Quand la poisse vous tient, jusqu’à Sossusvlei et même après ! Du 16 au 18 février 2017

Je vous avais laissé lors de notre dernier article au château du Baron Von Wolf, au milieu du désert du Namib, qui par ailleurs apparaît dans la série Namibia des livres d’Aldebaran, une BD fantastique que nous avions lu il y a quelques années de cela.

Nous repartons de cette endroit en début d’après-midi pour réaliser les quelques 150km qu’il nous reste à faire pour atteindre le parc de Sossusvlei. La route que nous avions faite jusque-là était correcte, il était possible de rouler à bonne allure. Sauf que depuis que nous avons quitté le village de Betta, c’est un véritable enfer que nous vivons, une route en forme de tôle ondulé dont les ondulations font près de 12 mètres de haut (non j’exagère bien entendu, mais fallait bien que je vous donne une image), une tension dans le véhicule qui met à mal les relations humaines, et une pression sur le véhicule qui est mal mené, heureusement que les paysages sont somptueux.

Mais l’idée est la suivant : soit je roule à 100km/h pour passer au-dessus de ces ondulations, soit je roule à 20 pour épouser les formes. La première option est douloureuse pour le conducteur et Rhino, la deuxième est longue et interminable. Après avoir pris quelques méchantes secouées à 100km/h lorsque les ondulations étaient si fortes que même la vitesse ne suffisait plus à ne plus trop les sentir, nous décidons de prendre notre mal en patience et de réduire la vitesse.

C’est aussi à cette instant, à une trentaine de km de Sesriem, que me vient l’idée de positionner Rhino les roues de gauche à l’extérieur de la route, le mettant à cheval au-dessus du tas de gravier que la niveleuse (pour aplatir la route) a créé. Cela semble être une bonne idée dans un premier temps, ça secoue moins. Sauf que soudain, un gros bruit se fait entendre sous le véhicule, les témoins moteur et huile s’allument sur le tableau de bord et Rhino s’arrêtent presque instantanément, le moteur ne fonctionne plus !

Je sors rapidement et vais voir sous le véhicule. Je vois de la fumée et je sens une forte odeur de carburant. J’ai peur que le feu ne prenne au niveau du pot d’échappement qui est brulant. Je réfléchis 3 secondes pour me rappeler où se trouve l’extincteur si une flamme débute. La fumée semble disparaître peu à peu et je décide d’ouvrir le capot, histoire de voir si quelque chose sort de là, mais rien ! Alors je remets le contact pour voir si quelque chose se passe, et Seb qui était sorti me dit qu’il y a du diesel qui gicle de partout. J’ai compris, on a heurté une grosse pierre avec le préfiltre Diesel et le vase décanteur a cassé. Bon, au moins la panne semble claire et j’ai de quoi réparer. Je m’enfile sous Rhino et Seb me donne un coup de main. Claire commence à couper les légumes pour le souper car ce sera bientôt l’heure du repas. Il nous faudra une vingtaine de minute pour réparer et lorsque je mets le contact, je n’ai plus de témoin allumé, le moteur redémarre et tout semble ok, ouff…..

Nous arrivons tard à Sesriem et nous nous installons au camping après que j’aie bien fait rire les réceptionnistes avec mes habits totalement tachés de graisse et autre. Mais j’ai quand même eu droit aux félicitations de l’un d’entre eux qui relevait le fait d’avoir pu réglé le problème moi-même.

Vendredi matin, nous partons à 5h30 du camping pour aller voir le lever de soleil dans le somptueux parc de Sossusvlei. Nous réalisons les 60km jusqu’au parking sans souci puisque la route à l’intérieur du parc est goudronnée. Mais arrivés au bout, nous devons prendre des navettes 4×4 pour continuer puisque tout est fait de sable. Un système de shuttle tourne en permanence et emmène les visiteurs sans 4×4 aux points de Dead Vlei et Sossusvlei. Nous sommes ni plus ni moins dans le désert le plus vieux du monde ! Et la couleur de ses dunes de sable orange est juste somptueuse. Nous restons quelques heures dans la région de Dead Vlei.

