Le point sur les préparatifs (1)

Depuis notre dernier poste, le 7 octobre dernier, nous n’avons plus beaucoup parlé de nos démarches préparatoires. C’est que depuis cet instant, une multitude d’événements se sont déroulés. Nous avons eu les vacances scolaires et en avons profité en premier lieu pour retrouver le soleil en nous rendant au Portugal, en Algarve. Ces vacances se sont faites sans Claire qui travaillait dans cette période. Ensuite, nous avons été chercher Rhino le 16 octobre (lire : https://laviedevant-leskilometresderriere.com/2013/10/16/notre-rhino-entre-les-mains/) et sommes directement partis quelques jours.
Cette grandiose étape nous a passablement occupés dès lors. L’envie de s’occuper des démarches administratives s’est volatilisée au même rythme que notre envie de nous occuper de Rhino a grandi.

Si depuis la réception du c-c nous avons déjà passé quelques nuits dedans, nous en avons également profité pour faire le point sur les éléments technique à apporter, à modifier ou à créer pour rendre Rhino le plus pratique possible. Nous avons commencé par des éléments de confort tels que : Radio/Autoradio – Planches de fermetures ; mais aussi d’éléments pratiques tels que tuyaux de gaz pour grill extérieur, crochets dans double fond, etc.

Finalement, cette semaine, nous avons rempli des documents et réalisé quelques demandes à divers services. Claire a rempli le document pour la réalisation d’un carnet de passage en douane. Ce document est nécessaire au passage de certaines douanes aux mains d’un véhicule immatriculé avec plaques étrangères et certifie que nous disposons des fonds ou d’une assurance couvrant le montant équivalents à la valeur du véhicule. Ne me demandez pas pourquoi ce document est demandé, je n’ai toujours pas compris exactement l’utilité d’un tel document ! Bref, Claire a également contacté une deuxième compagnie concernant le transport par bateau de Rhino, d’Europe à Halifax au Canada.
Lorsque la réponse nous est parvenue, la surprise fût grande ! L’offre est 2x plus élevée en rapport à la compagnie SeaBridge… mais attention, nous devons encore nous renseigner concernant les conditions et les prestations comprises dans ces prix. Si le fait de shipper le c-c semble évident, il y a apparemment de nombreuses petites surprises qui attendent les novices ; taxes supplémentaires – conditions d’enlèvement du véhicule au port de destination – assurances diverses – etc. Heureusement, une réservation du transport doit se faire environ 2 à 4 mois avant le départ, ce qui nous laisse au moins jusqu’à mi-mars pour fouiner les détails de chaque compagnie.

Personnellement, j’ai contacté le DEF neuchâtelois (Département de l’éducation et de la famille) concernant l’écolage des enfants. Je leur ai demandé de se prononcer quand à une aide éventuelle de leur service pour encadrer au mieux la scolarité des 3 enfants. Si j’ai déjà reçu une réponse, celle-ci me demande de patienter en attendant que les informations puissent être réunies chez eux, car depuis la refonte de leur service cette demande est la première de ce genre leur parvenant.

Sinon, nous avons réalisé d’autres menus travaux comme le rangement, le tri et la mise en vente de certaines affaires. Aussi, je me suis mis à réaliser un tableau comparatif pour les assurances maladie et RC globetrotter.

S’il nous reste encore de nombreuses démarches à faire pour que notre départ se fasse dans les règles de l’art, celle-ci se sont grandement facilité avec le choix de retirer nos papiers. Une partie de ces démarches ne pourront se faire que quelques semaines avant le départ, comme les impôts ou l’AVS (assurance vieillesse).

Ce lundi, je dois me rendre au garage Recam pour faire le point sur le porteur de notre c-c. Nous souhaitons partir avec le maximum de connaissance le concernant afin de pouvoir palier aux pannes de faible ampleur et disposer des pièces de rechange standards, car elles sont souvent la cause de longs arrêts pour les voyageurs. Ces pièces ne sont pas toujours disponibles dans les pays traversés et doivent être acheminés jusqu’au garage !
Sinon, je continuerai de développer la carte des points d’intérêts. Cette carte sera destinée, non pas à la suivre scrupuleusement, mais à connaître les activités intéressantes à réaliser dans les régions où nous nous trouverons.

A bientôt

Ben c’est compliqué tout ça

Aujourd’hui c’était : Recherches web, téléphones, mails et…………

Il n’est pas évident dans cette multitudes d’informations parfois contradictoires de définir ce qui est bon à prendre ou pas, ce qui est nécessaire ou pas, voir ce qui est vrai ou non !

Nous étions encore relativement indécis sur le type de statut que nous prendrions pendant ce tour du monde. Après un téléphone au service des habitants de la ville la plus proche (notre commune est trop petite pour connaître le sujet des tours du mondistes) et après la prise de position plus que confiante de l’employée communale, nous sommes quasiment certains de retirer nos papiers de Suisse. Elle nous a dit que garder ses papiers en Suisse voulait dire : Payer les impôts et les assurances maladie, mais aussi les taxes déchets de la commune, la taxe billag pour la réception média, etc., etc., etc. et toutes ces taxes représenteraient jusqu’à 6 mois de voyage en Amérique du Sud !!! En plus, une solution pour garder l’immatriculation du camping-car en Suisse a été trouvée par mon épouse. Une première réponse négative d’un service administratif nous avait refroidis, mais le culot de Claire et son charme a suffi à obtenir les réponses que nous souhaitions et sommes désormais sûr que les plaques suisses resteront sur le véhicule.

Mais disons que ces informations n’auraient pas été suffisantes pour prendre une décision finale. Il faut dire qu’aujourd’hui les assurances maladies complémentaires sont très restrictives. Au moindre doute sur votre condition de santé, elles vous refuseraient ou vous emmètreraient des restrictions de prestation. Il n’était donc pas évident de mettre un terme automatique à nos assurance en cas de retrait de papiers. Toutefois, après un téléphone avec notre conseillère en assurance, il en est ressortit que nous la perdrons de toute manière. Les assurances maladies suisse propose des couvertures mondiales, certes, mais pour un maximum de 12mois. Au-delà d’un temps de voyage d’une année, elles ne couvrent plus rien. Donc cette fois c’est « sûr », on retirera nos papiers.

Aujourd’hui, j’ai voulu immatriculer le camping-car afin d’être prêt au retour de notre séjour au Portugal. Le véhicule est arrivé il y a trois semaines et reçoit, actuellement, les dernières modifications chez le concessionnaire, vers Winterthur. Heureux et excité d’avoir enfin cette carte grise entre les mains, ma déconvenue fut à la hauteur de ma réjouissance.

Déjà surpris à la réception du courrier de notre vendeur (pas de carte grise, mais des papiers d’homologation), mon étonnement fut encore plus grand quand l’employée du SCAN (service des automobiles) m’indique qu’elle ne peut pas immatriculer le véhicule, car c’est à l’importateur de réaliser la première !!! Un peu énervé, je voyais déjà notre première virée en camping-car s’annuler pour une erreur du vendeur.

Heureusement, mon épouse a fait preuve de bien plus de calme que moi et, usant de son sens de la débrouillardise, fini par trouver une solution.

C’est donc le 16 octobre que nous irons chercher notre maison à roulette et nous pourrons faire notre premier voyage (peut-être en Ligurie) au volant de ce mastodonte !