La presque dernière partie du Pérou. Du 22 au 29 septembre 2015

Voici Grand-Papa parti, et cela veut aussi dire que nous reprenons la route, à un rythme qui devra être un peu plus élevé que ces dernières semaines. Seuls deux mois et trois semaines nous séparent maintenant d’un retour en Suisse et d’un vol partant de Santiago de Chile. Donc, depuis Cusco, nous roulons en direction de Juliaca pour ensuite redescendre sur Arequipa. Notre route s’arrête rapidement à Andahuaylillas. Ici se trouve une somptueuse église dont les peintures extérieures et intérieures sont parfaitement conservées.

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Puis, rentrant dans le petit shop de l’église, nous découvrons quelque chose qui nous touchera beaucoup, une étale avec des poupées Waldorf, des confections qui ont suivi nos enfants durant des années chez nous ! Se trouver devant ces poupées à la mode andine nous a mis sous le charme.

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Nous roulerons ensuite jusqu’à San Antonio sur la PE-35, au milieu de l’Altiplano péruvien. Nous traversons des plaines comprises entre 3800 et 4300m d’altitude dans un décor absolument merveilleux. Nous bivouaquerons chez un fromager et le lever de soleil sera sublime !

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Sur la route nous menant ensuite à Arequipa est absolument splendide tant du point de vue du paysage que de la route elle-même. Nous parviendrons jusqu’à l’entrée de la ville avec une moyenne de 80Km/h malgré un passage à 4600m d’altitude, une moyenne trop peu souvent atteinte ces derniers mois !

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Ah oui, un fait étonnant ! Nous croiserons de nombreuses colonies de flamands roses tout au long de la rivière que nous suivrons, et ceci à plus de 4000m d’altitude. Quelqu’un sait-il ce qu’ils font là ?

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Nous atteignons Arequipa finalement mercredi soir et nous rendons à l’hôtel Las Mercedes, connu pour accueillir les camping-cars. Dans les villes, nous aimons être dans un lieu connu. Et pour la première fois, nous croisons un camion « Toucan », connu pour voyager avec des étudiants à travers l’Amérique du Sud et l’Afrique. Une rencontre sympathique mais qu’est-ce qu’ils prennent de la place !

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Nous visitons Arequipa jeudi, en compagnie de Michelle et ses enfants. Elle et sa famille étaient partis pour un roadtrip il y a deux ans, mais sont toujours au Pérou, là où ils ont débuté. Ils habitent depuis 7 mois dans cette ville, Matt donnant des cours d’anglais.

Nous nous contenterons de marcher dans les rues de la ville sans faire aucune visite de musée ou autres attractions. Nous sommes un petit peu lassé de sortir le porte-monnaie à tout va pour visiter une église. Depuis quand, chrétien que je suis, je dois sortir de l’argent pour entrer dans une maison de Dieu. Peu importe la croyance, je trouve cela gênant à la longue ! Puis les autres attractions type musées n’ont souvent pas la qualité didactique de chez nous, donc peu intéressant pour les enfants, nous-même n’étant pas passionnés de ses endroits. Et qui plus est, ici au Pérou, que ce soit dans les églises ou les musées aucune photo n’est autorisée…

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Vendredi, nous prenons la route pour le Canyon de Colca. La croix du condor est un lieu très touristique dans ce canyon car l’observation des Condors, faisant jusqu’à 3.5m d’envergure et étant capable de monter jusqu’à 7’000m d’altitude, sont aisément observable. Il faut dire que la communauté locale jetterait des carcasses de bétail dans le canyon pour attirer ceux-ci. Malheureusement, comme pour tout ce qui est touristique en Amérique latine, ce lui-ci est payant et pas qu’un peu… juste pour ce lieu (ils disent que c’est un billet touristique pour l’ensemble du canyon, mais seul la cruz del condor le nécessite) l’entrée est de 70NS par adulte, un équivalent de 20CHF (20Euros) ! Ils sont fous ses péruviens, mais vraiment… Il est vrai, toutefois, que le lieu est somptueux.

