Poas, Tenorio et pâques en tour du monde. Du 3 au 6 avril 2015

Vendredi 3 avril était synonyme pour nous de l’arrivée d’un membre de la famille, la maman de Claire. Nous sommes allés la chercher à l’aéroport de San José en fin d’après-midi. Nous avions regardé pour trouver un bivouac proche de là puisque nous avions peu de temps entre son arrivée et l’arrivée de la nuit. Le volcan Poas fut parfait pour cela. Nous avons bivouaqué juste avant l’entrée, au milieu de la route, histoire que belle-maman soit de suite dans le bain des bivouacs sauvages. Elle a donné l’air d’apprécier ! Il nous fallait aussi ne pas arriver trop tard de manière à pourvoir déballer toutes ses affaires et surtout les nôtres, dont les 35kg de chocolat… non bien sûr je plaisante, mais il y en avait un tas !

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Au matin suivant, nous sommes montés voir le volcan, ou plutôt son cratère et son lac. Le prix d’entrée des Parcs Costa Ricains sont franchement surfaits. Celui du volcan Poas coute 15$ par adulte… partant de cette constatation, nous avons demandé aux enfants de rester discrets à l’arrière afin de passer sans payer pour eux, ce que nous avons fait ! Je suis sincèrement pour le paiement de nos dus, mais lorsque je me sens volé, je réagis en fonction.

Bref, le volcan Poas est un des parcs le plus visité du Costa Rica et certainement à juste raison car le spectacle offert par le cratère se découvrant de sa brume et laissant apparaitre le lac est une chose à voir. Nous avons été chanceux car la brume faisait des allers-retours sur le cratère en faisant entrer la lumière du soleil au fur et à mesure qu’elle quittait les lieux.

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Nous sommes restés à l’observation un moment avant de monter en direction du deuxième cratère et sa lagune entourée d’une verdure dense et verte foncée. Le chemin menant là-haut est quelque peu raide mais en vaut le coup.

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Nous aurons fait un peu court car un programme quelque peu chargé nous attend. Non pas que nous voulions faire beaucoup de chose avec la maman de Claire mais simplement nous voulions voir beaucoup de chose jusqu’à mi-mai mais notre ferry devant nous mener en Colombie s’arrête un mois plus tôt, donc nous pressons un peu le pas pour ne pas manquer trop de choses.

Nous avons, de ce fait, repris la route vers 10h pour nous rendre au volcan Tenorio, tout au Nord du pays, et ceci pour un trajet de 6h environ. Nous avons vu pas mal de changement de paysages et avons passé à côté du volcan Arenal, complètement sous les nuages. Nous avons eu la chance de voir quelques chutes d’eau, dont celle de La Paz.

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Justement, pour arriver à cette chute, il y a une légère descente à prendre et Rhino en a bien souffert. Les réservoirs chargés à plein ainsi que tous les chocolats arrivés de Suisse, les freins tout fraichement changés en ont pris un coup. Arrivés en bas, ils fumaient méchamment les 4. J’ai vraiment eu soucis que quelque chose n’ait pris feu tant la fumée était dense à l’arrière droit du véhicule. Après une pause de 5 minutes nous sommes repartis à la montée et plaquettes et disques ont pu se refroidir correctement, ainsi nous avons pu arriver à bon port au volcan Tenorio, en fin de journée.

Et là, quelle ne fut pas notre surprise en arrivant. Nous avons, tout d’abord, pu observer des oiseaux bien particuliers, faisant leurs nids en forme de paniers suspendus aux branches et le mâle (nous imaginons cela) fait une espèce de danse en se mettant la tête à l’envers accroché à sa branche tout en chantant !

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Puis, arrivés à l’hôtel Celeste Mountain Lodge, nous avons vu nos deux premiers Toucans de ce voyage, enfin !

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Le cadre de cet hôtel ressemble franchement à ce que l’on attend lorsque l’on est amoureux de la nature. Nous y avons vu des colibris, d’autres oiseaux encore et un coati se promenant dans la propriété, jusqu’à sous notre Rhino !

