La lune de miel se termine, un nouvel équilibre à trouver. Le 9 septembre 2017

On nous l’avait dit, on en avait parlé, on s’y était préparé, mais seul le fait de le vivre permet de comprendre vraiment ce que c’est ; le retour !

Il y a encore à peine 3 semaines de cela, tout était presque parfait, se mettait en place dans la tranquillité. Mais quelques événements sont venus bousculer ce retour si facile. Il est évident que certaines décisions ont déjà chamboulé notre idéal à peine avions nous mis les pieds en Suisse, spécialement le fait d’avoir accepté de travailler à peine deux semaines après notre retour. Nous avions, malgré cela, réussi à nous ménager de beaux moments d’échappatoire. Le bord du lac avec de belles journées d’été, l’effervescence des amis si contents de nous revoir, les quelques sorties en Rhino, autant de choses qui nous ont permis de nous sentir bien, de vivre le retour avec un sentiment d’avoir fait les choses justes.

Puis, voici que la réalité d’une vie Suisse nous rattrape, nous mettant un coup sournois à l’arrière des genoux. Ce ne sont que de bêtes réalités à gérer au jour le jour, des choses que beaucoup de gens ont vécu, vivent, et vivront toujours, mais nous ne les avions plus vécus depuis si longtemps… Il y a donc trois semaines de cela a commencé un enchainement de situations qui nous ont chamboulés. Claire s’en est allée une semaine durant en Allemagne pour raison professionnelle et forcément c’est cette semaine-ci que ma charge de travaille à pris un tournant m’amenant, le mercredi notamment, à quitter la maison à 6h et de rentrer à 19h30. A ça, ajoutons que les enfants ne veulent plus dormir dans Rhino et que la famille dort ainsi éclatée, une partie dans notre camping-car, une autre chez belle-maman.

Cela a pour effet de créer un besoin d’indépendance chez Soraya, spécialement, et chez Jimmy aussi. Ils passent leur temps chez les copains, ne veulent plus trop entendre parler des parents et rentrent dans l’adolescence, le besoin de distanciation et d’affirmation de soi, amenant de fortes tensions familiales. Nous ne prenons plus le temps de sortir avec Rhino, au point que je me demande s’il vaudra vraiment la peine de le garder. Même que l’agenda se bourre tellement de rendez-vous que les vacances que nous avions planifiées pour octobre sont simplement annulées, nous ne partirons pas en Toscane comme initialement prévu et j’airai travailler en semaine alors que nous irons aux activités planifiées le week-end ! Nous nous étions juré de ne pas repartir dans ces travers de planification à 3 mois, ne laissant plus d’opportunité pour le freestyle, et bien c’est déjà foutu, les agendas sont pleins jusqu’en novembre déjà, une situation qui m’oppresse atrocement. Bon, qu’on soit clair, c’est notre choix et c’est nous-même qui nous mettons dans ces travers qui nous ont couté si cher il y a quelques années, mais il parait que c’est le seul moyen de voir nos amis qui eux sont aussi overbookés… Comme pour un tas de chose, la vie standard du pays dans lequel vous vivez vous rattrape à une vitesse incroyable. Matériellement, on veut ci, puis ça, et encore ce truc. C’est là aussi que je peine. Je vis plutôt mal le fait de quitter notre maison roulante qui a tout ce dont nous avons besoin, alors que Claire et les enfants n’en peuvent plus et n’attendent qu’une chose ; que l’appartement en rénovation soit prêt. Ils sont donc déjà de retour dans ce mode de vie que je me refuse encore de rejoindre, car il nous a quand même fait beaucoup de mal auparavant. Pourtant, il y a certainement une explication au fait que je me contenterais d’une vie dans Rhino, je ne suis à la maison que le soir et le week-end. Claire et les enfants, eux, sont bien plus souvent présents ici.

