Salar de Uyuni et le Sud Lipez, deux des plus beaux endroits du monde ! 4/4 Du 9 au 16 octobre 2015

4 sur 4

Cette nuit dans le Sud Lipez a été très mouvementée. Des vents forts nous ont bercés toute la nuit et ce matin ce n’est pas mieux. Le camping-car bouge tellement que nous quittons pour un instant nos compagnons de voyage, afin d’aller nous trouver un endroit à peine plus calme pour déjeuner. Ceci étant fait, nous reprenons la route en direction de la laguna Colorada. C’est sans aucun doute l’attraction principale de ce Sud Lipez, bien qu’il ait des tonnes de choses à offrir.

La Laguna Colorada, de type Alto-Andine, est absolument hors de toutes choses que l’on a déjà pu voir. Elle se trouve, pour commencer, à 4350m d’altitude. Ensuite, elle est entourée de montagnes pelées faite d’une terre brune foncée avec des dégradés tirant contre le beige claire et dont certains sommets présentent encore des neiges qui n’ont pas fondues. La lagune elle-même est composée de multiples couleurs et spécificités. Avec évidence, ce que l’on voit le plus, c’est sa teinte d’un rouge rouille créé par la photosynthèse de micro algues et se trouvant être la nourriture de centaines de flamands rose, d’un rose rarement observé auparavant ! On trouve aussi, dans cette lagune, une eau bleue normale et des formations mousseuses voir boueuse, d’un blanc neige éclatant, dont l’origine m’est totalement inconnue (ce serait du borax), mais paraitrait-il qu’elle soit très toxique ! La profondeur moyenne de la lagune est de 35cm.

1 colorada (1)

Malheureusement, ce qui ne se voit pas sur les images, c’est que le vent y est si violent que profiter pleinement des bords de la lagune est quasi impossible. Les bourrasques soulèvent du sable comme des petits cailloux et les recevoir en pleine face ne fait pas du bien. Nous en avons même peur pour le véhicule, le sablage de la carrosserie n’est surement pas quelque chose de conseillé ! Heureusement, le groupe que l’on attendait (Erdem, Sarah, Urs et Barbara) n’arrive pas trop tard. Nous plions bagage et nous réfugions dans un canyon, à l’abri du vent pour la nuit ! Jimmy, lui, s’amusera à escalader les roches…

2 bivouac (1)

Jeudi matin, nous décidons quelque chose d’un peu inattendu. Erdem, Sarah, Sidonie et Vincent ont clairement un rythme différent du nôtre. Chaque matin, Claire, les trois enfants et moi sommes prêts à décoller déjà à 8h. Les autres, prennent le temps de déjeuner tranquillement, se préparent et décollent vers 9h30-10h. Alors, ce matin, nous partons avant tout le monde en compagnie d’Urs et Barbara. En plus, eux souhaite atteindre la Laguna Verde et être au Chili vendredi. Ce planning est parfait pour nous qui devons tout de même avancer pour atteindre Montevideo début décembre.

Donc, nous démarrons après avoir remis un boulon qui c’est enlevé et qui faisait que toute la calandre et le phare compris bougeaient dans tous les sens. La route entre la Laguna Colorada et la Laguna Verde est assez bonne. Mais avant d’y arriver, nous avons deux objectifs intermédiaires. Le premier, c’est de passer à la douane pour le véhicule que se trouve sur un site d’extraction minière. Le challenge de cet endroit à atteindre est son altitude. Nous y arrivons et posons devant son panneau à 5033m d’altitude. En plus, Rhino a grimpé les doigts dans le nez et nous sommes encore plus convaincus d’avoir fait le bon choix niveau moteur.

3 douane

Nous redescendons ensuite jusqu’à la Laguna Chalviri. Nous nous y arrêterons pour faire trempette, non dans la lagune gelée, mais bien dans les termes d’eaux à au moins 30°

4 thermes (4) 4 thermes (6) 4 thermes (5)

En repartant de là, nous arrivons très rapidement au desert de Salvador Dali. Ce nom lui a été donné en rapport aux couleurs idylliques qui forment les montagnes environnantes.

5 dali (1) 5 dali (5) 5 dali (4) 5 dali (3)

Nous arriverons ensuite vers 13h à la Laguna Blanca, se situant juste à côté de la Laguna Verde.