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Le dimanche matin, il y avait une tradition à ne pas manquer ; Pâques ! Ce fut chose faite grâce aux chocolat et à la teinture pour œufs ramené par belle-maman. Les enfants ont eu un plaisir immense à pouvoir vivre cette tradition comme à la maison, ou presque. Un joli moment en famille en tous les cas…

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Mais la véritable raison de notre venue ici se nomme Rio Celeste, rivière se trouvant dans le parc du Volcan Tenorio. La légende dit que lorsque Dieu termina de peindre le ciel de son bleu le plus parfait, il nettoya ses pinceaux dans ce Rio, le rendant d’un bleu incroyable ! En réalité, c’est la rencontre de deux Rio d’une eau parfaitement translucide, l’une chargée en minéraux, l’autre en alumine de sulfate, qui en se mélangeant créent une réaction donnant un reflet bleu ciel à l’eau.

Cette spécificité naturelle se mérite. Si le premier bout jusqu’à la cascade est facile, il en est tout autre pour le reste. Mais déjà là, le spectacle est grandiose et encourage à continuer.

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Depuis cet instant, commence la véritable ascension sur un chemin glissant, abrupte et parsemé d’escaliers aux marches irrégulières et les chemins de terre se transforment parfois en boue collante et glissante. Amélie et moi avons goutté aux joies de la glissade avec réception improvisée… mais le jeu en vaut la chandelle. Tout d’abord, il y a différents points de vue du Rio et de sa petite lagune.

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Et après le dernier bout le plus difficile, arrive la création de ce bleu ciel, là où les deux rio se mélangent pour offrir ce spectacle assez improbable d’un changement instantané de couleur, passant d’un transparent parfait à un bleu ciel qui l’est tout autant…

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L’endroit était parfait pour un pique-nique en famille.

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Ainsi se sont passés les trois premiers jours avec belle-maman et nous avons repris la route le 4ème en direction de Herradura, la plage que nous avions tant aimé la première fois, et que nous aurons encore plus aimé à la deuxième… mais tout en ayant pris soin de retirer notre première pierre coincée entre les roues jumelées !

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Le retour au paradis. Du 25 au 03 avril 2015

Au lendemain de l’anniversaire de Claire, nous avons quitté la péninsule de Nicoya pour nous rendre à San José, la capitale. Pour ce faire, nous avons pris le ferry entre Paquera et Puntarenas, pour le plus grand plaisir de tous.

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La raison pour laquelle nous sommes montés à San José est qu’il s’y trouve le seul garage Iveco des parties Centre et Nord-Américain. En plus, c’est un bon garage, sérieux et compétent avec toutes les pièces nécessaire (enfin presque). Nous avons dès lors fait le service des 40’000Km avec changement des 3 huiles (moteur, boite, pont différentiel). Pour l’huile de pont et de boite, heureusement qu’ils y ont jeté un œil, le garage des USA nous avait mis une mauvaise huile dans chaque et celle du pont avait même finit par mousser… ! Bref, nous avons remis Rhino en forme et régénéré son filtre à particule. Le tout, pris en charge très rapidement, servis comme des rois et pouvant profiter de ce qu’ils ont sur place comme les wc, l’eau, l’électricité et le wifi.

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Le vendredi, nous sommes repartis en direction de la mer, pour rejoindre Herradura. Nous avions prévu de nous y rendre déjà avant que l’on nous dise qu’il s’y trouvait des Aras rouges. Cela n’a fait que confirmer cette destination. Mais avant d’y arriver, nous passons obligatoirement par le pont aux crocodiles de Tarcoles. Ici, sous l’ouvrage, se trouve des crocos à la pelle. Dans l’eau, sous l’eau ou sur la terre ferme…

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Puis, c’est le moment de se rendre à Herradura. Au moment de bifurquer, de la grande route pour descendre à la mer, se trouve un immense centre commercial à l’américaine, avec absolument tout, même un Apple Store ! Nous avons d’abord eu soucis de l’état de la plage et des hôtels, mais que nenni ! A une extrémité de l’anse, se trouve un immense complexe hôtelier pour riches venant en Hélicoptères ou même en Yacht. Il s’y trouve une marina débordante de bateau de pêche sportive.

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Mais le 85% du reste de l’anse est « sauvage ». Camping sur une bonne partie de sa plage est possible, sur du sable bien tassé. Nous avons trouvé notre emplacement et y sommes resté 5 nuits, 5 nuits dans un petit paradis !

