Bogota, la redoutée ! Du 20 au 24 mai 2015

Bogota….. Dangereuse, pleine de circulation, pollution, drogue, Colombie, Pablo Escobar, FARC ! Voici, avant de se rendre à Bogota, certaines associations qui peuvent venir à l’esprit. Beaucoup sont fausses depuis toujours, à l’image de Pablo Escobar qui ne fut pas dans la capital mais à Medellin, ou encore les FARC qui se situent dans les montagnes. Pour l’un comme pour l’autre, c’est comme si vous associiez des faits de Paris et de Marseille (sacrilège me direz-vous). Pour les autres points comme la dangerosité, la circulation ou la pollution, cela était vrai il y a encore 10 ans. Mais depuis, ses citoyens ont acquis une conscience civique en ce qui concerne la violence et la ville a mis en place tout un réseau de transport publique qui désengorge passablement le centre-ville et ses alentours. Donc, ne reste plus que l’association faite avec les mots drogue et Colombie. Le premier n’est ni plus ni moins qu’une réalité que l’on retrouve dans toutes les villes. En 24h, j’ai pu y voir 1 échange, un homme roulant son pétard et quelques personnes un peu stones. Mais est-ce que je vous dirais autre chose dans une autre grande ville européenne… Donc, la seule association que je vais pouvoir nommé dans l’affirmatif est : « Colombie ». Et oui, Bogota est la capitale de ce pays, mais là je ne vous apprends surement rien. Tout cela, ce n’est qu’après y avoir été que nous pouvons le dire, lorsque nous arrivons, les préjugés sont encore là.

En entrant dans la ville, nous sommes excités à l’idée de nous retrouver dans cette ville mythique et un peu méfiant avec les idées que nous en avons. Bogota est une ville dont on parle et dont on a beaucoup entendu parler. La tension des craintes s’estompe très vite en constatant que Bogota est finalement, surtout en arrivant de Zipaquira, une grande ville avec des immeubles et des gens qui s’y déplacent. Les rues sont assez propres et le gens souriant, à l’image du reste du pays. Nous commençons notre séjour ici par des détails techniques. Un bref passage au garage Iveco-Navitrans nous pemet d’éteindre le témoin de vidange (oublié par Iveco au Costa Rica) et comprendre pourquoi le côté droit des feux de croisement s’éteint après 2 secondes. Puis, ensuite, nous trouvons enfin une station de remplissage de gaz, pas facile en Colombie, la plupart des stations n’étant que des échanges de bouteilles. Mais nous sommes pleins et avons environ pour 3 mois d’autonomie avec 2 bouteilles de 9kg. Pour terminer nos démarches techniques, nous faisons changer nos pneus qui nous ont accompagné durant 40’000km. Nous avons, maintenant, des pneus de conception française (Michelin) fabriqués en Pologne en mars 2015, livrés et posés en Colombie sur un véhicule immatriculé en Suisse dont la cellule posée sur un porteur Iveco italien a été fabriquée en Allemagne. Il me semble que le terme exact est mondialisation.

1 PNEUS

Cela fait, nous roulons en direction d’un bivouac qui nous avait été donné par d’autres voyageurs et se trouvant proche de tous les points les plus touristiques de la ville. Nous nous retrouvons alors au coin de la calle 18 et la carrera 4, au milieu des immeubles, dans un parking gardé 24h/24.

2 immeuble

Ce bivouac est, en effet, idéalement placé. Nous commençons alors les visites et nous dirigeons en premier dans la Candelaria. Ce quartier réputé pour ses couleurs, ses graffitis, son ambiance jeune et parfois bobo, ne ment pas sur ce qu’on dit de lui. Nous apprécions beaucoup déambuler dans ce quartier en admirant les couleurs des maisons, parfois recouvertes de dessin au spray… et profitons d’une petite aire de sport pour nous défouler un peu !

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Mais le plus incroyable aura été de trouver une boulangerie tenue par un suisse et qui faisait du pain aux graines et des Bretzels comme chez nous, quel régal !

