Notre première semaine au Canada, Du 17 au 24.7.14

Depuis le 17 juillet, nous avons Rhino entre les mains et avons pris la route pour débuter notre tour du monde !

Avant tout, il aura déjà fallu ranger et faire l’acquisition de matériel type bouteille de gaz. Ensuite, il faut trouver ses marques dans un pays qui n’est pas le nôtre. Typiquement, prenez l’exemple des bornes wifi des McDonalds. En Suisse, vous devez consommer pour obtenir le code s’accès. Ici, vous entrez dans le McDo, allez au toilettes, vous vous asseyez à une table pour surfer pendant 30min (ou 1h selon vos besoin) et repartez sans même avoir consommé. En Amérique du Nord, c’est normal ! Mais bien que les McDo soient fréquents, nous ne voulons pas non plus passer notre temps en son sein pour rester connecté, donc merci à nos proches et lecteurs habituels de faire preuve de patience pour obtenir des nouvelles. Mais nous sommes encore dans notre phase d’apprentissage. Typiquement, si vous oublié de vider vos toilettes du camping-car dans un « Dumping station » (air de vidage) et que vous vous dîtes que vous pourriez le faire dans une forêt, il vous en coûtera 500$ et la délation est monnaie courante ici. Alors avant de le faire il faut bien réfléchir, ce que j’ai fait mais….. Bref, j’apprends encore. La preuve en est du remplissage de notre réservoir d’eau. Il nous a fallu trois jours pour pouvoir le faire car bien entendu que les embouts de robinet ne sont pas les même qu’en Europe. Nous avons donc usé d’eau en bouteille.

Mais le voyage lui-même s’est lancé lors de notre première destination, Peggy’s Cove. Lieu relativement touristique (et on comprend pourquoi), il est habité par des pêcheurs et se trouve sur une côte de granit. Les rives sont faites de grosse pierre et les enfants prennent plaisir à sauter, escalader et courir sur ses rochers. Juste avant le village, à 1 km, se trouve le mémorial du crash SR111, avion Swissair s’étant écrasé à quelques miles au large. Une grosse pierre permet d’ailleurs de repérer le site exact du crash.+

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Ici en-dessous sur la photo, je tenais à faire un clin d’œil à Sébastien M, mon ami, avec la découverte du restaurant à Rhubarbe !

Rhubarbe

Suite à cette visite, nous nous sommes rendus à Lunenburg, mais je ne développerai rien sur ce village qui n’en vaut pas le coup, sauf peut-être pour l’emplacement du camping qui nous offrait une vue sur la baie intérieur du village.

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Lunenburg

Le vendredi soir, nous avons pour la première fois ouvert les cartes et guides touristiques. Nous avons réalisé que les distances n’ont rien à voir avec la Suisse. Du coup, nous avons décidé de faire 6h de route le samedi pour rejoindre le parc national de Baie Fundy. Très jolis balades et lieux de camping. Nous avons vu nos premiers animaux de forêt avec un énorme plaisir (Ecureuils à profusion, porc-épic, marmottes) et avons bien profité de ce lieu qui nous a paru très accueillant. Pourtant, c’est là aussi que nous avons traversé (et traversons encore) notre première grande épreuve. Sans entrer dans les détails, nous avons à faire face à une situation qui ni l’un ni l’autre dans le couple n’aurait pensé devoir affronter un jour (mais attention, notre santé va bien, notre intégrité physique n’est pas en péril, donc pas de danger et de soucis à vous faire pour nous). Je voulais plutôt en parler pour en faire un avertissement aux futurs voyageurs. Nous étions dans un lieu sans possibilité de communiquer facilement avec l’Europe, les crédits de nos cartes téléphoniques étant épuisés, le wifi inexistant et les villes loin de ce lieu. Quand vous êtes à la maison, facile, vous appelez votre meilleur ami, votre famille ou prenez simplement votre voiture pour vous retrouver entourés, soutenus. Dans un voyage comme celui-ci, vous êtes seul, simplement seul ! Vous êtes l’unique personne capable de vous suffire à vous-même. Cela ne rend pourtant pas forcément un événement plus dur à surmonter, cela impose juste de le surmonter différemment, par vos propres moyens, vos propres ressources, celles que vous oubliez lorsque vous êtes dans un environnement connu. Bref, le parc de Baie Fundy était très beau et je le recommande à ceux qui se rendraient dans la région du sud du New Brunswick.

