Kakadu, habité depuis plus de 20’000ans dans le respect de la nature. Du 30 mai au 2 juin 2016

Kakadu National Park, situé dans le « Top End », au Nord du Nothern Territory, est grand comme la moitié du la Suisse. Une si grande superficie pour un seul et unique parc donne du fil à retordre en termes de logistique, de maintenance et de répartition. Ce dernier sujet est assez complexe car cette région est habitée depuis plus de 20’000 ans par les aborigènes australiens, véritables propriétaires de ces terres pourtant arrachées aux mains de leurs aïeux. Aujourd’hui, la réserve est « équitablement » gérée par le gouvernement et les tribus aborigènes encore présentes. Si quelques rares individus vivent encore reculés se satisfaisant de peu, la plupart des habitants aborigènes sont établis dans des maisons en dur, circulant en 4×4 et chassant au fusil. Mais qu’on ne s’y méprenne pas, s’il ont su évolué sur les techniques de déplacement ou de chasse en faisant l’acquisition des connaissances des technologies modernes, ils restent les dignes héritiers du plus vieux peuple encore et toujours sur les mêmes terres aujourd’hui en 2016, après plus de 40’000 années pour les plus vieilles traces sur sol australien. Les 4×4 et fusil de chasse ne font pas d’eux de vulgaires chasseurs agissant par envie de tuer ou le plaisir d’en faire un sport. Non, ils chassent pour se nourrir, respectent les traditions de leurs ancêtres et leurs parents. Sans connaitre suffisamment la culture aborigène, je peux déjà en dire que les grandes lignes me plaisent. Il y avait des milliers de tribus à travers tout le pays, presque chacune parlant son propre langage portant à plus de 2500 le nombre de dialectes. Chacune des tribus semblaient vivre avec respect l’une pour l’autre. Les échanges en nourriture étaient fréquents, se donnant les uns aux autres en fonction de celui qui en a le plus, de ce dont ils avaient besoin et en fonction des saisons et des récoltes.
Pour rebondir sur ce sujet, les saisons, Kakadu est si étendu et varié en terme de climat que, aux opposés du parc, le rythme des saisons et le type de récolte varie significativement. Proche de Pine Creek, l’environnement est assez sec, peu de terres fertiles. Vers Jabiru et en remontant sur Arhnem tout est totalement noyé sous parfois jusqu’à 10m d’eau, rendant les lieux inaccessibles. Pourtant, en saison sèche, les lieux sont humides et les terres remplies de ressources pour l’homme. Kakadu est un écosystème à lui seul mais comme tous, il est fragile et mérite que l’on en prenne soins, même si les millions de moustiques et moucherons rendent les lieux parfois insupportables.
Pour notre part, nous commençons notre visite du parc par la route du Sud et nous rendons dès notre arrivée à Gunlom. Pour y arriver, un quarantaine de kilomètres sur cette terre rouge est à parcourir. Et comme à chaque route de poussière, il n’est pas possible de faire autrement que de tout dépoussiérer à l’intérieur une fois à l’arrêt.
1 route gunlom Kakadu (4)

1 route gunlom Kakadu (1)

Mais quel plaisir en arrivant ici. La température est quasi insupportable avec certainement plus de 35°, 60% d’humidité et peu d’ombre. Donc le bassin au pied de la chute d’eau est apprécié à sa juste valeur, en plus le lieu est splendide.

2 Gunlom Kakadu (1)

2 Gunlom Kakadu (2)

2 Gunlom Kakadu (3)
Mais la plus belle partie du spectacle se trouve quelques 100m plus haut, après avoir monté les rochers abrupts menant aux bassins supérieurs. Sous un soleil de plomb et cette chaleur toujours à la limite du supportable, nous arrivons aux Upper pool, et le jeu en vaut la chadelle car le vrai spectacle est ici. Une baignade dans des bassins d’eau cristalline, entourés de roche rougeâtre et avec une vue imprenable sur la plaine du parc. La sensation est absolument splendide, nous y restons bien plus que prévu et devrons changer nos plans pour ce soir, mais cela en vaut la peine !