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Nous arriverons au parking du site vers 17h et, après avoir partagé un café avec Alexandre et Simon, voyageurs français en sac-à-dos, nous profiterons du calme absolu de ce lieu et d’une lune presque pleine, rendant la capture d’image de notre bivouac plutôt réussie.

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Samedi, dès 8h, nous nous préparons à l’observation des condors… Déception ! Nous ne verrons qu’un seul spécimen et plutôt furtivement.

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Le sentiment que nous avons tous est : bof ! Nous décidons de rester ici, dans le canyon, toute la journée, et revenir dimanche matin et espérer voir d’autres condors. Dans l’après-midi, nous descendons à Cabanaconde, dans la vallée. C’est un petit village paisible et agréable. C’est là que nous rencontrons Robin et Léa, deux jeunes bretons en vacances sac-à-dos pour 2 mois. En discutant avec eux, nous comprenons qu’ils vont également sur Puno le lendemain, comme nous. C’est alors que nous leur proposons de faire route avec nous. Ils annuleront leur nuit d’hôtel pour venir bivouaquer avec nous à la cruz del condor, le soir, en dormant sous tente.

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Finalement, dimanche matin sera encore moins fructueux ! Un seul condor pourra être observé à bonne distance… c’est le genre d’événement qui vous dégoutte encore plus d’avoir dû sortir votre porte-monnaie pour un montant pareil. C’est d’ailleurs, aussi, ce genre d’événement (qui donne le sentiment d’être raquetté) qui vous fatigue d’une région, d’un pays et malheureusement d’un continent par accumulation ! Une bonne discussion en famille se sera d’ailleurs passée, ici dans ce canyon, sur la suite à donner à ce voyage. Nous sommes tous d’accord, un changement doit s’opérer mais celui-ci doit être mûrement réfléchi !

Nous repartons de Colca avec pour compagnie Robin et Léa. Nous réaliserons une grosse journée de route pour atteindre Sillustani, un site mortuaire pré-inca. Léa nous avait prévenus qu’une éclipse de lune devait se produire au-dessus du Pérou ce dimanche soir. Et bien elle ne s’est pas trompée et le spectacle est au rendez-vous.

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Lundi matin, nous partons à la visite de Sillustani. Sans être un site grandiose pour ses ruines, l’environnement est joli et l’évolution sur le site très agréable.

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Le site visité, nous nous rendons au musée dont nous avions parlé avec le garde du parking la veille. Nous pensions y voir les momies du site puisqu’il nous avait été répondu que : « oui, les momies ne sont plus sur le site mais au musée ». Sauf que le musée est fermé depuis des mois pour restructuration ! Voici encore un de ces éléments qui fatiguent. Il nous semble qu’il est devenu impossible depuis notre arrivée au Pérou, comme pour l’Amérique centrale, d’obtenir une réponse claire et fiable !

Nous partirons alors pour Puno, au bord du lac Titicaca, là ou Robin et Léa nous quitterons. Bon voyage à eux… Ici, nous ne ferons qu’utiliser internet pour régler tout un tas de questions !

Nous, Nous sommes gentiment au bout de notre passage au Pérou et sommes plutôt content de cela. Comme je l’ai dit pour au canyon de colca, nous avons pris des décisions qui sont réfléchies et devrons, maintenant, agir en conséquence.

L’avantage de voyager comme nous le faisons est de pouvoir changer d’avis comme bon nous semble. Et comme je l’avais lu quelques fois, le meilleur moyen de ne pas suivre son itinéraire est d’en faire un. Et bien cela tombe bien, comme nous n’en avons pas, nous serons obligé de suivre celui que nous prendrons !

Dès mercredi, ce sera en route pour la Bolivie.

Les derniers jours avec Grand-Papa, vallée sacrée. Du 16 au 22 septembre 2015

Jeudi matin, en revenant du Machu Picchu, nous reprenons possession de Rhino et repartons sitôt sur la route, direction les Salineras de maras. Ici, coule une source d’eau chargée en sel. Depuis des siècles, déjà avant les incas, l’homme y récolte le sel nécessaire à sa consommation. Aujourd’hui, il en fabrique également pour la vente dans tout le pays et l’exportation.