6 laguna blanca (1) 6 laguna blanca (2)

Manque de chance pour nous, l’accès à la Laguna Verde ne se fait que par de la piste recommandée uniquement aux 4×4… à que cela ne tienne, nous tentons notre chance ! C’est non sans être secoués et avoir touché à quelques reprise le pot, le réservoir ou le porte-à-faux que nous y arrivons, pourtant sans dommage aucun. Ce fut la conduite la plus technique de cette aventure bolivienne, voir même de tout le voyage. La récompense est au rendez-vous. La laguna Verde est somptueuse…

7 laguna verde (2) 7 Laguna verde (1)

Nous nous enliserons en repartant de ce lieu, mais j’ai appris de nos ensablages précédents. Avant de trop tenter d’aller-retour et de me planté plus, je supprime l’ASR, enclenche le blocage du différentiel et boum, Rhino s’en sort à merveille et il fera encore preuve de bravoure sur les quelques kilomètres que nous ferons avant de bivouaquer pour la nuit. D’ailleurs, nous nous arrêtons au refuge de l’entrée Sud du parc, synonyme de fin très proche. Demain matin, nous entrerons au Chili et l’aventure de notre voyage (la plus aboutie en tous les cas) prendra fin. Quel pur bonheur d’avoir pu vivre cela avant de revenir en Europe. Certes il nous reste encore 1 mois et demi avant de rentré voir notre famille et nos amis, et ensuite décoller pour l’Océanie ! Mais nous sentons la fin de notre passage aux Amériques arriver et mangeons chacun de ces derniers instants vécus avec passion.

Ce qui est sûr, c’est que ce passage au Salar d’Uyuni et au Sud Lipez restera un moment fort gravé pour toujours. Non pas seulement pour les paysages à couper le souffle, mais pour l’avoir vécu tous ensemble, Rhino compris, car en tour organisé cela n’aurait pas eu la même saveur que de le faire avec sa maison et d’y dormir dans des conditions extrêmes, avoisinant les -15°C…

Et une dernière surprise nous attendait ce soir-là. Un groupe de romands, 6 au total, se sont installés à nos côtés pour bivouaquer. Ils sont dans la région (Pérou-Chili-Bolivie-Argentine) pour 6 semaines d’aventure off-road en 4×4. Une aventure qui semble génial et bien préparée. Nous partagerons un peu sur nos aventures, un bon verre de rouge, et surtout, pour nous, un plaisir immense de rencontrer des voisins si loin de chez nous. Bonne route à vous !

DSC_0008 (2)

Une étoile s’éteint.

Dans ce voyage, des rencontres nous en faisons. La plus part sont furtives, comme le temps que nous restons à un endroit. De furtives, elles deviennent courte lorsque l’on décide de s’établir un peu plus longtemps dans un lieu, mais celles qui durent, qui donnent naissance à de belles amitiés, à de beaux échanges, celles-ci sont plus rares. Pourtant, avec vous, c’est comme si le destin nous mettaient à chaque fois sur les routes de l’autre.

La première fois, on s’en souvient, c’était à Antigua au Guatemala. Cette première rencontre était, justement, furtives puisque vous repartiez presque avant d’être arrivés. La second fois, nous avons pu parler un peu plus en détail de qui nous sommes, mais là aussi vous repartiez assez vite de ce magnifique lieu qu’est Canas Castillas au Costa Rica, mais Mini votre chien ne s’entendait pas avec celui du propriétaire.

C’est à la troisième rencontre que les liens se sont encore plus tissés. Nous avions depuis peu un ami commun, Jilani, le grand-papa de voyage de nos enfants. Cette troisième, c’est au port de Colon qu’elle se passa, lors du passage du Panama en Colombie avec ce bon FerryXpress qui nous aura permis de sauver un bon paquet d’argent. Et en arrivant en Colombie, je vous entends encore dire combien vous coutera votre visa, une réciprocité entre gouvernement canadien et colombien qui ne sert qu’à desservir les voyageurs de ces pays. Nous aurons ensuite partagé le campement devant l’hôtel Hilton de Carthagène, avant que Dany et Dani n’arrivent vers vous et que nous vous quittions, mais pour se retrouver ensuite.

