Les familles autour du monde, le rassemblement. Du 2 au 6 juin 2017

De la maison Chaudenay à Anse, lieu de rencontre des familles autour du monde, il n’y a que deux heures de route environ. Peu de monde est au courant que nous venons à cette rencontre un peu spéciale entre anciens et futurs voyageurs au long cours. « Les familles autour du monde » est un groupe Facebook qui s’est créé il y a déjà pas mal de temps et c’est déjà le 4ème rassemblement qui va se produire ce week-end. Et dans ce groupe, il y a pas mal de monde que l’on connait virtuellement, mais aussi ceux que nous avons rencontré en voyage. Et pour ceux-là, nous voulions garder notre venue un peu secrète pour leur faire la surprise. Nous pensons notamment au Flamants, aux Gnix que nous savions de la partie. Une autre raison qui nous avait poussés à ne rien dire au départ, c’est que nous savons comment peuvent se passer les shipping et la route, nous ne voulions pas nous annoncer sans certitude.

Bref, comme nous sommes encore un peu libre niveau timing, nous avions décidé de venir déjà le vendredi soir. Le gros de l’arrivage doit se faire le samedi, mais un petit groupe y est déjà présent à notre arrivée, dont Jean-Fi qui fait partie des organisateurs. Il est le parfait exemple de ces gens que l’on connait virtuellement, mais dont la rencontre est nécessaire pour confirmer ce que l’on pensait ; ce mec est génial, toujours la pèche et le sourire aux lèvres. Nous sommes une bonne dizaine de personnes ce soir et mettons tous la main à la pâte pour monter un couvert qui devrait nous servir ce week-end puisque la météo ne semble pas être avec nous, du moins pour le samedi. Avec ce montage, démarrent les premiers rires et se construisent les premiers liens entre voyageurs. De toutes les personnes présentes, nous ne connaissons que Silvain et Erika que nous avions rencontrés en Suisse lors du rapatriement l’année passée. Mais comme cela se passe avec presque tous les voyageurs que nous avons rencontrés, le contact est facile et nous faisons connaissance autour d’un premier repas/apéro avec ceux que nous ne connaissions pas come Audrey et Bastien, Martin, Les Chazel, les petits voyageurs et d’autres voyageurs encore qui, je l’espère, ne se sentiront pas vexé de ne pas être nommés ; Il y aura eu bien trop de monde ce week-end pour que je les nomme un à un. Cette première soirée se terminera, pour un tout petit groupe, à 4h du matin…. Le week-end débute bien !

Ce rassemblement est prévu du vendredi soir au lundi. Il y a les familles inscrites qui se déplacent pour partager, mais également quelques personnes qui avaient lu l’article de presse du journal local et qui invitait les gens à passer pour discuter de voyage, pour poser des questions, ou échanger simplement. C’est d’ailleurs le but aussi pour tous les voyageurs présents, certains en préparation, d’autres sur le départ ou encore ceux déjà revenus. Nous nous retrouvons pour échanger, donner des tuyaux à ceux qui s’en vont, qui préparent. Mais nous-même, ceux qui sont déjà partis puis revenus, nous partageons nos vécus apportant parfois l’envie de repartir, d’aller voir des horizons que nous n’avons pas encore vus puisque ceux qui en reviennent ont eu un tel plaisir. Mais il y a aussi le sujet que certains redoutent plus, parlant du retour, parfois avant même d’être partis. C’est un sujet que nous avons apprécié aborder puisque cela nous concerne directement. Nous avons reçu beaucoup de retour d’autres voyageurs ayant déjà passé le cap, parfois sans douleurs, parfois dans la difficulté. Nous, nous sommes prêts à la vivre, ce retour, mais à la question venant de toutes les bouches quasiment : « vous avez des projets pour repartir en voyage » ? A cela nous répondions : « nous avons le projet de rentrer, commençons déjà par-là »…

2 devant rhin

Ce rassemblement nous a donné, également, la possibilité de revoir des gens que nous avions rencontrés avant de partir en tour du monde, comme les Gnix et Arnaud (Bos’trotter), puis d’autres que nous avions rencontrés en route comme les Flamants Roses Migrateurs et nos amis de Belgique Nico et Catherine. Il a aussi permis la rencontre de nouveaux visages, beaucoup trop pour tous les citer, mais il y a notamment les « Un tour à cinq » avec Maryline et Renaud, qui nous avaient contacté avant leur départ en Asie pour échanger un peu sur les préparatifs et qui avaient, eux, accepter de passer sur TF1 pour montrer un peu leur voyage. Mais il y en a tant d’autres, je pense à Marc, aussi, qui a tendu l’oreille lorsque je disais à d’autres voyageurs que les Ford Transit n’étaient pas une bonne idée aux Amériques. Il s’est retourné et m’a dit : « ben le mien est sur le bateau pour les Amériques en ce moment ». Et d’enchainer en me disant que nous avions déjà échangé par emails à ce sujet. C’est aussi une des constantes avec les voyageurs en préparation ou en partance… beaucoup d’entre eux connaissent ceux qui sont déjà partis, plusieurs d’entre eux nous avaient contactés par emails pour nous questionner sur les préparatifs ou la vie en voyage. C’est donc marrant de se retrouver face à eux et enfin discuter de vive voix. Et une chose nous plait dans cette rencontre de futurs voyageurs, c’est cette fraicheur et cette excitation qui les habitent à quelques semaines de leurs départs. Ce nœud au ventre, aussi, qui les attache encore à cette vie qu’ils s’apprêtent à quitter. Bref, c’est un super week-end d’échange avec pour point commun le voyage au long cours, une envie de vivre autre chose et se recentrer sur soi-même.