Pour arriver sur le site, encaissé dans une vallée, nous arrivons par le côté opposé, nous offrant une vue incroyable sur l’ensemble des salines !

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Sur place, nous avons la chance de tomber sur un employé qui nous laissera passer la barrière du parking afin de descendre un peu plus de 100m plus bas afin d’avoir moins de chemin à faire avec la chaise roulante. Nous descendons tant bien que mal, car la route est caillouteuse et trouée, mais arrivons au pied des salines. Mon papa restera là un moment à contempler la partie du site accessible pour lui, pendant que nous partirons un peu plus loin.

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Les enfants se seront aventurés assez loin dans ses étages de bassins salins, essayant d’en trouver un totalement sec et où ils pourront gratter su sel.

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Claire et moi, pendant ce temps, restons discuter avec un propriétaire d’une quinzaine de bassins, récoltant une partie de son sel. Il nous explique que, selon la taille du bassin, environ 5 sacs de 50kg peuvent être produits chaque 30 jours durant la saison sèche, de mai à octobre. Chacun de ses sacs sera revendu à 20NS l’unité, soit 6.00 Euros pour 50kg, à la fabrique local qui y ajoutera l’iode nécessaire à son exportation. C’est une rentrée d’argent plutôt intéressante pour eux, sachant qu’avec 15 bassins ils peuvent rentrer 1500Ns pour environ 3 jours de travail, alors que le salaire mensuel au Pérou se situe aux alentours de 800NS pour un ouvrier basic. Nous discuterons avec lui une dizaine de minutes et terminerons par lui acheter 2-3 kilos de sel brut, pour 5 NS.

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Nous repartons de là et nous rendons à Moray, site inca encore une fois. Mais avant d’arriver sur le site, nous chargerons 3 voyageurs serbes dont la voiture de leur guide venait de faire un frontal avec un camion venant comme un débile (selon les traces de freinage qu’il a laissé) en sens inverse. Plus de peur que de mal (ils auraient pu finir en bas du ravin) et ils montent dans Rhino pour venir jusqu’au site qu’ils visiteront en attendant la voiture de rechange venant de Cusco.

Moray, c’est un site de recherche agronomique inca. Ici, ils ont réussi à reproduire les différentes conditions climatiques que les populations locales pouvaient retrouver en fonction de l’altitude à laquelle ils se trouvaient. Par une superposition de terrasses en cercles allant du plus petit diamètre au plus grand, en partant du plus bas au plus haut, les conditions de la vallée étaient reproduite exactement. Au fond, il fait plus chaud et plus humide, et en-haut plus froid et plus sec. Ainsi, ils ont su quelle plante était le mieux adaptée selon l’endroit de la culture.

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Nous atteindrons Pisac le soir, dernière étape avant de retourner à Cusco pour le départ de mon papa. Ici, nous dévaliserons le marché artisanal faisant le plein de souvenirs et autre. Il faut dire que celui-ci est bien aménagé et agréable à faire, les vendeurs étant très respectueux. De plus, il n’était pas plus cher qu’ailleurs, au contraire aux vues de l’heure à laquelle nous y sommes allés. En arrivant tôt le matin, vous avez la chance d’être les premiers et de faire la première vente des marchands, la plus importante pour eux. Lorsque vous achetez quelque chose et qu’ils vous disent : « Merci, vous étiez ma première vente ! » Vous êtes quasi assuré d’avoir eu un prix correct. Leur première vente, selon leur croyance, annonce la suite de leur journée. Ils hésiteront, alors, beaucoup moins à discuter le prix !

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Mais à Pisac, il y a aussi le site archéologique à visiter. Celui-ci, nous le ferons sans mon papa, car il semble vraiment compliqué en chaise roulante, selon les dires de plusieurs personnes. Toutefois, en arrivant sur le site, nous sommes dégoutés ! Bien qu’il n’aurait pas pu monter jusqu’en haut, le ¾ du site aurait quand même été accessible, et bien plus facilement que d’autres !