Fundy

Le mardi était venu le temps de nous rendre à Moncton pour deux raisons. Nous devions récupérer ce jour notre carte visa que la banque avait nommée au nom de jeune fille de Claire (peu pratique lorsqu’il n’apparait pas sur le passeport) !  Ensuite, nous avions rendez-vous en fin d’après-midi avec Stéphane, Anne et leurs enfants. Ils finissent actuellement leur voyage en Amérique (Sud, centre et Nord) et vont rentrer en France (leur blog sur http://www.jusquau-bout-de-nos-reves.over-blog.fr)Nous aurons passé le mardi soir, mercredi et jeudi matin les deux camping-cars ensemble, puisque si nous devions repartir de Moncton le mercredi matin, DHL en aura décidé autrement. Et bien ce fut un mal pour un bien. Steph et Anne sont des gens formidables et le temps en leur présence fût rempli de conseils, d’échanges et de bons moments de franches rigolades. Merci à eux d’avoir été une partie du début de notre voyage.

Moncton 2

Moncton

On découvre, prenons notre rythme…

Depuis l’arrivée de Rhino au Canada, nous avons parcouru un millier de kilomètres ! Dans cette frénésie du début, je peine à trouver un rythme d’écriture. Il est aussi vrai que tous les événements qui peuvent entouré cette mise en route ne sont pas forcément attendus avant de partir.

Actuellement dans la région de Moncton dans le New Brunswick après un passage au parc national de Fundy, nous vous donnerons d’autres nouvelles au plus vite avec de belles photos, la prochaine fois que nous aurons un accès internet.

Notre rêve se réalise !

Lors du dernier article, nous vous avions laissé juste avant notre départ de Suisse en direction de notre première étape, le Canada. Avant de vous raconter un peu plus en détail ce fameux départ, je souhaite vous parler des événements qui ont marqué les dernières semaines avant le départ.

Les 3 semaines précédant le vol pour Halifax, Claire se trouvait dans une période que personne n’aime en terme de stress ; les examens de fin de formation ! Si elle avait déjà acquis la partie des examens écrits par deux excellentes notes (2x 6/6), il lui restait à défendre son travail de diplôme devant les experts. C’était chose faite dès le lundi 30 juin, puisqu’elle est passée la première de sa volée à 9h du matin. C’est le samedi que la lettre du résultat final nous est parvenue ; et bien c’est RE-U-SSI ! Bravo à mon épouse qui termine sa deuxième formation de niveau supérieur en éducation. Pour terminer leur formation en beauté, les étudiants de l’Es-L sont partis une semaine à Berlin. Et pour le dernier événement les réunissant tous, la cérémonie de remise des diplômes s’est déroulée le vendredi 11 juillet avec une soirée d’au revoir forte en émotion. Ainsi, Claire a clos ses 2 années de formation et obtient officiellement le titre d’Educatrice Sociale.

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De mon côté, ce fût un peu compliqué. Pas évident de gérer une fin de scolarité avec toutes les activités inhérentes, le vidage d’une maison, les derniers préparatifs du voyage et le déménagement chez belle-maman tout en étant seul à la maison. Mais, maintenant, c’est derrière ! Oufff….

Le dimanche avant de partir, nous avions proposé à quelques personnes de venir passer un bout de leur après-midi avec nous à Neuchâtel. C’était autant génial que difficile. Comment passer un aussi bon moment peut déclencher une peur bleu du départ et faire regretter (un court laps de temps, pas plus) le choix que nous avons pris. C’est que si cet après-midi avait été pourri, entouré de gens stupide et inintéressant, l’idée de ne pas les revoir serait certainement facile. Malheureusement, nos amis ne sont pas comme ça (et ne changez surtout rien). 2 amis qui devaient faire le déplacement avec leur famille n’ont pu se déplacer pour des raisons de santé. Si l’une semble être peu grave, la deuxième nouvelle d’un ami semble moins réjouissante. Je profite de cet article pour lui transmettre encore tout mon soutien pour l’épreuve qu’il devra traverser avec un de ses parents ! Mais ne pas les voir ce jour-là était synonyme de ne plus les voir avant 3 ans ! Et cela m’a fortement attristé, mais la vie est ainsi faite et je sais que même sans les avoir vu, l’amitié reste et reprendra à notre retour.

Après un lundi passé à faire les bagages et régler les derniers détails tant administratifs que pratiques, nous sommes allés manger une dernière fondue au fromage à la plage de Boudry (mmmmmh, ça va manquer ça) et profité de dire au revoir à Alain (beau-frère, tonton et parrain).

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Ensuite, nous avions rendez-vous à 10h le mardi matin avec 12 personnes devant nous accompagner à l’aéroport. Je ne sais pas pourquoi, mais le lundi soir j’ai décidé d’aller jeter un œil sur le site web de l’aéroport de Genève pour être sûr que le vol était bien maintenu. Et bien, à 14h50, il n’y avait aucun départ pour Reykjavik (1er escale), misère ! Après un court coup de stress, j’ai donné fait un scroll contre le haut de la page et remarqué que le vol était à 14h….. 2ème coup de stress ! Je me suis planté sur l’heure de départ. J’ai donc envoyé des messages, des mails aux gens à 23h30 pour leur demander de venir plus tôt au rendez-vous. C’est donc à 9h30 que nous avons pris la route en disant au revoir à Francis (grand-papi) qui est resté s’occuper du jeune labrador.

