Antigua, une vie de sédentaire pour apprendre l’espagnol ! Du 9 au 20 février 2015

Depuis le début de notre voyage, une chose était assez certaine concernant Antigua, nous allions y rester pour apprendre l’espagnole. Cette ville, très appréciée par les voyageurs que Claire avait lus, est réputée pour accueillir de nombreux occidentaux venant apprendre cette langue dans une de ses nombreuses écoles.

Durant les deux semaines consacrées aux études de Claire, Soraya et Jimmy, nous avons retrouvé un semblant de vie sédentaire. Des repères aussi bêtes que le fait d’aller faire les courses aux mêmes endroits, d’aller boire un café au même restaurant ou d’aller manger des crêpes à « La Luna De Miel », crêperie succulente tenue par deux français, Edouard et Guillaume. Chez eux, c’est comme à la maison. L’accueil y est génial, le service très bon et les patrons terribles, pas moyens de s’ennuyer avec cette paire ! J’y ai passé pas mal de temps, aussi quand Claire était en cours avec les enfants. Il n’y a pas à faire, quand on s’y sent bien, on y retourne et on fait des apéros… Donc si vous passez à Antigua, allez y manger une crêpes et dites bonjour aux patrons pour nous !

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Aussi, le simple fait d’avoir le rythme établi de : Départ à l’école, école, ménage, repas, après-midi d’occupation, et ainsi chaque jour de la semaine. Cela a de bons côtés, d’autres moins. Mais ces deux semaines furent en tous les cas très ressourçante et instructives (pour les 3 étudiants surtout). Petite anecdote ; les enfants ont offert un poisson rouge au directeur de l’école afin que son premier se sente moins seul 😉

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Et puis, à Antigua, il y a tout ce que vous cherchez, enfin presque. Il y a les shops et services nécessaires à une ville européanisée. Des restaurants suisses, français, chinois, indiens et nous croisons des visages tantôt occidentaux, tantôt locaux ou encore asiatiques. La ville est agréable pour y évoluer à pied. D’ailleurs, tout y est accessible en quelques minutes de marche, maximum 25 pour la traverser.

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Aussi, il y a le volcan, qui vous occupe un moment avec ses nombreuses crachées de cendre, venant rendre rugueuse toutes les surfaces de la ville, et de notre Rhino. Nous avons eu la chance d’arriver dans une période de forte activité, nous laissant voir jusqu’à presque 10 crachats par jour.

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Mais il n’y a pas que cela à Antigua. Il y a de la culture, avec parfois des concerts, une bibliothèque pour les enfants comprenant une projection cinéma le samedi, et d’autres petites activités sympathiques. Vous pouvez, également, vous rendre à la finca de aguacate (ferme aux avocats) qui surplombe la ville est vous offre une superbe vue sur les trois volcans entourant Antigua. Nous nous y sommes senti comme à la pinte de pierre-à-bot, pour ceux qui connaissent, avec en plus de la musique live.

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Nous avons, aussi, fait la finca de Macadamia. Tenu par des Norvégiens et entièrement organique, cette finca vous accueil avec une visite guidée gratuite, une dégustation de quelques produits de macadamia, puis un massage facial à la crème de macadamia. Vous pouvez ensuite vous rafraichir sur la terrasse à l’ombre des arbres de macadamia. Un très joli coin de nature.

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Il y a aussi les projets sociaux en pagaille. Le européens se sentant ici comme chez eux, ils y restent facilement pour y habiter une partie de l’année (ou toute) et réalisent des projets d’aide aux personnes nécessitantes, enfants, femmes ou personne avec handicape. Nous avons croché avec celui de Suzan, une hollandaise présente depuis 10 ans. Elle a monté le « projecto de carpinteria ». Elle occupe des enfants de 12 à 15 ans, parfois déscolarisés, par des activités créatrices sur bois. Si l’enfant présente de bonnes dispositions et qu’il n’a d’autres projet d’étude, elle leur offre une formation plus poussée en menuiserie-charpente afin de leur donné de quoi travailler et gagner leur vie. Je développerais ce projet dans le cadre de notre association HAPPY. En tous les cas, ayant fait menuisier en première formation, j’y ai pris beaucoup de plaisir.

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En s’arrêtant ainsi et en côtoyant beaucoup de locaux, nous avons aussi pu apprendre mieux comment la vie se passe, ici, au Guatemala. Les habitudes, les coutumes et la corruption semblent apparaitre plus concrètement que lors d’un voyage où le bivouac change chaque 2 à 3 jours. L’échange s’installe et les repères se forment. Vous commencez à comprendre et voir certaines ficelles qui relient chacune des habitudes et réactions locales.

