Lorsque j’écris cet article, il est 20h30, le 2 aout 2014, et je viens de réaliser que notre système de récupération des eaux usées est plein à 100% ! En gros, ce n’est guère bien grave…
Mais voilà, aujourd’hui, ce fut notre journée galère !
Tout commença ce matin par une grosse engueulade avec Jimmy. C’était, je pense, la 4ème fois depuis notre départ que monsieur ne voulait pas se montrer participatif. Il traine dans son lit quand tous les autres préparent le déjeuner. Il avance à 2 à l’heure une fois qu’il est présent et pousse un gros râle lorsqu’à table on lui demande de chercher une cuillère. Là s’en fit trop. Je lui ai fait une remontrance du tonnerre et cela dura plusieurs minutes.
Une fois tous en jambe pour continuer la journée, nous avons fait cap sur Tadoussac. Là, nous devions trouver une lessiverie publique annoncée sur la carte de la ville. A peine arrivé sur la marina, un garde police nous saute dessus et dit :
« Vous n’osez pas stationner ici »
« Je ne stationne pas monsieur l’agent, je cherche quelque chose »
« Et bien vous n’osez quand même pas vous arrêter ici ».
De ce pas, je m’en alla jusqu’au bâtiment que Claire me désigna. Devant, pas de place de parc, donc je m’arrête à côté du trottoir. A peine 5 secondes plus tard, le policier me saute à nouveau dessus de manière agressive. Pour ceux qui me connaissent, vous imaginez la suite. Pour les autres, ça donne cela !
L’agent : « Ici non plus vous ne pouvez pas vous arrêter »
Moi : « Et on fait comment pour aller au Laundromat ? »
A « C’est quoi un laundromat »
M « Une lessiverie »
A « C’est quoi ça »
M « Une buanderie, là où on nettoyage le linge. Une Laundry, une lessiverie, une buanderie !!! »
A « Ah, ben vous devez quand même pas rester stationner là »
M « JE NE STATIONNE PAS, JE CHERCHE UNE BUANDERIE. JE ME PARC OÙ MOI !!! »
Tous cela pour que le bureau d’information présent sur site nous dise que la buanderie n’est que pour les bateaux…. ! Vert vous dites, oui je l’étais. Enfin, nous avons fait route jusqu’à l’agence touristique qui nous a indiqué qu’il fallait aller dans l’auberge de jeunesse ou aux campings et que là ils acceptaient de nous laisser faire des machines de linge. 1er essai à l’auberge. Tout est occupé par les femmes de ménage jusqu’à 15h, revenez plus tard. 2ème essai, au camping des dunes. Là, pas de soucis, mais moyennant 11$ pour le droit d’entrer sur le site et après on pourrait faire le linge ! Ça va pas non ! Bref, au 3ème essai, ce fut le bon, ou presque. Nous avons pu faire notre lessive pour 1,50$ par machine. Sauf que de un, Claire à une robe complètement déchirée on ne sait comment et que en plus le linge est ressorti aussi sale que s’il n’avait jamais mis une maille dans une machine. Donc nous avons du linge sale mais qui sent bon, et deux machines qui nous auront couté 253$ (Oui, c’était la seul robe où Claire s’était permis une folie).
Ensuite, nous sommes allés réserver notre sortie bateau pour le lendemain. Nous choisissons celle qui nous semble bien, pour tout de même 169$ (c’est la solution la moins chère). Au moment de payer, elle nous demande 194$. Les yeux grands ouverts, nous réalisons que nous avons oublié d’ajouter les taxes, car au Canada les prix sont HT. C’est notre faute, ok. Mais après les épisodes précédents, ça gonfle.
Comme nous avions bien senti que les camping-cars n’étaient pas les bienvenus dans ce village, nous avons pris la route pour aller à 10 minutes de là, aux dunes, une place conseillée par plusieurs personnes. Une superbe place, vraiment. Sauf que lorsque j’ai vu un chemin qui menait au parking j’ai bifurqué. C’était un chemin emprunté par des par des 4×4 et Rhino s’est retrouvé lamentablement planté à 10 m de la route et 50 m du parking. J’ai mis les plaques de désensablement souples, le système que j’avais reçu du québécois, mais rien n’y a fait. J’ai pellé, mes suis couché dans le sable pour dégagé le pont arrière, mais que nenni encore ! Nous avons appelé un québécois avec un 4×4 pour nous aider. Il a essayé de nous tirer à reculons, mais après un mince espoir qui nous a fait gagner 1 m, j’ai enfoncé Rhino jusqu’à poser les 2 roues de secours sous châssis sur le sable ! Nous pensions que s’en était fini et qu’une dépanneuse à camion serait la seule à même de nous venir en aide. Ma foi, dans un dernier espoir je demande à Fred, le local nous étant venu en aide, de venir par l’avant et d’essayer une dernière fois, même si les 50 m jusqu’au parking semblait en faire 500 ! J’ai mis les plaques à l’avant des roues de propulsion, il a tendu la corde de remorquage et nous avons mis les gaz très gentiment. Hourraaaa, Rhino s’est replanté 1,50 m plus en avant mais cette fois-ci le véhicule s’était relevé et plus rien ne touchait le sable, hormis les roues. A l’essai suivant, les plaques ont permis de prendre de l’élan et nous sommes ressortis, 1h30 plus tard, de cette mauvaise affaire. Un énorme merci à Fred, Andréanne et leurs 2 enfants, Coralie et Emile, qui nous ont été d’une aide précieuse. De plus, c’est Fred qui m’a offert une bière car les miennes n’étaient même pas au frais ! Quelle honte !
Mais ensuite encore, rappelez-vous que nous avions fait 2 machines de linge. Il fallait encore les sécher. Eh bien une fois toute ces aventures terminées, la pluie est arrivée… Nous avons donc dû user de réflexion et avons finalement installé des crochets dans Rhino pour pouvoir tirer des cordes.
Donc quand j’ai commencé l’article en parlant de notre réservoir d’eaux usées qui était plein, vous comprendrez que cela nous a un peu déconcerté.
Pourtant, avec l’état d’esprit dans lequel nous nous trouvons, 30 minutes plus tard nous étions comme si rien de désagréable ne c’était passé, seulement des événements faisant partie intégrante de notre voyage, des événements qui font celui-ci.









