Comment passer les douanes – mise à jour 5

Le passage des douanes semble parfois stressant. Cela peut être une vérité, mais quelques règles peuvent faciliter cette étape. En tout premier, une bonne préparation vous permettra d’éviter bien des soucis. Ensuite, parler la langue locale reste une priorité. Puis, ne vous présentez jamais trop tard aux douanes, les douaniers savent que vous n’aimerez pas sortir de là la nuit tombée (croyez-nous, l’expérience a été faite). Sinon, il faut dire qu’en réalité l’Amérique centrale est assez (voir très) compliquée de ce point de vue, mais sitôt arrivés en Amérique du Sud, tout se facilite.

DU CANADA A LA COLOMBIE

2015.06.13 Le passage des douanes

(sera tenu à jour au fur et à mesure que nous traverserons de nouvelles douanes)

Tout ne peut être exceptionnel… Du 28 au 31 mai 2015

Il en faut pour tous les gouts et toutes les couleurs ! Il est possible, aussi, que nous devenions exigeants avec le temps. Nous avons quitté Goyabal ce matin pour nous rendre dans une ville dont on nous a souvent et dont les guide en parle comme un incontournable (?) ! Il est vrai que Salento à quelque chose de sympathique et agréable à l’œil, mais pour nous, c’est sans plus. Si Claire a plus la capacité que moi à faire fi des côtés négatifs pour apprécier le design des portes et fenêtres qui décorent la ville….

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Je suis beaucoup plus en difficulté face aux dérivent des activités touristiques. Tout ici est fait pour cela. Non pas qu’ils n’aient pas le droit, les locaux, de profiter de la masse de « gringos » qui viennent ici, mais cela appelle toute le côté déplaisant de l’être-humain et sa soif d’argent. Si dans l’ensemble l’ambiance reste bonne, il y a des traits qui ne mentent pas. Par exemple, lorsque nous stationnons à la place centrale… Apparemment un marché (attrape touriste au final) se prépare. Mais nous n’en savions rien et il semblerait que nous dérangions à l’endroit là où nous sommes. Si, dans le font, il est tout à fait normal que l’on vienne nous demander de nous déplacer, c’est plus la façon dont cela est fait. Jamais, au grand jamais, nous ne nous étions sentis agressés en Colombie. Ici, que cela soit le jeune ou la vieille montants leurs stands ou le policier qui se sera déplacé pour nous éjecter, aucun n’aura fait preuve de sympathie. Pire encore, lorsque je dis à l’agent qu’il me faut 5 minutes pour plier les affaires avant de rouler, celui-ci refuse. Je l’envoi gentiment (vous commencez à me connaitre et vous imaginez ce que veut dire gentiment chez moi !) se faire voir en lui disant que je bougerai seulement quand j’aurai fini… il repartira en me disant que j’ai 10 minutes !

Puis, il y a aussi la première fois que l’on se fait expulser en pour la nuit (c’était la veille du marché). Ici, à Salento, pas de stationnement dans les rues pendant la nuit. Bien qu’aucun panneau ne signale quoi que ce soit, la police est venue nous renvoyer à 21h, sans sympathie aucune de nouveau. Mais bref, Salento a aussi de bon côté et une vie à l’européenne. Les ruelles sont belles et son parc sympathique.

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Nous repartons de Salento le vendredi soir pour aller au fond de la vallée, celle de Cocora. Là, c’est à nouveau une réussite de marketing, ou comment faire une attraction touristique de pas grand-chose. Heureusement, le sentier pédestre y est gratuit. Et vue l’état de celui-ci (bon il avait plu la veille), nous aurions été un peu agacés. Le centre est tellement boueux que nous marchons dans le champ, et c’est là que je glisse et me rattrape à la barrière sur ma gauche… une barrière de barbelés ! Quelques soins plus tard nous continuons et montons dans le brouillard, redescendons sous la pluie ! 13km, 900m de dénivelé et 3h de marche. Nous apprécions le fait de nous dérouiller un peu.

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Cocora est connue pour ses champs de Palmiers de cire, les plus hauts du monde, pouvant atteindre 60m. Il est vrai que cette vallée est belle à voir et agréable à marcher. Mais nous ne gardons pas non plus un souvenir exceptionnel. Il y a tant de choses plus belles et intéressantes que cette région de Salento en venant du Nord et ayant déjà fait Barrichara et Villa de Leyva. Pourtant, en venant de l’Equateur, ce village sera sûrement très apprécié pour sa « modernité ».

