Nous voici en Equateur ! Du 12 au 18 juin 2015

Depuis que nous avons notre Rhino, nous en sommes à 43’000Km et notre 17ème pays, 5 sur territoire européen, 12 sur territoire nord, central et sud-américains. Un constat qui est à faire concerne notre adage en titre de notre site internet et repris de Paolo Cohelo… « Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine, elle est mortelle ! ». La perversité routinière sort largement d’une vie rangée occidentale, elle peut également s’accoupler à une aventure et apporter les mêmes travers ! Nous le remarquons dans notre voyage, bien que ce ne soit pas un mal non plus. La routine est utile à la mise en place d’un rythme tellement bénéfique à l’évolution des enfants et au repos des parents. Là où la routine devient mortelle, c’est lorsque celle-ci apporte de l’ennuie un l’un des membres de la famille, du groupe de voyage. Pour cela, nous nous devons de surprendre son conjoint, ses enfants, pour apporter le piment nécessaire au divertissement qui fera aimer une situation, un moment. Et pour ce qui est de la routine de la route, celle qui se répète presque chaque jour, elle nous surprend suffisamment chaque fois que nous découvrons de nouveaux paysages, de nouvelles personnes, pour ne pas tomber dans l’ennuie…

Pas d’exception pour notre arrivée en Equateur. La première surprise est celle de la douane ! Après avoir traversé l’Amérique centrale, vous avez l’impression de rentrer dans une administration rodée à la Suisse, là où les gens sont (la plus part du temps) efficace dans leur travail ! Moins d’une heure pour sortir de Colombie et rentrer en Equateur. Et tout est clair, jamais de suspicion de corruption, puisque tout est gratuit ! Ouf, ça fait du bien…

equateur

Après ce bref passage en douane, nous roulons un peu et passons par El Angel, juste pour voir son église. Elle est assez imposante et son intérieur est, au moment de notre passage, magnifiquement décorée de fleurs !

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Puis, nous nous rendons au camping de SummerWind, un lieu de passage de quasi tous les voyageurs en véhicule. Tous nous ont dit qu’il était génial et l’accueil incroyable. Nous avons été, malheureusement, déçu. Toutes les facilités s’y trouvent (eau, douche chaude, énergie et même lave-linge moderne), par contre nous trouvons les propriétaires à l’image que l’on se fait des allemands, bourrus ! Mais ce qui a mis un terme à tout espoir de passer un bon moment, c’est lorsque l’un de ses chiens a mordu Amélie au visage. La seule réaction du propriétaire fut : « il y a rien de grave », sans même une seule excuse !

Bref, au moins, ici, nous rencontrons plein de monde et passons quelques jours à l’entretien de Rhino…

2 groupe

Depuis ce camping, nous partons pour Otavalo et son marché du samedi. Il est décrit comme l’un des plus grands et des plus colorés d’Amérique du Sud. On nous avait prévenus qu’il fallait être attentif au vol, et ça n’a pas manqué. Jil, qui nous accompagne, s’est fait ouvrir son sac à la sortie du bus. Heureusement, dans la poche ouverte, seules ses lunettes s’y trouvaient et rien ne fut volé. Nous sortons alors du bus avec l’esprit alerte et nous nous engageons dans le marché. En effet, il est vraiment grand et colorés. Les femmes y sont, pour la plus part, encore en habits traditionnels. Cela donne tout de même de belles photos !

3 femme (3) 3 femme (2) 3 femme (1)

A Otavalo se trouve beaucoup de tissus, d’habits traditionnels et « bobo », d’instruments de musiques traditionnels et l’ambiance y est bon enfant. Nous nous baladons durant plus de deux heures et mangeons dans le coin de nourriture pour 1.50$ par personne. Devinez ce qu’il y a au menu : « Pollo con arroz » ! Et oui, poulet avec riz, un plat qui nous sort parfois par les oreilles, car on nous le sert depuis le Mexique !

