Un accueil Picard en Baie de Somme. Du 24 au 27 mai 2017

Nous quittons la Belgique mercredi matin sans nous en rendre compte. Imaginez, après 3 ans de formalités douanière et de tracasseries administratives qui nous aurons tout de même donné du fil à retordre certaines fois, nous nous retrouvons en France sans même avoir réalisé que nous traversions une frontière… l’impression est des plus bizarre !

Notre premier arrêt sur sol français se fait à Calais. Nous expliquons aux enfants qu’ici se trouve les ferrys et le tunnel sous la manche qui font traverser les camions en Angleterre, mais aussi des migrants qui cherchent à rejoindre une terre d’accueil plus clémente pour eux. Nous nous y arrêtons tout d’abord pour trouver des cartes SIM, une bouteille de gaz et visiter un peu cette ville. Nous profitons d’être sur un lieu d’occupation allemande pour introduire un peu la deuxième guerre mondiale à nos enfants qui n’ont pas tellement étudié ce sujet, puisque nous étions bien trop occupés à leur donner des leçons d’histoire à travers le monde. Mais cela tombe bien, car encore une fois, rien de mieux que de vivre une histoire en étant sur place. Calais fut méchamment bombardée et une partie de l’église qui vit le mariage de Charles de Gaules fut détruit. Nous visitons une partie du centre à pied puis réalisons une visite guidée du phare.

Nous mettons ensuite les voiles pour nous rendre à Cap Blanc-Nez et Cap Gris-Nez, en suivant les conseils d’une amie. Sauf que nous nous heurtons à cette sensation de pestiféré que nous sommes en camping-car, cette perte de liberté que nous ressentions en Belgique et qui nous apparait comme encore plus vrai en France. Cap Blanc-Nez est non seulement exclu aux camping-cars, du moins le stationnement se trouvant sur le site, mais en plus les véhicules les plus grands sont tout bonnement expulsé à plus de 2km du site. Il faudrait donc au minimum une heure de marche juste pour se rendre sur plus, et c’est que nenni pour nous. Je rage et décide de repartir de ce lieu ans demander à Claire qui est au téléphone. Et tant mieux car nous trouvons un peu plus loin un parking dont le stationnement n’est pas limité et donnant accès à la plage ainsi qu’une vue au pied de falaise de Cap Blanc-Nez. Mais après tout l’énervement face rejet des camping-cars, je dois à nouveau ressentir de la colère en arrivant sur le stationnement. Quatre camping-cars sont déjà présents et stationnent comme des cons, en laissant un mètre cinquante entre eux et sortant table et chaises pour boire l’apéro !!! Ce n’est pas un camping, bordel, prenez vos chaises à la plage et parquez serrés. En agissant ainsi, il est forcé que ce parking devienne aussi interdit aux grands véhicules !

Bref, nous stationnons et nous rendons sur la plage, superbe. Nous prenons beaucoup de plaisir et de temps. Tellement de plaisir que nous ne voyons pas l’heure passer, il est déjà 16h50 et avions rendez-vous à 17h à 110km de là ! Bon, au moins, nous nous sommes éclatés.

Nous arrivons le soir à Estrées-les-Crécy dans la soirée et sommes donc reçu ici par Gérald, Emmanuelle, Coralie et Emmie. Cette famille picard souhaite un jour faire un voyage de plusieurs mois et suis notre blog depuis les Amériques. Sachant que nous réalisions un tour d’Europe, elle nous a généreusement proposé de stationner Rhino chez eux, et nous c’est le genre de rencontre que l’on aime. Alors autant vous dire, la Picardie, le Nord-Pas-de-Calais, les ch’tits, ce ne sont pas des bobards, les gens y ont la main sur le cœur.

Nous allons passer trois jours chez eux à un rythme de folie culinaire et une descente peu modérée… les gens du Nord sont des bons vivants, des gens de la terre, les deux pieds fermement posés au sol. Ils travaillent leurs produits, savent prendre un cochon de la ferme et en faire quelque chose. Notre premier repas sera donc du produit purement local, travaillé à quelques centaines de mètres de chez eux. Gérald nous sert son pâté maison et de splendides côtelettes qu’il a bouchoyé lui-même.