Durant le week-end, il n’y a pas que les adultes qui y trouvent leur compte. Les enfants, nous ne les voyons presque pas ! Ils trouvent tous des camarades de leur âge et se royaume dans ce camping. Il est bon pour nous de les savoir en sécurité lorsqu’ils jouent. A travers le monde, en bivouac sauvage la plupart du temps, il est difficile de ne pas avoir constamment un œil sur eux. Ici, dans le complexe du camping, nous pouvons lâcher prise et même un peu trop. Nous aurons passé quelques dizaines de minutes à la recherche d’enfants un peu trop libre pour les retrouver à l’heure des repas. Aurélie et Laurent, des « Chamaco », avaient organisé une sortie en Kayak sur la Saône, un moment de plaisir et de délire pour tous les participants, chacun revenant avec le sourire.

Toujours dans le but de partager nos expériences et de déclencher une étincelle, débrider une idée de voyage chez ceux qui n’oseraient se lancer, les organisateurs ont prévu un peu de présence des médias sur ce week-end. Il y a tout d’abord eu la presse papier locale, avec le journal le Progrès, puis France 3 Rhône-Alpes pour le téléjournal régional. Nous nous sommes prêtés, Soraya, Claire et moi au jeu de l’interview pour le journal local avec les Flamants Roses Migrateurs.

4 journal

Enfin, il y en a tant à dire… ce week-end est une pure réussite pour nous. Voir, revoir, faire connaissance, échanger, rigoler, douter, être confiant ; un mélange de sentiments et d’actions qui font que la rencontre est ce qu’elle a été. On se rappelle celle que Claire et Stéphanie Bretonnière avaient lancée entre elles il y a 3 ans qui s’était terminée avec la présence de 15 familles. Nous étions dans la peau de ceux qui allaient partir, la boule au ventre, pleins de doutes et de questions. Nous réalisons avec cette nouvelle rencontre le chemin que nous avons parcouru, au premier comme au second degré. Nous revenons riches de milliers d’expérience incroyables et transformés. Et si nous avions su que tout se passerait si bien, que tous les problèmes que nous avons eu en route ne nous empêcheraient pas de continuer, nous serions partis l’esprit plus tranquille, mais alors, le voyage n’aurait pas été celui que nous avons eu. Alors peu importe comment ou pourquoi, si un choix est juste, il le sera et peu importe où et pourquoi, les choses se mettront en place si, justement, nous n’essayons pas de contrôler intellectuellement le voyage.

Nous remercions les organisateurs, les voyageurs qui ont mis la main à la pâte durant le week-end, les familles qui se sont déplacées et espérons que nos chemins nous guiderons à nouveau au prochain rassemblement avec, qui sait, encore plus de monde. Nous étions déjà un paquet à cette rencontre avec près de 90 adultes et 80 enfants, une bien belle brochette de voyageurs.

LISTE DES VOYAGEURS PRESENT ET LEUR SITES DE VOYAGE par ordre alphabétique.

 

Trois jours dans un château, au Mexique. Du 30 mai au 2 juin 2017

Mardi matin, nous disons au revoir à Alexis et prenons la route en début de matinée. Nous savons déjà que la route sera longue, comme toujours sur les départementales. Nous atteignons notre destination en fin d’après-midi, « La Maison Chaudenay » en Bourgogne. Si nous y allons, ce n’est pas que pour son « château », son gîte ou son emplacement exceptionnel. C’est plus dans l’idée de nous replonger dans nos souvenirs mexicains du temps passé avec les Joly Camper dans la péninsule du Yucatan. Flo, Stéph, Jade et Luna avaient partagé près d’un mois avec nous et avions vécu des choses hallucinantes comme ce requin tigre sur la plage de Isla Arena, la découverte de notre plus belle cenote à X-batun, une visite splendide de Uxmal avec un guide génial, mais encore l’aventureuse découverte de Calakmul dans une jungle épaisse. Les Joly font partie des premiers voyageurs que nous avons rencontrés et dont nos roues ont suivi les mêmes routes durant un temps prolongé.

