La cité pas perdue de Bergerac… du 9 au 12 juin 2017

Aujourd’hui, il y a une rencontre que l’on attend avec un sentiment un peu spécial. Alors oui, toutes les rencontres de voyageurs que nous faisons avec ce petit tour d’Europe ont quelque chose de spécial. Comme seuls des voyageurs au long cours peuvent vraiment le sentir, chaque personne que l’on rencontre en voyage et avec qui on s’entend, car ce n’est pas toujours le cas non plus, un lien spécial se tisse, même si la rencontre est courte. Mais il y en a certaines qui marquent plus encore, des rencontres de personnes qui restent totalement hors-normes. Il y a celles qui durent, celles qui collent tout de suite, mais quand à ces deux premières s’ajoutent le fait de partager une expérience énorme, alors forcément un lien tout spécial se crée. C’est bien ce qui s’est passé avec nos amis qui habitent à Bergerac, les Castagna.

Aude et Laurent, les parents, nous les adorons. Dès les premiers instants le courant était passé et nous avions dégusté les instants passés ensemble. Les enfants, Noémie, Léa et Enzo ont le même âge que Soraya et Jimmy. Entre eux, les liens s’étaient aussi formés très rapidement, une entente génial qui nous avait poussé à partager une expérience incroyable après avoir déjà passé une semaine ensemble sur la plage Herradura au Costa Rica.

Nous nous étions retrouvé en Colombie avec une idée un peu folle, réaliser l’ascension de la « Cité Perdue » de Santa Marta en compagnie, encore, de Jilani, donnant naissance à un groupe de onze personnes. Une marche de 54km nous attendait, avec des dénivellations terribles, une chaleur limite supportable et une humidité à couper au couteau. Ce fut 6 jours d’aventures remarquables, alternant entre franche rigolades, engueulades ou encore souvenirs inoubliables, un cocktail parfait pour tisser une amitié franche entre nos deux familles, et bien sûr incluant Jilani.

Alors au moment de retrouver les Castagna chez eux à Bergerac, une excitation palpable habite chacun d’entre nous. Nous les retrouvons à leur restaurant dans les murs de Jardiland. Le « Clement’in » est un restaurant, un café, une pâtisserie où la cuisine est excellente. Mais on y reviendra plus tard… Car pour l’instant, c’est l’heure des retrouvailles. Laurent, Aude et les enfants sont là, nous accueille avec toute la chaleur qui est la leur. On se connait, on se retrouve, et les liens n’ont pas changés. Aude, nous connaissant si bien, fait une caresse à Rhino et nous regarde en nous demandant : « il va bien, Rhino ? ». Et oui, notre famille en voyage à bien 6 membres, et elle le sait.

Nous avons à peine le temps de nous retrouver que nous goûtons déjà aux pâtisseries qui nous ont fait saliver pendant presque eux ans sur Facebook, lorsque Laurent où Aude partageaient des images délicieuses dur le réseau social alors que nous étions à des kilomètres de trouver des produits de telle qualité dans les pays où nous étions… alors quel plaisir d’y gouter enfin. Et en réalité, cette arrivée ne va que refléter le reste du week-end. C’est que nous sommes dans le Périgord, et c’est là que se trouve mon pêché mignon, le foie gras de canard… sans rentrer, s’il vous plait, dans un jugement quelconque… qu’on me jette la première pierre.

Nous nous rendons ensuite chez nos amis pour nous préparer à la première activité qu’ils ont organisé, un petit souper sympathique dans la ville de Bergerac. Nous ne nous attendions pas à pareil spectacle, à une ville si belle, pleine de vie, et un choix de petits restaurants très garni. Laurent et Aude nous emmène dans un lieu qu’ils connaissent, puisque le patron n’est autre qu’un ancien employé du chef Castagna. Un bon Mojito, une viande et une famille géniale, nous passons tous une excellente soirée, les enfants passant la leur au bord de la Dordogne.

Mais la « grosse » journée, c’est celle de samedi. Nous partons de Bergerac, après un petit déj partagé, comme dans nos souvenirs les plus fous, à deux camping-cars. Les Castagna ont gardé le leur et ce n’est que du plaisir pour nous, partant en bivouaque ensemble.

