L’Okavango en avion et la route sous l’eau. Du 27 au 28 mars 2017

 

Lundi matin, nous arrivons au bout de notre temps au bord de l’Okavango. Mais avant de nous en aller, reste à faire le vol panoramique au-dessus de cette splendide verdure. C’est vers 8h15 que nous commençons l’embarquement dans un Cesena cinq places passagers.

Le vol doit durer une heure et nous emmener bien plus loin que ce que nous avons été en bateau. Le pilote nous dit que nous devrions apercevoir de grandes hordes d’animaux, et il ne se trompe pas. Nous volons durant une dizaine de minutes avant d’entrer dans la partie réserve naturelle du Delta. Mais déjà, les paysages sont magnifiques.

A peine commençons-nous à survoler la réserve que commence le show. Tout d’abord, nous passons une horde de zèbres dans un cadre splendide.

Très rapidement ensuite, nous pouvons observer notre premier éléphant solitaire, une horde d’une petite centaine de buffles, puis un second éléphant solitaire.

Un moment de vide suis ces rencontres, quand, au milieu de la plaine, nous voyons une girafe seule et un groupe d’une trentaine d’éléphants.

L’étendue du Delta de l’Okavango est impressionnante, des marais à perte de vue, des plaines inondées comme on les voit dans les reportages animaliers d’Afrique. Chaque cm2 de ce vert que l’on voit sur ces photos, hormis là où se trouvent les arbres, est en réalité de l’eau qui se trouve recouverte par ces roseaux et ces herbes hautes rendant l’évaporation beaucoup plus lente. Sérieusement, c’est d’une beauté exceptionnelle et prendre conscience de cette immensité est quand même quelque chose d’incroyable.

Puis, voici que recommence le spectacle d’animaux avec de nouveaux éléphants et des antilopes. Nous continuons également à en prendre plein les yeux par les paysages que nous passons. Toujours cette énorme étendue, ces canaux qui dessinent de courbes harmonieuses dans les herbes, puis ces petites lignes créées par les antilopes se déplaçant dans l’eau au milieu des herbes hautes.

Sur le chemin du retour, nous reverrons de grands groupes d’éléphants, des buffles, des girafes puis à nouveau de belles lignes dans le paysage. Et pour les dix minutes précédant l’atterrissage, c’est Jimmy le copilote qui prendra les commandes de l’avion.

Comme prévu, nous repartons de Maun en fin de matinée pour prendre la direction de Kasane. Dans 8 jours nous retrouverons la maman de Claire avec qui nous irons faire une semaine de safari au Zimbabwe sur un mode vacances en lodge. Mais avant cela, justement durant les 8 jours qui nous séparent de son arrivée, notre idée est de vivre dans cette nature incroyable du Botswana, celle qui vous met en contact avec les éléphants, les girafes ou encore les lions ou les léopards sans être protégé par une clôture. Tout le nord du Botswana est ainsi, la nature est propriétaire des lieux. Imaginez ce pays de deux fois la taille de la France avec à peine 2 millions d’habitants… forcément la nature à de la place pour dominer. La route doit tout d’abord nous mener jusqu’à Nata, et, entre-deux, ce sont quelques 300km de route où il faut garder les yeux ouvert. Au début, c’est pour ne pas finir au fond d’un des nids de dinosaure que les yeux doivent restés ouvert. Puis, dans la région du parc de Nxai Pan, c’est pour les animaux qu’ils s’ouvrent. En premier, c’est un éléphant qui traverse la route juste devant nous.

Peu de temps après, c’est une bande de girafes au nombre de 9 accompagnés par quelques zèbres qui nous égaillent la route. Heureusement qu’elles ont le coup si long, ainsi nous avons pu les voir dépasser des buissons. La meilleure position pour les observer est bien sur le toit de Rhino…

Avant d’arriver sur notre lieu de bivouac, nous croisons encore un groupe d’éléphants se nourrissant juste là, à quelques mètres de nous. Le bivouac, lui, se trouve proche de la porte d’entrée du parc Makgadikgadi. Nous décidons volontairement de dormir en sauvage pour espérer entrer en contact avec des animaux et vivre cette sensation de n’être protégé par rien face à la vie sauvage. C’est tout de même un sentiment très spécifique que de jouer avec son fils à l’extérieur tout en se demandant si un lion ne se trouverait pas trop loin de nous. En plus, le Botswana ayant subi des pluies inhabituelle il y a de cela quelques semaines, toute la surface du pays et rempli de ces herbes hautes et les arbres sont remplis de feuilles, il est donc quasi impossible de voir si un animal s’approche de nous ou non.

Le lendemain matin, le ranger du parc nous ayant déconseillé de rouler sur les routes sableuses, nous décidons de reprendre la route juste après l’école des loulous. Nous nous arrêtons pour manger à côté d’un superbe baobab africain, un immense plaisir pour nous puisque nous avions manqué ceux de Nxai Pan. L’arbre nous donne loisir à faire quelques photos sympathiques afin de comparer sa grandeur à celle de Rhino et nous.

Une trentaine de kilomètres à peine de là, nous atteignons cette portion de route inondée dont d’autres voyageurs nous avaient parlé. On nous avait indiqué une centaine de mètre de route sous l’eau, mais en arrivant nous voyons bien que la distance est bien plus importante que cela.

En discutant avec des locaux et notamment le chauffeur du camion-dépanneuse, qui transporte les petites voitures d’un côté à l’autre, nous apprenons que les trois camions que l’on voit à l’arrêt sont en fait des véhicules plantés, dont un est là depuis 6 jours. Nous avons deux options à choix : nous pouvons soit rouler nous-même en essayant de passer comme nous le pouvons, ou alors le camion-dépanneuse peut nous remorquer sur les 1.8 kilomètres que représente réellement cette portion inondée par 60 à 70cm d’eau. En discutant avec le chauffeur, je sens bien que si je reste planté au milieu, soit il ne nous aidera pas, soit il nous fera payer un prix de malade pour nous sortir de là. On le laisse donc partir avec le véhicule devant nous et préparons le crochet de remorquage pour Rhino en compagnie d’un gentil chien venu nous tenir compagnie, on craquerait presque pour le prendre avec…

Ça y est, Rhino est prêt, les deux grands montent sur le pont du camion pour prendre des photos et des vidéos de face, et nous commençons la traversée qui se déroulera sans encombre bien que lors de certains croisements nous passons bien proche d’autres véhicules.

Nous arrivons à l’autre bout sans dommage ni difficultés, le moteur ronronne et le grincement des suspensions n’est plus là. Et oui, on a fait un nettoyage complet du dessous de Rhino avec tout ça, pas mal non !?

Bon, maintenant avançons un peu histoire de faire un peu de shopping à Nata et de trouver un bivouac au milieu des animaux pour ce soir…

 

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