Les derniers jours avec Grand-Papa, vallée sacrée. Du 16 au 22 septembre 2015

Jeudi matin, en revenant du Machu Picchu, nous reprenons possession de Rhino et repartons sitôt sur la route, direction les Salineras de maras. Ici, coule une source d’eau chargée en sel. Depuis des siècles, déjà avant les incas, l’homme y récolte le sel nécessaire à sa consommation. Aujourd’hui, il en fabrique également pour la vente dans tout le pays et l’exportation.

Pour arriver sur le site, encaissé dans une vallée, nous arrivons par le côté opposé, nous offrant une vue incroyable sur l’ensemble des salines !

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Sur place, nous avons la chance de tomber sur un employé qui nous laissera passer la barrière du parking afin de descendre un peu plus de 100m plus bas afin d’avoir moins de chemin à faire avec la chaise roulante. Nous descendons tant bien que mal, car la route est caillouteuse et trouée, mais arrivons au pied des salines. Mon papa restera là un moment à contempler la partie du site accessible pour lui, pendant que nous partirons un peu plus loin.

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Les enfants se seront aventurés assez loin dans ses étages de bassins salins, essayant d’en trouver un totalement sec et où ils pourront gratter su sel.

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Claire et moi, pendant ce temps, restons discuter avec un propriétaire d’une quinzaine de bassins, récoltant une partie de son sel. Il nous explique que, selon la taille du bassin, environ 5 sacs de 50kg peuvent être produits chaque 30 jours durant la saison sèche, de mai à octobre. Chacun de ses sacs sera revendu à 20NS l’unité, soit 6.00 Euros pour 50kg, à la fabrique local qui y ajoutera l’iode nécessaire à son exportation. C’est une rentrée d’argent plutôt intéressante pour eux, sachant qu’avec 15 bassins ils peuvent rentrer 1500Ns pour environ 3 jours de travail, alors que le salaire mensuel au Pérou se situe aux alentours de 800NS pour un ouvrier basic. Nous discuterons avec lui une dizaine de minutes et terminerons par lui acheter 2-3 kilos de sel brut, pour 5 NS.

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Nous repartons de là et nous rendons à Moray, site inca encore une fois. Mais avant d’arriver sur le site, nous chargerons 3 voyageurs serbes dont la voiture de leur guide venait de faire un frontal avec un camion venant comme un débile (selon les traces de freinage qu’il a laissé) en sens inverse. Plus de peur que de mal (ils auraient pu finir en bas du ravin) et ils montent dans Rhino pour venir jusqu’au site qu’ils visiteront en attendant la voiture de rechange venant de Cusco.

Moray, c’est un site de recherche agronomique inca. Ici, ils ont réussi à reproduire les différentes conditions climatiques que les populations locales pouvaient retrouver en fonction de l’altitude à laquelle ils se trouvaient. Par une superposition de terrasses en cercles allant du plus petit diamètre au plus grand, en partant du plus bas au plus haut, les conditions de la vallée étaient reproduite exactement. Au fond, il fait plus chaud et plus humide, et en-haut plus froid et plus sec. Ainsi, ils ont su quelle plante était le mieux adaptée selon l’endroit de la culture.

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Nous atteindrons Pisac le soir, dernière étape avant de retourner à Cusco pour le départ de mon papa. Ici, nous dévaliserons le marché artisanal faisant le plein de souvenirs et autre. Il faut dire que celui-ci est bien aménagé et agréable à faire, les vendeurs étant très respectueux. De plus, il n’était pas plus cher qu’ailleurs, au contraire aux vues de l’heure à laquelle nous y sommes allés. En arrivant tôt le matin, vous avez la chance d’être les premiers et de faire la première vente des marchands, la plus importante pour eux. Lorsque vous achetez quelque chose et qu’ils vous disent : « Merci, vous étiez ma première vente ! » Vous êtes quasi assuré d’avoir eu un prix correct. Leur première vente, selon leur croyance, annonce la suite de leur journée. Ils hésiteront, alors, beaucoup moins à discuter le prix !

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Mais à Pisac, il y a aussi le site archéologique à visiter. Celui-ci, nous le ferons sans mon papa, car il semble vraiment compliqué en chaise roulante, selon les dires de plusieurs personnes. Toutefois, en arrivant sur le site, nous sommes dégoutés ! Bien qu’il n’aurait pas pu monter jusqu’en haut, le ¾ du site aurait quand même été accessible, et bien plus facilement que d’autres !

Bref, Pisac c’est avant tout un village agricole du temps des incas. Il est, en superficie, plus grand que le Machu Picchu, mais bien moins grand en termes d’importance. Cela n’empêche, la visite y est agréable et les lieux sont beaux à voir. Seul un vent fort et froid nous aura un peu précipité dans le retour à Rhino !

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Le temps est presque venu pour mon papa de retourner en Suisse. Nous repartons dimanche matin de Pisac pour nous rendre à Cusco. Sur le chemin, nous faisons une petite halte à Tambomachay, un tout petit site mais offrant une très belle vue sur un mur parfaitement taillé, comme savaient le faire les incas !

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Puis, en arrivant proche du camping de Cusco, nous passons devant le site de Saqsaywaman (sexywoman, rappelez-vous !). C’est à ce moment que nous voyons qu’il s’y passe une fête inca, dont le nom m’échappe. C’est un rituel de passage, des garçons, à l’âge adulte. Toute une mise en scène se fait autour de l’Inca (le roi) et présente des danses en l’honneur du soleil, de la lune et de la terre. Au milieu de cela, les jeunes s’affrontent dans des épreuves d’agilité.

Nous avons été tellement chanceux de tomber par hasard sur ce moment qui sera certainement un point fort de notre passage au Pérou, si ce n’est du voyage lui-même. La beauté des couleurs et des danses, la force de l’énergie transmise par les instruments de musique et le nombre important de participants, puis enfin la magie de le voir dans un lieu comme Saqsaywaman, vraiment cela nous a scotché. Après avoir parqué Rhino, nous pensions juste remonter voir cette fête l’espace de 10 minutes et prendre quelques photos. Et bien nous serons restés crochés un bon moment…

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Que de belles choses vécues ces dernières semaines, depuis que mon papa est arrivé. Mais tout à une fin et son départ pour la Suisse est imminent. Nous profiterons encore bien de passer du temps ensemble dimanche et lundi, nous le chargerons aussi d’un tas de choses que nous ne servons plus dans Rhino afin de nous alléger et, ainsi, mardi matin est arrivé le moment pour lui d’y aller.

Nous l’avons amené à l’aéroport et passer quelques instants dans celui-ci en attendant l’embarquement. La séparation aura été émouvante mais moins compliquée qu’avec les précédents membres de famille venus. Oui, nous le savons, nous nous reverrons dans moins de 3 mois, car un retour en Suisse à Noël est prévu, juste pour 3 semaines et l’histoire de revoir les gens que l’on aime… à bientôt !

 

2 réflexions sur “Les derniers jours avec Grand-Papa, vallée sacrée. Du 16 au 22 septembre 2015

  1. C’est bien pour les enfants qui par moment languissent de la famille d’aller faire noel avec eux , si vous le pouvez financierement …… le retour ne seras que mieux ….. Donc votre papa est reparti , c’est bien qu’il est pu faire ce bout de chemin avec vous , on profite jamais assez de sa famille ….. J’attends la suite comme a chaque foi
    Bisous a vous 5 Lili

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