5 cc castagna

Nous nous rendons à Sarlat-la-Canéda pour visiter cette cité médiévale de renom, pour ses murs d’une époque qui intrigue, mais aussi pour sa nourriture périgourdine mondialement connue. Nous venons ici pour la première raison, voir un centre-ville dont son apogée médiévale date du 13ème siècle. La ville est belle, ses ruelles sont tordues, tantôt étroites, tantôt plus larges. Les porches et autres éléments d’architecture médiévale sont bien présents. La découverte de ce lieu est agréable, d’autant plus que nous sommes hors saison, car semble-t-il que la ville devient presque désagréablement bondée en été.

Ici, nous faisons aussi la connaissance de Jérôme, voyageurs au long cours qui a parcouru les Amériques en même temps que nous. Beaucoup d’amis de voyage l’on rencontré, nous ne l’aurons jamais aperçu, la preuve que les routes sont longues et qu’il y a un tas de rencontres que l’on ne fait pas dans ce genre de voyages. Alors, maintenant, c’est rectifié. Nous lui avons rendu visite dans son salon de thé qu’il a ouvert à son retour en France, un joli lieu bien décoré, bien sympathique pour y passer un moment de détente.

6 jerome

La suite de la journée va être encore plus magique. Nous repartons de Sarlat pour nous rendre au Château de Castelnaud. Lieu de bataille entre les anglais et les français, le château fut longtemps territoire britannique. Nous stationnons au bord de la Dordogne et prenons notre pique-nique sur les rives sublimes de cette rivière.

Il s’agit de prendre des forces pour la suite du programme. Nous montons à pied sur la colline qui abrite le château de Castelnaud, une montée plutôt raide sous une chaleur assez extrême. Mais la récompense nous attend au sommet. Le monument est splendide, la vue y est incroyable et nous avons droit à une visite guidée qui nous rendra la découverte vivante, captivant l’attention des enfants.

Nous allons vivre un instant assez incroyable après cette visite. Redescendus de notre colline, nous nous installons à nouveau au bord de la Dordogne pour une baignade des enfants. C’est à cet instant que nous voyons des montgolfières s’élever juste derrière les arbres de l’autre rive, puis passant au-dessus, nous croyons qu’ils sont en difficulté, prêts à s’écrouler dans la rivière avec leurs passagers. Mais c’est une manœuvre totalement maitrisée, les trois montgolfières font le même spectacle et s’immobilisent à la surface de l’eau, un truc de fou !

La journée de dimanche ne sera pas plus calme que celle de la veille, pour notre plus grand plaisir. Après un petit déj vers la Dordogne, nous nous rendons dans la région de Tursac où nous retrouvons un autre Laurent, ami du premier et connaissant une série de forts non répertoriés sur les sites touristiques, longeant la Vézère. La balade est quelque peu sportive puisque le « sentier » y menant est presque inutilisé, laissant l’opportunité aux ronces de prendre place et nous caresser les tibias. Mais le jeu en vaut la chandelle. Nous découvrons cet endroit avec plaisir et laissant l’esprit d’aventure s’épanouir.

La ballade nous aura pris un peu de temps. Nous retournons ensuite chez les Castagna pour se poser un peu avant de passer aux choses sérieuses. Ce soir, nous nous rendons chez Clement’in pour une dégustation périgourdine ; magret de canard et foie gras poêlé. Mama mia, ils sont fous ces périgourdins. Une nourriture si riche, ça devrait être interdit ! Mais c’est tellement bon, un pur délice, surtout que Laurent se fourni chez une personne qui vend de la qualité. Il cuisine le tout avec pour seul ingrédients du sel et du poivre, et le résultat est d’une perfection me convenant parfaitement. Comme quoi, si le produit est bon, rien ne sert d’ajouter des épices inutiles.

12 foie gras

Et la suite de la soirée ne sera pas plus légère que le début… une des spécialités de Laurent c’est aussi la pâtisserie. Alors quand il y a des choses au chocolat, au citron, à la meringue ou encore aux fruits avec crème pâtissière, il est impossible de résister même l’estomac plein. Nous sommes entièrement satisfaits et partons nous coucher sans même déplacer Rhino ; nous passerons la nuit sur le parking de Jardiland.

C’est aussi que Claire à un cours de création de Macaron que Laurent va lui donner lundi matin. Et là, on se rend compte de tout le mérite que Laurent et son chef Nico ont de réussir si parfaitement leurs coquilles… Claire ne s’est pas trop mal débrouillée mais il manque un petit peu de pratique pour que cela soit parfait. Peu importe, elle a pris du plaisir et engrangé des connaissances supplémentaires pour notre plus grand plaisir.

