Marakele et le Berceau de l’Humanité. Du 14 au 18 avril 2017

Nous voici donc de retour en Afrique du Sud en ce vendredi saint. Entre Kasane et la frontière de Martin’s Drift, nous avons encore réalisé deux bivouacs sur sol Botswanais, dont un proche d’Elephant Sand, avec beaucoup d’éléphants dans les parages. Mais la plus grosse surprise de ces deux jours nous séparant de Kasane à notre entrée en Afrique du Sud sera certainement la colonne de véhicules que nous trouvons à la douane. Nous ne le savions pas, une quantité pharaonique de botswanais se rendent en AS pour y fêter Pâques. En arrivant à la douane, il doit bien y avoir 1km de véhicules, dont un grand nombre de bus de plus de 50 personnes. Je n’en suis pas spécialement fier, mais je me suis arrangé au culot pour passer devant le kilomètre de véhicule, prétextant tantôt à la police que comme les camionneurs je pouvais passer devant tout le monde puisque je devais aussi passer au dédouanement, puis tantôt, devant un agent des douanes m’accusant d’être passé devant tout le monde, que je retournais en AS pour renvoyer mon véhicule en Europe. « Vous avez un rendez-vous ? », me demande-t-il. Oui, je lui réponds en ne prenant pas la peine de lui dire que ce n’était pas pour ces prochains jours. Nous nous en sortons au final avec 3 heures d’attente et de démarches, alors que le tout aurait pu nous attarder jusqu’au milieu de la nuit.

Ceci étant fait, nous allons au Marakele National Park. Nous ne savons rien de celui-ci, si ce n’est qu’il contient l’entier du « Big Five ». Nous allons d’ailleurs rencontrer quatre Rhino simplement en longeant le parc sur la route publique.

2 Rhino

Le camping du parc est plein, et pour des raisons de défense contre le braconnage, il nous est totalement interdit de dormir devant l’entrée du parc ou même au abords. Puis, autrement, comme toujours en AS, tous les terrains sont clôturés ! Alors, avec deux vacanciers hollandais pris au dépourvu avec leur 4×4-cellule loué, nous allons au culot chez les fermiers ayant des terres juste à côté pour demander hospice. Le premier était absent, mais le deuxième absolument ravi de pouvoir nous aider. Nous allons donc dormir dans ses terres, un véritable bush camp, avec ses Impalas, ses Kudus et autres antilopes d’élevage. Nous sommes superbement accueillis et les événements vont nous pousser, avec leur accord, à y rester 3 nuits, durant lesquels nous entendrons les hyènes, les antilopes, puis le rugissement des lions, génial. Merci mille fois à eux et à leur gentillesse !

Samedi matin, nous rentrons à l’ouverture des portes dans le Marakele NP, mais autant vous le dire, ce ne sera pas un franc succès pour l’observation des animaux, mais peut-être sommes-nous beaucoup moins assidus dans nos recherches après le vécu du Zimbabwe. Et aussi, le paysage est si magnifique, d’une beauté extraordinaire, que nos yeux se sont certainement trop souvent perdus en hauteur plutôt que dans l’épaisse végétation. Si nous n’avions pas eu un groupe d’éléphants qui a décidé de traverser devant nous, nous serions sûrement repartis avec quelques antilopes pour seules observations.

Puis il faut encore dire que nous quittons le parc tôt, à 14h. Week-end de pâques oblige, nous voulons faire quelques courses pour remplir notre frigo totalement vide puisque nous venons de traverser la douane. Mais aussi, nous allons nous rendre dans la clinique privée de Thabazimbi car ce matin Amélie avait de la fièvre, puis elle est montée crescendo pour atteindre 38.7° maintenant. Comme nous étions dans une zone de forte malaria ces dernières semaines, nous craignons le pire…

5 hôpital

Mais heureusement, pas de malaria. Par contre, Amélie nous fait une troisième angine en 2 mois ainsi qu’une infection urinaire… de nouveau des antibiotiques pour elle. Ça commence à bien faire ces ennuis de santé ici en Afrique. On en a largement ras-le-bol ! Heureusement, le point positif du moment, c’est le bivouac que nous avons. Nos hôtes nous l’avait dit : «  si vous le souhaitez, vous pouvez revenir ici pour bivouaquer ». Et ma foi, la place est agréable. Puis, comme nous sortons tardivement de l’hôpital, l’endroit est rêvé pour pouvoir fêter Pâques demain.

Car dimanche matin, même aussi loin de chez nous, nous avons la possibilité de perpétuer la tradition pascale avec des chocolats suisses ! Le lapin les avaient envoyés avec belle-maman la semaine dernière, puis elle avait délégué la mise en place à une hyène du coin qui a réalisé un travail en ordre. Au réveil des enfants, les œufs en chocolat, les œufs teintés de Claire et les lapins sont déjà éparpillés. Mais la coquine de hyène a tout de même piqué un œufs ovomaltine durant son travail. A sa place, j’aurai fait de même ! Et les enfants, une fois habillés, de gambader dans les hautes herbes à la recherche des trésors…

On adore ces moments si loin de chez nous, ça nous donne un ancrage dans certaines traditions importantes, ou tout du moins importante dans ce qu’elles représentent dans la dynamique familiale. En plus, ce champs à Impalas et Kudus est parfait pour la situation, si parfait que nous acceptons la proposition de rester encore ici. Nous pouvons même rester une semaine, nous disent les propriétaires. Alors au moins pour cette nuit encore le bivouac est assuré et nous y sommes bien.

Puis voici que ce lundi de pâques, l’envie de rouler à nouveau est là. Nous nous rendons au musée proche de Joburg, « Cradle of Humankind ». Autour de ce lieu. Une quinzaine de sites archéologiques ont dévoilé des restes d’ossement, voire même un squelette complet, des premiers hominidés. « Berceau de l’humanité » lorsque l’on traduit de l’anglais le nom du musée, c’est clairement sur le site de nos origines humaines, à tous, que nous nous trouvons, là où tout ce qui est en rapport à l’homo sapiens d’aujourd’hui a commencé… Du moins, comme en Ethiopie où lucy fut découverte, l’Afrique du Sud détient elle aussi les première trace de l’homme moderne, datant de 200’000 ans avant notre ère. Mais les squelettes, de lucy ou de Mrs Ples (en RSA), eux, datent bien de 2.5 à 3.5 millions d’années ! Les enfants y apprennent un tas de choses dans ce musée, et c’est tant mieux, car cela faisait un moment que nous n’en avions plus fréquenté.

En sortant du musée, je regarde le GPS en me demandant si j’y trouverais un endroit de bivouac. C’est en faisant cela que je réalise que nous sommes à 25km à peine de chez Ruaan et Jade, des sud-africains que nous avons déjà rencontré à 3 reprises. Et bien ce soir ce sera la quatrième… après un petit coup de fil, nous prenons la route pour nous rendre chez eux, où ils improvisent un super souper pour nous recevoir. Nous sommes très heureux de les retrouver encore une fois et passons une excellente soirée en leur compagnie. Merci à eux…

Mardi matin, nous continuons notre bonhomme de chemin pour aller visiter le Nord du Drankensberg, que nous n’avons pas encore vu, et notamment le Golden Gate National Parc

 

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