Une rencontre attendue dans Addo Elephant. Du 12 au 15 mars 2017

Notre prochaine destination dans cette Afrique du Sud est Addo Elephant. Depuis notre retour dans ce pays nous privilégions clairement les parcs nationaux pour y voir ce que nous sommes venus chercher en venant sur ce continent, les animaux d’Afrique. Le parc d’Addo est assez reconnu pour sa vie sauvage et bien entendu, comme son nom l’indique, pour la présence d’une grande quantité d’éléphants. Mais nous n’attendons rien de cette visite, car nous prenons de plus en plus conscience de la chance que nous avons déjà eu lors des safaris que nous avons réalisés auparavant. Nous entendons certains voyageurs nous dire qu’il a été très difficile pour eux de trouver les animaux dans toute cette verdure. Il est vrai que l’Afrique australe s’est parée de ses feuilles du plus beau vert qu’elle ait, et les étendues sèches et claire que nous avons trouvée en septembre dernier au Kruger ont laissé place à un bush épais et opaque. Alors que nous avons compté les rhinos en pagaille lors de notre safari là-bas, plus d’une quarantaine, d’autre voyageurs ayant fait les mêmes routes que nous mais dans la période actuelle n’en ont vu qu’un !

Alors, avec une végétation aussi dense, nous voyons nos objectifs à la baisse. Nous venons à Addo Elephant avec le but d’en prendre plein les yeux, mais sans attendre spécifiquement une espèce animale. Dimanche après-midi, en arrivant sur place, nous ne visitons que le centre interprétatif et marchons à un point d’eau. Nous préférons repartir assez rapidement pour trouver un bivouac convenable, car d’autres voyageurs nous ont dit qu’aux abords du parc les bivouacs étaient très durs à trouver. Pourtant, c’est à peine à 2km de la porte que nous trouvons notre bonheur. Nous squattons une place super calme, à côté de la clôture extérieure du parc (nous entendrons d’ailleurs hyènes et lions durant la soirée), c’est en fait un lieu de culture maraichère pour le parc national. On tente le coup, on bivouaquera ici durant notre séjour dans la région tant que personne ne nous en chasse.

Depuis quelques jours, nous sommes en contact régulier avec Greg et sa famille. Les Nomads Road, en route depuis 11 ans avec leur deux filles, sont dans la région et nous y avons vu une opportunité de palier un manque cruel que nous avons depuis notre arrivée en Afrique, la rencontre d’autres voyageurs ! Et oui, si aux Amériques le choix est possible de vivre dans une solitude complète (sans croiser d’autres voyageurs) par désir de ne pas en croiser, il est aussi très facile de faire des rencontres et de partager quelques jours avec des gens qui partagent le même plaisir que vous, l’aventure. Ici en Afrique du Sud, c’est compliqué, alors quand nous avons vu la présence de Gregory, Magali, Natasha et Anastasia dans la région, nous nous sommes dit pourquoi pas ! La rencontre est donc planifiée pour ce lundi midi, dans le parc d’Addo. Mais en attendant, nous entrons déjà dans le parc à 7h et débutons notre safari familial. Et comme à notre habitude, nous réalisons nos périodes d’école devant les points d’eau, puis roulons entre-deux. Nous pouvons observer de nombreux animaux et y prenons un immense plaisir.

Une rencontre inattendue et furtive est celle du renard à oreille de chauve-souris. Mais ce filou sait se cacher et la capture d’images est compliquée ; la preuve, voici la seule photo réussie !

Mais les expériences les plus drôles de cette matinée sont certainement ces rencontres avec les éléphants. Parfois sur le côté de la route, mais parfois en plein milieu aussi, la circulation s’en retrouve compliquée surtout avec un Rhino comme le nôtre à faire passer à moins d’un mètre de la bête !

C’est d’ailleurs un petit embouteillage d’éléphants qui nous aura fait prendre un peu de retard pour la rencontre de midi. Mais nous arrivons finalement vers les Nomads Road pour un Braai à l’africaine.

Et quelle plaisir d’être ainsi avec eux, il sonne comme un air de souvenir des Amériques, quand les rencontres entre voyageurs étaient légions. Le contact est facile, on ne passe pas par toutes les politesses habituelles, c’est une rencontre entre voyageurs sans besoin de fioriture. Et malgré notre présence dans ce parc d’Addo Elephant, nous passons tout l’après-midi sur la place de piquenique à papoter de voyage, de vie nomade et d’un tas de chose simples, sans prise de tête.

Dans le parc, nous ne verrons, durant ces deux jours, aucun félidé. Mais le par est tout de même rempli de tout un tas d’animaux et nous prenons beaucoup de plaisir à partager ces rencontres avec les nomads road.

Armés de talkie-walkie, nous nous suivons tout en prenant chacun ses libertés. Les quelques points de vue où il est autorisé de sortir de son véhicule offrent de bonnes opportunités de se dégourdir les jambes et de papoter encore un peu plus. Nous aurons même la chance de voir, au dam, un troupeau de buffles africains venir se baigner et boire, suivis d’un troupeau de zèbres qui passera au galop !

Bien entendu, le site de pique-nique est l’endroit où nous allons chaque midi. Et comme on papote beaucoup, le repas du midi s’allonge facilement jusqu’à 16h avant que l’on ne redécolle ! Mais en même temps, l’activité animalière n’est pas bien important dans les heures les plus chaudes de la journée, alors c’est le moment idéal pour apprendre à se connaître.

Et le soir, depuis trois jours, nous allons au même lieu de bivouac, à environ un kilomètre de l’entrée principale. Il se trouve en plus juste le long des clôtures du par cet du coup Amélie se rend tous les soirs une à deux fois avec la lampe de poche vers la limite du parc pour essayer d’observer des animaux. Et le dernier soir est le bon ! Accompagnée de Claire cette fois-ci, les deux marchent en direction de la clôture sans allumer la lumière. Amélie dit à sa maman que ce soir elle aimerait bien voir une hyène ou un lion. Juste devant la barrière, Amélie allume sa grosse lampe torche et se retrouve nez-à-nez avec un lion mâle super imposant, il est là, seuls quelques mètres (5 peut-être) et une clôture faite de piquets en bois séparent Claire, Amélie et le lion ! Le lion semble tétanisé par la lumière, Claire nous appelle doucement mais nous ne l’entendons pas, alors elle crie et cela semble pour nous comme un problème. Alors Greg et moi allons de suite vers elles et avons la chance d’apercevoir le lion, mais celui-ci était déjà en train de s’en aller dans le bush, car le crie de Claire l’aura dérangé. Amélie se mettra à pleurer une fois le lion disparu, car elle a eu très peur, nous avoue-t-elle. Une expérience hallucinante en plus à mettre à l’actif d’un de nos loulous, c’est peu de le dire.

10 bivouac

Nous repartons mercredi matin en convoi pour traverser Addo Elephant et rejoindre Port Elizabeth. Nous croiserons les habituels animaux du parc et trouverons le bivouac du soir à quelques kilomètres de la grande ville, dans un champ, sous des arbres, au calme et en sécurité.

 

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