11 macaron

Nous avons un peu de peine à décoller d’ici. Nous pensions partir en fin de matinée, mais comme une énergie invisible nous retient ici. Nous sommes bien en leur compagnie et l’envie de les quitter ne vient pas. Nous allons encore trainer jusqu’en fin d’après-midi, où nous allons remplir l’eau chez la maman de Laurent que nous avions vite croisé au Costa Rica. Du coup, notre départ se décale encore un peu, passant un peu de temps avec elle qui nous suit depuis un bon bout de temps, parlant de nos voyages… mais aussi, Laurent nous fait la surprise de venir chez sa maman avec un véhicule un peu spécial, sa voiture-amphibie de la seconde guerre mondiale.

Voilà, il est presque 17h et, vraiment, nous devons filer cette fois-ci. Mille mercis à nos amis, quel plaisir de vous avoir revu… et maintenant qu’on sait qu’il y a un vol Genève-Bordeaux pas trop cher, on risque de venir vous revoir !

 

De Lyon à Bergerac, des paysages magnifiques. Du 6 au 9 juin 2017

Nous quittons la région de Lyon mardi matin, après avoir prolongé le week-end de rassemblement d’une nuit supplémentaire avec d’autres voyageurs qui n’avaient pas vraiment envie de rentrer chez eux tout de suite. Nous commençons notre route en direction de Bergerac par l’Auvergne en passant par Roanne, puis Clermont-Ferrand. Entre ces deux villes, nous roulons dans les gorges de la Loir avec quelques jolis coups d’œil et un splendide château, celui de La Roche. La route commence plutôt bien.

Mercredi, nous atteignons Clermont-Ferrand qu’on nous avait conseillé en visite. Il est vrai que la ville est belle, son centre su moins. Nous nous rendons à l’office du tourisme pour savoir quoi y faire. Un tour nous est recommandé, nous décidons d’essayer, au moins, de le suivre un peu. Nous arrivons tout de même à suivre le tour guidé sur sept des vingt-trois points, nous sommes fiers de nous… trêve de plaisanterie, nous sommes bien trop libre dans nos têtes pour réussir une performance pareil, vingt-trois panneau à lire dans un ordre donné…

Comme nous avons une vitesse moyenne vraiment peu élevée, nous ne ferons que cette vitesse aujourd’hui mais nous nous rendons déjà juste à côté pour notre activité de demain, Le Puy de Dôme. Nous avons voulu passer par l’Auvergne pour cela ; les volcans, la verdure et marcher un peu. Nous trouvons la possibilité de bivouaquer au pied du Puy et juste au départ de la marche. Nous partons donc assez tôt jeudi matin sur le sentier nous menant au sommet. Seuls deux kilomètres et demi nous séparent de l’objectif, mais avec un gros dénivelé de 380m. C’est une moyenne supérieure à 10%, tout de même honorable pour des jambes qui n’ont plus travaillé depuis des mois, passant le plus clair de leur temps en attente lors des safaris africains. Mais nous respectons tout de même le temps indiqués sur les panneaux du sentier pédestre, 46 minutes.

Si la montée, déjà, offre de splendides points de vue, l’arrivée au sommet est encore d’un autre standing. Le plateau du Puy de Dôme est déjà magnifique lui-même, hormis son horrible antenne, mais la vue 360° que l’on peut admirer en suivant le sentier de l’ancienne crête du cratère volcanique est juste hallucinante. L’Auvergne est une région vraiment belle, vallonnée, avec plus de 80 anciens volcans. Et comme nous pensons le mériter, nous profitons de cette vue avec une crêpe à la crème de marron !

En partant du Puy de Dôme, nous enchainons avec la découverte de quelques villages typique de la région d’Auvergne. Nous passons par St-Nectaire avec son église et surtout son fromage reconnu et reconnaissables. Un autre arrêt se fait sur Murol et son château, que les enfants et Claire vont visiter pendant que je vais travailler sur le blog. Pour finir, sur la route pour le lac Pavin nous faisons encore un petit arrêt à Besse, une nouvelle ville médiévale splendide.

Nous avons la chance, pour le soir, de trouver un bivouac comme on les aime plus que tout. Nous sommes dans la nature, proche d’un lac magnifique et il y a un rond de feu avec du bois sec à proximité. Il n’en faudra pas plus pour que l’on passe la soirée autour du feu et que l’on grille un peu de viande. Le Lac Pavin est vraiment beau et nous aurions bien voulu en faire le tour à pied, mais vendredi il nous reste encore pas mal de route pour rejoindre Bergerac et nos amis les Castagna. Alors on fera juste un petit stop sur la plateforme et repartirons presque aussitôt.

