Nous débutons les villes typiques par Barichara et Guane. 9 et 10 mai 2015

Samedi matin, nous quittons San Gil pour remonter un peu plus haut, à 1300m d’altitude. La route menant à Barichara est très agréable à faire, les paysages sont vallonnés et la terre y est rouge. L’arrivée dans la ville ne fut pas des plus simples, certaines rues étant inaccessibles pour notre véhicule, mais nous arrivons tout de même à l’endroit de bivouac conseillé par de nombreux voyageurs, au mirador. En arrivant sur place, nous comprenons le succès de ce bivouac, offrant une superbe vue sur la vallée.

1 bivouac (1)

L’après-midi, nous décidons de marcher jusqu’à Guane, petit village adorable où se trouve un mini musée archéologique et sur la civilisation local. Nous nous rendons là-bas à pied, par le sentier de 8km, assez facile et très joli. Au milieu de la nature, des murs de pierres sèches et des animaux de ferme, il est vraiment agréable à faire.

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Et Guane, lorsqu’on y arrive, avec ses ruelles construite en pierres taillées donne une impression de village resté bloqué dans le temps. Les quelques vieilles Renault stationnées ici ne font que renforcer cette impression.

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Les maisons sont peintes en blanc, comme beaucoup de villes coloniales typiques. L’église trône fièrement en face de la place du village, là où nous nous arrêtons un moment afin de nous relaxer et de laisser les enfants jouer.

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Le musée est vraiment petit, minuscule, mais expose des milliers de fossiles retrouvés dans le lit de la rivière au fond de la vallée. Quelques pièces d’archéologie de la civilisation antique de Guane sont également exposées avec une momie. Mais ici, aucune photo n’est permise !

Après cette petite visite, nous retournons en bus sur Barichara, reprendre nos quartiers avec vue imprenable, dont nous profitons allégrement pendant le repas.

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C’est dimanche matin que nous partons à la visite de Barichara et ses ruelles blanche en pente, laissant de belles vue en hauteur sur les toits de la ville.

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Jil était venu ici un jour de semaine et nous avait dit y avoir trouvé une ville morte, sans avoir croisé qui que ce soit et cela rendait la ville peu attrayante. Nous, nous avons la chance de croiser plein de monde. Nous passons de nombreuses minutes, par exemple, avec Rodolfo et sa famille, en visite de la ville également. Ils sont venu nous parler par curiosité et son très gentil, comme à chaque contact avec les colombiens.

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Puis, nous continuons notre visite en passant par les 4 églises et chapelles de la ville. Chacune à son charme, et celles occupées sont pleines, c’est dimanche matin dans un pays latino-américain.

8 églises (1)

Nous déambulons durant une heure et demie dans cette ville que nous apprécions énormément. D’une ambiance calme mais présente, remplie de petit magasins en tout genres (certes pour les touristes mais tout de même jolis), Barichara nous donne une sérénité et un bien être que nous apprécions chaque seconde. Nous flânons dans les rues et dégustons chaque petit point de vue aux coins des maisons, aux alentours des parcs et au bord du canyon, proche des miradors.

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Vraiment, Barichara nous laisse une très belle impression et si vous avez la possibilité de la visité en week-end, vous aurez l’avantage d’y voir une vie locale et touristique donnant vie à ce lieu.

 

Un vol en paramoteur ! Du 3 au 9 mai 2015

Au lendemain de notre retour à la Ciudad Perdida, nous quittons le village de Taganga, Jil et les Castagna en direction de San Gil. Sur le chemin, nous prenons encore plus la mesure de la gentillesse colombienne. Accompagnés de Ornela et Oscar, un couple italien voyageant en autostop et que nous avons pris à Taganga, nous roulons au Sud jusqu’à Cuatro Vientos, où nous y passerons la nuit, puis jusqu’à San Martin.