4 boulangerie

Le lendemain, vendredi, nous partons à la visite du musée de l’or, un incontournable ici à Bogota. Ce serait le musée où il s’y trouve le plus grand nombre d’objets d’or de toutes époques. Vrai ou pas, il y en a bien assez pour ressortir de là avec la vision des couleurs déformée et teintée de jaune ! En plus, chacune des pièces est mise en valeur. La mise en scène sur fond tantôt blanc, tantôt noir, fait ressortir le métal doré.

5 Or (1) 5 Or (12) 5 Or (10) 5 Or (6) 5 Or (5)

Nous allons, également, de notre petit bonhomme de chemin en nous arrêtant de temps à autre pour boire un café dans de petits endroits comme le café Berlin, ayant pris ce nom simplement car il se trouve à côté d’une école de langue allemande. Ce sont ce genre de moments sympathiques qui font prendre la mesure de l’ambiance de la ville.

6 Cafe

Puis, nous enchainons avec l’ascension du Moncerrate, colline dominant la ville de Bogota et offrant une vue incroyable de son étendue. La montée ne fut pas très physique car de gentils suisses ($) sont venus y installer un télécabine et un téléférique. Aux bons souvenirs de chez nous, nous commençons à chanter « ds’Berner Oberland isch schön », que les enfants avaient appris pour leur camp de ski l’année dernière, et cela à bien fait rire les colombiens présents dans la cabine.

Moncerrate est superbe pour tout ce qu’il offre, que ce soit son jardin à l’attente de la cabine montante, son voyage en télécabine, son espace de détente à son sommet ou encore la vue sur la ville. C’est une attraction pas bon marché mais qui en vaut le coup d’œil.

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Mais pour sentir la vie de Bogota, il faut autre chose que des visites touristiques. C’est pour cela que, samedi, nous partons à la visite des différents lieux de la vie quotidienne des locaux. Tout d’abord, nous commençons par le parc Simon Bolivar, une immense étendue verte avec petits lacs et, surtout, une partie entièrement dédiée aux sports. Une piste de patinage de vitesse, des terrains de beach-volley, de football, de hockey sur terre, etc. Le parc grouille de monde et l’ambiance est agréable à sentir.

8a simon bolivar

Nous continuons à déambuler dans la ville de Bogota au travers des quartiers de Chapinero et à nouveau La Candelaria. Dans le premier, c’est une vie citadine et des décors de ville que l’on pourrait retrouver chez nous, avec les bâtiments en brique apparentes à la façon ouvrière.

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Et dans La Candelaria, c’est toujours plein de couleurs et très proche se trouve le musée militaire que nous faisons juste Jimmy et moi.

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Nous terminons cette journée et ce séjour à Bogota en visitant la carrera 7, de nuit. Nous y trouvons des artistes de rue et des marchands ambulants, une ambiance agréable !

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Donc, au final, plus besoin de redouter ni Bogota, ni la Colombie dans son ensemble. S’il y a encore quelques rares endroits contrôlés par le FARC et la LNM, la Colombie offre tant de plaisirs et de sécurité qu’il serait bien bête de se priver de le visiter une jour !

 

La Cathédrale de Sel de Zipaquira, hallucinant ! Du 17 au 20 mai 2015

Il y a bien une chose qui revient constamment dans ce tour du monde, c’est le besoin de reprendre la route après s’être établi quelques temps dans un lieu. Malgré le coup de cœur pour Villa de Leyva, c’est avec plaisir, aussi, que nous continuons notre bonhomme de chemin, et ceci en direction de Raquira.

Ici, tout tourne autour de la poterie. C’est un lieu dédié au tourisme les fins de semaine ainsi que les jours fériés colombiens. Et ce dimanche, c’est un doux mélange des deux puisque les locaux ont un week-end prolongé le lundi, mais personne n’a su me dire pour quelle raison, étonnant non ? Donc, les rues de Raquira sont blindées, noires de monde. Mais peu importe, nous avons l’impression d’être au milieu d’une foire au touriste, ce qui nous change quelque peu. En effet, ayant le choix de nous rendre quand on veut sur les sites que l’on visite, nous évitons souvent les grandes influences.