3 Gunlom Upper Pool Kakadu (3)

3 Gunlom Upper Pool Kakadu (6)

3 Gunlom Upper Pool Kakadu (5)
Une des éléments négatifs du parc Kakadu, à la sortie de la saison humide, c’est les moustiques. Nous en faisons l’expérience lors de notre bivouac du jour. Jimmy se lèvera le lendemain matin avec quelques 24 piqûres juste sur le dos ! Mais le camping de Mardugal nous a aussi permis de voir notre premier crocodile d’estuaire.

4 crocodile kakadu (1)

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Mardi, nous visitons le musée d’art et de vie aborigène de Cooinda. Nous y apprenons certaines choses sur cette culture et y voyons de très beaux objets de leur vie quotidienne, dont des armes de chasse.
C’est à Nourlangie que nous continuons nos visites avec pour thème, ici, The Art Rock. Les aborigènes sont connus pour leurs peintures, notamment sur les rochers. Aujourd’hui, ils ne le pratiquent plus que sur toile ou sur bois, mais jusqu’il y a une cinquantaine d’année, ils dessinaient encore sur les roches.

5 Nourlangie Kakadu (1)

5 Nourlangie Kakadu (4)
Actuellement, la saison plus fraiche qui aurait dû commencer il y a quelques semaines peine à venir. C’est donc à plus de 35° à l’ombre que nous vivons. La décision est alors prise de nous établir à Jabiru dans un camping avec piscine. C’est dans celle-ci que nous passerons tous nos après-midi, au plus chaud de la journée, afin de nous rafraichir un peu. Mais le matin, nous ferons quelques visites. Tout d’abord, Jeudi, nous allons visiter le swamp de Mamukala (marécage) dont la superficie est impressionnante. Des km2 de plaines plates totalement submergées en période de pluie par plusieurs mètre d’eau, de véritables lacs largement plus grands que le lac Léman, ceux-ci finissent par disparaitre en fin de période sèche.

6 Mamukala Kakadu (3)
Jeudi, Claire et les enfants vont se rendre à Ubirr, site aborigène par excellence dans le parc de Kakadu. Quant à moi, je reste au camping pour faire une journée sans voiture, essayer de prendre soin de mon dos qui pose toujours de sérieux soucis. Claire et les loulous prennent beaucoup de plaisir à cette visite. Déjà, le paysage est magnifique entre les roches fracturées et ces plaines de marécage verdoyant.

7 ubirr paysades kakadu (1)

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7 ubirr paysades kakadu (4)

7 ubirr paysades kakadu (3)

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Mais également, ils recevront une quantité d’informations incroyables par la visite guidée du Ranger sur l’art rupestre aborigène. Ils apprennent également un tas de choses sur les manières de vivre, leurs traditions et leur culture. Avoir un retour des enfants et de Claire fût très intéressant.

8 ubirr ranger
Malheureusement, nous sommes arrivés juste un peu trop tôt dans le parc de Kakadu. Sortant à peine de la saison humide, tous les accès et les lieux de visite ne sont pas ouverts. Nous manquons notemment les chutes de Jim Jim Falls et Twin Falls, deux attractions phares du parc. Mais ce que nous ne faisons pas ici, nous le faisons ailleurs. Et justement, comme nous sentons qu’il n’y a plus grand-chose à faire ici, nous partons à Litchfield NP pour le visiter avant notre départ à Bali, dimanche… et sur la route, nous allons voir des crocodiles à l’attaque !

2 réflexions sur “Kakadu, habité depuis plus de 20’000ans dans le respect de la nature. Du 30 mai au 2 juin 2016

    • Saison sèche mais pas saison fraîche… Plus de 35 degrés parfois, oui ! En même temps, on préfère cela que l’hiver qui perdure chez vous… L’Europe semble empêtrée dans une météo morose !
      On vous envoie du soleil et de belles énergies. Merci pour le message

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