Maintenant, eux, de retour depuis près de deux ans, se sont installés ici à Chaudenay et y ont repris ce gite-maison d’hôte Maison Chaudenay  superbement situé dans cette belle région de bourgogne où le vin est bon.

1 maison chaudenay (2)

Mais depuis notre arrivée cette après-midi, il souffle comme un air mexicain. Flo et Stéph se retrouvent catapultés au Mexique dû à notre présence. Je peux complètement imaginer ce retour dans les mémoires, d’autant plus qu’eux sont revenus il y a deux ans déjà, cela les replonge dans le voyage. Bien que nous, nous soyons encore en plein voyage, il est difficile de ne pas se remémorer tous ces instants partagés.

Mais bon, nous allons être là durant trois jours donc il ne faut pas oublier non plus que les Joly ont un business à faire fonctionner, alors pour passer du temps ensemble, nous allons simplement travailler avec eux. Qu’on se rassure, c’est entièrement de façon volontaire et sans coups de fouets que nous le faisons. C’est qu’un domaine pareil demande beaucoup d’heures de travail. Ils ont une capacité de 25 couchage actuellement et sont en transformation pour passer à 30 avec la création d’un gite supplémentaire. En plus de cela, il y a tout ce qui est maintenance. Une maison de cet âge demande que l’on en prenne soin. Bien qu’elle soit parfaitement saine et entretenue, il est impératif de continuer ainsi. Stéph a notamment un souci de chenaux rejetant les eaux du toit par la gargouille sur sa place rendant la cour détrempée à chaque pluie, l’eau ruisselant vers les bâtiments en aval. Il a l’idée d’installer une grille qu’il raccorderait à une autre canalisation de chenaux. Comme c’est un domaine que je connais, je lui propose mon aide. Nous installons, sur deux journée, un caniveau raccordé en ayant pris soin de creuser à profondeur nécessaire. Mais la vitesse d’exécution n’était pas élevée, car le dos n’aime pas ce genre de travaux, il fallait donc y aller molo !

2 caniveau

Une activité qui nous a permis, justement, d’y aller tranquillement, c’est l’apéro… Ben tien, vous aviez cru quoi… ? Nous sommes en Bourgogne, le vin est bon, les produits du terroir sont excellents et eux comme nous sommes des bons vivant. Alors forcément, même si c’est avec modération, le plaisir de partager ces moments est hyper important.

Et pendant que les hommes travaillaient à la construction, Claire et Flo ont mis la main à la pâte pour l’entretien des chambres notamment. Elles ont travaillé ensemble dans le « château » mais aussi, Claire, elle, s’est occupée des repas en laissant ainsi du temps à Flo pour continuer ses occupations en lien avec son travail. Les deux filles se sont retrouvées comme au Mexique, avec une complicité construite sur un mois à peine. C’est une constante que nous retrouvons sur quasi toutes les rencontres de ce voyage. Nous n’avion pas revu Stéph et Flo depuis deux ans, mais nous les retrouvons comme si nous les avions quitté hier.

Et ceci n’est pas vrai que pour les adultes. Les enfants, eux aussi, se sont retrouvés comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Jade, Luna, Soraya, Jimmy et Amélie passent trois jours à s’amuser ensemble. Très rarement des chamailles ont eu lieux, très souvent de la complicité il y a eu. Comment faire pour que des enfants s’entendent si bien… faites-les se rencontrer lors d’un voyage. On se rappelle tous de nos « amis » de vacances, avec qui nous passons le plus clair de notre temps lors de ces trois semaines à la mer. Et bien en tour du monde, c’est encore plus fort, deux jours suffisent parfois à construire ce lien.

5 enfants

Mais que le temps passe vite, déjà deux ans que nous nous étions rencontrés. Alors ces trois jours, le temps que nous avons pu partager, sont passés à une telle vitesse. Mais nous avons chacun nos planning. Le leur est chargé en ce week-end de Pentecôte, les gites et chambres d’hôtes sont pleines. De notre côté, nous avons un rassemblement des familles autour du monde dans la région de Lyon, avec encore un tas d’histoire de voyage à se raconter. Alors on dit merci aux Joly Camper, l’accueil a été merveilleux, puis on sait que 2h30 à peine nous séparent, alors on se reverra dans pas si longtemps !

 

Un jour au zoo (de la Flèche), avec Charlotte et Alexis. Du 28 au 30 mai 2017

En quittant Colville, on se rend déjà compte que notre tour de France ne va pas être de tout repos. En plus de se coucher tard afin de passer un maximum de temps avec nos amis de voyages, nous roulons beaucoup en temps, bien qu’en termes de distance cela ne représente pas grand-chose. Mais le fait est que les péages français sont hors de prix pour les camping-cars. Alors nous prenons parfois, comme ce soir, près de 4h pour faire 240km… heureusement que là où nous nous rendons, au zoo de la Flèche, nous pouvons stationner sur le parking même pour y passer la nuit.

