L’extrême Sud de la péninsule de Basse-Californie. Du 14 au 21.11.2014

Si la première semaine au Mexique fut un peu laborieuse, la deuxième a plutôt bien débuté, avant de trébucher, puis de se relever. A La Paz, samedi matin, nous avons profité de nous rendre chez TMC (transport maritime de Californie) pour vérifier les prix du ferry devant nous mener sur le territoire principal du Mexique, à Mazatlan exactement. Nous avons profité de réserver dans une dizaine de jours afin de nous fixer une limite pour nous rendre de l’autre côté. Nous donnerons bientôt les détails de la traversée dans un fichier Excel en préparation concernant les infos pratiques « traversées ».

Ensuite, nous nous sommes rendus dans la Punta Arenas de la Ventana. Décrite par Nath et Jean comme très agréable, nous avons choisi de suivre leurs conseils. Nous nous étions équipés du guide du « petit futé » pour les USA et le Mexque aussi. Bien que nous ayons été satisfaits de ce guide au Sri Lanka, nous sommes extrêmement déçus des conseils donnés pour un voyage en camping-car. De plus, certaines mentions datent des années 90 ! Chers voyageurs long courrier, accompagnés de vos camping-car, ne prenez pas celui-ci, le routard semblant largement mieux.

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Nos premiers jours mexicains ! Du 07 au 14.11.2014

Au moment d’écrire ces quelques lignes, le bilan est mitigé. Les découvertes sont, certes, bonnes mais plusieurs éléments restent peut évidents. Nous savons que les points négatifs actuels ne sont autres que des questions de réglages. Comme on vous l’avait dit dans notre dernier poste sur les USA, là-bas, nous avions tout le confort à disposition et avions pris un rythme de croisière. Et bien tout est à recommencer ici. La différence mexicaine commence déjà par la route. Pour une distance de 140km sur une route principale, compté 2 à 3h de conduite. Ici, vous ne comptez plus vos déplacements en kilomètres comme cela se ferait en Europe, mais bien en heures ! Ensuite, les nuits sont plutôt chahutées actuellement. N’ayant pas pris nos marques, nous privilégions les parkings Pemex (station-service avec aires pour camions), qui sont sûres et faciles à trouver, plutôt que les petites rues tranquilles mais sombres et retirées du monde. Du coup, le ballet incessant des camions et camionneurs rend la nuit assez mauvaise et mouvementée. Pourtant, comme je l’ai déjà dit, je suis persuadé que tout ceci est une question d’acclimatation et que dans quelques temps nous aurons trouvé comment pallier à cette situation. Quelques autres points méritent que nous apprenions les habitudes mexicaines comme la façon dont se dessine les rues d’une ville, ou alors comprendre comment fonctionnent le rythme et les coutumes d’ici.

Mais commençons par le commencement. Nous avons passé la douane mexicaine à Tecate. Nous avons préféré celle-ci à Tijuana car elle est plus petite et la ville semble moins problématique. Par contre, le poste de douane américain pour la sortie est inexistant. Le seul moyen de valider notre sortie de territoire fut de parquer Rhino aux USA, marcher jusqu’à la zone tampon entre les deux douanes et nous engager dans la file d’entrée piétonne dans le bâtiment de migration US. Là, lorsque nous avons demandé de valider notre sortie, le douanier n’a pas tout compris tout de suite, comme nous arrivions par l’entrée pour sortir ! Vous avez réussi à me suivre ? Moi-même je n’en suis pas sûr. Bref, nous avons pu valider notre départ du sol US et avons commencé nos démarches pour l’entrée au Mexique.

Tout d’abord, nous sommes arrivés avec Rhino et avons eu droit à une petite inspection pas bien méchante de l’intérieur. Après avoir montré les passeports, le douanier nous souhaite la bienvenue au Mexique et une bonne route. Cela semblait trop facile. Nous avons alors demandé si nous ne devions pas faire un visa et là il nous dit : « Ah vous ne l’avez pas, et bien parquez votre véhicule et rendez vous là-bas ! » Ils sont forts à la douane… ils laissent passer les gens sans visa !