Dans ce village sans intérêt de prime à bord, ce qui ne devait être qu’un simple arrêt pour acheter des légumes et dîner se transforma en une rencontre génial et une proposition inhabituelle. Alors que j’étais retourné à la petite épicerie pour acheter des œufs, un homme arrive et se mets à me parler en espagnole, puis après quelques mots, comprend que je parle allemand (au moins un peu) et nous débutons un échange dans la langue de Goethe. Arthuro, de son prénom, m’explique que sa maman est allemande et son père colombien, qu’il est propriétaire d’une entreprise de forage et qu’il nous invite à voler avec son paramoteur, là tout de suite ! D’abord un peu perplexe à l’idée de me retrouver en vol avec quelqu’un que je ne connais pas, avec une qualité d’entretien de l’appareil que je ne connais pas plus, nous nous sommes rendus au camping-car afin de prolonger un peu la discussion. Suite aux échanges, nous nous sentons en confiance et acceptons. Il nous dit de patienter un moment puis, 10 minutes plus tard, revient avec son para, son fils et un ami. Nous les suivons et arrivons au milieu de champs de pâture perdu dans la campagne de San Martin.

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Nous passons rapidement aux choses sérieuse, Arthuro n’est pas du style à trainer, et il tient plus cela de sa mère allemande que de son père colombien (sans préjugés aucun). Après quelques rapides préparatifs, je suis le premier à embarquer. Incroyable, cette sensation de vol en parapente propulsé par une hélice est unique, nous n’avions jamais vécu un truc pareil. Et la plaine de San Martin se prête assez bien au jeu, offrant une vue plutôt dégagée sur l’étendue des champs de pâture, et quelques plantations de palmes. Nous volerons à tour de rôle, Jimmy étant accompagné par Carlos, l’ami d’Arthuro, et Amélie par Ornela. Elle n’a pas froid aux yeux cette choupette, même lorsqu’il faut monter sur la moto pour se rendre au lieu de décollage, distant de 300m. Seule Soraya, n’ayant que peu confiance en ces engins, n’aura pas volé.

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Après cette expérience, Arthuro s’en est allé rapidement, la nuit tombant. Il a ramené son para en volant et viendra chercher sa remorque demain, avec son fils déjà reparti sur un chantier.

Le lendemain, la famille Nunez revenue, nous leur proposons un café et passons près d’une heure à discuter, Christian, le fils, m’aidant à réparer notre pulverisateur. C’est autour du café qu’Arthuro nous explique qu’il a vécu 11ans en Allemagne et travaillé pendant 33 années. Ce qu’il voulait dire par là c’est que le rythme que nous avons en Europe est sauvage, que nous travaillons moins d’heures qu’ici, en Colombie, mais que nous n’avons ni repos ni tranquillité. « Et, en Europe, ne mettez surtout pas une main dans la poche », nous dit-il, « alors qu’ici tout le monde s’en fiche ». Il est heureux d’être revenu en Colombie et son fils Christian, lui, rêve de voyager dans le pays où il a passé ses 7 premières années, mais le fera pour des vacances, rien de plus. Cet échange avec eux nous a beaucoup touché et ces deux hommes sont vraiment bon et leur gentillesse est purement gratuite, une chose qui manque à ce monde.

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Les Nunez repartis au travail, nous reprenons la route en direction de San Gil, fort d’une rencontre inoubliable. Toujours accompagnés d’Ornela et Oscar, nous ferons une dernière halte avant San Gil, à Los Santos. Nous y passons peu de temps mais juste assez pour admirer le canyon de Chicamocha et nous balader dans les ruelles du village typique et 100% sans touristes. Les villageois nous ont dit qu’ils n’avaient jamais vu de camping-car ici.

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Mercredi, nous arrivons à San Gil et déposons nous autostoppeurs italiens. Eux vont rester quelques jours ici et devraient travailler dans une finca de la région. Nous, nous réalisons que nous avons oublié notre livre d’or chez les Castagna en quittant Taganga. Nous leur téléphonons et apprenons qu’ils sont à San Gil. Du coup, nous aurons passé la soirée avec eux avant qu’ils ne repartent le jeudi matin et c’est les larmes aux yeux que nous leur disons au revoir. Ils viennent de nous apprendre que pour eux le voyage se terminera fin aout. Ils n’ont plus gout au voyage, le mode de vie ne leur convenant plus, ils pensent avoir autre chose à vivre de retour en France. Mais jusque-là, bons vents à eux jusqu’à Montevideo et merci pour ces belles rencontres…

4 divers

Jeudi, nous le consacrons à des tâches administratives et ménagères. Il y a, tout d’abord, l’école des enfants, ce que nous faisons chaque matin 5 jours par semaines. Puis, il y a les divers contacts au travers de facebook, skype, whattsapp, ou encore par courrier électronique. Donc, nous avons utilisé la connexion de notre bivouac afin de répondre aux différentes demandes de futurs voyageurs qui nous avaient contactés. Aussi, nous avons fait 6 heures de nettoyage dans Rhino. Imaginez ce que veut dire 6h pour 14 m2 et 30 m3 ! Ce fut les nettoyages de printemps.

