incompétents pour notre Rhino. Du 25 au 29 octobre 2015

Aujourd’hui, en Argentine, c’est élections présidentielles. Lorsque nous arrivons à Santiago Del Estero, la ville semble morte, trop calme. Nous allons nous établir au camping municipal comme convenu avec Enrique, notre hôte dans cette ville (Nous avions rencontré Enrique et Lucia en Bolivie. Ils faisaient un tour du monde avant de retourner dans leur ville natale pour quelques jours puis rentrer à Sidney où ils habitent). Il viendra nous chercher en milieu d’après-midi et nous profitons de ce temps posé au calme pour vaquer à nos occupations. Les enfants font l’école et jouent, Claire prépare un gâteau pour nos hôtes et moi je répare les petits bobos de Rhino, dont la fixation de la calandre et du phare gauche

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En fin d’après-midi, Enrique vient nous chercher au camping pour le fameux Asado argentin. Mais il commence par nous guider au travers de la ville pour nous faire une petite explication de celle-ci, et surtout de tout ce qui s’y fait sans aucun sens… De ce qu’il nous raconte, Santiago Del Estero est la province la plus corrompue de l’Argentine et sa ville-capital la plus pourrie de ce point de vue-là. De nombreuses constructions étatiques y sont réalisées dans une démesure de modernité et de complexité en plein centre-ville d’une cité déjà engorgée par le trafic. Ou encore, la construction d’un train du « développement » censé relié les deux plus grandes villes de la province mais s’arrêtant au milieu de champs dès sa sortie de la ville de Santiago ! Le plus flagrant serait la construction du terminal de bus. Celui-ci, déjà construit exactement à l’identique au Sud de l’Argentine, a été reproduit ici à Santiago pour des coûts 5 fois supérieurs au premier. Intéressant non !? Mais le pire dans tout cela, pour Enrique, c’est que tout le monde le sait mais personne ne s’en indigne. Ce sont tous de « branleurs », pour reprendre ses termes, qui ne veulent pas travailler et le gouvernement les aide bien à cela !

Bref, passé la demi-heure politique, nous arrivons tout d’abord chez la maman d’Enrique pour y prendre un petit apéro et connaitre le lieu où a grandi notre hôte. Nous nous rendons ensuite à la maison du papa de Lucia, l’épouse d’Enrique. L’accueil y est, encore une fois, à l’image de la chaleur argentine. Des « abrazos » et des « bienvenidos » sincères accompagnent en général la première rencontre. Lorsque nous arrivons, les braises sont déjà chaudes et la viande en train de cuire. En Argentine, l’Asado est tout un art. La grille est relativement éloignée de la braise et la viande est régulièrement retournée, offrant ainsi une sorte de cuisson lente à la viande.

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Nous passons à table très tôt… enfin très tôt pour les locaux. Sachant que nous, le Suisses, passons à table vers 18h30, ils ont avancé leur horaire de repas à 19h30 ! Eux, normalement, mangent entre 21 et 22h, c’est le rythme de Santiago. Il faut dire qu’ici, lorsqu’il fait froid, il fait 25°C ! Dans deux mois, le thermomètre devrait gentiment atteindre les 50 à 54° au plus fort de leur été. C’est pour cela que la vie commence tôt le matin, s’arrête à midi pour une longue sieste, et reprend à 16h jusqu’à 20h. Et pendant l’heure de sieste, n’espérez pas trouver un magasin ouvert dans les rues de la ville, ni aux alentours d’ailleurs !

Nous passons une superbe soirée en leur compagnie et dégustons cet Asado avec plaisir. Non seulement la viande et absolument tendre comme on l’espère à chaque grillade mais en plus elle est parfaitement assaisonnée. Toute la soirée est un régal à tous points !

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Nous nous faisons raccompagner par toute la famille à Rhino après cette belle soirée. Ils viennent ici pour voir aussi notre maison. Nous leur faisons la visite qui durera un peu moins longtemps que chez eux. Les 6 pièces de Rhino se visitent vite ! Nous nous disons au revoir mais savons d’ores et déjà que nous recroiserons Enrique et Lucia à Sidney, en Australie.

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Lundi, nous débutons notre semaine « Garage » ! A la base, nous nous rendons chez IVECO à Santiago pour faire le service de base (huile moteur, filtres) et le changement des bandes de freins à main qui ont simplement explosé. Le changement d’huile était nécessaire à la vue de sa couleur et les filtres diesel aussi. D’ailleurs, ces derniers étaient si noirs que les garagistes n’avaient jamais vu un truc pareil (merci la Pérou et la Bolivie pour vos diesels de qualité).