Antigua est surtout une ville cosmopolite, où l’échange et les rencontre y sont faciles. Un endroit idéal pour nous, afin d’y obtenir des bases d’espagnol pour les 12 à 16 prochains mois en terre hispanique.

Le lieu de bivouac que propose la ville est idéal. Très proche de tout, calme et avec vue sur le volcan fuego. Malheureusement, je pourrais faire toute une palabre de l’accueil désastreux faite par la police du tourisme, qui a pour obligation d’accueillir les camping-cars sur leur terrain, et sans oublier les nombreuses tentatives pour vous soutirer de l’argent ou des biens en nature, une attitude honteuse. Mais je vais plutôt mettre l’accent sur le plaisir de voir tant de voyageurs passer. Chaque jour de nouvelles arrivées, de nouveaux départs. Chaque jours de nouvelles histoires, de nouvelles rencontres. C’est un point de chute pour tous les voyageurs motorisés, en solitaire, en couple ou en famille. Nous avons spécialement sympathisé avec Jil, voyageur français, qui était en compagnie de son neveu Ryad les premiers jours. Nous avons passé plusieurs soirées en leur compagnie, puis juste avec Jil une fois son neveu reparti. Ses histoires de voyage en Afrique nous ont passionnés pendant de longs échanges. Il y avait aussi Denise, une globetrotteuse allemande. Elle, elle a passé son temps à régler d’innombrables problèmes sur son véhicule. Elle nous a parfois fait mal au cœur à force de voir ses soucis s’accumuler, pour finalement prendre fins en deuxième semaine. Les enfants ont adoré l’avoir comme voisine et cela semblait réciproque. Nous avons également croisé Lionel (qui vient de créer le lien AmNord) avec sa famille, Nelly, Ana et Nils. Combien d’autres que nous ne citons pas mais avec qui nous avons aimé échanger.

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Le jeudi soir de la deuxième semaine, nous nous sommes laissé tenter par une raclette au restaurant « Chez Christophe », un compatriote suisse, du Mont-sur-Lausanne, qui nous aura accueilli comme des rois. Nous y avons mangé cette préparation au fromage guatémaltèque, mais réalisé à la façon suisse, non sans avoir longuement hésité avec les röstis et les spätzli ! Au final, Christophe nous aura amené deux assiettes supplémentaires avec ces deux plats typiquement suisses, en cadeau. Puis, à la fin du repas, nous avons eu droit au digestif… Une liqueur de williamine de chez Morand, mais quel accueil ! Merci à Christophe pour sa cuisine et d’avoir pris le temps de s’installer à notre table pour échanger sur nos vie ! Ah oui, j’oubliais…. au dessert, ce fût merengues à la crème !

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Deux semaines géniales qui nous auront aussi permis de souffler un peu, de reprendre des forces, et de se réjouir d’aller voir la suite. Il faut dire que deux semaines sans allumer le moteur de Rhino, ça fait bizarre. Alors maintenant, direction El Salvador !

Le lac Atitlan, Chichicastenango et on se pose pour 2 semaines. Du 4 au 9 février 2015

En quittant Lanquin mercredi, nous regrettions de partir sans être persuadé qu’il pleuvrait le lendemain, car en cas de beau temps nous serions bien restés encore un peu. Le soir du départ, nous voulions passer Coban puis trouver un bivouac avant d’enchainer pour le lac Atitlan. Nous nous sommes arrêtés vers un hôtel/restaurant qui bénéficiait d’une grande place de parc et d’une place de jeu pour les enfants. Quand nous avons été demander si nous pouvions rester la nuit, nous avons reçu le meilleur des accueils possible. Roberto, le patron de l’établissement San Rafael à Santa Cruz Verapaz est absolument des plus charmants. Il nous a offert l’hospitalité sans demander un centime. Il nous a d’ailleurs dit que ce serait ainsi pour chaque voyageur qui passerait chez lui. Et si nous devions vous conseiller quelque chose chez lui, ce serait : La sangria de la casa (faite comme une sorte de frappé glacé) ; le thé tchaï ; son cheesecake. De vrais délices. Les repas, eux, sont apparemment de la gastronomie, donc dans un budget que nous ne pouvions nous permettre.