Vendredi, nous décidons d’aller voir les chutes de Juan Curi. Jil, qui était monté à Barichara avec les Catagna, nous a rejoint pour faire la visite ensemble. Les chutes de Juan Curi sont faites de plusieurs chutes, dont la plus grande serait haute de 180m. En tous les cas, elles sont superbes. Mais attention, pour y accéder, il y a deux possibilités. La première entrée, côté San Gil, donne un accès pavé aux chutes et ressemble plus à une balade en sentier aménagé qu’à une aventure (très facile d’accès). La deuxième entrée, celle que nous avons prise, vous amène aux chutes par des chemins de terre escarpés, traversant des petits cours d’eau vous mouillant les chaussures et l’arrivée aux chutes se méritent.

5 chemin (1)

5 chemin

Une fois le chemin fait, nous arrivons à la première chute. Haute de quelques dizaines de mètres, il est possible de se baigner dans son bassin de réception.

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Puis, nous montons ensuite vers la deuxième chute accessible, beaucoup plus haute et dans un environnement superbe. Là, les yeux se régalent !

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Depuis là également, il est possible de se pencher au-dessus de la première chute d’eau en contre-bas, le regard surplombant la chute et le bassin de la première baignade.

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La Colombie n’offre aucun répit. Elle est si riche, d’une beauté exceptionnelle, et habitée par des gens tellement aimable. Il est impossible de ne pas se faire proposer de l’aide, à chaque rencontre. Et attention, ce sont des propositions gratuites, au contraire de l’Amérique centrale, de la pure gentillesse. Nous vivons une expérience franchement dépaysant. La Colombie ne ressemble en rien à nos pays d’Europe, tant visuellement que dans l’échange humain. Nous nous réjouissons de vivre la suite, qui sera, après une nuit au pied des cascades, la visite des environs de Barichara !

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Ciudad Perdida, la cité perdue des Tayronas ! Du 27 avril au 2 mai 2015

 

Au moment d’écrire cet article, je ne sais comment commencer tant cette aventure fut pleine et inhabituelle. Tout d’abord, partir en laissant notre maison durant 6 jours, ce n’est pas chose facile. Ensuite, la préparation des sacs de trek c’est toute une affaire. Prendre ou ne pas prendre, utile ou indispensable, confort ou nécessité. Chaque objet demande réflexion et, au final, ce sont tout de même 40% de choses en trop que nous prenons, pauvre européens que nous sommes, avec nos besoins de confort. Mais enfin, nous partons, parfois, mieux organisés et parés à d’éventuelles urgences.

Plutôt qu’un récit habituel, qui retracerait les étapes les unes après les autres, c’est plus une impression générale qui doit être partagée, car au final, nous aurons fait 6 jours de marches et ce n’est rien d’autre que mettre un pied devant l’autre.

Pourtant, au départ, lundi matin, pour l’agence avec qui nous avons réservé, nous étions loin d’imaginer tout ce qui pourrait se passer. Autant à titre individuel, qu’au niveau du groupe, puisque nous partons avec la Famille Castagna et Jil.

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La première chose qui conditionnera l’ensemble de l’aventure n’est autre que le guide. Et si vous en avez un comme le nôtre, vous serez sûrement satisfait de votre expérience. José (que nous recommandons à tous ceux qui souhaiteraient se rendre à la Ciudad Perdida), qui travaille pour l’agence Turcol de Santa Marta et Taganga, est le fils du premier guide de la région. Avec son frère, Mario, ils vous prennent en charge, le premier vous guidant et le deuxième cuisinant les repas. En plus, période de grève dans l’enseignement oblige, nous avons eu la présence de Blayson, le dernier de la famille âgé de 14ans. Tous les trois ont été fantastiques, serviables, intentionnés et de bonne compagnie. Nous n’avons jamais eu faim, ne nous sommes jamais ennuyés et avons obtenus de nombreuses réponses à nos questions.