Puis, c’est définitivement à la quatrième que nous avons formé ce que j’appellerai un groupe de voyage, une amitié qui durera. A Salento, vous y étiez avec Jil et nous avions décidé de partir au désert de Tatacoa ensemble, puis San Agustin pour revenir à Popayan par ce que Dany et Dani appelait la « route de la mort ». Durant ce trip, nous avons observé les étoiles, bu l’apéro au village voisin et France, c’est là que tu nous as pris les enfants pour la première fois avec toi pour vous baigner dans la piscine du désert ! Mais encore, vous rappelez-vous du bivouac ? Nous étions, Jil, vous et nous sur la piste d’atterrissage des OVNIs, au centre tellurique du désert ! Sont fous ces tatacoins… Depuis là, San Agustin, puis la route de la mort, qui finalement n’aura eu raison de personne et bien heureusement. C’était plutôt une route remuante mais sans danger particuliers. Nous avons bien rit quand même…

Le partage de l’aventure se terminera, pour cette fois-ci, à Las Lajas, où nous aurons gardé Mini pour la première fois. Vous étiez partis faire des courses et les enfants voulaient s’occuper d’elle. L’expérience fut bonne mais frustrante pour nos loulous, car Mini, elle, n’attendait que votre retour. Pourtant, c’est avec elle que nous avons également construit notre relation. On se rappelle que lorsque nous sommes arrivés sur ce parking à 4600m d’altitude au Cotopaxi, vous nous aviez dit que Mini battait de la queue avant de voir le véhicule. Juste de nous entendre arriver, cela l’avait rendue toute excitée. C’est d’ailleurs ici en Equateur, au Cotopaxi, que vous êtes venus manger dans Rhino, un plat préparé par Claire, pour fêter tes 59 ans, France.

Depuis là, nos chemins n’ont arrêté de se croiser. Nous partions chacun de notre côté mais nous nous retrouvions toujours, par hasard, quelque part. Jusqu’à cette fameuse fois ou tu nous as fait deux immenses surprises, France. A Huarraz au Pérou, il n’y a pas si longtemps, deux mois peut-être, tu as accepté de nous garder les enfants pour une soirée, alors que Claire et moi allions souper au restaurant en amoureux. C’était simplement génial, mais là ne s’arrête pas la surprise. Le lendemain, tu nous as proposé un truc absolument fou. Tu nous as dit que si nous voulions, nous pouvions nous prendre une nuit d’hôtel, que toi tu garderais les enfants et que tu dormirais dans Rhino avec eux. On a bien compris que, pour toi, c’était aussi une soirée luxueuse avec tout le confort d’un lit moelleux que vous n’aviez pas dans votre cellule vieille de 30 ans, mais c’était drôlement gentil de votre part de nous offrir ce moment de retrouvaille avec Claire. Nous aurons passé une des plus belles soirées de ce voyage, dans un hôtel à standard Suisse, vraiment un cadeau milles étoiles que nous avons reçu.

Au Pérou, vous aurez fait la connaissance de mon Papa, qui nous avait rejoint pour trois semaines. Vous l’aurez d’abord rencontré à Nasca, puis encore à Cusco. Nous nous serons dit au revoir ici, en pensant se recroiser en Bolivie ou au nord de l’argentine, mais c’est déjà à Arequipa que nous nous sommes retombés dessus, ces destins qui se croisent sans cesse. Pourtant, France, c’est ici que nous nous serons vu pour la dernière fois. Tu devais rentrer chez toi, au Québec, pour y voir ta famille qui te manquait, puis revenir retrouver ton Marc qui, lui, était parti voir le Pantanal brésilien avec Jil, toujours lui. Nous, de notre côté, nous vivions pleins d’aventure de notre côté et une grosse décision fut prise de quitter les Amériques plus tôt que prévu. Et c’est le même jour où j’ai écrit à Marc, pour lui donner notre nouvelle itinéraire que l’inimaginable c’est produit. Tu étais au Québec, Marc au Brésil, nous en Argentine et c’est à cette instant que les anges sont venus te chercher. Lorsque la nouvelle nous est parvenue, c’est une bombe qui a explosée. Comment s’attendre à chose pareil. Les enfants en ont pleuré à chaudes larmes, plusieurs fois. Tu as marqué leur vie comme la nôtre, par ta gentillesse et ta bonne humeur, comme ta franchise et ta spontanéité canadienne. Une étoile sur terre s’est éteinte avec ton départ.

