Ottawa et Algonquin, les deux ont tournés court… Du 09.08 au 11.08.2014

A la suite de la sucrerie, nous sommes partis pour Ottawa, la Capitale. Nous y allions juste pour son musée des civilisations. Mais en réalité, nous aurions pu y passer plus de temps, car les bâtiments historiques et de gouts y sont nombreux. Vraiment, la ville m’a charmée par l’architecture des vieux bâtiments du parlement et de la banque du canada par exemple. Mais il faut dire que nous étions un peu dans la précipitation. Après avoir trainassé le matin tellement nous étions bien à Rigaud, nous sommes arrivés très tardivement dans la ville, trop pour profiter réaliser des visites correctes. Et comme nous l’avions dit auparavant, les villes ne nous attirent que très peu, nous ne voulions donc pas y passer la nuit.

Arrivé au musée des civilisations, nous apprenons qu’il y aura un événement qui bloquera la rue (longue de plus d’un km) dès 18h, heure de la fermeture et ce jusqu’à 24h au moins. Il nous restait don 2h45 pour faire la visite et quitter les environs. Les enfants ont profité de la première heure. Une partie du musée leur est dédié. Très bien fait, ils se dirigent au travers de diverse activités accompagnés de leur passeport fictif qu’ils font tamponner dans divers lieux et pays. Ils ont d’ailleurs pu écrire leur nom en Egyptien du temps des pharaons.

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La deuxième partie s’est déroulée un peu bizarrement pour moi. Nous avions parqué Rhino sur un parking McDo pour ne pas payer 20$ et ne pas nous retrouver à 5km de là. Après environ 1h30, je ne me sentais plus du tout tranquille et comme nous avons décidé de nous fier à nos instincts, nous sommes retournés après un peu plus de 2h de visite à notre maison. Rhino était là, tout beau et en attente de notre retour. Mais qui sait si nous avion attendu plus longtemps…

Notre regret en quittant Ottawa c’est de ne pas avoir pris 1 jour entier pour en faire sa visite. Mais c’est ainsi et j’avoue que j’étais très fatigué. Nous devions commencer notre traversée des plaines mardi ou mercredi matin. 3500 km que nous espérons faire sur 8-10 jours, escales comprises. J’avais, de ce fait, émit à Claire mon besoin de bien me reposer avant de prendre la route. Nous avons ainsi décidé de nous y rendre dimanche midi après une escale dodo à Eganville, où un chouette bivouac nous attendait sur la place en contre-bas de l’église. A recommander !

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Nous sommes arrivés comme prévu et nous sommes régalé d’un après-midi soleil au bord d’un petit lac (Mew Lake) où nous nous sommes baigné, avons joué au foot et profité de faire bronzette ! Mais en soirée, les inquiétudes sont arrivées… Jimmy s’est plaint soudainement de douleur au genou, durant l’après-midi, mais rien n’était perceptible. Et le soir, une rougeur est apparue. Nous pensions qu’il s’agissait d’une bête contusion, mais redoutions une infection. Nous avons pris la Co-Amoxicilline (antibiotique) et lui avons administré une première dose. Nous ne pensions guère qu’il soit indispensable de le faire mais avions la crainte que cela ne se développe, surtout que nous ne connaissions pas le dispensaire le plus proche et que les bureaux étaient fermés… Le lendemain, la rougeur a continué à grossir et semblait devenir chaude. Je lui ai donc remis une deuxième dose de Co-Amoxicilline et avons débuté le rangement et la préparation de Rhino pour le départ à Huntsville, ville conseillée par les employés du parc, et avons rejoint le lieu dans l’après-midi….