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Si les travaux basiques n’ont pas posés de problèmes, les autres travaux nous auront amené leur lot de soucis. Mais ça nous le découvrirons seulement sur la route pour le Paraguay. En bref, l’histoire c’est ça :

On a fait réparer les bandes du frein à main et changé les senseurs d’ABS. Pour se faire, il a fallu sortir les roues, l’axe de transmission latéral, puis la masse (disque). Pour sortir le disque, il y a une rosace de serrage qui s’ouvre avec une clé de 72 et il faut un très long bras de levier pour réussir à la tourner. Cela, il ne l’avait pas compris dans un premier temps, au premier garage. Ils ont donc commencé à taper à la masse et au burin, ces bourrins ! Je les ai arrêtés aussi vite que possible, mais trop tard, le mal était fait (mais je ne le savais pas encore). Lorsqu’ils ont eu terminé le travail, nous sommes repartis heureux car Rhino était prêt pour son futur stockage. Nous roulons environ 300km et un bruit de casserole apparait, avec la sensation que quelque chose grattait contre une autre. J’ai rapidement pensé à la roue phonique (roue dentée pour le capteur de vitesse) ! Nous nous sommes arrêté à un garage, ils ont démonté et en effet cette roue phonique était libre, avait bougé. C’est seulement en remontant que le mécano me dit que le roulement doit être mort car la masse (disque) bouge et cela laisserait du jeu qui laisserait la roue phonique libre de bouger. Malheureusement, lui n’a pas ce roulement dans sa ville, il faut aller à la prochaine. Là, 4ème passages en garage en 4 jours. Les gars démontent, se mettent au job et voient rapidement que ça bouge, en effet. Malheureusement, avant de démonter, ils ne peuvent pas nous dire s’ils ont le roulement. Alors ils enlèvent la masse et sortent le roulement, en le fracassant en mille morceaux ! A ce moment-là, on ne sait toujours pas s’ils ont un roulement de rechange… Ouf, ils en trouvent un et le remontent. Mais lorsqu’ils remettent le tout, la masse bouge encore ! Ils trouvent finalement ce que c’est. Lorsqu’au premier garage ils ont mis des coups au burin, ils ont endommagé le filetage de la rosace et du coup elle ne rentrait plus jusqu’au fond. La masse avait du jeu, le disque bougeait dans la machoir de frein et la roue phonique avait tout loisir d’aller se balader et frotter contre le senseur qu’on venait de changer….

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Bref, au final, la solution a été trouvée mais au détriment de plusieurs centaines de dollars et le changement de pièces qui n’était pas nécessaire. Lorsque nous trouvons la solution, nous sommes déjà mercredi soir et sommes proches d’entrer au Paraguay. La deuxième partie de ce passage en Argentine aura été fait de kilomètres (2000) et d’ennuis, les premiers sérieux de ce voyage, sur notre Rhino, tout cela coupé d’une superbe rencontre avec des locaux au grand cœur. Et maintenant, place au Paraguay !

L’Argentine nous fait du bien. Du 18 au 25 octobre 2015

Nous en avions besoin, comme de la Colombie près l’Amérique centrale. Après le racisme bolivien et la saleté péruvienne, le côté civilisé des constructions argentines et la qualité d’accueil des argentins est vraiment agréable à vivre.

1 panneau

Juste après la douane, il y a deux Salar à traverser. Si ceux-ci n’ont rien à voir avec le Salar de Uyuni, ils sont tout de même agréables à voir.

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Dès notre arrivée ici nous pouvons le sentir. Rien qu’un simple contact dans un café où nous parquons Rhino pour la nuit et squattons leur wifi nous prouve que leur réputation chaleureuse n’est pas surfaite. Nous arrivons par la douane de Jama et toutes les démarches se font rapidement, avant de passer la nuit justement dans ce café. Ensuite, notre première découverte argentine se fait au village de Purmamarca. Nous nous baladons d’abord dans le village pour y manger notre premier asado et allons en fin d’après-midi visiter la colline aux 7 couleurs. L’ensemble de la région est composée de formations géologiques multicolores et hallucinantes, la colline aux 7 couleurs étant un condensé de toute la quebrada de humahuaca (vallée).

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Sans trop tarder, nous reprenons la route mardi matin pour nous rendre à Salta. Une constante va maintenant nous suivre durant ces quelques 6 semaines qui nous restent en Amérique du Sud, la non possibilité de perdre du temps. Nous souhaitons voir encore pas mal de choses et pour cela nous devrons rester plus superficiels.

A Salta, nous jouissons d’un camping municipal ma fois plutôt bien fait, avec place de jeux pour les loulous et plein d’espace pour courir et sortir les trottinettes. Nous profiterons, nous les parents, de nettoyer à fond intérieur et extérieur de Rino après avoir amassé tant de poussière au Sud Lipez.