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L’eau y est à 28° et se trouve être propice à de nombreuses heures de jeux et baignade pour petits et grands. Aussi, pas mal d’oiseaux comme des perroquets verts passent régulièrement dans les arbres sur l’arrière de la plage. Mais surtout, ceux qui auront été les vedettes pour nous, ce sont les Aras rouges dont un couple niche juste au bout du chemin carrossable de la plage, dans le trou d’un ceiba. Nous les avons vu voler à plusieurs reprises, puis les avons observé deux ou trois fois lorsqu’ils se posaient sur l’arbre suffisamment longtemps pour s’y rendre. Des moments magiques, remplis de joies et d’excitation, tant pour les parents que les enfants !

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Certainement que nous avons aussi adoré cette endroit car nous y avons fait une belle rencontre, la famille Castagna. Elle voyage avec 3 enfants, 2 jumelles de 12 ans et un garçon de 10 ans, pile-poil pour nos deux grands et surtout enfin un garçon du même âge pour Jimmy ! La rencontre fut des plus agréables, comme si nous retrouvions de vieux amis. Le contact fut facile et l’entente amicale. Les enfants se sont éclatés ensemble alors que les parents ont passé de longs moments d’échanges. Une dernière soirée un peu arrosée aura scellé une amitié naissante mais déjà appréciée !

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A la plage, il fait chaud, très chaud ! Nous avons donc décidé de remonter quelques jours à la montagne avant l’arrivée de belle-maman. Nous sommes allés jusqu’à San Gerardo de Dota pour essayer d’y voir les Quetzales. La route pour s’y rendre est assez sinueuse, montant terriblement de 0 à 3100m en l’espace de 80 Km. Puis, il faut redescendre sur San Gerardo, à 2000m, en l’espace de 14km. Et ce n’est pas nos belles courbes suisses calculées par des ingénieurs. Ici, lorsque l’on prend la courbe au milieu et non à l’extérieur, l’essieu de propulsion ne touche plus des deux côtés et ça patine un peu !

Nous n’aurons, finalement, même pas vu de Quetzal. Il faut dire que nous n’avons pas spécialement persévéré car nous avions d’autres envies en tête. Nous avons déjà commencé par nous régaler avec une petite marche de 2h qui nous menait à une belle chute d’eau, et c’est une marche gratuite, assez rare pour le relever.

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Puis, nous avons repris la route pour préparer l’arrivée de Belle-maman. Nous avions discuté avec le garage Iveco de San José pour retourner chez eux afin d’être prêt de l’aéroport. Nous avons profité de faire du ménage et de la lessive. La semaine sainte battant son plein, peu de services étaient disponibles !

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Ses 30 ans en tour du monde ! 23 et 24 mars 2015

Après les 2 plages de Rajaba et Ocotal, nous voulions descendre un peu plus au sud de la péninsule de Nicoya. Nous avons fait route jusqu’à Montezuma en passant entre Naranjo et Paquera. Nous y avons fait la route la plus mauvaise depuis notre départ en tour du monde. Rien de bien horrible, mais parfois les dénivelés devaient dépasser les 12%, des crevasses importantes croisaient la route, des changements de niveaux soudains ont fait plier le support de la roue de secours (encore une fois) et la route était si poussiéreuse que nous avons vu un poids lourd déraper en descente en essayant de se freiner. Bref, notre premier vrai tout-terrain en Rhino !

Après 5h de route pour 160km nous arrivons à Montezuma, et là, c’est la déconfiture ! Donnée comme plage hippie et surnommée « MonteFuma » en référence aux nombreux fumeurs présents, elle ne donne que cet aspect-là en retour lorsque l’on y arrive. Totalement « fake », l’ambiance décalée n’est que marketing dans un village totalement créé pour cela. Dans le petit centre, pas une seule habitation, que des shops et restaurant pour bobos, inauthentiques à mon gout. En tout cas, rien voir avec le vrai côté roots du Belize.

Peut-être aussi que nous n’attendons plus les mêmes choses qu’à nos 20 ans ! Bien que nous écoutions toujours du rap et du reggae, Claire souhaitait quelque chose de plus rangé, de plus confortable pour fêter ses 30 ans, et qu’est-ce que je la comprends. Nous avons donc fait demi-tour pour Tambor et sommes allés à l’hôtel Tango Mar, un brin à l’opposé de l’image souhaitée par Montezuma. Mais pas de doute possible, ce fut 2 jours en hôtel mille étoiles après 8 mois de voyage en camping-car. Une chambre près de 3 fois la surface de notre maison roulante, un lit où l’on doit entamer la traversée tôt le matin avant d’aller réveiller son épouse de l’autre côté !