Le travail, l’école et les activités font que nous sommes souvent séparés, ce qui ne nous fait sûrement pas le plus grand bien. C’est comme si, une fois à nouveau réunis, nous avions de la peine à vivre ensemble, comme s’il était devenu plus facile de vivre éclatés que réunis. Il faudra trouver une solutions à ça, sans quoi notre vie sera certainement aussi compliquée que celle qui nous a mené au départ il y a trois ans. Il faudra ne pas perdre de vue toutes ces constatations que nous avions faites lorsque nous avions su quitter un mode de vie qui nous avait usé, ne pas balayer toutes ces bonnes résolutions que nous avions prises avant de revenir en Europe, sous prétexte que c’est la vie d’ici qui l’impose. Nous sommes de grandes personnes douées de réflexion et de bon sens. Nous savons qu’il est possible de vivre autrement, qu’il est possible de penser différemment, qu’il est simplement… possible ! Rien n’est écrit, tout peut se réaliser, il suffit d’y croire et de le vouloir.

Vivre un peu autrement tout en retrouvant la vie d’avant, vivre sereinement tout en faisant face aux difficultés du moment, c’est juste trouver un équilibre qui conviennent à tous, qui amène à la satisfaction de l’ensemble. Cela prendra encore un peu de temps, on risque de s’encoubler quelques fois, peut-être même de s’écorcher les genoux, mais il faudra être suffisamment prudent pour ne pas arriver à la rupture et, ainsi, permettre la reconstruction d’une vie attrayante. Le chemin actuel est plutôt propice cette réussite. C’est comme si nous évoluions sur une plaque de glace avec, heureusement, des crampons aux pieds. Tout ira bien tant que nous les garderons. Et pour nous, dans ce retour à la vie Suisse, toutes ses expériences sociales et familiales acquises en voyage sont autant de crampons que nous avons à nos pieds. A nous de ne pas les mettre de côté pour nous retrouver avec des semelles lisses sur cette plaque de glace. Et comme je suis persuadé que saurons faire face à ce moment un peu plus compliqué, alors je vous promets déjà de réécrire dans quelques temps pour vous en faire part.

Notre dernier week-end sur les routes. Du 4 au 8 aout 2017

Après les Grisons, nous avions envie de visiter encore un peu de notre Suisse. Notamment, il y a une vallée au Tessin que nous souhaitions voir depuis longtemps, le Val Verzasca. On en a souvent entendu du bien, mais nous ne savons pas trop quoi attendre mis à part une gorge avec une eau turquoise. Nous nous y rendons avec Rhino, en espérant pouvoir y faire un peu de camping sauvage dans la forêt, mais ici il vaut mieux oublier cette idée tout de suite. Peu d’accès, très peu de parkings et surtout encore moins de possibilité de rester dormir. Le Val Verzasca est totalement restreint aux véhicules d’habitation. Nous décidons de nous plier aux règles et de dormir dans une de ces aires de stationnement à 10.-/nuit, puis de payer encore 10.- pour le parking de la journée. C’est un peu hors de nos principes, mais si la Suisse nous a appelé en voyage pour sa qualité de vie, c’est certainement aussi pour son côté où les règles sont claires et il faut s’y tenir, alors acceptons-le. Et franchement, cette aire de stationnement n’est pas le pire endroit de bivouac que nous ayons eu à faire.

Donc, dans le Val Verzasca, il y a cette rivière dans une gorge aux strates magnifique, et ce pont a deux arches qui fut reconstruit le siècle passé après avoir été détruit par une crue. Nous nous baignons à divers endroit de la vallée mais toujours avec la même difficulté dans une eau environnant les 18° ! Mais comment résister à une baignade dans un endroit pareil.

Afin de pouvoir faire des photos sans trop de monde dessus, c’est tôt le matin que nous faisons nos activités. Le Val Verzasca est maintenant une destination de tourisme de masse depuis la publication d’une vidéo devenue virale en Italie. Chaque jour, la vallée est prise d’assaut en cette période estivale.