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La sucrerie des montagnes. Du 08 au 09.08.2014

Après un peu de route depuis la ville de Québec, nous sommes arrivés à Rigaud. Là, nous devions nous rendre à la cabane à sucre que Nath et Jean (voyageurs retraités) avaient beaucoup apprécié lors de leur passage. Mais ne sachant pas exactement la route à prendre, nous faisons halte à l’info touristique. Lorsque nous leur parlons de cette cabane, ils nous répondent qu’ils ne savent pas trop, qu’elle est sûrement fermée et que de toute manière, ce n’est qu’un restaurant et qu’il n’y a rien d’autre à faire que manger. Là, je bouillonne et me dis qu’on a encore beaucoup de chose à apprendre. Par ex, bien se renseigner avant de nous rendre quelque part (nous referons cette faute à plusieurs reprises encore).

Dans mon élan habituel, je me dis « merde, on se tire de là et on continue notre route ». Heureusement, j’ai pris mon penchant Zen avec moi en voyage, soit mon épouse ! Elle demande à l’agente touristique de téléphoner à cette cabane et voir s’ils sont ouverts et si nous pouvons nous rendre vers eux et passer la nuit avec Rhino sur leur stationnement. Bingo, tout est ok.

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Nous arrivons donc 10 minutes plus tard et la patience de Claire est à nouveau récompensée. Cette cabane à sucre est un véritable havre de paix qui s’est arrêté au 19ème et début du 20ème siècle. Juché sur une colline et au milieu d’une énorme forêt d’érables, là même où ils récoltent leur sève pour en faire du sirop et toutes sortes de produits dérivés, ce lieu est tenu par deux personnes aux airs très charmants. Si nous avons rencontré le fils, de qui une amabilité déconcertante m’a sauté aux yeux, le père nous a été conté par les 2 employés présents ce soir-là. Il semblerait que si vous mettez un jour votre pied dans cette « entreprise », vous souhaitez ne jamais la quitter, tant les tenanciers sont agréables et justes. En tous les cas, cela s’en ressent dans le service. Il fut très jovial et proche de la clientèle. Notre menu du soir aura été excellent et largement suffisant pour toute la famille. Si le repas est à un prix correct pour les adultes (45$ entré-plats-dessert + eau et café), il l’est encore plus pour les enfants qui ne paient pas grand-chose en rapport du prix adulte (15$ pour les 2 grands et 10 pour la petite), en gros le prix d’un menu enfants spaghetti sauce tomate. Nous sommes même repartis avec 5 crêpes pour le déjeuner du matin.

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Mais attention, nous sommes arrivés au mois d’aout, au moment où la cabane ne tourne que pour les touristes. Si vous débarquez de février à avril, il semblerait que cela se passe moins bien. Apparemment, à lire les commentaires type TripAdvisor, les locaux ne sont pas du tout satisfaits et les touristes, pour certains, non plus. Pas étonnant quand vous savez qu’ils peuvent servir jusqu’à 1800 repas par diner. Nous, nous avons eu la chance d’arriver un jour calme, le restaurant remplis de 30 personnes environ. Les serveurs étaient très disponibles et ont passés quelques instants à jaser avec nous autres !

En plus, le coin était très agréable pour dormir. Nous étions au calme et le lendemain matin nous sommes allés acheter du pain (du VRAI) cuit au feu de bois, quel délice.

Nous sommes contents d’y avoir été et avons découvert succinctement la fabrication du sirop d’érable et ses dérivés ainsi que la vie des deux sites des cabanes à sucre de Pierre et son fils.

 

 

Quentin, le retour, mais avec sa famille. Du 6 au 8 aout 2014

Mercredi au soir, nous avions rendez-vous avec Quentin, un belge que nous avions rencontré à Halifax et qui devait récupérer son camping-car en même temps que nous.