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L’accueil par la propriétaire fut d’une qualité mille étoiles aussi ! Cette dame belge, Hilde, nous a traités mieux que si nous étions ses propres invités. Et après avoir rangé Rhino et sorti nos affaires pour 48h, nous avons débuté nos vacances.

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Le lundi soir, rien de spéciale si ce n’est que nous avons mangé au restaurant de l’hôtel et qu’une surprise nous y attendait. Après le repas et au moment de payer, le serveur m’indique qu’il faut bien signer une fiche pour le paiement mais que le nôtre était déjà payé. J’ai bien essayé de connaître le nom de la gentille personne qui nous a invitée mais je n’ai pu obtenir que l’information que c’était un homme ! Nous sommes très reconnaissants pour ce geste et remercions cette personne inconnue encore à ce jour…

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Après une nuit à nous perdre dans nos lits kingsize, il était venu le temps de réveiller Claire pour ses 30 ans avec une vue superbe de notre chambre.

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La matinée fut lancée, après des vœux d’anniversaire des enfants et moi-même, par un petit déjeuner servi dans un beau buffet. Au retour, Claire trouvait une première surprise sur la porte de notre chambre…

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Puis, sa matinée aura été tranquille. Elle n’a eu qu’à s’occuper d’elle-même. Une matinée à ne rien gérer, ne rien faire que ce qu’elle voulait. Une partie de celle-ci s’est passée autour de la piscine.

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Le repas de midi s’est fait à Rhino. Léger car il faisait une chaleur étouffante. Mais sans oublier que c’était son anniversaire.

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L’après-midi aura été un nouveau moment de tranquillité pour Claire. Elle a pu profiter de se reposer, de prendre le temps qu’elle voulait, de se faire masser et de parler avec sa maman sur Skype. Mais le meilleur moment de la journée devait encore arrivée. La veille, j’avais convenu une petite surprise avec la propriétaire de l’hôtel, et ce fut ainsi :

A 18h30, j’ai invité Claire à venir boire un cocktail sans les enfants, restés jouer dans leur chambre. Arrivés au restaurant, je propose que l’on descende vers la table en bord de mer. Arrivés là, nous y découvrons une table avec des couverts. Claire me dit alors : « on ne peut pas s’assoir là, c’est sûrement réservé ». Je fais mine de ne pas m’en faire et je lui dis que l’on partira si quelqu’un arrive.

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Nous commandons notre apéritif et savourons tranquillement lorsque le garçon de table arrive et nous tend la carte. Claire me regarde d’un air surpris et c’est là que je lui explique que ce soir nous mangerons à deux, face à la mer, en amoureux. Je crois bien que cette surprise l’a vraiment surprise ! Je ne suis pas le champion du romantisme, ni de la spontanéité inventive, pourtant j’essaie de m’améliorer. Mais, bien entendu, est arrivé la question de la garde des enfants. C’est Hilde, la propriétaire de l’hôtel, qui s’est occupée des loulous. Eux-mêmes ne le savaient pas. Ils ont été un peu déçu de ne pas être de la partie, mais ont compris et Jimmy m’a dit : « On prend quand même le dessert ensemble, pour donner les cadeaux à Maman » ! Nous avons donc mangé, Claire et moi, un chateaubriand avec une coupe de vin rouge, un véritable délice.

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Puis, est venu le temps du dessert. Nous sommes remontés vers les enfants et avons dégusté de véritable douceur à l’européenne, avant l’ouverture des cadeaux, réalisés par les enfants ! Soraya a construit une pyramide de gobelets « petits suisses » avec un mot doux dans chacun d’entre-deux, à ouvrir quotidiennement durant une semaine. Jimmy et Amélie, eux, ont réalisé une sorte de calendrier de l’aven avec pour portes des lettres qui disaient : « Je t’ ❤ maman ». Et à chaque porte, un mot doux ou une surprise comme : « Je te fais un massage » ou « je te fais ton café ».

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Nous avons tous eu du plaisir à prendre soins ainsi de notre épouse/maman et surtout eu du plaisir à voir le sien, tout au long de cette journée qui devait être la sienne.

Et je ne peux, bien entendu, pas terminer cet article sans soulever l’immense gentillesse de Hilde sans qui cela ne se serait pas passé ainsi, proche de la perfection…

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