Bien que dommageable, il est compréhensible que tant de gens viennent ici. En plus de la gorges, il y a les villages typiques dont celui de Sonogno, que nous visitons, en ayant même la chance d’arriver le jour du festival country, apportant de l’animation et notamment un spectacle de clown que les enfants regarderons avec plaisir.

Après deux jours ici, nous pensions reprendre la route pour découvrir un peu la région de Domodossola en Italie. Mais en arrivant sur place, nous réalisons que le décor ne nous attire pas, alors nous décidons de partir sur le Valais et éventuellement marche sur le plus long pont suspendu du monde, à Randa. Mais pour y arriver, il y a le col du Simplon à passer. Quelle splendeur, un paysage fantastique, des forêts d’épineux, de la roche et des chutes d’eau… Il n’y a pas à dire, la Suisse regorge d’endroits magiques.

Pour rejoindre Randa, il faut s’engager dans la vallée de Zermatt. Et c’est en rentrant dans celle-ci que nous réalisons que plus que le pont, c’est peut-être une des images les plus connues de la Suisse que nous voulons voir, celle du Toblerone, enfin… du Cervin ! Là aussi, le problème de stationnement pour la nuit se pose. Comme au Val Verzasca, les interdictions pullulent et nous réalisons qu’en Suisse, presque comme en France, combiner visite de lieu très touristiques et dormir « sauvage » en camping-car risque d’être un peu compliqué. Alors nous allons stationner dans un camping, et je dis bien stationner. Car lorsque vous êtes entassés ainsi, ça n’a plus rien à voir avez du camping !

Peu importe, lundi matin nous partons randonner dans la région du Cervin, et croyez-nous, après avoir vu tous ces mythes à travers le monde, avoir vu tant des paysages différents et époustouflants, le fait de nous retrouver devant cette montagne Suisse, certainement la plus connue à travers le monde, nous crée une émotion vive. Nous prenons un plaisir immense à être là, et nous nous disons que l’objectif de l’été est atteint. Nous avions décidé de revenir en Juin déjà pour profiter de l’été chez nous, de partir à la découverte de nos régions, et de voir nos amis ainsi que notre bord du lac de Neuchâtel, et bien nous sommes comblés de ce côté-ci. Nous sommes littéralement sous le charme de cette belle région de Zermatt, et si nous pouvions acquérir un de ces chalets d’alpage se trouvant certainement au milieu des pistes durant l’hiver, on ne dirait pas non !

Le soir même, nous nous arrêtons à Sion, capitale valaisanne, pour y voir ma filleule, Billie. Dans le parc des Iles, nous y faisons une grillade dans cet endroit parfaitement apprêté pour cela. Une petite soirée tranquille dans la chaleur de la vallée du Rhône, car n’oublions pas que le Rhône est bien Suisse, avant de reprendre la route pour rejoindre Neuchâtel.

Nous avons passé un bien joli week-end de cinq jours, et rentrons rempli de belles images encore une fois !

 

Qui a dit que le voyage était fini ? Du 28 juin au 1er août 2017

Bon, si le titre peut vous rendre confus, alors précision le de suite, le voyage façon « exotique » est bien fini… Plus de lions, de kangourous ou d’Aras rouges. Ça, vous l’avez certainement compris lors du dernier article faisant le point un mois après notre retour en Suisse. Alors aujourd’hui, ce n’est pas pour redire ce que nous avons déjà dit, pour parler de notre petite vie privée que j’écris, mais plutôt, à la façon tour du monde, pour vous parler des différents petits voyages que nous avons déjà pu faire lors de week-ends prolongés. Car nous l’avions dit avant notre retour, c’est maintenant la Suisse et ses environs que nous voulons découvrir, et c’est pour cela que nous gardons Rhino. Ou, disons, comme nous n’avons pas du tout le cœur à nous séparer de lui, nous en profiterons pour continuer le voyage en Europe.