Lundi matin, nous entrons à l’ouverture. Très rapidement, nous tombons sur Charlotte. Rappelez-vous, au Litchfield National Park en Australie, nous l’avions rencontrée alors qu’elle était dans son périple d’un an sur l’île continent. A l’époque, nous ne connaissions pas du tout l’existence de l’émission « une saison au zoo » (et on en connait toujours pas plus maintenant), mais Charlotte nous avait expliqué travailler dans un zoo comme « soigneur » et que nous y étions les bienvenus. Notre rencontre avec Charlotte et Alexis avait été un pur plaisir et nous avait un peu réconciliés avec les backpackers. Nous en avions croisé trop qui était irrespectueux, mais eux avait la tête sur les épaules.

1 austraie

Nous prenons un peu de temps pour échanger avec elle puisque nous venons de nous revoir après quasi une année. Mais comme elle est au travail, nous convenons de nous revoir durant sa pause de midi. Notre journée au zoo de la Flèche va nous replonger dans un tas de souvenirs incroyable bien que nous réalisions qu’après les avoir vu en liberté il n’est plus du même goût de les voir en « cage »… mais peu importe, si on peut être contre la détention avec raison, rendre cette vie animalière accessible à de nombreuses personnes qui ne les verraient jamais autrement peu aussi aider à sensibiliser les âmes au respect de la nature et de l’environnement.

Bref, ce tour au zoo va nous rappeler tant d’endroits dans le monde. Voyageons un peu en image…

Le Ara Bleu, San Gil, Colombie

3 ara bleu

Les Flamants Roses, Laguna Colorada, Bolivie

4 flamants roses

Le Toucan Toco, Ecluse de Colon, Panama

5 Toucan toco

Les lions, Afrique Australe (même si c’est un lion blanc)

6 lion

L’ocelot, Flores, Guatemala

7 ocelot

Les girafes, Krugersdorp, Afrique du Sud (nos premières)

8 Girafes

L’hippopotame, Zambezi River, Zimbabwe

9 Hippopotame

Le Guépard, Kalahari National Park, Afrique du Sud

10 guepard

Le Coati, Volcan Tenorio, Costa Rica

Le Red Kangaroo, Ningaloo Reef, Australie

Aigle à tête blanche, Ouest des USA

Le Loriquet, Sydney, Australie

Le crowned crane, Hwenge National Park, Zimbabwe

L’éléphant d’Afrique, Nord du Botswana

16 éléphant

Au milieu de notre journée, nous avons le plaisir de croiser Charlotte un peu plus longuement. Elle profite de sa pause repas pour venir nous faire un coucou et nous présenter un peu le zoo. Elle nous emmène un peu à l’arrière des coulisses, notamment là où se prépare les repas des animaux. Elle nous donne aussi plein d’informations sur le zoo, son histoire et son fonctionnement.

Durant la journée, nous voyons aussi quelques animaux que nous n’avons pas eu la chance de croiser en tour du monde, comme le chimpanzé, puis nous assistons au nourrissage de plusieurs espèces différentes, comme l’ours polaire. Cette journée au Zoo de la Flèche, nous l’avons adorée et nous remercions Charlotte pour son accueil.

Après le Zoo de la Flèche, nous devons retrouver Charlotte chez elle mais son travail s’arrête après la fermeture. C’est donc Alexis qui nous reçoit chez eux, et quel plaisir de le revoir, lui aussi. Nous avions vraiment trouvé cette rencontre australienne géniale et les revoir bien installés ici nous fait plaisir. Et du coup, comme nous avions Héra et Arion comme monture 4×4 chez les kangourous, c’est la première fois qu’ils voient Rhino en vrai après l’avoir aperçu sur le web.

Après avoir passé la journée au travail de Charlotte, c’est au tour d’Alexis de nous expliquer ce qu’il fait depuis son retour en France, et, tant mieux pour lui, il a trouvé ce qu’il voulait ; un job dans la photographie. Comme quoi, malgré un marché du travail dégradé avec près de 10% de chômage, il est encore possible de vivre de ce que l’on aime, et nous en sommes heureux pour nos deux hôtes. Nous allons passer ensuite une soirée dans leur jardin, repassant nos voyages respectifs et tout ce qu’ils nous ont apporté.

Nous remercions Alexis et Charlotte pour cet accueil réussi, nous apprécions la spontanéité et l’esprit de voyage qui reste encore chez eux. Nous le disons à tous ceux que nous rencontrons dans ce petit tour de France, la prochaine fois on espère les revoir en Suisse… Mais en attendant d’y arriver nous-même, nous reprenons la route en direction de la Bourgogne.