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Sur la route, le lendemain, nous avons fait une halte sur conseil de Roberto au Ranchillo El Quetzal, pour y observer cette oiseux. Nous avons la chance d’y voir la femelle mais pas le mâle.

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Nous sommes arrivés jeudi au lac Atitlan avec le soleil, et ce n’était pas gagné car tout était couvert de partout, sauf sur le lac !

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Basés à Panajachel, nous avons bien profité de ce bivouac gratuit avec accès wifi… il faut dire qu’en choisissant un code tel que « 1234567890 » l’hôtel à côté du bivouac ne se met pas à l’abri de connexions intempestives.

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Depuis cet endroit, nous avons tout d’abord fait le marché de Solola le vendredi matin. Il ne présente pas vraiment d’intérêt artisanal mais à le bénéfice d’être un marché local, pour les locaux. Il y a très peu de touristes (croisé 5 personnes de type occidental) et vous êtes confrontés à la vrai façon de faire, ici au Guatemala. La condition de détention des animaux, comme le stockage des denrées périssable, nous font dire que leurs estomacs doivent être en béton. Nous avons apprécié nous y promener et découvrir ce lieu parfois coloré, parfois terne, mais surtout authentique.

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Puis, le samedi, nous avons fait une petite excursion en bateau sur Santa Catarina et San Antonio. Le petit trajet en lancha nous a permis de prendre la mesure de la décadence nord-américaine sur les bords du lac Atitlan. Si je peux entièrement comprendre que, lorsque l’on bénéficie de grand moyens financier, les fortunés en fassent ce qui leur fait plaisir, on peut tout de même se poser la question sur le côté éthique de construire des propriétés pareil pour de simple vacances, dans un lieu où le salaire est équivalent à 1.20fr./h (le même en euro).

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Donc, des deux villages, il y a clairement celui qu’il faut aller voir, et l’autre. Dans le premier visité, Santa Catarina, on vous promet des habits traditionnels et un village lui aussi traditionnel. Et bien il ne représente, pour nous, aucun intérêt… Par contre, le deuxième, San Antonio, est lui très agréable. Vous y trouvez une vie de village, une fabrique de poterie, une petite église surplombant les habitations du bord du lac et une coopérative de tisserandes. Nous avons beaucoup aimé y rester pour sentir l’atmosphère du village.

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Aussi, Soraya et Amélie auront profité de se vêtir en habits traditionnels qui leur allaient si bien.

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Dimanche matin, nous sommes partis assez tôt de Panajachel pour déambuler dans les rues du marché de Chichicastenango, très connus touristiquement. Nous avons été surpris de ne pas voir plus d’occidentaux (bien qu’il y en ait eu bien assez à mon goût) et avons trouvé l’ambiance vraiment géniale. Très colorés par les tissus locaux, les masques traditionnels et les fruits, nous avons passé trois heures dans les rues, parfois très serrées (et c’est justement là qu’il n’y a pas de touristes), pour le plus grand bonheur de tous. D’ailleurs, si j’avais dit à Claire que je refusais de repartir les sacs à dos pleins de babioles, je suis le seul à avoir acheté quelque chose, un pull !

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Nous avons également eu la chance de voir une procession maya-catholique. Nous ne savons pas ce qu’elle représentait mais les rythmes et les couleurs étaient agréables.

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Ce fût un programme honorable avant d’établir nos quartiers à Antigua. Nous avons rejoint cette ville, dîtes très agréable par les autres voyageurs, afin d’y passer deux semaines pour que Claire et les deux grands y prennent des cours d’espagnol. En arrivant, dimanche soir, au parking de la police municipale, nous ne savions plus trop si nos plans allaient pouvoir rester ceux escomptés…

Tikal, perdu dans la jungle.

(Cet article a été dicté par les enfants, le texte tapé par Claire)

Ce matin, nous nous sommes fait réveiller par les singes hurleurs et une colonie de perroquet nous tire du lit de bonne humeur : C’est parti pour visiter le site de Tikal !

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Francisco, notre guide du jour, nous emmène voir la maquette du site. Nous réalisons la grandeur de ce lieu et nous donne envie d’y pénétrer. En premier nous avons été voir un réservoir d’eau. Un des nombreux petits étangs qui permettaient aux Mayas de stocker de l’eau de pluie. Un impressionnant réseau de canalisation a été créé pour garder et répartir l’eau à travers la ville. Nous y voyons des hérons gris, des tyrans quiquivi (un oiseau a ventre jaunes) et d’autres oiseaux, comme des canards. Il parait qu’il y a un crocodile, mais nous ne l’avons pas vue. En entrant dans la jungle, nous observons des chemins créer par les grandes fourmilles. Elles étaient en train de porter des feuilles dans leurs grandes fourmilières, afin d’y faire un élevage de champignons.