Depuis notre retour, nous sommes déjà partis à plusieurs reprises, plus précisément cinq fois. La première, c’était avec des amis voyageurs. Les « Here we are », constitués de Bastien, Audrey, Daphnée et Liaam, sont venus en Suisse pour y passer quelques jours en « tour de chauffe » avant leur réel départ en Tour d’Europe, puis peut-être des Amériques. Nous les avons rencontrés la première fois à Lyon, lors de la rencontre des « Familles Autour du Monde ». Leur séjour dans notre pays doit durer quatre jours, le temps de nous rendre en Gruyère et de faire une soirée chez les « Convoi d’anges heureux », les Engel. Puisque c’est à Neuchâtel qu’ils nous rejoignent, nous les emmenons tout d’abord à la pointe du grain, pour profiter un joli coup d’œil sur la région et son lac. En plus, nous avons des amis qui nous rejoigne, Sébastien et Virginie, pour une grillade et une soirée géniale.

Nous prenons route, dès le lendemain matin, pour la Gruyère. Dans cette région, il y a quelques incontournables très suisses, dont la maison cailler, espèce de concentré entre musée, visite de fabrique de chocolat et dégustation des « typiques » de chez Nestlé. Nous y arrivons tout juste avant la fermeture et avons la chance de n’attendre que 15 minutes avant le tour, alors que presque toute la journée les gens ont attendu près de deux heures. Les « Here we are » ont passé, il nous semble, un très bon moment, et nous aussi. Nous établissons notre campement juste à côté de la fabrique, sur une place en forêt et au calme. Nous finissons à nouveau à point d’heure, et, surtout, avec une belle journée derrière nous.

Vendredi, une fenêtre météo plus clémente nous sonne l’opportunité de marcher un peu dans cette nature verdoyante de la Gruyère. Et puisque on y voit notre maison, depuis le Moléson, c’est là que nous nous rendons. La grimpette est rude, un joli dénivelé dans les pâtures et les forêts de sapin. Nous rigolons autant que certains souffrent, l’ambiance étant à la franche rigolade mais l’effort épuisant.

Mais arrivés à la station intermédiaire de la télécabine, nous payons pour rejoindre le sommet, encore bien trop loin pour les plus petits. Alors quoi de mieux qu’un petit tour dans un « gondoli » pour aller voir ce panorama incroyable de ce sommet. Nous y voyons le lac Léman, le lac de Neuchâtel, les alpes bernoises et valaisannes, la gruyère. Le spectacle est grandiose même si la météo n’est pas 100% avec nous. Le vent est très fort mais c’est peut-être grâce à cela que nous n’avons pas de pluies.

C’est ensuite à Morlon, au bord du lac de Gruyère, que nous nous installons pour dormir. Un spot de nouveau parfait pour nos deux camping-cars, calme durant la nuit et suffisamment grand pour sortir tables et chaises pour manger dehors.

Puis, Samedi, arrive la rencontre inattendue de Manu, un gruyèrien super sympas qui fera découvrir toute l’hospitalité Suisse à nos amis français. Merci à lui d’avoir donné cette belle image d’ouverture.

Mais surtout, aujourd’hui, c’est la rencontre chez les « convoi d’anges heureux » que nous visons. René et Etelvina ont 9 enfants, dont certains sont déjà bien grands et hors du nid, mais c’est une famille unie qui se retrouve très souvent et qui part voyager régulièrement pour de « longs » séjours. Ils ne partent pas à 11, non, mais se rejoignent souvent, notamment actuellement (au moment où j’écris) en voyage entre la Namibie et l’Afrique du Sud. Ce soir, c’est justement une petite fête avant leur départ qu’ils font. Au bord du lac de Gruyère, ils ont organisé cela comme de chefs. Les enfants s’amusent, les grands rigolent et la mixité de personne sur place donne place à la discussion. C’est ensuite sur l’île de ce petit lac que nous terminons la journée autour d’un feu. Le dimanche matin, nous partageons encore un peu de temps avec tout ce monde mais vient le temps pour nous de dire au revoir à la famille Engel ainsi qu’à Bastien et Audrey… mon premier jour de travail commence demain.

