Gaspésie – Côte Nord Du 31.7 au 02.08.2014

 

Nous quittons le parc national (PN) Forillon jeudi matin, 31 juillet, veille de la fête nationale en Suisse. Mais avant ça, les enfants ont reçu leur première médaille d’explorateur protecteur de la nature. Dans tous les PN, les enfants jusqu’à 12 ans peuvent retirer un livre d’explorateur et remplir une dizaine de missions subdivisées en de petites activités de découvertes, créations et imaginations. Les voici donc protecteurs de la nature canadienne.

Nous prenons la route en direction de Ste-Anne les monts. Rappelez-vous, nous étions déçus par la côte Sud de la Gaspésie… Le Nord ne correspond en rien à sa petite sœur du Sud ! Des routes et paysages vallonnés, de belles plages et des tombants arrivants en mer. Il n’y a pas de comparaison possible. Si c’était à refaire, nous ne ferions que cette région de la Gaspésie.

Route forillon ste anne

Arrivés à Ste-Anne des monts, nous allons visiter Exploramer. Cette petite bâtisse recèle bien plus de trésors qu’on ne pourrait l’imaginer, c’est en réalité une exposition sous-marine décrivant et montrant les espèces marine présente dans le Golf du St-Laurent. Mais attention, celui qui souhaiterait s’y rendre devra faire la visite guidée et la partie tactile de celle-ci. Nous y recevons de nombreuses informations et pouvons toucher divers organismes marins tels que des crabes, homards, étoiles de mer, etc.

Fini la visite, nous restons quelques temps sur site pour laisser les enfants s’amuser sur la place de jeu adjacente. C’est là qu’une personne commence à nous parler et de s’intéresser à notre véhicule. Son épouse nous rejoint et un autre couple s’arrête aussi. Tous québécois, ils resteront pendant 1h30 à discuter (faire un jazz, comme ils le disent) avec nous à partager leurs expériences et conseils sur le Québec. J’y ai appris que chez eux un éthylomètre se nommait un ivressomètre ! D’autres mots, que vous connaissez peut-être déjà, nous font aussi sourire : Présentement = actuellement ; Dispendieux = Cher ; Gosses = Testicules ; Mais aussi de nombreux mots, dans une même phrase, peuvent venir de l’anglais.

ExploraMer

Après cette discussion, nous reprenons la route pour Matane, ville offrant de nombreux commerces et, aussi, un Ferry pour traverser le fleuve du St-Laurent. Avant de faire des achats, nous allons à la gare maritime pour voir s’ils n’auraient pas eu une annulation car les Ferrys seraient plein jusqu’à dimanche (nous sommes toujours jeudi). Ils nous proposent, alors, de dormir dans notre Rhino dans la file d’attente des « sans réservation » en espérant pouvoir rentrer dans celui de 5h30 ou 11h du matin, si quelqu’un ne se présente pas, ce qui est fréquent. Nous sommes donc sur ce quai et attendons le verdict du matin.

Eh bien ce ne sera pas pour celui de 5h30. Nous étions après 4 voitures et 2 camions. Maintenant, ne reste plus qu’un camion devant nous. D’ailleurs, maintenant que j’y pense, nous sommes le 1er aout. Nous souhaitons une belle fête nationale à nos compatriotes et surtout un bon jour de congé !

Nous attendons le ferry de 11h pour Baie-Comeau en jouant sur le parking et en faisant nos séances de fitness (oui oui, sur le parking !). Lorsqu’est venu le temps de charger, ils rentrent déjà toutes les réservations, puis est venu le temps des « sans ». L’employé de quai vient vers nous, le conducteur de la caravane en 2ème position et moi, et dit à celui-ci qu’il peut charger sa roulotte… ! – « Et nous, lui dis-je !? » – « On verra s’il y a encore de la place ! ». – « Mais c’est pas cool, nous étions les premiers des viennent ensuite » (j’ai dû souffler de longues respirations avant de parler pour ne pas nous griller définitivement nos chances) – « C’est comme ça, mon collègue à l’intérieur décide selon la disposition à l’intérieur. Mais vous devriez pouvoir charger. » 3 minutes plus tard nous finissons par charger notre Rhino sur le ferry, mais le coup de sueur nous a tout de même laissé tout penaud. Il faut dire que la traversée suivante était à 17h.

