Le voyage s’arrête pour un moment

DU 16 SEPTEMBRE 2016 AU… INDEFINI

on vous a laissé sans trop de nouvelles sur le blog depuis un moment ! On s’en excuse et on vous explique en raccourci, pour ceux qui n’auraient pas Facebook…

A l’arrivée en Afrique du Sud, en grimpant sur notre Rhino, j’ai senti des douleurs apparaître au dos et dans la jambe gauche…

resultat des courses, une hernie discale en L5-S1… Un rapatriement a été décidé avec notre assurance et devons donc stopper le voyage le temps de se soigner en Suisse…

on vous tiendra au courant de l’évolution jusqu’au moment de revenir en Afrique du Sud pour continuer et finir ce voyage. Nous allons aussi bientôt mettre en ligne nos derniers article nous menant au retour en Suisse.

a bientôt.

Oups, ça fait mal ! Du 19 au 22 aout 2016

Nous prenons gentiment nos marques ici en Afrique du Sud et sommes plutôt content du résultat. Par exemple, en quittant Durban cet après-midi, nous voulions nous rendre au musée Zulu de Eshowe. Mais les travaux sur la route rallonge considérablement le trajet et nous ne sommes plus très sûrs d’y arriver avant la nuit. Forts de notre expérience passée, nous nous lançons tout de même jusqu’à Eshowe et quitte à arriver au dernier moment, nous sommes sûrs que nous trouverons une solution pour bivouaquer en sécurité. Oui, nous sommes toujours prudents, mais la réelle peur n’est plus présente et nous osons un peu plus, sans pour autant transiger à certaines règles, car si nous prenons ce « risque » c’est que nous savons que dans cette petite ville il y a au moins 5 hôtels, chez qui nous aurions parqué notre véhicule pour quelques Rand si les environs nous avaient paru dangereux.

Nous arrivons devant le musée fermé. Mais comme dans la plupart des lieux publics, un garde est présent et nous lui demandons de pouvoir stationner sur le parking gardé. Il nous laisse entrer et nous dormons en sécurité. Et ce n’est pas du luxe, car ce soir je n’aurai pas pu faire face à une situation d’urgence. Depuis quelques jours, en fait depuis que j’ai remonté les galeries de toit sur Rhino, j’ai malheureusement le dos qui me fait souffrir à en pleurer. J’ai bien essayé l’ibuprofène avec de la codéine, mais rien n’y fait, ce doit être plus grave qu’un simple muscle froissé. Du coup, c’est l’ensemble de la famille qui le paie. Claire se retrouve seule pour conduire, cuisiner, gérer les enfants, car moi, lorsque je me mêle de quelque chose je finis constamment par agresser puisque je suis autant irrité qu’irritable !

La décision est donc prise en famille de changer totalement les plans actuels Sud-Africains. Les enfants font preuve de beaucoup d’empathie et de sacrifice (Claire également, mais on l’attend moins d’un enfant), et tous acceptent de tirer un trait sur les lions, éléphants, guépards et autres animaux qu’ils attendaient tant, pour que nous nous rendions directement à Johannesburg où nous avons trouvé une clinique spécialisée sur les problèmes dorsaux. C’est donc cette direction que nous prendrons demain après la visite du musée, car comme nous sommes arrivés ici à Eshowe, il serait dommage de repartir sans le voir.

Nous débutons la journée par l’école. Et aujourd’hui, comme c’est samedi, c’est le jour de l’ « école vivante », qui pourrait correspondre à la culture générale, l’histoire, les sciences. L’idée de cette matière depuis le début du voyage, c’est de faire en fonction de l’endroit où nous sommes. Ce matin, c’est donc une introduction à l’histoire Sud-africaine que Claire donne, avec un accent particulier donné à la culture Zulu, cela étant relativement logique avant de se rendre à la visite d’un musée Zulu.