Deux semaines plus tard, j’ai la chance de pouvoir partager notre vie en Rhino avec un ami cher. Claire, Soraya et Jimmy étant en séjour en Allemagne, je me retrouve avec Amélie et nous voulons nous faire un petit week-end au Jura. Alors, j’avais proposé à Sébastien et ses deux enfants de se joindre à nous puisque nous avons justement trois places de libre. Alors plutôt que de décrire nos activités qui n’ont, finalement, pas été nombreuses, ces plus un état d’esprit qui me parait important de partager. Amélie et moi avons pu transmettre une partie de notre façon de vivre à des gens qui nous sont proches. Amélie, Léna et Timéo ont passé le plus clair de leur temps en jeu libre, dans la forêt, s’amusant avec ce qu’ils trouvaient, comme en voyage. Sébastien et moi avons pris le temps d’installer le barbecue, de mettre le auvent pour nous protéger de la pluie du soir, et nous avons simplement profité de ce temps en nature avec pour seule contrainte… ben justement, sans contrainte en réalité, et c’est certainement une des choses les plus jouissives de tout ce voyage que nous avons fait, la quasi absence de contraintes.

Bon, histoire de ne pas nous sentir trop flémards, nous nous sommes quand même motivé à visiter une beauté jurassienne, la cité médiévale de St-Ursanne. Autant Sébastien que moi n’avions pas encore visité cette endroit mais très souvent entendu parler de la cité accueillant chaque année un festival médiéval. Alors, un petit passage par-là pourrait bien nous surprendre.

L’accès à la cité par le pont est déjà splendide, donnant vue sur cette inaccessibilité que le bourg avait construit en se mettant ainsi de l’autre côté de la rive. Puis, l’intérieur du bourg offre de belle vue sur ces constructions anciennes, les ruelles en pavé donnant encore un peu plus de caractère au lieu. Mais encore, nous avons la chance de venir lors d’un week-end un peu spécial avec de petites animations, dont une que nous apprécions spécialement ; la présence de joueur de cors des alpes et un lanceur de drapeau. Nous prenons tous beaucoup de plaisir à voir cette performance 100% Suisse.

C’était un cours week-end mais j’adore avoir pu le partager avec Séb et ses enfants, et apparemment ce fut réciproque. L’expérience a permis à nos amis de sentir l’énergie que nous avons mise dans Rhino.

La troisième sortie Suisse de Rhino depuis notre retour se fait le week-end suivant, à nouveau avec de la compagnie. Cette fois c’est aux Grisons que nous nous rendons et avec deux camping-car. Annick et Michael accompagnées de leurs deux enfants ont emprunté le cc des grands-parents. Notre week-end va se passer merveilleusement, à la découverte d’une des plus belles régions de Suisse ; les Grisons ! Nous passons notre première nuit dans la région de Zurich, juste après avoir récupéré nos deux grands enfants de leur vol retour depuis l’Allemagne.

Samedi, c’est dans la région de Lenzerheide que nous nous dirigeons. Très vite, en nous engageant dans les petits cantons de Suisse Centrale, nous ouvrons les yeux comme de petits enfants retrouvant une région qu’ils n’avaient plus vue depuis longtemps. Nous savions pourquoi nous rentrions avec plaisir de tour du monde, mais maintenant nous le vivons. Tous ces week-end avec nos amis, et en plus à la découverte de notre magnifique pays. Même en nous arrêtant au bord de la route juste le temps d’une grillade, nous tombons sur des paysages de pure merveille…

6 grillade

Cela se confirme encore avec notre arrivée dans les Grisons. Alors malheureusement, deux cantons Suisses ont légiféré contre le stationnement « sauvage » des camping-cars, l’obligation de dormir en camping est donc bien réel. Donc, dans des stations de montagne comme Lenzerheide, c’était couru d’avance que le stationnement serait hyper réglementé. Peu importe, nous sommes têtus et décidons de sortir un peu du village et de prendre un peu de hauteur. Bien nous en a pris, nous arrivons sur une place avec une vue incroyable à Tgantieni, et le propriétaire de l’hôtel/restaurant adjacent nous confirme qu’il ne nous embêtera pas après lui avoir proposé de venir consommer quelque chose chez lui.