Nous souhaitions t’écrire ceci car vous avez mis votre empreinte, toi et Marc, sur notre voyage. Nous voulons transmettre toutes nos pensées à ceux qui t’aime et qui te perde. Tout notre soutien va vers eux et nous te souhaitons un dernier voyage vers les anges aussi rempli que ceux que tu auras faits ici, sur terre.

Adieu France, nous t’aimons tous beaucoup !

DSC_0159

DSC_0192

Salar de Uyuni et le Sud Lipez, deux des plus beaux endroits du monde ! 3/4 Du 9 au 16 octobre 2015

3 sur 4

La nuit sur San Agustin a été calme et reposante, malgré les 3900m d’altitude. Il faut dire que, depuis quelques semaines, nous nous sommes habitués à ces altitudes. Une fois tout le petit monde prêt, nous reprenons la route, mais pas vraiment la bonne… Nous étions sortis de la piste principale pour le bivouac et la route que nous avions prise semblait la rejoindre à peine plus loin. A peine plus loin était en réalité bien 500m dans le lit asséché de la rivière. Mais qui dit lit asséché dit fonds mous ! Nous mettons pleins gaz et passons avec Rhino non sans avoir craint d’y rester bloqué. Malheureusement, la journée commence moins bien pour Sidonie et Vincent. Eux restent bloqués et nous devons les pousser. En plus d’être bloqués leur moteur ne redémarre pas après avoir calé. Cela leur avait déjà fait le coup hier, et ça recommence, mais à nouveau après quelques coups de clé, l’engin repart. Aller, la journée est lancée, première petite galère sans conséquence.

1 pousser

Le but de la matinée est de rejoindre Alota. Pour y parvenir, la route est des plus variée, tant du point de vue des paysages que des routes. Ces dernières sont plutôt rudes et semées d’obstacles en tous genre ; Caillou, ornières, passage à gué (rivières), etc. La vitesse de conduite est lente et la consommation de diesel hallucinante. Je commence même à me demander si j’ai pris assez de réserve avec moi, car mon ordinateur me donne 160km d’autonomie avec un demi plein, si les routes continuent ainsi !

2 ROUTE (1) 2 ROUTE (2)

La conduite est éprouvante et technique, pourtant les paysages sont si fantastiques qu’à aucun moment nous ne regrettons de les avoir prises. Ils varient rapidement et ne ressemble pas à ce qu’on a l’habitude de voir.

3 paysages (1)

Une fois un col passé et être redescendus, nous avons la chance de trouver une piste qui vient d’être refaite, nivelée à la perfection et relativement droite. Nous abandonnons tous l’esprit de groupe pour un instant et partons chacun à la vitesse que bon nous semble. Avec Rhino, nous roulons à 100km/h au maximum et quel plaisir d’entendre la mécanique ronronner. A mi-course, nous faisons un arrêt photo Lamas pour attendre les plus lents. C’est sûr qu’avec un VW T2, Sidonie et Vincent atteignent les 70km/h avec le vent dans le dos…

4 bonne route (1) 4 bonne route (2)

Nous arrivons tous à Alota, petit village perdu au milieu de ces étendues, vers 11h30, pile pour le diner. Nous y trouvons une dame faisant son marché au milieu de la route avec fruits, légumes et produits genre riz et yogourt.

5 marché

Tout le monde y va de son petit achat, quant à moi, je pars à la recherche de Diesel. Juste pour assurer le coup, j’aimerais acheter 20lt, ce que je trouve à l’arrière d’une cour de mécanique/alimentation/dépôt/habitation. Oui, ici ils font à peu près tout en même temps au même endroit… Je remplis les 20lt à l’aide d’un entonnoir munis d’un filtre réalisé sur place, c’est-à-dire avec une chaussette type « bas pour dame » que Barbara nous a gentiment donné.