4 marché (3) 4 marché (9) 4 marché (7) 4 marché (6) 4 marché (5)

Nous quittons Jil, Marc et France, le mardi et quittant le camping. Cela fait maintenant plus de 2 mois que nous voyageons souvent accompagné. En réalité, nous passons quelques jours seuls, puis retrouvons à nouveau des voyageurs pour quelques jours. C’est, il faut dire, agréable de se trouver en compagnie d’autres personnes dans une aventure similaire. Mais cela a aussi le désavantage de nous couper des rencontres avec les locaux. Nous décidons, alors, de nous rendre à la lagune de Cuicocha seuls. En y allant, nous nous arrêtons à Cotacachi, là où le cuir y est une spécialité. Nous profitons de flâner et acheter un ou deux souvenirs sur le petit marché de la ville.

5 marché cuir (3) 5 marché cuir (2)

Puis, nous arrivons à la lagune de Cuicocha, un lac dans un cratère de volcan. Encore une fois, le bleu des lacs de cratère est incroyablement beau. Cela nous motive à faire la randonnée escarpée qui fait le tour en 14km. Et de la motivation il en faut, mais ça vous le savez seulement après ! Une randonnée à 3200m d’altitude en moyenne, un pic à 3500, quasi 700m de dénivelé, ça fatigue pas mal ! Mais l’effort est largement récompensé par des paysages superbes et variés. Le lac, les montagnes, des ravines ou encore des champs… c’est une marche vraiment belle mais pas forcément abordable à tous, attention à la condition physique !

7 Laguna (2) 7 Laguna (7) 7 Laguna (6) 7 Laguna (5) 7 Laguna (4) 7 Laguna (3)

Jeudi matin nous repartons, à 20km de là, pour la chute de Peguche. L’ensemble de ce parc qui comprend un lieu de camping en tente, des sources chaudes, une belle chute d’eau et un petit sentier, est entièrement géré par la communauté de Peguche. Pas de droit d’entrée (une donation est possible), mais si vous souhaitez visitez la pyramide du soleil (que nous n’avons pas fait) cela coute 2$. Les sources sont surement payantes car le lieu est superbe et bien entretenu. C’est un petit lieu magnifique dans son ensemble et les quelques tienda artisanales sont agréables en semaine (mais le week.end ce soit être autre chose).

8 peguche (2) 8 peguche (1)

Nous enchainons jusqu’au Parque Condor, que nous ne ferons pas car trop cher pour voir quelques volières. Cela nous aura permis, tout de même, de trouver une belle vue sur la Lago San Pablo et le volcan Imbabura dont le sommet est perdu dans les nuages.

9 imbabura

Nous continuons, alors, notre route jusqu’à la Laguna Mojanda. Depuis Otavalo, il y a 16km dont 14 de chemin de pierre à la romaine, présentant de très gros trous et l’ensemble de la route est assez mauvaise. Les vibrations sont si fortes que soudainement un bruit de métal très fort arrive de l’avant gauche du véhicule. Une grosse frayeur nous traverse quand le bruit s’accentue et donne à croire que le moteur ou une suspension serait avarié. De longues minutes d’hésitation nous habitent et les quelques recherches visuelles ne donnent rien. Nous décidons, après avoir fait 10km, de faire demi-tour. Mon esprit s’échauffe à la recherche de ce qui pourrait être la cause de ce bruit, encore pire en descente. Eteignant le moteur pour jeter un œil sous le capot, ce bruit apparait assez fort. Je demande alors à Claire d’allumer et d’éteindre à plusieurs reprises afin que je puisse localiser cela. Le bruit m’amène alors vers une fixation de la calandre. En mettant quelques coups sur celle-ci, le bruit disparait. Nous décidons donc de remonter les 4 derniers kilomètres jusqu’à la laguna Mojanda. Je sortirai les outils demain pour resserrer quelques boulons.

Puis, nous arrivons face à cet endroit hallucinant. Situé à 3700m d’altitude, ce lac est entouré de pics rocheux et autres reliefs donnant une sensation de grandeur inexplicable.

10 lac

Ici, nous sommes absolument seuls, dans la nature sauvage et brute. Un seul petit hameau semble border ce lac. Nous dormons cette nuit dans le calme absolu et nous réjouissons déjà de partir faire quelques pas dans ce milieu nouveau pour nous… en attendant, notre bivouac pour aujourd’hui c’est celui-là.

11 bivouac

 

 

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