Matane, l'attente

Nous sommes maintenant sur la côte nord et nous rendons à Bergeronnes. Là, une superbe place d’aire de jeu en plein air. Possibilité de stationner face à la mer et ainsi observer les baleines. Nous y verrons d’ailleurs de multiples jets de celles-ci, mais trop loin pour voir la baleine elle-même.  Un peu plus tard, nous pourrons observer un Beluga. Il est très repérable dans la mer par sa couleur blanc neige immaculée. Par hasard, il s’est trouvé que Bergeronnes avait, ce jour-là, une fête sur cette place. Malheureusement, trop de bruit pour y dormir et ceux-ci demandait 15$ par entrée. Nous sommes donc partis un peu plus loin sur le parking de Archéo-topo, bivouac gratuit. Nous avons même eu un petit feu d’artifice pour notre 1er Aout à nous.

Le lendemain, nous nous arrêtons pour acheter 5 croissants, par plaisir, dans une boulangerie artisanale. « Ça fera 12,50$ s’il vous plait ». Oui, vous avez certainement eu la même réaction que moi, 12,50$ !!!

Mais à partir de cet instant, cette journée sera décrite dans notre prochain article : Notre première journée de galère…

 

Une moitié de la Gaspésie… et c’est tout ! Du 27 au 31 juillet 2014

 

Dimanche 27 juillet, nous nous réveillons à Cascapédia St-Jules au bord de la rivière après une nuit un peu mouvementée. Samedi soir aidant, j’imagine, une bande de jeune est venu boire sous le pont à quelques 50m de notre Rhino. Ce fut très bruyant, mais heureusement que de rire et de parole. J’eu douté un instant que la beuverie finisse en bêtise contre notre maison, mais que nenni… Nous prenons donc la route au matin pour nous rendre à Percé. Les paysages n’ont pas été extraordinaires. Mais ponctuellement ils valaient la peine de s’arrêter au bord de la route.

Nous avons fait un stop à Hope. Là, se trouve le sentier de pointe des corbeaux. D’une longueur de 1,6km aller, il est très joli et offre une bonne possibilité de se dégourdir les jambes au milieu d’une journée de route. La plage avec son parking offre un bivouac possible et se trouvent des tables de pique-nique.

Hope

A Grande Rivière, une air avec dump et eau bien pratique pour vidanger Rhino et faire le plein d’eau potable. Les enfants auront profité du petit parc de jeu avec petite piscine gratuite.

Grande Rivière

Et nous voilà arrivés au Rocher Percé… C’est un lieu très connu en Gaspésie pour son rocher au milieu de l’eau et son trou… c’est tout ! Nous sommes un peu déçu de cet endroit car il y en a tant ailleurs dans le monde et de plus la ville de percé n’est qu’attrape touriste. Si ce n’est pas à déconseiller non plus, se fut tout de même là que nous avons réalisé que la boucle de 900km que représente la Gaspésie n’en vaut finalement pas tant la peine que cela. Enfin, attendons de faire la rive Nord…

Au parc national Forillon, comme pour la Baie de Fundy, le camping est super, les services sont bons et la nature y est très belle. Nous y voyons nos premiers castors en plein travail sur leur barrage, nous croisons un porc-épic à 3m de nous durant une balade et voyons des phoques, une demi-douzaine, à quelque 60m du rivage. Ces instants magique au milieu de la nature sont, sans aucun doute, ce que nous étions venus chercher dans ce tour du monde. Eh bien disons que cela commence plutôt bien de ce côté-là !