Jeudi, Gérald et Emmanuelle nous proposent de partir visiter la baie de Somme, notamment Saint-Valéry et le Crotoy. Nous partons avec leurs véhicules dont notamment les enfants dans le coffre du C15… Le coup d’œil sur place vaut le déplacement et mérite que l’on s’y attarde un peu. A marée haute ou basse, le décor n’est plus le même, ce serait donc dommage d’en louper l’un ou l’autre. Nous commençons par Sait-Valéry en marée haute. Nous nous promenons sur la rive par les pavés, puis le sable pour terminer dans la boue… oups, ça ne devait pas être le meilleur chemin.

Depuis notre retour en Europe, nous avons du soleil, du soleil et encore su soleil. Aujourd’hui ne fait pas exception à la règle et nous cogne avec force, un pur bonheur pour visiter cette région. Vraiment, nous apprécions ce côté Sud de la baie.

Au départ de Saint-Valéry, nous avons faim et la cabane à frite va nous permettre de gouter le fameux « américain fricadelle ». Une baguette ouverte, des frites et une saucisse à l’intérieur. Un plat super simple, super pas des plus sains, mais super bon ! On vous l’a dit, en Picardie on a rempli nos estomacs plus que de raison…

Nous allons ensuite sur le Crotoy, sur la rive Nord de la baie. Le village y est plus typique à mon goût, avec plus de caractère. Une place du village au bord de l’eau, un groupe de musiciens de rue, et de nombreux petits restaurants de fruits de mers. L’ambiance y est familiale et détendue. Avec la chaleur qu’il fait, nous profitons de la plage pour aller tremper nos jambes dans l’eau. Mais attention, ici, dans la baie de Somme, les courants sont violents et demande une certaine force pour rester debout. Alors autant rester très proche du bord pour les plus petits.

La région est très touristique en tout temps, alors en week-end prolongé comme celui-ci je vous laisse imaginer le monde qu’il pouvait y avoir. Et avec cela, nous découvrons un spectacle que je qualifierais presque de choquant. Nous prenons conscience, encore plus, de la pléthore de camping-car qui engorge les lieux touristiques d’Europe. Comme je le disais dans l’article précédent, le camping-car était une liberté durant notre voyage, je le vois plus comme une contrainte en France. Au Crotoy, nous découvrons ce que nous lisions parfois sur les pages de camping-caristes, les boites à sardine pour véhicules d’habitation. Bon, c’est un avis personnel et peut-être que certains me lisent alors qu’ils y étaient, mais comprenons qu’après trois ans à bénéficier du plus grand jardin du monde, le parking du Crotoy semble aux antipodes de la liberté.

6 camping crotoy

Vendredi, nous allons rester un peu plus calmes, à nous remettre de nos coups de soleil de la veille. Nous allons aussi faire un peu connaissance de la région de Crécy. Nous allons notamment boire le café au restaurant où se rend régulièrement Gérald, nous faisons un tour en C15 dans les champs et dans les jolis villages, prenons simplement le temps de vivre le lieu sous un soleil à nouveau radieux.

Tout naturellement, de nouvelles personnes s’ajoutent au groupe. JB et son amie, Xavier et Pierrette, tous voisins de Gérald et Emmanuelle se retrouvent autour de la table de nos hôtes. A la façon Picard, nous prenons l’apéro et échangeons sur nos cultures si différentes et si proche en même temps. Nous allons vraiment vivre durant cette journée l’ambiance du Nord. Si l’apéro et le repas se font chez Gérald et Emmanuelle, le reste de la soirée se termine chez Xavier et Pierrette avec quelques parties de fléchettes et quelques verres supplémentaires… moi je dis que fort heureusement nous ne restons que trois nuits, non pas pour le gens que nous rencontrons, au contraire, mais bien pour éviter de devoir changer toute notre garde-robe avant de rentrer en Suisse. Bon, au moins nous avons passé une superbe soirée.

C’est donc samedi matin que nous repartons d’Estrées-les-Crécy en direction de la Normandie. Nous remercions chaleureusement Gérald, Emmanuelle, Coralie et Emmie pour leur accueil extraordinaire. Nous avons passé d’excellents moments ici et on va s’en rappeler longtemps. Nous remercions les personnes du coin, les voisins pour leur gentillesse. Et qui sait, peut-être que la prochaine fois c’est nous qui accueillerons la famille d’Emmanuelle lorsqu’il prendront la route pour leur voyage à eux.

9 ensemble

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s