Bref, Pisac c’est avant tout un village agricole du temps des incas. Il est, en superficie, plus grand que le Machu Picchu, mais bien moins grand en termes d’importance. Cela n’empêche, la visite y est agréable et les lieux sont beaux à voir. Seul un vent fort et froid nous aura un peu précipité dans le retour à Rhino !

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Le temps est presque venu pour mon papa de retourner en Suisse. Nous repartons dimanche matin de Pisac pour nous rendre à Cusco. Sur le chemin, nous faisons une petite halte à Tambomachay, un tout petit site mais offrant une très belle vue sur un mur parfaitement taillé, comme savaient le faire les incas !

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Puis, en arrivant proche du camping de Cusco, nous passons devant le site de Saqsaywaman (sexywoman, rappelez-vous !). C’est à ce moment que nous voyons qu’il s’y passe une fête inca, dont le nom m’échappe. C’est un rituel de passage, des garçons, à l’âge adulte. Toute une mise en scène se fait autour de l’Inca (le roi) et présente des danses en l’honneur du soleil, de la lune et de la terre. Au milieu de cela, les jeunes s’affrontent dans des épreuves d’agilité.

Nous avons été tellement chanceux de tomber par hasard sur ce moment qui sera certainement un point fort de notre passage au Pérou, si ce n’est du voyage lui-même. La beauté des couleurs et des danses, la force de l’énergie transmise par les instruments de musique et le nombre important de participants, puis enfin la magie de le voir dans un lieu comme Saqsaywaman, vraiment cela nous a scotché. Après avoir parqué Rhino, nous pensions juste remonter voir cette fête l’espace de 10 minutes et prendre quelques photos. Et bien nous serons restés crochés un bon moment…

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Que de belles choses vécues ces dernières semaines, depuis que mon papa est arrivé. Mais tout à une fin et son départ pour la Suisse est imminent. Nous profiterons encore bien de passer du temps ensemble dimanche et lundi, nous le chargerons aussi d’un tas de choses que nous ne servons plus dans Rhino afin de nous alléger et, ainsi, mardi matin est arrivé le moment pour lui d’y aller.

Nous l’avons amené à l’aéroport et passer quelques instants dans celui-ci en attendant l’embarquement. La séparation aura été émouvante mais moins compliquée qu’avec les précédents membres de famille venus. Oui, nous le savons, nous nous reverrons dans moins de 3 mois, car un retour en Suisse à Noël est prévu, juste pour 3 semaines et l’histoire de revoir les gens que l’on aime… à bientôt !

 

Le Machu Picchu, les aventures ! Le 16 septembre 2016

Depuis le temps que nous en entendons parler, nous voici à la porte du Machu Picchu ! Nous sommes à Ollataytambo et de là nous allons prendre le train pour Aguascalientes. Nous souhaitions absolument rejoindre hydroelectrica avec Rhino mais, avec la présence de mon papa se déplaçant beaucoup en chaise roulante dû à des problèmes de santé, nous y avons renoncé.

J’ai donc été acheté les tickets de train la veille du départ, le mardi. Ceci étant fait, je me suis mis à rechercher le prix des tickets d’entrée au Machu Picchu. C’est là que je découvre qu’il y a un site du gouvernement qui donne le nombre de places encore disponibles chaque jour (le site est limité à 2500 visiteurs journaliers). Et là, stupeur, le site indique zéro place dispo pour le mercredi !!! Je m’énerve fortement de la bêtise que nous venons de faire et décide de regarder pour acheter des tickets pour le jeudi, histoire d’assurer le coup. Et là, je m’énerve encore plus, car il m’est impossible de payer ni avec notre carte visa, ni avec celle de mon papa. Je commence vraiment à stresser car le compteur descend vite et seule 400 places sont encore dispo.