En arrivant dans le village, nous voyons de suite les poteries entassées dans les dépôts qui entourent le centre.

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Et la place du village rappelle de quoi vivent ses habitants en présentant des sculptures en terre cuite.

Homme en terre cuite

Homme en terre cuite

2 place du village(2)

Puis, la ruelle principale est faite de petits magasins colorés vendant malheureusement tous la même chose. Lorsque vous êtes entré dans un, vous êtes rentrés dans tous. Pourtant, une petite balade ici en vaut le coup, par la couleur de ses bâtiments aussi.

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Nous continuons, ensuite, jusqu’à la capitale colombienne du lait, la région de Ubaté. Ici, nous vivons un retour en Suisse. Chaque fois que l’on tourne les yeux, une vision plus suisse que la précédente nous saute dessus ; les collines de type jurassiennes, les pâtures d’herbe bien grasse, les vaches noires et blanches (les fribourgeoise comme on les appelle chez nous, et il y a même des magasins de produits laitiers au bord de la route comme au restoroute de gruyère ! Bref, ce passage dans cette vallée nous donne beaucoup de plaisir, comme par exemple lorsque je me suis essayé au jeu typique de Colombie (me rappelle plus le nom), mais également un peu de nostalgie. Le fait de trouver une connexion internet et skyper avec la famille nous a fait un bien énorme.

Région du lait

Région du lait

Si nous traversons cette vallée, c’est en réalité pour rejoindre Zipaquira. Nous arrivons ici avec deux choses à faire ; la cathédrale de sel et la prolongation de notre assurance véhicule. Pour cette dernière, nous aurons perdu la tête à tourner, avec Jil, durant près de deux heures dans la ville passant d’agent en agent, pour finalement en trouver une qui disait le faire. Problèmes techniques ou incompétence, nous n’avons jamais eu la prolongation, ce qui nous a amené au grand centre commercial qui semblerait pourvoir le faire. Après trois heures d’attente (oui, tout ce qui touche à l’administratif est compliqué ici), l’employée réussi enfin à me faire la prolongation, mais aura inséré une mauvaise date de validité et, en annulant l’assurance pour la refaire, aura perdu l’autorisation d’accès au dossier informatique. Et comme il est 18h30 à ce moment-là, les seules personnes encore présente chez l’assureur ne font pas de support technique. Nous nous présenterons donc le lendemain matin et passerons encore 1h pour réaliser la prolongation.

Mais revenons au mouton principal qui nous amène ici ; la cathédrale de sel. Reconnue comme première merveille de Colombie, nous nous rendons, Claire et moi, sans vraiment savoir à quoi nous attendre.

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Et bien c’est grandiose ! En réalité, la cathédrale est un des points des mines de sel exploitées depuis 500ans, dont les premiers à utiliser ce gisement de sel, présent grâce aux anciennes mers, était le peuple indigène des Muiscas. Ces mines sont faites de quatre niveaux, représentant quatre périodes d’exploitation. Celle que nous visitons est le troisième, à 180m sous le sommet de la montagne.

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Joliment mis en scène, nous visitons différentes galeries dont 13 sont représentative des 13 postes de jésus, de sa naissance jusqu’à sa résurrection. Les sculptures et jeux de lumières sont subjuguant et nous garderont près de 2h dans ce sombre humide.

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Mais le clou du spectacle intervient tout de même lorsque l’on arrive sur le balcon de la cathédrale. Le spectacle est simplement grandiose et la photo réussie.

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Depuis en bas, la vision est différente mais pas moins jolie.

