De Copacabana à Uyuni. Du 3 au 9 octobre 2015

Voici, nous retrouvons ce matin la famille Donguy pour repartir en direction de La Paz. En quittant Copacabana une certaine nervosité m’accompagne, dû à ce mauvais début dans le pays. Pourtant, au premier contrôle de police juste à la sortie de la ville, je trouve un agent sympathique et cela fait du bien. Nous roulons en direction de la fameuse barque… celle qui nous fait passer de la presqu’île de Copacabana à la rive Nord du lac Titicaca. Là aussi, le contact avec 2 locaux sont plutôt bons et les informations reçues concernant le prix de la traversée semblent honnêtes.

Nous nous engageons donc sur la barque, non sans nervosité pour des questions de sécurité. Si je ne pense absolument pas qu’il y a un risque de couler avec le bac, c’est plus le chargement et les bruits des quelques planches censées nous soutenir qui sont effrayants. Tout d’abord, à l’entrée, le cul de la barque est arrimé (plus ou moins) et un trou grand comme une roue subsiste. C’est là que le « capitaine » de la barque met une planche large comme un pneu. Sauf qu’après avoir passé les roues avant, la barque bouge et il me crie de stopper. Ouf, les roues arrière sont encore sur la berge, avant qu’il ne remette la planche et que l’ensemble des 6 roues de Rhino ne se retrouvent sur la barque. Mais encore, une fois dessus, les planches présentent pour rouler dessus sont aussi large que le véhicule et les deux roues jumelées. Donc il s’agit de ne pas tomber à côté. De plus, les forts craquements entendus laissent à croire que Rhino est lourd là-dessus. Mais bon, nous y sommes et la sensation est inexplicable. Tant d’images vues de ce moment chez les autres voyageurs et maintenant c’est nous !

1 barque titicaca (1) 1 barque titicaca (4)

Nous roulons, à la sortie, jusqu’à La Paz.

3 la paz

C’est là que nous quittons, avec un pincement au cœur, nos amis Fabrice, Anne, Lucie et Anatole. Nous avons adoré partager ces moments avec eux, ils sont tombés sur notre route juste au bon moment, quand trop de doutes s’étaient installés ! Voir les enfants joués ensemble et nous les parents partager sur tous les sujets a été quelque chose de bienvenu. Bon voyage à eux et peut-être nous croiserons nous en Nouvelle-Zélande !

2 Donguy

A La Paz, nous y restons 3 nuits à l’hôtel Oberland. Bien cher pour ce qu’il donne, il reste l’endroit pratique pour arriver dans cette immense capitale, la plus haute du monde en Altitude. Nous profitons d’y faire les évaluations scolaires des enfants, nous nous rendons en ville pour contracter une assurance MercoSur (pour tous les pays en-dessous du Pérou), et surtout, nous y rencontrons Erdem et Sarah, voyageurs établis aux USA depuis de nombreuses années.

L’entente avec eux est bonne. Nous parlons de nos routes respectives et lorsque nous leurs expliquons que nous allons traverser le Salar d’Uyuni et le Sud Lipez, directement Erdem de nous dire : « avec mon treuil, je peux vous sortir de situations compliquées ! ». Devons-nous comprendre que nous pourrions voyager ensemble ? C’est effectivement le cas, nous planifions alors la route jusqu’à Uyuni et décidons de nous engager dans les lieux retirés du Salar et du Sud Lipez ensemble. Mais en attendant, il faut déjà nous rendre à Uyuni et faire face aux obstacles se mettant en travers de notre route.

Mercredi matin, nous devons faire le plein de diesel avant de nous en aller. Nous savions qu’obtenir ce liquide serait chose compliquée. Ici, en Bolivie, le prix du diesel est 3 fois plus élevé pour les étrangers que les locaux, soit nous passons de 40cts/lt à 1.3$/lt ! Mais le problème n’est pas que de ce côté. Le véritable problème est que beaucoup refuse de vous servir, simplement. C’est ce qui nous arrive ce matin à la Paz. Les deux stations-services ont refusé de nous servir trouvant miles et une excuses. Ce n’est que lorsque Pablo est intervenu que les choses se sont débloquées, bien que cela ait pris du temps aussi. Il est avocat de formation mais officie comme guide de mountain bike sur la route de la mort. Ces problèmes de discrimination qu’il voit dans son pays le rende fou, lui qui travaille dans le tourisme. Il a tenté de discuter avec le propriétaire de la station-service mais lui ne voulait rien savoir. Ce n’est que lorsque Pablo a appelé le service des carburants bolivien pour déposer plainte et menacer le propriétaire de lui faire fermer son entreprise que les choses se sont débloquées. Une heure plus tard, nous avons pu remplir notre demi-réservoir vide ! La gentillesse de Pablo fut agréable à recevoir et c’est là toute la différence que nous pouvons apercevoir entre ceux qui ont de l’éducation (connaissance) et du contact avec l’étranger. Car lorsque j’ai parlé avec les jeunes travaillant aux pompes en leur disant qu’ils étaient la jeunesse de ce pays et qu’il fallait qu’ils changent ce racisme car leur pays vivait beaucoup du tourisme, leur réponse fut unilatéralement politiquement manipulée : « et les USA et la France, ils font quoi quand ils bombardent ces pauvres syriens !? ». S’ils savaient au moins qu’ils ne bombardent pas les syriens mais l’EI !!!

