Du Spitzkoppe à Windhoek. Du 22 au 25 février 2017

Cette journée de mercredi commence un peu comme beaucoup d’autres… par une panne. Pour la deuxième fois en une semaine, la batterie n’a plus assez d’énergie pour démarrer le moteur, il est donc venu le temps de la changer. En même temps, on peut aussi se dire qu’après 4ans de bons et loyaux services notre batterie a le droit de rendre l’âme.

Et pendant que je suis au garage, Claire et Seb font des courses pour ces prochains jours. Et l’accord était qu’ils m’envoient un message quand ils seraient prêts. Du coup, une fois que je finis avec les travaux je vais encore faire le plein d’essence, puis le plein d’eau en me disant que Claire et Seb n’avaient pas encore finit. Sauf qu’en arrivant au supermarché, je trouve Seb seul devant le bâtiment. Il me dit que Claire cherche un moyen de me joindre car ils ont fait zéro pointé ce matin. Ils étaient partis sans téléphone pour me joindre ni argent pour payer les courses !

Bon, une fois les courses payées et le tout rangé, nous mettons cap sur Spitzkoppe. Le Gross Spitzkoppe est le pic le plus élevé de Namibie avec 1784m. Le parc dans lequel il se trouve est géré par la communauté locale. Le constat est identique à toute la Namibie que nous avons fait jusqu’à maintenant : les prix sont élevés en comparaison au coût de la vie et il n’y a pas de politique de prix familiale. Mais le deuxième constat est le suivant : le parc du Spitzkoppe est splendide. Nous arrivons dans un décor de type Katatjutas en Australie, en plus petit certes, mais l’endroit est magique, le bar/restaurant donne l’impression d’être en vacances, le paysage est surprenant et le site de camping est perdu dans le parc donnant l’impression d’être en camping sauvage.

Nous restons encore l’entière journée de jeudi, vacillant entre farniente, bar et une petite excursion guidée dans la partie réserve du parc. Le guide nous y présente quelques peintures rupestres et nous y voyons quelques zèbres dans un joli décor de verdure.

Vendredi matin, nous repartons tôt en direction de Windhoek. C’est que Seb repart déjà demain et nous voulons être proches de l’aéroport sans être dans la ville même. Nous trouvons une lodge avec une Game Reserve privée dans laquelle Seb pourrait y voir quelques animaux locaux, ce que nous n’avions pas planifié mais qui semble parfait pour terminer cette visite Namibienne. Pour se rendre à Dusternbrook, il faut emprunter une piste de 18km et deux passages à gué avec heureusement peu d’eau ce jour-là. Sur la route, Seb y voit ses premiers Kudus, phacochères et même des girafes ; génial !

En arrivant à la Lodge, nous sommes enchantés par le lieu, par l’ambiance et cette nature luxuriante. Nous décidons de faire un écart conséquent et de passer ces dernières 24h avec Seb dans ce magnifique endroit. Et bien entendu, même si on n’est pas toujours d’accord avec cette pratique, il est dur de toujours se privé de belle chose comme une sortie 4X4 pour voir des guépards et des léopards de tout prêt, dans un enclos de la taille de deux terrains de foot, voire trois. Ces animaux sont dans presque toutes les fermes touristiques namibiennes, c’est une pratique standard ici que de détenir des félins.

C’est donc le tour que nous faisons cette après-midi. Dès que les véhicules arrivent à la porte de l’enclos des guépards, ceux-ci sont présents et attendent avec impatience l’entrée des nourrisseurs. Et là, vous auriez dû voir la tête des enfants. Leurs yeux pétillaient et leur excitation était dure à contenir. Les guépards nous suivent sur la piste 4×4 jusqu’au lieu de nourrissage.

Pendant que les guides nourrissent les félins, nous pouvons les observer à moins d’un mètre des véhicules parfois. Nous les entendons miauler tels des chats domestiques, et avons régulièrement des contacts visuels avec eux. Il faut le dire, peu importe la dimension éthique de cette pratique, nous vivons un moment splendide au contact de ces animaux mythiques des savanes africaines.