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Nous arrivons vers une place avec des pyramides, stèles et des temples. Grace à ces constructions, les Mayas arrivaient à calculer les saisons. L’emplacement du soleil projette une ombre sur les stèles, ce qui permettait aux prêtres astrologues de savoir quand semer le maïs et récolter les plantes médicinales.

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Le sol est recouvert de Mimosa, une plante qui se ferme lorsque l’on touche ses feuilles.

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Nous nous sommes amusés à les toucher, l’une après l’autre. Francisco nous raconte que les Maya et les Aztèque de Teotihuacan faisaient des échanges de marchandise. Il y a 800km entre les deux sites, il semblerait que pour faciliter les déplacements ils se déplaçaient en barque, creusé dans des troncs, soit sur des rivières, soit sur la mer. Aujourd’hui le site est recouvert d’arbres mais à l’époque les Mayas avaient coupé les arbres pour l’agriculture.

Les murs des temples étaient recouverts de plâtre et de peintures qui représentaient la pyramide sociale. Tout en haut était le roi, en dessous les prêtres, ensuite les guerriers, après les marchands et tout en bas, les paysans. Le Ceiba était un arbre sacré pour les Mayas, il représentait dans les branches le spirituel et les dieux, dans le tronc la vie sur terre et dans les racines le sous-monde. Les 4 points cardinaux étaient important lors de la construction du site : Le nord était lié à l’élément du vent, le sud à l’eau, l’est au feu et l’ouest à la terre. Les stèles sont des grosses pierres gravées d’histoires grâce à des glyphes. Sous chaque stèle est enterré des poteries et des bijoux de jade en offrande aux dieux. Les Mayas de Tikal craignaient l’or car, lorsqu’ils en cherchaient dans la terre, des gazes toxiques s’échappaient et pouvaient provoquer la mort. Ils pensaient que l’or était mauvaise en énergie (spécificité de Tikal).

En partant direction le temple IV, Francisco nous montre comment manger des noisettes, très apprécié par les Maya, les singes et nous-même.

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Dans les arbres, nous observons les singes hurleur et singes araignées, ils sont rigolos à sauter de branche en branche. Arrivé au temple IV, nous grimpons les 208 marches afin de monter et de profiter de la vue sur d’autres temples et la jungle. Ce temple fait environ 70m de hauteur et a été construit en 745 de notre ère, par le fils du roi pour lui-même. Les archéologues pensent qu’il y a un tombeau à l’intérieur, mais ne l’ont pas encore trouvé.

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Nous continuons notre visite à travers la jungle, Francisco nous parle que les Mayas d’aujourd’hui viennent encore faire des cérémonies à Tikal pour bénir l’agriculture. Arrivées à la place des 7 temples, on y voit 3 jeux de balles. Ce jeu se joue avec les hanches, les genoux et les coudes et le but est de passer la balle dans un petit anneau de pierre. Certaines archéologues pensent que le capitaine de l’équipe gagnante se faisait sacrifié, d’autres pensent que c’était celui de l’équipe perdante. Sur le site de Tikal il y a 7 jeux de balles, ce qui nous laisse imaginer sa grandeur. Avec ses 150’000 habitants et 10’000 construction, Tikal était la 5ème plus grande ville du monde lors de son apogée.

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La visite se termine, nous marchons sur des petits chemins. Notre guide nous apprend qu’à l’époque ce chemin était une grande route qui faisait 18m de large. Les mayas construisaient des grandes citées, en agrandissant les pyramides. Il construisant des temples par-dessus des petits temples et aujourd’hui lorsque nous traversons les grandes places il y a des centaines de temples caché sous nos pieds, à l’image de la place des temples I et II. Il y a encore beaucoup de pyramides à restaurer et des trésors à trouver. Nous espérons que les archéologues les trouvent avant les pilleurs, malheureusement nombreux.

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Nous avons beaucoup aimé cette visite et tout ce que Francisco nous a appris. Ce que nous avons spécialement apprécié c’est de découvrir les plantes médicinales, leurs vertus et observer les animaux dans leur milieu naturel. Comme c’est rigolo de voir les Coatis courir et se bagarrer pour leur territoire !

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