La découverte du musée commence par des explications d’une guide sur les différents objets quotidiens de l’époque Zulu, comprise entre 1667 et aujourd’hui, avec son apogée atteinte grâce au roi Shaka Zulu entre 1818 et 1828. Nous y voyons leur travail sur la terre glaise, les paniers en rotin ou le bois. Des récipients pour le transport de l’eau aux panier-silos pour le stockage des grains en passant par la boille à lait sculptée dans le bois. Le savoir-faire nécessaire à la création de ces objets est encore présent aujourd’hui dans la nation Zulu, mais est en perdition. De nombreuses associations, dont le musée que nous visitons, encourage la transmission de ces connaissances entre générations en facilitant le gain d’argent généré par ce travail. Le musée organise par exemple des ventes d’objets, de nos jours considérés comme des objets de décoration, pour favoriser le maintien du savoir-faire. A la demande du musée, et par respect pour eux, nous ne publions aucune photo de cette partie du musée.

La suite de la visite concerne une époque plutôt difficile pour les Zulu, celle de l’arrivée des British et des différentes batailles qui en ont suivi. Afin de gagner des terres, l’armée britannique déclara la guerre aux Zulu dans la fin des années 1800. Ils ont même pu enlever le roi (la culture Zulu étant devenue une monarchie sous Shaka Zulu) et ont tenté de le soumettre à leur civilisation, ainsi aurait-il dû prêter allégeance à la Royauté d’Angleterre, ce que le roi Zulu a, bien entendu, refusé. Pourtant, une victoire non négligeable des blancs venus ici aura été la conversion du roi au Christianisme. Cette religion lui convenant, il décida de convertir tous ces citoyens à cette religion, ce qui en fait aujourd’hui la principale de l’Afrique du Sud, avec près de 80% de la population croyant au Christ. Ici, au musée de Fort Nonquai, se trouve un bâtiment de l’époque britannique ainsi qu’une église, reproduction de la première église de la région construite par les missionnaires (dont un prêtre norvégien), qui aura converti les Zulu.

1 fort Nonquai (6)

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1 fort Nonquai (4)

1 fort Nonquai (3)

1 fort Nonquai (2)

1 fort Nonquai (1)

Vraiment intéressante, nous avons apprécié la visite de cet endroit et surtout la présence de guides expliquant les événements importants. Mais maintenant, il est temps de prendre la route et nous rendre ainsi à Johannesburg pour espérer obtenir un rendez-vous rapidement avec un des médecins de la clinique spécialisée. Le voyage ne peut continuer ainsi, car nous payons tous, Claire, les enfants et moi-même de cette situation douloureuse.

Nous réalisons les 580 kilomètres sur deux jours avec un bivouac sauvage à Volksrust, à côté du club de golf. Durant l’ensemble des déplacements, je reste couché dans la capucine alors que Claire conduit avec Soraya pour copilote. Claire a tout de même du mérite. Elle n’a pas souvent roulé Rhino aux Amériques, et là elle se retrouve avec ce mastodonte dans les mains en devant rouler à gauche. Elle s’en sort très bien et nous amène jusqu’au camping que nous avions pointé dans la région de Johannesburg. Nous sommes super satisfait de l’endroit, bien grand et propre, offrant beaucoup d’espace aux enfants pour jouer.

Et c’est une chance de trouver cela, car nous allons rester bloqués pour une longue période. Mon dos me fait énormément souffrir et nous allons devoir investiguer pour trouver une solution. Le voyage ne peut se poursuivre ainsi, du moins pas pour les 10 mois restant…

Une belle expérience et un premier départ manqué. Du 16 au 19 aout 2016

Dans l’avion me menant de Maurice à Durban, j’ai fait la rencontre de Kerry, institutrice dans un collège de Kloof. Entendant notre expérience, elle m’a de suite proposé que nous enfants fassent une journée dans cette école, ce que j’ai accepté. C’est donc lundi que nous nous rendons à Kloof, en périphérie de Durban, pour une visite de l’école en fin de journée. Et c’est d’ailleurs dans l’enceinte de celle-ci que nous bivouaquons, à la grande surprise de nombreux enfants intrigués. Nous voici bien lancé dans cette Afrique, après la rencontre déjà de Ruaan et Jade.