Les guépards ont un caractère assez docile. Ils ressemblent beaucoup aux chats que nous avons et se laissent très facilement approcher. Ils viennent se faire caresser vers les guides et ne présentent aucune agressivité. Ce qui n’est pas le cas du prochain pensionnaire que nous allons voir. Le léopard reste très sauvage même en captivité, et cela se voit dans ses yeux. Il ne faut donc pas sortir les bras, les mains ou la tête des véhicules. Pour l’observation, nous restons tout de même à distance, quelques mètres, même si le léopard s’approche parfois à environ deux mètres des véhicules pour obtenir de la nourriture. Un des guides dispose, en entrant dans l’enclos, de la nourriture sur un arbre. Le léopard nous fait donc profiter de ses talents de funambule. Et là encore, la similitude avec le chat est impressionnante. Agilité et mouvement sont en tout point similaire aux fidèles compagnons d’appartement. Par contre, la taille et l’agressivité du léopard n’incite pas à la caresse.

Nous sommes tous absolument enchantés de cette expérience et pouvons retourner à la lodge remplis d’émotions. Nous passons le reste de la journée en total chill-out, en décompression de ces 10 derniers jours bien rythmés. Un apéro, un peu d’internet….

8 Lodge

Ce soir, comme c’est le dernier avec Seb, nous avions planifié de manger au restaurant, une dernière folie avant qu’il ne ‘en aille. Nous mangeons à la lodge un repas délicieux dans un cadre de type colonial. Vraiment, la lodge dans laquelle nous sommes arrivés nous enchante, et elle donne envie de refaire un jour l’Afrique ainsi, logés dans ces lieux au milieu d’étendue de savane et parfois de verdure comme ici. Le seul bémol, c’est qu’en Afrique il y a des bêtes de toute sorte. Et une fois les enfants couché, Seb et moi voulions encore boire une mousse histoire de passer un peu de temps ensemble avant son départ de demain. Sauf qu’après quelques minutes, une grosse bête totalement dégueu nous passe devant les pieds. A bien l’observer, avec ses 8 pattes, son arrière-train gros comme une balle de ping-pong et des mandibules de la taille d’un javelot, on se dit avec Seb que trainé dehors en compagnie de ce bestioles ne nous dit rien de très encourageant. On finira donc nos bière debout, dans la lumière de la lampe qui claire bien le sol, et iront nous coucher plus rapidement que prévu ! (mort de rire)

Nous voilà maintenant à samedi matin, le dernier à 6 dans Rhino ! Avant de prendre la route pour l’aéroport, Seb doit encore faire sa valise, puis nous faisons un petit tour à la marre aux hippopotames de la lodge.

La route jusqu’à Windhoek se passe très bien et nous arrivons même très en avance sur l’heure prévue. On en profite pour se faire un dernier resto à l’aéroport et on savoure ces derniers instants ensembles. Il faut dire que ces 11 jours ont été intenses, vécu à un rythme soutenu, et avoir deux heures à tuer avant que Seb ne prenne son avion nous permet de redescendre et faire comme un pas de retrait nécessaire. Les journées en sa présence ont été géniales, et sa personnalité calme et positive nous a fait le plus grand bien. Si tous ces problèmes techniques étaient survenus sans sa présence, il y aurait eu comme de l’électricité dans l’air. Mais là, avec son positivisme à tout va il m’a permis de calmer le jeu, la preuve en est avec ce fou rire lors de la dernière crevaison avant Sossusvlei. Merci à lui pour cet enseignement qu’il nous a apporté par sa simple présence, en espérant en garder une fois parti.

D’ailleurs, il n’aura pas fallu longtemps pour mettre ça en pratique. Une fois les au revoirs faits, avec l’émotion nécessaire, nous partons pour Elisenheim afin de bivouaquer dans un camping avec toutes les commodités et la possibilité de tout sortir de Rhino pour un grand nettoyage. En nous garant sur la place de camping, un des pneus arrière pète et un sifflement strident se fait entendre. Très rapidement, je trouve la fuite et cela vient de la valve qui s’est éventrée. Le changement de roue se fait plutôt rapidement cette fois-ci et honnêtement je suis très content que cela soit arrivé ici, et pas 20 km plus tôt au milieu de Windhoek, une ville pas très sûre…

Voilà, finalement ce n’est pas si dur de positiver.

 

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