Mais enfin, après un peu moins d’une heure, nous avons obtenu les visas (pour nous 5 et Rhino, car lui aussi doit avoir son visa) avec sourires et sympathie de la part des agents de douane. Je le relève car nous avons souvent entendu parler de nonchalance mexicaine. Peut-être que le fait d’avoir parlé en espagnole avec eux nous a ouvert des portes. J’ai fait des tas de fautes, mais j’ai au moins essayé et à 15h00 nous étions entrés au Mexique !

1 Arrivée

Nous avons roulé jusqu’à Ensenada pour quitter les abords de la frontière, car c’est là qu’il semble y avoir le plus de problèmes de sécurité. Nous sommes arrivés dans la tombée de la nuit et sommes allés au Walmart dans le centre de la ville, médiocre erreur ! Non seulement ce fut bruyant au possible et en plus la sécurité du parking a tenté de nous demander de l’argent pour un soit disant permis de dormir. J’ai tenu tête et après qu’ils m’aient dit qu’ils reviendraient,  nous ne les avons plus revus. Premier pot-de-vin évité !

Samedi, nous avons été voir Bufadora. Ici, sort un des trois geysers de mer connus à ce jour. L’eau projetée entre les parois du rivage peut atteindre une vingtaine de mètres. La rue menant à ce lieu est authentiquement des plus touristiques et donne une ambiance sympathique !

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En route pour rejoindre Baia de Los Angeles, nous avons dormi à Camalu, à l’arrière d’une station Pemex, la première. Au matin, nous sommes repartis et avons atteint Baia en milieu d’après-midi après avoir déposé un autostoppeur, Jackob, professionnel de paintball, qui a été avec nous durant 2h environ.

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Nous avons trouvé une plage et avons stationné à côté d’un couple de retraités américain dont leur camping-car n’a pas bougé depuis 16ans (eux se déplacent en pick-up). Nous nous sommes baignés et nous avons eu la chance de voir des dauphins à une cinquantaine de mètres du rivage (merci à Soraya de les avoirs repérés). Nous avons profité de cette journée tranquille, du moins jusqu’à 15h30 environ. C’est là que Claire a eu la bonne idée de se faire piquer par une Raie pastenague ! Rien de bien dangereux si la piqûre n’est pas vers le torax, par contre cela provoque des douleurs intenses et remontent du pied jusque dans le haut du mollet. Bon à savoir ; mettre l’endroit piqué le plus rapidement possible dans de l’eau très chaude (merci à nos voisins).

Jimmy, lui, a pêché depuis le bord. Il y attrapé un poisson, mais pas le bon. Si sa taille semblait bonne à la consommation, sa chair, elle, nous aurait rendus froids en quelques heures. Il a pêché le seul poisson non comestible de la baie !

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Mardi, nous avons fait beaucoup de route, environ 5h, et avons dormis sur un Pemex. Celui-ci fut particulièrement bruyant ! Le lendemain, nous sommes arrivés à San Igniacio. Ici, juste un arrêt pour y voir une très belle mission et prendre les 10h sur la place du village !

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Ensuite, nous avons continué pour aller voir l’église Santa Barbara dans la ville de Santa Rosalia. Celle-ci a été dessinée par M. Eiffel, rien que lui ! Elle fut présentée en même temps que la tour Eiffel à Paris, démontée et reconstruite en Belgique, pour finalement terminer ici, dans cette ville peuplée de français venus exploiter la mine de cuivre.