Claire, un téléphone important terminé, reprend le dossier avec un calme énervant… elle me demande d’appeler simplement l’office du tourisme d’Aguascalientes pour leur demander conseil. Ceci étant fait, ils me disent qu’il y a encore plein de place pour le mercredi… à ne rien y comprendre puisque le site internet indiquait le contraire. Nous partirons alors mercredi matin en espérant pouvoir acheter les tickets pour le jour même.

Ce fameux mercredi, c’est le jour où tout s’est mis en place comme les pièces d’un puzzle. Tout commence à 7h15 du matin, lorsque nous arrivons en gare d’Aguascalientes pour prendre le convoi de PeruRail.

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Nous embarquons dans la rame D, où nous sommes une dizaine de passagers pour 48 places. Le service de PeruRail est excellent, avec du thé et du café ainsi qu’un feuilleté en guise de casse-croute durant le voyage. La personne responsable du wagon a le temps de venir nous expliquer ce que l’on voit le long du parcours, comme des piles de pont de l’époque Inca. Aussi, nous pouvons choisir nos places dans le wagon et ainsi nous mettre côté rivière, ce qui est un plus pour le plaisir des yeux. Les 1h30 de trajet passent vite et nous débarquons à Aguascalientes.

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Ici, rien n’est vraiment prévu pour une chaise roulante. Nous galérons un petit peu avec mon papa est arrivons finalement vers la vente des tickets de bus. De là, je pars seul pour trouver l’office de vente des billets du Machu Picchu, car ce sera plus rapide sans la chaise. Je rentre dans l’office et ressort 4min plus tard avec les fameux sésames, oufff… ! Je retourne vers tout le monde et nous partons à la recherche de deux chambres. Nous les trouverons juste à côté de la place centrale, certes un peu plus cher qu’à l’écart mais peu importe, nous voulons disposer d’un maximum de temps à la visite du site et ne voulons pas le perdre à économiser 10$.

Pendant que Claire, mon papa et les enfants prennent possession des lieux et filent acheter des sandwiches, moi je cours acheter les billets de train retour, que nous n’avions pas pris au cas où il n’y avait plus de place le jour-j. Cela étant fait, nous nous retrouvons tous vers les bus qui nous montent jusqu’au site.

Nous embarquons, ainsi que la chaise roulante, en ayant la chance d’être les premiers et disposons des premiers sièges, nous donnant un dégagement extra pour la montée. Nous admirons le paysage de cette magnifique vallée.

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Et là, au sortir d’un virage, apparaissent les premières constructions du Machu Picchu. Nous y sommes ! Une image vue tant de fois, un lieu découvert par tant de familles voyageuses avant nous et que nous avons vu au travers de leurs image. Mais cette fois-ci c’est bien différent, c’est bien nous qui nous y trouvons !

Nous débarquons vers l’entrée du site et sortons la chaise roulante. C’est là que les premiers ennuis commencent ! Pour accéder au poste d’entrée, il y a bien une rampe sur le bord des escaliers, mais c’est une vaste plaisanterie. L’inclinaison doit être de 35° donc inutilisable pour une chaise… heureusement, mon papa est capable de marcher à plat et faire quelques marches d’escalier. Un des employés de l’entrée nous explique le chemin que nous pouvons emprunter et ainsi voir l’ensemble du site avec le maximum de facilité. Le travail est compliqué, mais nous avançons gentiment. Nous passons les quelques marches solitaires avec facilité avant d’entamer la grande rampe. Là, je plie la chaise et la descends sur mes épaules. Je remonte et viens aider mon papa qui n’a plus de main courante pour s’appuyer. Nous arrivons tout en-bas des premières terrasses et là le site s’ouvre devant nous. Wouaaahh, quelle sensation incroyable, cette fois c’est pour nous et sur place, nous le voyons de nos propres yeux !