Le dimanche, lui, est consacré aux enfants. Nous partons de la vallée pour nous rendre au PN du café. Tous les grands-parents avaient donné des sous pour que nos loulous puissent se payer une activité. C’est enfin chose faite ici en Colombie. L’association des cultivateurs de café colombien ont mis sur pied un parc d’attraction à la façon Disneyland. Plus petit bien sûr mais très agréable pour les loulous et nous, parents. Nous passons une belle journée à rire et jouer, une journée que les enfants apprécient aussi pour le fait qu’elle n’est pas habituelle et centrée sur eux.

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Quelques jours rapidement passés et nous nous préparons à une longue route pour demain. Au retour du parc d’attraction, nous nous couchons rapidement afin d’être en forme pour enchainer école et route pour nous rendre au désert de Tatacoa.

 

4130m d’altitude, des thermes et du café ! Du 24 au 28 mai 2015

Dimanche matin, nous quittons Bogota avec le sentiment d’avoir découvert une nouvelle facette de cette Colombie charmeuse et hospitalière. Mais nous savons que la nouveauté n’est pas terminée pour nous en termes de découverte. Nous nous dirigeons en direction de Manizales, qui est le début de la zone de plantation de café.

Pour y accéder, nous allons utiliser la route conseillée par Alvaro, ancien guide touristique que nous avions rencontré à Villa de Leyva. Celle-ci part donc de Bogota et la première ville sur le chemin est Honda. Rien de bien particulier au niveau paysagé jusque-là, bien que ce soit déjà super beau, un décor montagneux verdoyant. Nous avions quitté Bogota avec 18° le matin. Maintenant, à Honda, nous avons 35°. Cette ville est encaissée à 200m d’altitude au fond de la vallée séparant la Cordillère Orientale de la Cordillère Occidentale. Nous commençons l’ascension du côté Occidental afin de rejoindre Fresno, puis de continuer jusqu’où nous pourrons dans cette journée de route. Alvaro nous avait prévenus que cette route, de Honda à Manizales, était fantastique, il ne s’est pas trompé. Dès le début de l’ascension, la route empreinte des crêtes de montagne et la vue est à couper le souffle de chaque côté !

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Plus nous avançons, plus le regard est attiré dans ces vallées s’imbriquant les unes aux autres à perte de vue. Nous continuons et réalisons plusieurs arrêt, si bien que la route prend du temps, mais peu importe nous

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Puis, en nous approchons de Manizales, surgit un panneau indiquant « PN Los Nevados ». Celui-ci faisant parti de nos envies en termes de visite mais ne l’attendions pas du tout ici. Encore un peu plus loin, nous voyons une indication sur des bains thermaux. Rien de tout cela n’était prévu, alors nous hésitons un peu, manquons la bifurcation pour ces deux lieux et nous arrêtons 10km plus loin, lisons notre guide et débattons du programme. Nous décidons de faire demi-tour, car si ce n’est pas en tour du monde que nous pouvons changer nos plans sur un coup de tête ce ne sera jamais. Et là, encore une fois en nous laissant bousculer par une idée venu subitement, nous vivons une véritable surprise. Ce que je ne vous ai pas encore dit, c’est que nous passons depuis un moment entre 2800 et 3500m d’altitude sur cette route depuis Fresno. Mais ici, juste avant de redescendre aux bains thermaux, nous passons pour la première fois les 4000m de notre vie, avec un Rhino ronronnant comme un chat.

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Puis, nous redescendons dans une petite vallée dans la brume, rendant cela presque mistique, pour rejoindre « Los thermales del Ruiz », à 3500m d’altitude. Nous parquons Rhino pour la nuit juste devant l’hôtel et partons nous baigner dans une eau à 40° et un air extérieur à 4°. Une belle récompense après une longue journée de route.

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En repartant le lendemain matin, nous découvrons quelque chose d’incroyable. Premièrement, nous prenons pleine conscience qu’un voyage peu changer du tout au tout, même si l’on empreinte les même route, ceci uniquement pour une question de météo. Deuxièmement, ce qui vient expliquer mon premièrement, nous découvrons que les sommets longeant le Volcan Ruiz, dans le PN Los Nevados, sont recouvert de neige, une neige que nous n’avions plus vu depuis 9 mois et les sommets américains, une neige que nous avions manqué hier car les nuages couvraient les montagnes !