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Enfin, mardi matin, nous repartons pour nous engager dans la tant redoutée capitale colombienne, Bogota…

Villa de Leyva nous garde, et les enfants retournent à l’école. Du 11 au 17 mai 2015

Nous arrivons, lundi soir, à Villa de Leyva et ce ne fut pas sans peine entre Monquira et Santa Rosa. Près de 20km de piste, parfois terriblement défoncée, ce qui nous a valu de toucher de réservoir de carburant et deux fois la roue de secours. Peut-être aurions-nous pu passer par Tunja, là où la route est asphaltée. Peu importe, nous y sommes et trouvons rapidement un lieu pour bivouaquer, sur le parque Narino. Depuis là, nous avons un peu tout à proximité comme les magasins de légumes, une quincaillerie (finalement utile pour réparer le klaxon) et quelques restaurants. Peu après notre arrivée, Jil nous a rejoints et nous allons passer quelques jours en sa compagnie. Voyageant seul, il apprécie la compagnie d’autres voyageurs, et nous-même nous apprécions sa présence discrète et il faut dire que les enfants adorent passer du temps avec lui.

A peine sommes-nous installés que de nombreux colombiens s’arrêtent pour nous questionner sur nos origines, le temps de voyage et les destinations. Ils semblent très curieux et très intéressés. C’est finalement la rencontre avec Alvaro qui sera celle qui nous apportera le plus, et quel plus. Il se propose directement de nous retrouver le lendemain matin pour faire une visite des alentours de la ville. Il a travaillé de nombreuses années dans le tourisme et parle un peu de français. Il dit vouloir prendre du plaisir en partageant ce qu’il connait avec des gens de langue francophone.

Le lendemain matin, lorsqu’Alvaro arrive, nous lui faisons part de notre envie de scolariser les enfants durant 3 jours dans une école de la ville. Il nous propose directement de nous rendre à l’école où son fils y a fait ses classes. La directrice de l’établissement accepte sans soucis et prenons rendez-vous pour mercredi matin. En attendant, nous repartons avec Alvaro dans la voiture de Jil et nous avec notre Rhino sur des routes de gravier en direction de la Villa Terracota. Cette maison, entièrement faite de terre cuite, a été pensée et réalisée par et pour l’architecte colombien Mendosa.

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1 terracota (2)

Cette bâtisse est absolument superbe. Les lignes sont enchanteresses et le design réfléchi. Par exemple, l’arrière de la maison fraichement réalisée représente un dinosaure.

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L’intérieur comme l’extérieur de cette maison vous laisse sans voix ! Chaque pièce et chaque coin sont faits de lignes harmonieuses et surprenantes. Mais les images parleront mieux que mes mots.

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Nous continuons notre route en passant par un champ fait de 54 pierres posées par la population indigène des Muiscas (oui oui, presque comme whiskas) 700 ans avant notre ère et servant à la compréhension du soleil, des heures et des saisons.

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Toutes ces visites sont agrémentées par Alvaro qui nous rend tout cela vivant. Sa présence est appréciable et il faut dire que ce n’aurait pas été facile de trouver ces endroits sans lui.

La prochaine destination est El Fosil. Comme son nom l’indique, ce musée expose des centaines de fossiles retrouvés dans le lit de la rivière, qui était un canyon sous-marins (océan) il y a 140mio d’année.

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Nous allons passer encore 6 jours de plus à Villa de Leyva, sans pour autant y faire des activités spéciale. Tout d’abord, du mercredi au vendredi, nos journées sont rythmées par l’école des enfants. Ils débutent à 7h du matin pour terminer à 13h30. Nous faisons cette démarche pour plusieurs raisons : l’intégration des enfants dans un système différent, l’apprentissage de l’espagnole en immersion (une réussite complète), et la possibilité de se faire des copains pour une courte période.

Les enfants sont enchantés de cette expérience et sont prêts à la renouvelée dans un futur proche. L’accueil fut généreux et tous les trois se sont fait des amis qui seront venus jouer au parc où nous résidions.

6 école (2)

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En parlant du parc, c’est celui d’Antonio Nariño qui nous héberge. Nous sommes ici comme à la maison. Chaque jour des gens passent, nous saluent, et parfois ceux que l’on a déjà vu viennent discuter un peu. Certains viennent même de l’autre côté du village pour nous voir, car ils ont entendu parler de nous par des amis à eux !