Durant la pause diner, ici à Alota, nous voyons tous les enfants sortir de l’école. Un d’eux, en me voyant, dit : « Mira, un gringo grande ! ». Ce qui signifie : « Regarde, un grand étranger (blanc) ! ». Venant d’un bout de 8ans, cela me fait plutôt sourire, avec toute l’innocence dont cela est lancé ! Nous partons ensuite à la recherche d’un professeur. C’est que nous avons, depuis très longtemps, une pile de cahiers vierges et de crayons, que nous voulions donner par le biais de notre association HAPPY. Nous avons la chance de trouver le directeur et de pouvoir parler avec lui. Il nous explique que les enfants viennent plutôt de manière sérieuse et régulière à l’école. Tous n’ont pas les mêmes chances de réussite mais certains s’accroche bien. Il nous dit également que le travail des enfants n’existe pas ici, sauf en saison des récoltes de quinoa, où tous les enfants se joignent aux parents pour les aider. Personnellement, nous ne sommes pas choqués de cela. C’est une école de vie et avant l’ère des machines à tout va, c’était également la vie des enfants de paysans de chez nous, en Europe. C’est donc avec un immense plaisir que ces cahiers et crayons sont donnés/reçus, et le directeur nous (vous) remercie au nom des enfants qui en bénéficieront.

6 directeur

C’est ici, à Alota, que nos routes se séparent pour deux jours avec une partie du groupe. Erdem et Sarah, eux, vont prendre la route la plus dur en compagnie de Barbara et Urs, tous deux équipés de 4×4. Quant à Sidonie et Vincent, ils prendront la route centrale, la plus « facile », avec nous. C’est donc vers 13h que nous repartons en leur compagnie pour essayer de rouler jusqu’à Villa Mar.

De Alota à Villa Mar, la route n’est pas compliquée, mais longue et lente à cause de la piste en tôle ondulée très marquée. Sitôt que nous passons les 25km/h, tout le véhicule est secoué de haut en bas ! Nous avancerons gentiment et marquerons quelques arrêt pour se dégourdir les jambes. A deux reprises, le T2 de Sidonie et Vincent refait des siennes. Il refuse de démarrer et nous sommes un peu soucieux. Pourtant, il finit par repartir à chaque fois, pour finalement atteindre Villa Mar vers 15h30. Nous décidons alors de pousser un peu plus, jusqu’à la première lagune de notre route. Sauf qu’on nous l’avait dit : « La piste est bonne jusqu’à Villa Mar, après ça devient un peu plus mauvais ». Nous avons rapidement compris pourquoi. C’est une piste contenant de nombreux gros cailloux de type concassés, ceux bien tranchant sur leur pointe. Là, c’est plutôt autour de 15km/h que nous roulons. Mais encore une fois, les paysages sont somptueux.

7 paysages (4) 7 paysages (3) 7 paysages (1)

C’est peu après Villa Mar que commence, aussi, une montée assez sèche qui doit nous faire passer dans une nouvelle vallée et atteindre la lagune. Malheureusement, dans cette montée, Sidonie nous appelle au Walkie-Talkie pour nous dire que leur véhicule ne passe pas la côte. Nous sommes tout de même à quasi 4500m d’altitude et la combustion ne se fait pas très bien. Nous descendons 500m à pied avec Claire et les poussons après qu’ils aient enfin pu rallumer le moteur. Nous repartons et arrivons à nouveau, peu après, vers une côte importante. Et là, patapoum, ça ne passe de nouveau pas et il cale, mais cette fois-ci le moteur refuse catégoriquement de redémarrer. En plus, au milieu de la route, nous bloquons tout et deux 4×4 de tours organisés viennent en face. Cela nous stresse un peu mais nous rassure aussi. Il faut dire que dans le Sud de la Bolivie, nous sommes confrontés à un autre monde. Contrairement au Sud du Pérou et au Nord de la Bolivie, ici les gens sont d’une extrême gentillesse. C’est alors que les deux conducteurs de 4×4 viennent aider Vincent à trouver la panne. Il leur faudra moins de 10 minutes pour déceler le problème et l’arranger provisoirement ! Le moteur redémarre et tout le monde, le groupe de français qui était dans les 4×4 compris, applaudis et exulte !

8 panne

Nous décidons de prendre Sidonie avec nous dans Rhino afin de donner plus de pèche à leur T2, et nous finissons par atteindre la Lagune aux alentours de 17h45. Nous bivouaquerons, ce soir, à 4550m d’altitude.

9 bivouac