1 bivouac ecole de Kloof (1)

1 bivouac ecole de Kloof (2)

Soraya se rend à l’école (high school) des grands et se retrouve dans une classe où de nombreuses filles l’accueillent à bras ouverts… La journée est bien lancée.

2 classe soraya (1)

2 classe soraya (2)

Jimmy et Amélie, eux, se rendent au collège, l’école des moins grands. Et comme Amélie est plus jeune, elle ira dans la même classe que Jimmy. Toujours en compagnie de Kerry, qui nous fait une véritable visite guidée des établissements, nous découvrons l’école des petits puis laissons nos deux derniers avec Mme Salomon, une institutrice expérimentée.

3 classe Jimmy et Amélie (1)

3 classe Jimmy et Amélie (3)

3 classe Jimmy et Amélie (2)

Du français, des maths, des sciences et d’autres branches. Les enfants passent une superbe journée. Lorsque nous les récupérons, ils sont entourés de pleins d’enfants et s’échangent leurs adresses Instagram et autre. Ils sont vraiment satisfaits de leur expérience et en redemande, ce que nous n’hésiterons pas à faire si l’occasion se représente. Mais pour cela, il faudra rencontrer une autre personne comme Kerry, absolument adorable et qui aura pris beaucoup de son temps pour nous, pour rendre cela possible. Nous la remercions ainsi que les deux écoles de Kloof pour leur accueil.

4 fin d'école

Le soir, nous faisons notre premier bivouac sauvage cachés derrière une clinique, un très bon spot proposé par Kerry d’ailleurs. Mercredi, après quelques courses, nous nous rendons dans le premier parc KNZ Wildlife, le Harold Johnson Reserve, où nous espérions voir nos premiers Zèbres. Mais que nenni, l’expérience ici est belle, la nature sympathique et nous y voyons quand même nos premiers Impalas ainsi que nos premiers oiseaux africains dont nous ne savons pas encore le nom, mais bientôt nous prendrons le temps de les apprendre.

5 impalas et oiseau (1)

5 impalas et oiseau (3)

5 impalas et oiseau (2)

5 impalas et oiseau (7)

5 impalas et oiseau (6)

5 impalas et oiseau (4)

Mais autre chose nous embête un peu. Nous sommes en bivouac sauvage seulement depuis 3 nuits et nous avons roulé quelques heures mais notre batterie est déjà vide. Je fais des essais de charge avec les panneaux solaire, car il est surprenant que nous soyons déjà à plat alors qu’il fait beau aujourd’hui. Mais même bien positionné, la tension de la batterie reste à 11,1V, avec les panneaux solaires branchés ou non. Il y a donc un souci de charge solaire et nous nous voyons obligé de rebrousser chemin et revenir à Durban, là où il y a les services. Car malheureusement, malgré une superbe mobilisation de nos « amis » Facebook, ou vrais amis aussi, nous n’avons rien trouvé, pas de solution. Merci quand même spécialement à Olivier, à Raphael, à Sébastien, à Gregory et tous les autres.

6 solaire

Nous voici donc de retour à Durban ce vendredi. J’avais fait quelques recherches et j’étais tombé sur une société spécialisée dans l’installation de systèmes solaires. Après avoir discuté un peu avec ce monsieur de chez Current Automation, il semblerait qu’il ait déjà travaillé à plusieurs reprises avec des Overlanders, plus spécifiquement des occidentaux voyageant en bateau. Après quelques recherches, il semblerait que le régulateur de charge des panneaux solaires soit hors-service… nous changeons alors la réglette et tout parait fonctionner à nouveau.

Malgré ce souci de départ, ici en Afrique du Sud, nous relativisons et constatons la chance que nous avons. Imaginez si cela s’était produit en Amérique Centrale, la galère pour trouver des personnes compétentes. Ici, au moins, quelques recherches sur Google et, voilà, une entreprise compétente est trouvée. Le travail étant fait, nous partons à nouveau de Durban et remontons la côte pour nous rendre au Musée Zulu de Eshowe et tenter ainsi un deuxième départ !