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Parqués devant l’église, nous avons été accostés par un couple américano-français. Eux aussi voyagent en direction de l’Amérique du Sud et nous avons décidé de manger ensemble à midi, sur une plage à une dizaine de kilomètres au Sud de la ville. Eux seront partis assez rapidement car ils souhaitaient rejoindre Baia Concepción. Nous, nous serons resté là une nuit, Claire ayant été prise de soudaines fortes crampes d’estomac. L’avantage, une fois Claire étant en meilleure état, c’est que nous serons restés sur une plage agréable (normalement payante pour la nuit) avec wifi, douches chaudes et wc. Nous serons repartis, le lendemain matin, sans que personne ne nous ait demandé quelque chose et avons donc eu une nuit parfaite et gratuite.

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Jeudi, nous avons roulé, pas mal roulé. Nous aurons quand même fait un arrêt de 2h sur une plage de rêve dans la baie de Baia Concepción.

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Si nous avons quitté cet endroit, c’est que la nuit y était payante et nous voulions avancer vers le sud, car nous commençons à nous impatienter de pouvoir plonger. En route, nous avons trouvé notre premier bivouac sauvage au Mexique pour passer la nuit. Sur la plage de Ligui, au sud de Loreto, nous avons pu rester en toute sécurité avec juste quelques pêcheurs qui seront passé par-là en soirée et tôt le matin. Nous avons fait l’école (et une séance de fitness pour moi) avant de reprendre la route…

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Ce vendredi, donc, fût destiné à rejoindre La Paz. Sur la route, il n’y avait rien d’intéressant à faire. Mais même si elle est ennuyante, la route demande une concentration de tous les instants, ici au Mexique. Pendant que je racontais quelque chose à Claire, j’ai détourné mon regard de la route un bref instant. Soudainement, Claire a inspiré profondément comme quand une chose vous fait peur. J’ai remis mes yeux sur la route, mis un énorme coup de volant sur la gauche et évité de justesse un pneu roulant en sens inverse, tombé d’un pick-up en marche. Et attention, pas un pneu de voiture, ce devait être un pneu de gros 4×4. Le pire est passé vraiment très proche, une très légère marque de gomme étant restée sur le côté droite du parechoc….

Mais après cela, nous avons passé une nuit à La Paz et amorcé la deuxième semaine mexicaine… de la meilleure façon !

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Les USA en quelques chiffres. Le 07.11.2014

Avant de passer à de simples chiffres, il faut relever la sympathie des américains rencontrés. Nous avons eu des centaines de contacts éphémères, une demi-douzaine d’invitations et deux rencontres concrétisées. A chaque fois accueillis comme des rois, George et son épouse nous ont même laissé leur maison pour quelques heures !

Aussi, il faut relever la qualité des parcs nationaux. Tous, quasi sans exception, sont propres, accessibles, bien indiqués (aussi sur les sentiers) et très bien aménagés. Nous avons beaucoup apprécié le temps passé et ceci pour 80$ (prix de l’abonnement annuel famille).

Jours passés sur territoire Etats-unien : 78 jours

Kilomètres derrière : 11’331 km

Litres de diesel consommés : 1’149.81 lt

Nuits en camping payant : 16

Nb d’états traversés : 9

Nb de parcs nationaux : 22

Coûts des dépenses alimentaires (uniquement en magasins) : 3’736.00 $

Dent tombée : 2 pour Amélie

Nuit d’hôpital : 0

Rencontres prolongées d’autres voyageurs : trop pour les compter

Nb de bisons : par dizaines

Nb de Coyotes : 3, mais qu’est-ce qu’on les a entendu !

Nb de d’Elans : une dizaine

Nb d’ours : 3

Nb de serpents à sonnette : 2

Nb de Pélicans : A la pelle

Autostoppeurs pris dans Rhino : 3 (2 anglais et 1 américain)

Soucis avec Rhino : 2 sérieux et 1 moyen

Nb de goupilles de roue de secours arrachées : 3 (dont une fois toutes la roue et son support)

Nb de fois où l’on s’est fait chasser en camping sauvage : 2 (et à chaque fois vers 23h30, quand je dormais déjà !)

Nos points de bivouacs aux USA

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