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Mais très vite, en nous engageant un peu plus, un garde vient nous arrêter et nous dit que nous ne pouvons pas avancer plus loin avec une chaise. Nous sommes scandalisés et énervés, jusqu’au moment où nous comprenons que nous sommes à contre-sens. L’explication donnée à l’entrée n’était pas claire et le malentendu sera dur à avaler pour mon papa. Nous débutons alors la remonté de la moitié des escaliers, un premier moment de doute pour lui et une première opportunité pour moi d’y mettre un « pied au cul ». Je l’encourage, malgré son envie d’abandonner et de ressortir du site et l’oblige quasiment à venir faire un effort supplémentaire pour accéder à la deuxième terrasse. C’est non sans peine mais nous y arrivons, après plusieurs pauses. Le spectacle est à nouveau grandiose et le jeu en vaut la chandelle. Pourtant, une dizaine de marche de plus offriraient une vue encore plus dégagée. Là, mon papa mets son véto et souhaite se contenter de cette vue. Je saisi la chaise roulante et l’amène au pied de cette ultime série avant la remontée. Je l’envoi gravir ceux-ci, remonte la chaise sur mes épaules et, après un instant à reprendre son souffle, je l’emmène au-bout de la plate-forme, là où il sera possible pour lui de voir la plus grande partie du site !

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Après plusieurs minutes à admirer le site, nous entamons le retour, qui sera difficile pour lui mais au combien l’incontournable pour la chance qu’il aura eu de voir cela une fois dans sa vie. Bravo à lui de s’être surmonté (non sans quelques pied aux fesses de son fils) d’être venu ici. Nous partageons encore le sandwich ensemble et je le ferai monter dans le bus qui le redescendra au village. Là, il sera capable de se rendre seul à l’hôtel pour se reposer de sa matinée mouvementée.

Quant à nous, nous repartons à la visite du site, à cinq. Nous débutons, cette fois-ci, par la montée menant au-dessus du secteur agricole Est. De là, une vue splendide sur quasi l’ensemble du site principal s’ouvre à nous !

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Nous continuons jusqu’à la maison du gardien pour redescendre et passer la porte d’accès principale, puis découvrir la carrière et les technique de taille des rochers. Ils réalisaient des trous pour y introduire de l’eau (ou des pièces de bois gorgées d’eau), ainsi le gel de la nuit faisait fendre la roche.

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Le chemin principal passe ensuite pas le secteur des temples, dont celui des trois fenêtres. Ici, la taille parfaite des pierres, s’imbriquant parfaitement l’une dans l’autre et dont l’aspect lisse semble parfait, laisse songeur quant à la longueur et la difficulté des travaux.

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S’en vient, après cela, l’observatoire astronomique. A son sommet se trouve une sculpture dont ressort une sorte de petite colonne qui indique les points cardinaux géographiques et dont la taille au-dessus, à 13°, correspond au degré 13° de la latitude sud, là où se trouve le Machu Picchu. Un autre angle, en-dessous, indique lui le nord magnétique.

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Notre ronde se termine par le sentier du bas, passant tout à tour par la pierre sacrée (où nous y mangeons des Biberli), la place principale, les trois portes, le temple du condor et la maison de l’Inca.

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Nous nous arrêterons encore aux 16 fontaines, à côté du temple du soleil.

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Nous remontons au-dessus du secteur agricole Est vers 16h pour profiter de la lumière du soleil couchant. Nous resterons assis un moment à contempler se site défiant tous les adjectifs qui pourraient être utilisés.

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Une chance d’avoir pu encore nous en mettre plein les yeux en cette fin de journée, car c’est au pas de course que nous redescendrons vers les bus nous menant à Aguascalientes et que nous rentrerons à l’hôtel, puisqu’un orage est arrivé et qu’il tombe des trombes d’eau !

Voilà une journée comme nous en rêvons, et comme nous en vivons quelques fois. Nous ne savons réellement comment décrire nos sentiments sur ce que nous avons vécu, mais c’est sûr les images sont là et les tripes s’en souviennent ! Nous terminerons la journée en soupant sur la place principal et repartirons jeudi matin avec le train de PeruRail, à nouveau deux heures dans une vallée somptueuse et un retour en douceur à Ollataytambo !