Mais la chaleur commence à venir et nous laissons Seb qui fait de la photo seul pour qu’il puisse prendre le temps. Nous arrivons au deuxième arrêt, Sossusvlei, mais restons un peu sur notre faim, car le spectacle nous semble largement plus grandiose au premier. Mais ce n’est pas grave, si le lieu est moins impressionnant, il est quand même beau et nous nous installons sous un arbre pour y prendre le gouter en compagnie de petits oiseaux pour qui nous fabriquons une auge à eau.

En revenant à Rhino, j’entreprends de nouvelles réparations sur Rhino. En roulant aussi vite sur les pistes africaines, les cailloux sont projetés à l’arrière et frappent la jupe en alu sur laquelle sont fixés les feux arrière. Cela a pour effet de déformer la plaque et les feux ne tiennent plus très bien. Aussi, l’échelle pour monter sur le toit s’est un peu décollée et les vis un peu sorties. Je fixe tout cela à la colle à pare-brise et espère que cela suffira.

Nous repartons du parc une fois Seb de retour et roulons jusqu’à Sesriem pour y manger et prendre une douche « rafraichissante ». Il fait 40° et nous subissons tous les effets de la chaleur, Jimmy en premier qui est malade depuis hier avec de la fièvre et il atteint le 39.2° ! Nous lui donnons un anti-inflammatoire et partons en direction de Walvis Bay, notre prochaine destination. Mais la route est à nouveau non asphaltée. Et cette fois-ci, on y va bien plus lentement, histoire de ne pas mettre trop à mal notre Rhino. Mais rien n’y fait, lorsque la poisse vous colle, elle vous colle et c’est tout ! Vous rappelez-vous de notre pare-brise éclaté en Afrique du Sud par une pintade ? Nous l’avions fait réparé à Bloemfontein et quelques centaines de kilomètres plus tard nous avions remarqué que de l’eau s’infiltrait en cas de pluie… on se disait que ce n’était pas trop grave car de la pluie on en avait pas beaucoup ici. Mais on avait largement sous-estimé le fait que cela pouvait être un problème de mise en œuvre et que les vibrations de la route allait tout simplement nous décoller le pare-brise !!!!! Et oui, nous avons maintenant un pare-brise qui ne tient plus que parce qu’il doit, et nous ne sommes franchement pas sûr qu’il résisterait à un freinage d’urgence.

Mais je vous l’ai dit, lorsque la poisse vous colle, elle vous colle ! Lors d’une vibration un peu plus forte que les autres, ma réparation de la fenêtre côté passager que j’avais réalisée au Lesotho a lâché et la fenêtre est tombée au fond ! Bon, on sait déjà ce qu’on fera tout à l’heure en arrivant au bivouac ! Et nous avons la chance de tomber sur un camping en rénovation dans lequel nous pouvons rester en toute sécurité, au calme pour les réparations et cela gratuitement. Avec Seb, durant que Claire prépare le souper et les enfants écrivent leur journal de bord, nous réparons tout d’abord la fenêtre mais contrairement à la réparation du Lesotho, cette fois j’ai une colle plus robuste et j’espère que cela tiendra mieux. Nous passons ensuite au pare-brise. En démontant une garniture intérieure, je vois que l’on peut accéder aux montants sur lequel la vitre est collée. On fait ce que l’on peut pour insérer le reste de colle à pare-brise que j’ai dans le tube sur une vingtaine de centimètre en-haut.

On installe également une spanset afin de sécuriser la tenue de la vitre et maintenant il ne reste plus qu’à prier pour que cela s’arrête enfin et que nous puissions arriver à Walvis Bay en un seul morceau. Et aussi, espérer que Jimmy se remette gentiment, car il est à 39° de fièvre depuis bientôt 3 jours et si cela continue jusqu’à demain, arrivée prévue à Walvis, nous devrons nous résigner à visiter un médecin !

 

2 réflexions sur “Quand la poisse vous tient, jusqu’à Sossusvlei et même après ! Du 16 au 18 février 2017

  1. Magnifique ici que ce désert du Namib, belles photos ! En dormant au camping se Sessriem vous n’avez pas eu droit à entrer avant le lever du soleil pour grimper sur la dune 45 et voir le lever du jour ? Bravo pour les réparations !

  2. J ose pas faire la blague de Carglass😂 Mais je vous tire mon chapeau pour tant de débrouillardise avec l envie de nous démontrer ces merveilleuses images qui nous font rêver bonne continuation en espérant que Jimmy aille mieux gros becs

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