Le jour précédent, j’avais réservé une table au restaurant l’Olivier pour prendre l’apéro et manger un morceau avant de prendre l’avion. Tout c’est bien déroulé et vers 12h45 avons décidé de nous diriger vers la douane. C’est là que nous avons vu que notre vol était retardé de 1h40. Dans un premier temps, cela nous a permis de profiter encore un peu de nos proches. Nous sommes d’ailleurs très reconnaissants aux gens qui nous ont accompagnés et qui auront fait de ces dernières heures en Suisse un moment fantastique. Il y aura eu des moments joyeux comme des moments fait de tristesse, des moments de rire comme des moments de pleurs. Merci donc à : Claude (mon Papa) – Marianne (ma Maman) – Carmita (ma belle-maman) – Vanessa (ma sœur) – Jannis (le frère de Claire) – Ylan (le cousin des enfants) – Maryk et Monique (cousine de mon papa) – Sébastien M. et Stéphanie (des amis en or) – Sébastien F (un ami en or lui aussi) – Et pour finir, ma filleul, Billie-Joy. Ses larmes sont celles qui m’ont fait le plus de mal, comme si j’abandonnais quelqu’un. Mais que tous soient au clair que s’ils ont besoin de moi, je serais toujours là pour eux, les kilomètres y changeront que le temps qu’il me faudra pour revenir !

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Après une série d’au revoir, nous sommes allés prendre l’avion pour Reykjavik. Arrivés là-bas, nous avons fait escale durant une 50aine de minutes, juste le temps pour nous de manger un morceau. Ensuite, nous avons à nouveau décollé pour Halifax et sommes arrivés vers 22h30 à l’hôtel (heure locale, soit GMT-4).

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Le lendemain, mercredi, nous devions récupérer Rhino. Malheureusement, le bateau avait du retard et l’agente d’Atlantic Custom Brokers (ACL) m’a dit qu’il serait sûrement prêt vendredi, mais je devais quand même l’appeler le jeudi dans l’éventualité qu’il soit prêt. Nous avons donc profité de nous promener sur les quais maritimes, enjolivés de petits magasins, bars, places de jeux pour enfants et autres animations. Après une journée bien remplie, nous étions contents de rentrer pour nous reposer un peu. HALIFAX, ville de XXX habitants, se trouve avoir été la porte d’entrée pour les migrants européens durant et après la seconde guerre mondiale. Oui, vous m’avez bien compris, des migrants européens. Durant de nombreuses années (pas loin de 20 ans), le Canada a accueilli à bras ouverts nos aïeux se trouvant dans une situation précaire. N’y a-t-il pas une leçon à tirer sur notre propre attitude face aux migrants syriens par exemple ? Bref, c’est ici que sont arrivés la plus part des européens du 20ème siècle migrant sur le continent américain !

Le jeudi matin, nous avons eu la bonne surprise de tomber sur Quentin. Lui, c’est le papa d’une famille de 5 enfants. Il avait correspondu par courriel avec Claire et mentionné qu’il serait à Halifax dès mercredi soir. Et bien heureusement que Rhino a eu du retard. Sinon, nous ne l’aurions pas rencontré. Le petit déjeuner en sa présence passé, nous avons appelé ACL pour leur demander si nos camping-cars étaient sortis (Quentin a mis le sien dans le même bateau que nous). Karen, l’agente, m’annonça une bonne nouvelle ; Rhino était prêt. Mais pour Quentin, se serait malheureusement que pour le vendredi matin. Il m’a accompagné pour aller chercher et en l’espace de 2h nous l’avons eu en main. Comme je l’ai partagé sur Fb, Rhino à très bien supporté les 10 jours de voyage en bateau, mais a souffert de sa première demi-heure de route canadienne. Trop pressé de le parquer, j’ai frotté contre un rétro et laissé une grosse trace noir sur 1,5m du flanc droit de Rhino. Finalement rien de grave puisque tout est parti avec du dissolvants pour les ongles de Claire et en plus cela nous a permis de parler de nombreuses minutes avec ce canadien qui a visité, un jour, Montreux !

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Claire à tout ranger dans Rhino, 3 heures durant, afin de pouvoir prendre la route et démarrer ce tour du monde en compagnie de notre Rolling House ! A l’instant même où j’écris cet article, nous sommes sur le parking d’un walmart, car les bouchons et petits imprévus nous ont empêché de nous rendre au premier camping prévu.

Je voulais finir en remerciant tous les internautes qui nous suivent. Depuis mardi, jour de notre départ, une quantité non négligeable de nouvelles personnes nous suivent via Facebook ou notre blog. Bienvenue à eux et merci à ceux qui nous suivent depuis un moment déjà.

A bientôt