Si nous sommes venus aux Grisons, c’est aussi pour marcher un peu. Mica et Annick ont de petits enfants et ne peuvent donc pas faire de grosses marches avec eux et surtout dans un rythme plutôt réduit. Alors ils nous proposent d’aller marcher à notre guise pendant qu’eux se baladeront tranquillement et forcément lorsque nos enfants ont entendu cela ils ont demandé à pouvoir marcher avec eux. C’est donc en couple que nous gravissons le Piz Scalottas. La pente est rude, et surtout notre condition physique n’est plus la même que lors de nos multiples marches des USA ou de Nouvelle-Zélande. Peu importe, un peu de souffrance permet de se sentir encore plus satisfait ensuite. En plus, arrivés au sommet, à 2321m, une surprise nous attend. Toute la clique nous attendait pour un petit coucou, eux sont montés avec les télésièges. Nous sommes tous redescendus à pied par les sentiers les moins raides avant de reprendre la route pour de nouvelles découvertes.

Après un passage éclair dans un camping des plus pitoyables que nous ayons pu fréquenter (nos amis devaient absolument s’arrêter une nuit en camping et à l’heure à laquelle nous sommes arrivés nous n’avions pas trop le temps de chercher autre chose), nous avons roulé le lundi jusqu’à Bergün. Nous sommes arrivés là dans l’idée de rejoindre un col, mais un panneau limitant la hauteur nous a stoppé net dans notre élan, et vu la beauté du village que nous venions de traverser, nous nous sommes dit qu’il serait agréable de partir à sa visite.

Nous stationnons nos camping-cars sur un parking de remonté mécanique en espérant que personne ne nous chassera pour la nuit. Puis, nous nous en allons à la découverte d’un village que nous comprendrons typique des grisons une fois dedans. Les maisons magnifiquement décorées, les rues parfois exigües, des écritures en romanche que nous ne comprenons absolument pas ! Il n’y a pas à dire, nous (re) découvrons une partie de notre identité Suisse des plus traditionnelles, et nous adorons cela.

Nous quittons nos amis mardi matin puisque nos routes sont différentes pour retourner à Neuchâtel. Nous devons nous rendre à Saint-Moritz et le chemin le plus court passe par le col dont la limitation de hauteur à 3.3m ne nous permet pas de passer… 2 choix s’offrent à nous ; un détour de près d’une heure, ou alors le démontage des galeries de toit. Nous choisissons la deuxième option avec une aide de Mica qui réceptionnera les pièces en-bas. Le temps ensuite de se dire au revoir, et nous démarrons pour l’Albula Pass. Encore une fois, nous sommes ébahis par la splendeur de ces montagnes.

10 albula pass

Nous arrivons à temps à Saint-Moritz pour le repas en compagnie de la famille de Claire. C’est par leur présence d’ailleurs que nous venons ici, car il n’y a clairement aucun intérêts ni aucune facilité dans cette station de montagne pour les camping-cars. C’est ici que le week-end se termine pour moi, demain je travaille et il me reste encore cinq heures de route pour rejoindre Neuchâtel. Claire et les enfants, eux, vont passer deux nuits ici et découvrir un peu cette région. Depuis trois ans, nous n’avions pas revu les oncles et tantes de Claire, alors un peu de temps avec eux est bénéfique.

Maintenant, j’attends la prochaine sortie avec Rhino le week-end prochain… direction le Tessin !