 

Les familles autour du monde, le rassemblement. Du 2 au 6 juin 2017

De la maison Chaudenay à Anse, lieu de rencontre des familles autour du monde, il n’y a que deux heures de route environ. Peu de monde est au courant que nous venons à cette rencontre un peu spéciale entre anciens et futurs voyageurs au long cours. « Les familles autour du monde » est un groupe Facebook qui s’est créé il y a déjà pas mal de temps et c’est déjà le 4ème rassemblement qui va se produire ce week-end. Et dans ce groupe, il y a pas mal de monde que l’on connait virtuellement, mais aussi ceux que nous avons rencontré en voyage. Et pour ceux-là, nous voulions garder notre venue un peu secrète pour leur faire la surprise. Nous pensons notamment au Flamants, aux Gnix que nous savions de la partie. Une autre raison qui nous avait poussés à ne rien dire au départ, c’est que nous savons comment peuvent se passer les shipping et la route, nous ne voulions pas nous annoncer sans certitude.

Bref, comme nous sommes encore un peu libre niveau timing, nous avions décidé de venir déjà le vendredi soir. Le gros de l’arrivage doit se faire le samedi, mais un petit groupe y est déjà présent à notre arrivée, dont Jean-Fi qui fait partie des organisateurs. Il est le parfait exemple de ces gens que l’on connait virtuellement, mais dont la rencontre est nécessaire pour confirmer ce que l’on pensait ; ce mec est génial, toujours la pèche et le sourire aux lèvres. Nous sommes une bonne dizaine de personnes ce soir et mettons tous la main à la pâte pour monter un couvert qui devrait nous servir ce week-end puisque la météo ne semble pas être avec nous, du moins pour le samedi. Avec ce montage, démarrent les premiers rires et se construisent les premiers liens entre voyageurs. De toutes les personnes présentes, nous ne connaissons que Silvain et Erika que nous avions rencontrés en Suisse lors du rapatriement l’année passée. Mais comme cela se passe avec presque tous les voyageurs que nous avons rencontrés, le contact est facile et nous faisons connaissance autour d’un premier repas/apéro avec ceux que nous ne connaissions pas come Audrey et Bastien, Martin, Les Chazel, les petits voyageurs et d’autres voyageurs encore qui, je l’espère, ne se sentiront pas vexé de ne pas être nommés ; Il y aura eu bien trop de monde ce week-end pour que je les nomme un à un. Cette première soirée se terminera, pour un tout petit groupe, à 4h du matin…. Le week-end débute bien !

Ce rassemblement est prévu du vendredi soir au lundi. Il y a les familles inscrites qui se déplacent pour partager, mais également quelques personnes qui avaient lu l’article de presse du journal local et qui invitait les gens à passer pour discuter de voyage, pour poser des questions, ou échanger simplement. C’est d’ailleurs le but aussi pour tous les voyageurs présents, certains en préparation, d’autres sur le départ ou encore ceux déjà revenus. Nous nous retrouvons pour échanger, donner des tuyaux à ceux qui s’en vont, qui préparent. Mais nous-même, ceux qui sont déjà partis puis revenus, nous partageons nos vécus apportant parfois l’envie de repartir, d’aller voir des horizons que nous n’avons pas encore vus puisque ceux qui en reviennent ont eu un tel plaisir. Mais il y a aussi le sujet que certains redoutent plus, parlant du retour, parfois avant même d’être partis. C’est un sujet que nous avons apprécié aborder puisque cela nous concerne directement. Nous avons reçu beaucoup de retour d’autres voyageurs ayant déjà passé le cap, parfois sans douleurs, parfois dans la difficulté. Nous, nous sommes prêts à la vivre, ce retour, mais à la question venant de toutes les bouches quasiment : « vous avez des projets pour repartir en voyage » ? A cela nous répondions : « nous avons le projet de rentrer, commençons déjà par-là »…