Mais à Salta, nous ferons aussi une petite découverte de la ville. Elle est relativement tranquille et il est agréable de s’y promener dans ses quelques rues piétonnes. Pourtant, encore une fois, nous avons visité un peu superficiellement, sans pour autant que cela nous déplaise… nous ne sommes pas autrement faits pour les villes.

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Malheureusement, à Salta, nous apprendrons une très mauvaise nouvelle. Nous perdons ce jour une amie dans ce voyage. France s’en est allée vers les anges lors d’un petit retour chez elle au Québec, laissant son tcheum, Marc, sur le carreau au Brésil. Cela nous mettra un peu de plomb dans l’aile pour ces prochains jours. Toutefois, ayant fait un article en son hommage, je ne développerai pas plus le sujet ici. (voir l’article « une étoile s’éteint »)

De Salta, nous partons pour las quebradas de las conchas. Encore une fois, c’est une vallée faite de formations rocheuse impressionnantes. Ce que nous allons voir et les rencontres que nous allons faire dans cette entrée en Argentine va nous aider à garder un bon moral malgré le départ de France. Donc, Las Conchas est vraiment un paysage grandiose digne des plus beau Parc Nationaux des USA que nous ayons faits.

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Dans cette région, diverses formations particulières sont observables dont la Gargantua des Diablo. LeS mots me manquent pour décrire ce lieu absolument majestueux et les photos parleront mieux que mon faible vocabulaire, même si les images ne savent pas toujours retranscrire ce que les yeux voient !

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Ici sur le parking de Gargantua, nous tombons sur 2 personnes totalement inattendues. Greg et Katy, un jeune couple de français qui avaient émigré aux USA et qui ne sont autres que ceux que nous avions rencontré peu après notre entrée en Basse-Californie ! Quasi douze mois plus tard, deux chemins complétement différents, nous nous revoyons par hasard ici, encore une histoire incroyable. Et eux de nous annoncer une nouvelle réjouissante, ils vont avoir un bébé qui aura été conçu durant ce voyage…

Nous ne resterons pas plus longtemps cette fois-ci et continuons notre route pour Cafayate, en passant encore par des paysages délirants !

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Puis, arrive les vignobles de la région. Surprenant à plus d’une raison, les vignobles sont plantés dans du sable et dans une région bien aride dont l’eau ne provient d’on ne sait où… ensuite, la méthode de plantation est différente de chez nous. En effet, ils ne tirent pas les vignes sur du fil tendu entre les plantes mais au-dessus, créant ainsi comme un toit dont les feuilles font de l’ombre aux grappes pendant au-dessous.

Nous faisons une petite visite de cave en compagnie des enfants dans le vignoble de Las Nubes de José Monier, rare vigneron travaillant presque sans produits chimiques. Amélie et Jimmy y auront chacun trempé les lèvres pour y connaitre le gout du vin, mais ce ne fut pas un franc succès. Nous, parents, nous avons apprécié et dégusté les trois vins de table de la maison.

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Nous bivouaquons le soir à Quilmes, où nous arrivons vers 20h, avec encore de la lumière du jour. Ça faisait super longtemps que nous n’avions plus pu rouler si tard ! S’éloigner de la ligne de l’Equateur a aussi ses bons côtés.

Nous y visitons, le lendemain matin, son site archéologique. Sans casser des briques, il est mignon et relativement grand. Au-delà de tout, c’est son point de vue en surplomb qui est intéressant, donnant une bonne idée de sa grandeur et on y trouve une belle vue sur la plaine.

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Non loin de là, à quelques kilomètres, se trouve le musée artistique de la Pachamama. On y trouve des exemples de roches se trouvant dans la région et donnant du travail aux mineurs.

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Aussi, quelques objets artisanaux et quelques explications sur les époques précédant les Incas meublent les salles 2 et 3 du musée.

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Mais pour moi, le vrai intérêt de ces bâtiments est son architecture. Construit avec goût, réalisé avec soin et présentant de vraies formes artistiques, c’est une réussite architecturale sans conteste. Et plus que tout, ils ne sont pas tombé, à mes yeux, dans le kitch !

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Avant de repartir vraiment et de traversée la vallée passant par le col de El Infernillo, nous nous arrêtons pour une activité bien locale, l’Asado ! Une bonne grillade avec une superbe viande bien tendre… un pur régal !

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La suite du voyage jusqu’à Santiago Del Estero ne sera pas grand-chose d’autre que de la route, puis de la route encore. Nous y arrivons dimanche matin après notre première nuit en station-service depuis fort longtemps… mais attention, ici, les stations-services sont tout confort avec wifi, wc et douches propres avec eau chaude, eau et shop comme chez nous !