 

Les raisons qui vous poussent à venir faire la Ciudad Perdida sont multiples. Tout d’abord, c’est l’appel de l’aventure, partir marcher durant 6 jours pour faire 52km, dont de nombreuses heures se déroules sur des pentes entre 10 et 15%. Ensuite, c’est la découverte d’un site mystérieux, découvert dans les années 1970 par des colombiens, alors que ce site date des années 4 à 500 ap. J-C. Mais c’est aussi l’espérance de rentrer un peu en contact avec la communauté indigène, vivant encore en grande partie sans l’évolution de ce millénaire et demi les séparant des premiers indigènes de la région. Ce dernier point fut la chose la moins évidente.

 

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Pour le premier point, celui qui concerne la marche, nous avons tous dû, un moment où un autre, surmonté nos propres limites, chercher au fond la capacité de continuer à avancer. Sous un soleil de plomb parfois sans ombre, des températures jusqu’à 38°, je fus le premier à flancher, le premier jour de trek. Dès le matin, j’ai ressentis de la gêne à l’estomac. Lors de l’ascension qui commença très brusquement, les premières crampes ont débutées avec des nausées qui se péjoraient à chaque fois que l’effort augmentait. J’ai vécu près de 5h de calvaire pour arriver tant bien que mal à la première cabane, une demi-heure après les autres, les jambes cassées et l’envie de pleurer, tant mon corps se sentait à vide. Les jours 2 et trois furent encore un peu durs pour moi physiquement, avant que je ne reprenne toutes les forces nécessaires à ce genre d’aventure.

 

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Mais je ne fus pas le seul à en pâtir des effets de la santé sur notre corps. Noémie, l’ainée des Castagna, à vomis tripes et boyaux avant de s’évanouir au milieu de la nuit. C’est aussi cette nuit-là que Laurent, le papa, s’est senti mal au point de ne presque pas dormir. Puis, au réveil, c’était au tour de Jimmy de ressentir des crampes d’estomac. Aude, Noémie et Jimmy ne seront pas venus à la cité perdue. Une grosse déception pour nous, les parents, mais heureusement moins pour Jimmy.

En terme de difficultés physiques, il a encore fallut faire face aux descentes, que nous avions monté ! Et là, c’est Soraya, Noémie et Claire qui en ont pâti. Serrant parfois les dents, elles sont arrivées en bas sans se plaindre mais non sans boiter quelques fois.

 

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Les pépins physiques mis à part, il reste encore les points 2 et 3 qui vous poussent à faire ce trek. En deuxième, j’avais parlé du site. En soit, si on le compare aux sites Mayas que nous avons déjà faits, ce n’est pas extraordinaire. La cité perdue est faite des centaines de terrasse (car je n’ose pas utiliser le terme milliers, ne sachant pas exactement) dont certaines étaient utilisée pour y construire des maisons en bois et terre pisée, et d’autre pour des rassemblements spirituels.

Mais ce qui rend magique l’arrivée sur ce site, c’est le chemin parcouru pour y parvenir. Après 3 jours de marche (pour ceux qui font le trek de 6 jours), vous quittez la dernière cabane à 6h du matin, marchez 30 minutes, puis vous êtes au pied de la cité. Ici, commence la dernière ascension des 1200 marches, parfois très glissante et surtout très irrégulières.

 

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Et là, vous êtes aux premières terrasses. Pas les plus impressionnantes, mais vous y êtes, avec la satisfaction de l’avoir fait d’être ici où les Tayrona vivaient déjà entre l’an 400 et 500 de notre ère. Les peuples indigènes de la région s’y retrouvent encore une fois par année, pour les cultes sacrés, venant des petits villages de la région pour environ 200 d’entre eux, et venant de 5 jours de marches pour les autres arrivant d’un village peuplé de 22’000 personnes situé dans les montagnes.

Au long de l’ascension menant au terrasses principales, nous recevons des explications diverses sur la vie de ce lieu et sur l’interprétation de roche gravée qui représenterait les vallées avoisinantes avec les lieux sacrés, comme une mappe gravée.