2 devant rhin

Ce rassemblement nous a donné, également, la possibilité de revoir des gens que nous avions rencontrés avant de partir en tour du monde, comme les Gnix et Arnaud (Bos’trotter), puis d’autres que nous avions rencontrés en route comme les Flamants Roses Migrateurs et nos amis de Belgique Nico et Catherine. Il a aussi permis la rencontre de nouveaux visages, beaucoup trop pour tous les citer, mais il y a notamment les « Un tour à cinq » avec Maryline et Renaud, qui nous avaient contacté avant leur départ en Asie pour échanger un peu sur les préparatifs et qui avaient, eux, accepter de passer sur TF1 pour montrer un peu leur voyage. Mais il y en a tant d’autres, je pense à Marc, aussi, qui a tendu l’oreille lorsque je disais à d’autres voyageurs que les Ford Transit n’étaient pas une bonne idée aux Amériques. Il s’est retourné et m’a dit : « ben le mien est sur le bateau pour les Amériques en ce moment ». Et d’enchainer en me disant que nous avions déjà échangé par emails à ce sujet. C’est aussi une des constantes avec les voyageurs en préparation ou en partance… beaucoup d’entre eux connaissent ceux qui sont déjà partis, plusieurs d’entre eux nous avaient contactés par emails pour nous questionner sur les préparatifs ou la vie en voyage. C’est donc marrant de se retrouver face à eux et enfin discuter de vive voix. Et une chose nous plait dans cette rencontre de futurs voyageurs, c’est cette fraicheur et cette excitation qui les habitent à quelques semaines de leurs départs. Ce nœud au ventre, aussi, qui les attache encore à cette vie qu’ils s’apprêtent à quitter. Bref, c’est un super week-end d’échange avec pour point commun le voyage au long cours, une envie de vivre autre chose et se recentrer sur soi-même.

Durant le week-end, il n’y a pas que les adultes qui y trouvent leur compte. Les enfants, nous ne les voyons presque pas ! Ils trouvent tous des camarades de leur âge et se royaume dans ce camping. Il est bon pour nous de les savoir en sécurité lorsqu’ils jouent. A travers le monde, en bivouac sauvage la plupart du temps, il est difficile de ne pas avoir constamment un œil sur eux. Ici, dans le complexe du camping, nous pouvons lâcher prise et même un peu trop. Nous aurons passé quelques dizaines de minutes à la recherche d’enfants un peu trop libre pour les retrouver à l’heure des repas. Aurélie et Laurent, des « Chamaco », avaient organisé une sortie en Kayak sur la Saône, un moment de plaisir et de délire pour tous les participants, chacun revenant avec le sourire.

Toujours dans le but de partager nos expériences et de déclencher une étincelle, débrider une idée de voyage chez ceux qui n’oseraient se lancer, les organisateurs ont prévu un peu de présence des médias sur ce week-end. Il y a tout d’abord eu la presse papier locale, avec le journal le Progrès, puis France 3 Rhône-Alpes pour le téléjournal régional. Nous nous sommes prêtés, Soraya, Claire et moi au jeu de l’interview pour le journal local avec les Flamants Roses Migrateurs.

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Enfin, il y en a tant à dire… ce week-end est une pure réussite pour nous. Voir, revoir, faire connaissance, échanger, rigoler, douter, être confiant ; un mélange de sentiments et d’actions qui font que la rencontre est ce qu’elle a été. On se rappelle celle que Claire et Stéphanie Bretonnière avaient lancée entre elles il y a 3 ans qui s’était terminée avec la présence de 15 familles. Nous étions dans la peau de ceux qui allaient partir, la boule au ventre, pleins de doutes et de questions. Nous réalisons avec cette nouvelle rencontre le chemin que nous avons parcouru, au premier comme au second degré. Nous revenons riches de milliers d’expérience incroyables et transformés. Et si nous avions su que tout se passerait si bien, que tous les problèmes que nous avons eu en route ne nous empêcheraient pas de continuer, nous serions partis l’esprit plus tranquille, mais alors, le voyage n’aurait pas été celui que nous avons eu. Alors peu importe comment ou pourquoi, si un choix est juste, il le sera et peu importe où et pourquoi, les choses se mettront en place si, justement, nous n’essayons pas de contrôler intellectuellement le voyage.

Nous remercions les organisateurs, les voyageurs qui ont mis la main à la pâte durant le week-end, les familles qui se sont déplacées et espérons que nos chemins nous guiderons à nouveau au prochain rassemblement avec, qui sait, encore plus de monde. Nous étions déjà un paquet à cette rencontre avec près de 90 adultes et 80 enfants, une bien belle brochette de voyageurs.

LISTE DES VOYAGEURS PRESENT ET LEUR SITES DE VOYAGE par ordre alphabétique.