4 pablo

Bref, nous finissons par quitter La Paz vers 11h en compagnie de Erdem et Sarah. Et très vite les yeux en prennent mais plein la vue ! Je vais, dès à présent, tenter de ne plus m’arrêter sur les doigts d’honneur reçus du bord de la route à notre passage ou les regards méprisant face à notre peau blanche ! Je vais plutôt venter la nature hallucinante qu’il y a ici en Bolivie. Les paysages sont variés et colorés. Les canyons et falaises nous font beaucoup penser aux USA (tient d’ailleurs) et vraiment nous apprécions la route. Le bivouac sera lui aussi un vrai plaisir également, avec une superbe vue sur le canyon rouge.

5 Canyon rouge (2) 5 Canyon rouge (1)

La route devait, jeudi, nous mener à Potosi. Sans trop d’intérêts pour nous, nous accompagnions Erdem et Sarah qui doivent y faire des papiers pour leur chien. Malheureusement, nous serons refusé à l’hôtel qui accueille normalement les camping-cars sous prétexte qu’ils n’avaient pas de place (mais le parking était vide !), nous laissons alors nos compagnons ici et partons déjà pour Uyuni. Encore une fois, nous profitons de variations de paysages absolument incroyables. Sur 150km, nous trouvons une dizaine de formations et couleurs de roches différentes. La Bolivie à vraiment de beaux paysages.

6 route (1) 6 route (9) 6 route (8) 6 route (4) 6 route (3) 6 route (2)

Puis, nous voici à Uyuni. Ici, nous allons piocher un maximum d’informations afin de préparer le trip dans le Salar et le Sud Lipez. En réalité, nous n’aurons pas beaucoup plus d’infos si ce n’est celles rassurantes. Tout le monde fait une histoire de cette expédition mais elle semble plus faisable qu’il n’y parait. Une des raisons de cette peur est la non existence de stations-services du Uyuni à San Pedro de Atacama au Chili. Pourtant, en y regardant de plus près, ce sont environ 600km de route. Donc soyons prudent et prenons quelques jerricanes. Ensuite, l’état des routes semble difficile. Là aussi, en discutant avec quelques guides, l’information principale est que si l’on emprunte la route centrale du Sud Lipez, celle-ci est praticable avec notre Rhino, en faisant preuve de patience bien entendu…

Donc au final, tout cela nous rassure et nous fait partir sans trop de crainte pour ces quatre à cinq jours sans accès aux communications, à l’eau potable, aux services de dépannage, dans une étendue immense dont le Salar d’Uyuni tout seul représente 12’500 Km2.

Jeudi après-midi nous sommes rejoints par Erdem et Sarah, et bonne surprise, nous avons la venue de Vincent et Sidonie en plus. Nous partirons donc à 3 véhicules pour un des plus beaux paysages du monde…

 

3 réflexions sur “De Copacabana à Uyuni. Du 3 au 9 octobre 2015

  1. Je pense de ce que je lis la bolivie a de tres beaux paysages … Ce qui a de bien avec vous c’est que vous êtes franc , car pour certains c’est tout beaux et tout le monde est gentil , le pays des bisounours existe pas sinon il serait plein…lol …. de partout dans le monde il y a du bon comme du tres mauvais …. Profitez des beaux paysages et des belles rencontres et le reste oublié ……… Bisous a vous 5 Lili

    • Nous n’avons jamais vécu dans un monde de bisounours et ma franchise m’a déjà coûté bien des relations humaine car beaucoup n’aiment pas qu’on leur disent franchement ce que l’on ressent ni ce que l’on pense.
      Toutefois, je n’ai jamais su faire sûrement que d’être franc, le
      mensonge ne me va pas du tout et n’a jamais servi !!

    • Merci pour tes messages et je tâcherai de continuer la franchise car les prochains articles seront franc mais teintés d’un peu plus de positif ! 😜

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