Nous nous trouvons vraiment dans une configuration type sédentaire. Nous avons nos repères (café, internet, maraicher, etc) et notre rythme donné par l’école.

Durant une matinée où les enfants étaient au collège, nous en avons profité pour monter à El Santo. C’est une statue que domine la ville et qui offre une superbe vue, bien que l’accès se mérite par une heure de montée abrupte !

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Nous avons, chaque jour, une visite d’Alvaro. Il nous aide à trouver une bonne boulangerie, une assurance pour le véhicule, et vient nous dire bonjour, sans autre intérêt que celui-ci. Comme il vit seul ici, nous l’invitons à deux reprises pour manger avec nous, dont une fondue au fromage Tilsiter, qui appréciera plus de 20ans après la dernière qu’il a mangé en Europe.

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Puis, à Villa de Leyva, nous nous promenons un peu chaque jour dans sa ville. Soit pour y découvrir de nouveau coin, soit pour y vivre notre petite vie de sédentaire, mais en tout cas nous apprécions ses bâtiments construits avec gout. L’architecture nous plait avec ses véritables charpentes boisées, des tuiles de terre cuite et non en tôle ondulée et ses balcons en bois. La ville est belle et ses places agréable, comme la place mayor.

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Les après-midi, les enfants n’avaient pas l’école mais leurs copains. En effet, 3 petites tête blondes à peau blanche faisant un tour du monde en Casa Rodante (maison roulante), la sensation était faite ! Les enfants locaux en ont largement parlés à leurs parents et ont demandé, pour certains, de pouvoir venir au parc pour jouer avec nos 3 loulous. Ce qui fait que chaque après-midi où nous voulons faire une activité, nous finissons par rester pour que les enfants puissent jouer comme s’il était d’ici, de cette ville.

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En parlant de sensation, pour la première fois nous avons vécu une invasion d’enfant dans Rhino. A la sortie des classes, chaque jour une nouvelle file se crée en bas des escaliers et nous devons parfois remettre de l’ordre en répétant : « 1 par 1 les enfants » !

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Puis, pour finir le séjour ici en beauté, nous nous faisons inviter par Marie et Maurizio, les parents de Samuel, un copain d’école de Jimmy. Marie est Française de la région parisienne, Maurizio est colombien de Villa de Leyva. Ils vivent à peine à l’écart du centre urbain mais déjà au calme absolu. Après une dernière nuit mouvementée au centre-ville (le parque était calme toute la semaine mais bruyant le vendredi soir), le silence autour de la finca de Marie et Maurizio était le bienvenu.

En arrivant chez eux, nous découvrons les chevaux, les chiens, mais comble du tout pour les enfants, 1 bébé chat ! Dès lors, nous ne voyons presque plus les filles trop occupées avec les animaux et Jimmy, lui, occupé à jouer avec Samuel ! Pendant qu’entre adulte nous discutons des chemins qui nous auront amenés ici, Maurizio, lui, nous prépare un succulent Riz au Lait, aussi bon que ce que nous n’avions plus eu depuis notre départ de Suisse.

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Nous voilà arrivés au dimanche matin, présent dans cette ville depuis une semaine. Après avoir dit au revoir à Alvaro la veille, c’est Marie et Maurizio que nous devons également quitter. Une nouvelle page se tourne dans le livre de cette aventure et de nouvelle qui s’annoncent. Mais en tous les cas, pour d’éventuels voyageurs futurs ou prochainement dans la région, n’hésitez pas à appeler Marie (3138697854) pour y faire un tour à cheval. Maurizio fait plus que du tourisme équestre, il vous propose de sentir la nature au travers des chevaux et vous mène vers des lieux forts en énergie. Et si vous souhaitez être au calme, dans un milieu agréable, vous pouvez bivouaquer chez eux (20’000pesos si pas de tour à cheval) avec un véhicule jusqu’à 7.50m.

PHOTO BIVOUAC GPS : 5.64206 ; -73.55571

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