Nous nous sommes donc retrouvés au parc Montmorency. Peu propice aux bivouacs, nous sommes alors partis à la recherche d’un meilleur lieu. Le parking du club de golf de Boischatel fut, à ce titre, très accueillant. Nous avons profité de sortir le grill extérieur et fais grillé du saumon (il était entier, je l’ai donc découpé avant) que Quentin et Mano avaient emmené. Les enfants, eux, ont joué longtemps ensemble (les 5 leurs plus les 3 nôtres, c’était animé :-P). Les adultes ont profité de jaser (parler en québécois) quelque peu et ceci jusqu’à 3h du matin… Une constatation est à faire après cette deuxième rencontre de voyageurs (la première s’est faite à Moncton avec Stéphane et Anne). Dans nos situations, là où les rencontres sont brèves, les façades tombent très rapidement. Très vite, vous partez vers l’essentiel de la discussion et évitez tout genre de tabou. Nous nous sommes d’ailleurs trouvé quelques correspondances assez soutenues (scolarité Waldorf Steiner pour nos enfants, métier correspondants, événements de vie, etc.).

Quentin

Le lendemain, jeudi, le temps était fort maussade en matinée. Nous sommes restés un moment sur le parking, mais pas trop longtemps non plus. A 10h, un employé du golf nous a dit tout gêné : « je ne peux pas vous laisser stationner ici tout le jour, mes patrons m’envoient vous demander de quitter l’endroit ». Lorsque je lui ai dit que nous comprenions complètement et qu’il n’avait pas à être gêné, il a retrouvé le sourire et nous a dit : « nous ne sommes pas à la minute, finissez votre déjeuner quand même ».

Le reste de la journée fut à l’image du temps. J’imagine que dormir 4h ne suffit pas, nous devions sûrement être un peu fatigués. Nous avons, malgré tout, fait les chutes du parc Montmorency (gratuites) et mangé un dahl dans le parc. La journée s’est ensuite déroulée dans une buanderie pour faire les grands nettoyages. 7 machines de linge (habits et literie), 7 sécheuses, 32 dollars de dépensé. Mais que cela fait du bien d’avoir tout qui est propre et qui sent bon, y compris Rhino que j’avais nettoyé le matin.

Vers 21h, le tout terminé, nous sommes partis autour du vieux Québec pour trouver un stationnement pour la nuit. Et là, le ras-le-bol est monté et l’envie de quitter cette région est devenue irrémédiable. Le Québec est une machine à fric (en-dehors de sa beauté et de la qualité des gens qui y habitent). Tout est question d’argent ! Quoi que vous souhaitiez faire ici, vous êtes obligé de sortir le porte-monnaie. Et que l’on soit clair, cela est l’avis de tous les voyageurs avec qui j’ai discuté. Alors, quand vous cherchez un stationnement à passé 21h, et que le seul qui accepte les camping-cars demande 65$ pour 24h, la coupe déborde ! Nous avons finalement roulé 20min pour sortir de la ville et avons stationné devant une municipalité. A cet endroit, nous nous sommes fait chasser comme des malpropres à 5h45 du matin. Mano et moi avons déplacé nos véhicules sans réveiller personne, car nous avions repéré un endroit peu éloigné où nous pourrions terminer la nuit.

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C’est définitif, nous avons décidé de prendre juste 2h pour nous rendre au vieux Québec, puis nous reprendrons la route jusqu’à Rigaud et ensuite le parc Algonquin sans nous arrêter à Montréal. Les villes ne nous attirent pas vraiment et la surdose de choses à payer a tourné en overdose.

Nous sommes quand même contents de nous être arrêtés dans le Vieux Québec. Cette partie de la ville est somptueuse. De nuit, elle nous avait donné son côté mystérieux, joyeux et remplie de vie. De jour, elle devient, évidemment, très touristique et les rues du Vieux Québec sont remplies de souvenirs, cafés et animations pour touristes. Mais l’architecture et l’ambiance qui y règne l’explique. Nous avons beaucoup apprécié l’aspect visuel est historique de ce lieu. D’ailleurs, en 2008, de nouvelles fouilles archéologiques ont mis à jour une partie du château des gouverneurs de la Nouvelle-France, territoire de Québec qui appartenait aux rois de France. Depuis 2010, celle-ci sont accessibles au public.

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Vers 13h, nous avons plié bagages et sommes partis pour la cabane à sucre de Rigaud. Ici, une belle surprise nous attendait !