 

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En arrivant en haut de la partie visitée du site, la forêt dense s’ouvre et vous découvrez une vallée faite de forêt composée d’arbre feuillu, mais plus surprenant et ce que nous n’avons pas chez nous, des palmiers trônant fièrement plus haut que tous les autres.

 

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Là-haut, il y a aussi les militaires. Leur présence semble indispensable aux yeux des paysans et des guides locaux qui expliquent que ceux-ci sont arrivés en 2005 pour nettoyer la région des paramilitaires qui ont enlevés des touristes en 2003 et qui obligeaient l’ensemble des habitants à cultiver la Coca, puis à fabriquer la cocaïne. Notre guide fut, jusqu’à ses 20 ans, obligé de travailler dans un laboratoire clandestin. Je l’ai appris lorsque celui-ci me fit la liste des ingrédients nécessaire à la fabrication de cette pâte, mise en poudre une fois transportée.

 

Les terrasses principales sont, elles, vraiment impressionnante. On peut s’en rendre compte déjà en arrivant par le bas.

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Mais on en prend toute la mesure au moment où l’on grimpe un peu et que tout ce voit depuis en haut.

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Finalement, le point qui se sent le moins dans cette aventure, c’est l’entrée en contact avec les indigènes. Selon le guide, c’est leur timidité qui les retient dans le contact aux touristes. Mais mon ressentis personnel est autre. Une différence de culture peut-être insurmontable, un mépris pour le blanc ou encore pour sa façon de vivre. Je ne sais pas, mais la timidité seule me semble un peu juste pour expliquer le fossé relationnel vécu, surtout avec les hommes de tribu.

Toutefois, nous avons pu entrer ponctuellement en contact avec des enfants, en partageant une barre céréale (avec autorisation des parents) ou en jouant du regard.

Nous avons également eu la chance de voir un ancien chaman (mamo) de plus de 100ans s’assoir à côté de nous pour échanger sur les façons de vivre et parler du Poporo (ce qu’il a en main), objet réservé aux hommes et contenant les écrits de leur vie, que le chaman peut lire à travers les signes de la pâte blanche séchée (mélange de coquillages broyé avec de la coca). Ce fut un moment fort de cette aventure, qui ce sera passé grâce à José, notre guide, qui lui aura demandé de venir s’assoir vers nous, sentant que nous étions assez respectueux pour l’accueillir dignement.

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Pour terminer cette description d’aventure, j’aimerais encore parler du groupe dans son ensemble. Se retrouver 24/24 les uns avec les autres durant 6 jours reste une épreuve parlante. S’il y a pu avoir quelques différents dont chacun, individuellement, en est responsable, l’entente du groupe fut plutôt bonne. Chacun fut désolé lorsqu’une personne fut mal en point et aura proposé son aide. Les rires auront su être plus forts que les levées de voie générées par la fatigue. Les moments de baignades en rivières bien fraiche furent des moments agréables en groupe.

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Et le groupe est aussi fonction du guide, des guides ! Et sur ce point-là, nous avons été gâtés. Les 3 frères (non non, pas ceux-là) ont été exemplaires. José, Mario et Blayson ont dans leurs yeux cette gentillesse qui vous met directement à l’aise. Ils sont respectueux et recherchent sans arrêt votre bien-être. Nous avons eu une chance incroyable et recommandons encore une fois de faire appel à lui (José Fernando, surnommé Nandi) par l’intermédiaire de l’agence Turcol pour vous garantir un séjour inoubliable.

Merci à Laurent, Aude, Noémie, Léa, Enzo et Jil pour ce partage et cette aventure. Et comme père de famille, merci à mes enfants qui se sont dépensés sans compter, sans râler, qui auront fait preuve de bravoure et de courage, malgré les cloques, les douleurs et la chaleur parfois insupportable. Et comme tout le monde l’a dit sur le chemin, de notre groupe ou d’autres guides, la vraie championne fut Amélie. Du haut de ses 5ans et demi, elle aura bluffé tout le monde. Elle ne se sera jamais plainte, même le jour où l’on a marché 8h. Elle l’a fait au rythme des adultes sans broncher et elle, contrairement aux « vieux », elle avait encore la pèche pour s’amuser une fois arrivée au campement. Et voyez son sourire une fois mise sur la mule, sa récompense pour avoir bien marché, à 10min de l’arrivée finale. Quelle fierté !

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