Forillon

Forillon2

Je tenais, à l’inverse de la déception gaspésienne, à relever la gentillesse des Québécois. Ils sont incroyablement accueillants, ils s’excusent lorsqu’ils ne savent pas nous expliquer une route, sourient lorsque l’on s’approche d’eux. Un monsieur nous a même offert un système pour sortir Rhino de la boue, bien compact, et simplement car il pensait qu’on en aurait plus besoin que lui ! Nous nous sommes aussi fait offrir une bière sur une plage de galets, car les gens aimaient le fait que nous venions d’Europe… Il faut dire que notre Rhino attire les Canadiens. Nous avons chaque jour des contacts avec des curieux qui s’intéressent au véhicule et qui finissent par s’émerveiller de notre projet. En contact humain et avec la nature des parcs, ce voyage est pour l’instant une réussite.

 

Campbellton… les rangements, puis, la Gaspésie. Du 24 au 28.7.14

Nous avons repris la route Jeudi matin depuis Moncton en direction de Campbellton pour un Bivouac superbe au bord de la mer, gratuit et facile d’accès. La fatigue et le manque de repères n’est pas facile à gérer, nous nous réjouissons d’arriver à Campbellton et de continuer l’aventure sur un rythme un peu moins élevé.

Sur la route menant à cette ville, les paysages furent quelque peu ennuyants. La plus part du temps, ils sont fait d’épaisses forets qui limite la vue à aux longues lignes droites de la TransCanada. Mais arrivés sur la côte Atlantique, la mer a égaillée la conduite et lorsque nous nous sommes arrêtés à New Mills pour manger, la plage de caillou qui nous a accueilli nous a donné beaucoup de plaisir. Le paysage était superbe et la température était idéale.

New Mills

Toutefois, c’est une fois parqué sur le site de bivouac conseillé par Stéphane (rencontré à Moncton) que nous sommes rentrés dans le voyage, le rêve et la découverte. Une aire en bord d’Océan, dans la baie-des-chaleurs, avec une vue fantastique pour passer les deux nuits suivantes. Le jeudi soir nous avons simplement profité de nous reposer de la route faite la journée. Le lendemain, nous avons tout sorti des placards, du double fond et avons profité de tout réorganiser les espaces. En ayant vécu dans Rhino une semaine durant, nous avons remarqué qu’un ajustage du rangement était nécessaire. Mais aussi, nous avons profité du jouer au criket indien et avons fait voler le cerf-volant pour la première fois. Merci Tantine, il vole super bien.

Campbelton1

Campbelton2

Nous avons continué notre route samedi pour nous rendre en Gaspésie. Sans trop savoir exactement ce qui nous y attends et ce que nous allons réellement faire sur place, nous avançons à tâtons et continuons à prendre nos marque dans ces paysages qui ressemblent drôlement à la Suisse, les côtes en plus.

A Miguasha, se trouve un parc national où les fossiles des poissons de l’ère dévonienne. Ici, sur la plaque Euraméricaine (il y a 380 mio d’années) vivait toutes les espèces de poissons (une seule à part) de cette ère. En 2010, fut découvert l’Elpistostège, poisson doté de 4 nageoires (début des tétrapodes) ainsi que d’un double système respiratoire fait de branchies et de poumons. C’est le premier découvert apporte une grande réponse au défenseur de la théorie de l’évolution. La visite guidée était très intéressante pour les enfants.

Miguasha

L’après-midi, nous avons repris la route pour Cascapédia St-Jules, sans trop savoir ce que nous y trouverions (sauf sa rivière dont on avait lu l’existence). Eh bien l’endroit fut extra pour passer le reste de la journée à se baigner en remontant la rivière à pied et se laissant redescendre avec le courant relativement fort (peut-être 7 à 10km/h). Aussi, c’est un endroit propice au bivouac avec Rhino, car il semble calme et aucune interdiction n’est affichée.

Cascapédia St-Jules

Nous profitons, ici, de transmettre de belles salutations à nos proches et lecteurs.

A bientôt sur la toile !