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Nous décidons alors de nous rendre jusqu’au centre de visiteur du PN se trouvant à peine à 9km de là. Le chemin, à nouveau, passe par des paysages somptueux.

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En temps normal, nous avions lu dans notre guide qu’il était possible d’aller toucher la neige à 4300m d’altitude, mais malheureusement le volcan Ruiz fait des siennes ! Celui qui fit 32’000 morts en 1985 suite à une éruption de gaz, de roche et de cendres, est actuellement en niveau d’activité 3 sur 5. Le parc est donc fermé mais nous sommes tout de même à 4130m d’altitude et observons une image peu commune : Un volcan dépassant les 4500m, recouvert de neige, tout en crachant régulièrement de la cendre ! Dans ce genre de moment bien précis, une joie nous remplit et nous réalisons combien nous avons de la chance de voir tous ces paysages !

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Tous ces bons moments passés dans le froid nous donnent maintenant, aussi, envie de redescendre un peu et nous rendre à Chinchina. Là, nous avons entendu parler d’une Finca de Cafe par Monique et Dédé, des voyageurs croisés au Costa Rica, vous vous en rappelez ?

Nous nous rendons, alors, à la Finca Goyabal. Celle-ci fut la première à se convertir dans l’éco-tourisme et à vivre du tourisme autant que de la culture de café. D’ailleurs, selon leurs dires, leur finca traditionnelle est celle que l’on retrouve sur toutes les affiches publicitaires et logos de la fédération colombienne de café.

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Nous réalisons un parcours au milieu des plantations de café et recevons de multiples explications sur les processus de culture, de récolte et de sélection du café. Une graine que l’on fera germer ne sera pas forcément utilisée à la plantation. Sur les graines présélectionnées sur les plantes les plus productives et résistantes, seules les pousses belles et robustes seront replantées.

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Lorsque la pousse de café est plantée, celle-ci commence à produire après 2 ans et ceci pour 3 cycle de 7 années. Après le premier et deuxième cycle, la plante est coupée à son pied pour redonner mieux ensuite. A la fin du troisième cycle, la plante est arrachée et une nouvelle replantée.

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Les grains de café son récolté lorsqu’ils sont rouges ou jaune, jamais verts. Les récolteurs sont équipés d’un panier en osier pouvant être remplis d’une dizaine de kilos. Dans notre période de visite, seuls quelques travailleurs (une douzaine) récoltaient les quelques grains mûrs, environ 80kg par personne par jour. Mais en pleine période, jusqu’à 200 personnes viennent travailler aux champs et récolte environ 200kg chacun.

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Après la pesée, les fruits sont jetés dans un entonnoir et pressés pour en sortir les grains. Plongés dans de l’eau, les grains de 1ère qualité (les « what else », selon le guide) coulent alors que les grains de deuxième qualité (les Nescafé instantanés) remontent à la surface.

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Pour terminer le processus de préparation des grains, ne manque plus que le séchage. Une fois cela réalisé, les grains partent à travers le monde pour y être torréfiés hors du territoire. Même le café qui serait consommé en Colombie sortirait du pays pour la torréfaction et serait réimporté ensuite.

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La visite se fini par une dégustation de café. Nous constatons les différents goûts que l’on peut obtenir de la même dose de café, selon le temps que l’on laisse passer l’eau et à quelle température, passant de l’acide à l’amer en un rien de temps. Tout le monde participe, y compris les enfants !

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Les quelques jours ici à Goyabal ont également servi à régler l’écolage des enfants pour l’année prochaine. Non satisfait du contrôle de niveau sans avoir un programme officiel, nous avons décidé de passer par une école privée pour le français et les mathématiques.

Mais le fait d’être installé dans une finca tout confort ne nous a pas seulement servi à régler des choses administratives, nous avons également eu la chance de voir notre premier toucan d’Amérique du Sud…

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Puis, la disposition du lieu nous a permis de passer une soirée en amoureux autour d’un repas digne de ce nom (pas facile de trouver un restaurant qui sache faire à manger). L’accueil et le service y fut très bon, et notre soirée à deux très appréciable…

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