Le Terra Mare de Paarl et la visite de Cape Town. Du 1er au 3 février 2017

Bon, aujourd’hui notre principal objectif est d’atteindre Paarl. Nous y allons pour découvrir le restaurant du frère de notre ami Gilles. Avant cela, il y avait un arrêt planifié à Stellenbosch. Mais ne dit-on pas qu’ « un tien vaut mieux que deux tu l’auras » ? Et c’est ce que nous allons appliquer en ce début de journée. Le bivouac que nous avions trouvé hier soir dans cette petite réserve naturelle de Kleinmond nous enchante. Les enfants y passent du bon temps et joue autour de Rhino ainsi qu’au petit ruisseau en contre-bas. Donc, nous réalisons l’école tranquillement et décidons de partir en toute fin de matinée.

Du coup, avec quelques courses à faire avant de rejoindre Paarl, nous n’avons plus vraiment le temps de nous arrêter pour des dégustations de vin mais traversons tout de même la région de Stellenbosch avec ses vignobles à perte de vue. Mais la ville est grande, même que nous y rencontrons pas mal de difficulté à la traverser en terme de trafique. Il nous faut du temps mais nous arrivons suffisamment tôt pour notre rendez-vous de Paarl. C’est à 18h que nous avons une table qui nous attend au restaurant Terra Mare tenu par Olivier. L’adresse, qui nous avait été donnée par Gilles, nous était inconnue et nous ne savions pas trop à quoi nous attendre si ce n’est à une bonne cuisine selon notre ami. Et bien, en plus de cela, nous trouvons un cadre magnifique, un accueil chaleureux et même une place pour stationner Rhino pour la nuit.

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Olivier a débuté ce restaurant il y a presque 11 ans maintenant. Suisse d’origine, il est marié à une sud-africaine et après de nombreuses années de vie en Suisse, ils sont revenus dans l’hémisphère sud et ont lancé ce projet. Maintenant, Terra Mare fait partie des restaurants incontournables de Paarl. Tant les touristes que les locaux habitués ou occasionnels forment une clientèle abondante pour Olivier. Et après avoir passé une soirée ici, on comprend pourquoi il a tant de succès. La cuisine y est vraiment excellente, de l’entrée jusqu’au dessert, et le vin blanc qu’il fait mettre en bouteille avec l’étiquetage « Terra Mare » est délicieux. Le service est efficace et réalisé dans la bonne humeur. Nous passons une magnifique soirée et remercions Olivier pour cet accueil privilégié ainsi que Gilles pour l’invitation. D’ailleurs, nous reverrons Olivier dimanche puisque nous sommes invité pour une grillade chez lui !

Jeudi, après un bref moment en compagnie d’Olivier, nous mettons les voiles sur Cape Town. Sur la route, nous faisons halte dans une zone industrielle est prenons rendez-vous pour dans quelques jours afin de réaliser de la maintenance sur Rhino. Lui aussi mérite des soins et là est venu le temps de faire les 3 huiles (moteur, transmission et pont) ainsi que le contrôle habituels des freins.

Nous nous dirigeons ensuite vers un backpacker où nous pensions qu’il serait bien de laisser Rhino lorsque nous visiterions la ville de Cape Town… mais arrivés là-bas, nous nous sentons terriblement mal, nous ressentons comme une oppression sur le haut du corps et personne ne souhaite rester ici. Nous repartons alors vers le waterfront où le « convoi d’anges heureux » avaient passé leur nuits dans Cape Town. Et franchement, le lieu est parfait. Certes ce n’est qu’un parking, mais il est entouré de vert, calme et ne coute que 110Rand par 24h. Entre cela ou un parking gratuit à 20km de là, à faire les allers-retours et payer en parking dans la ville, nous avons préféré resté ici et nous retrouver à peine à 3 minutes d’une des places les plus animées et réputées de Cape Town, le Victoria & Alfred Waterfront.

Le V&A Waterfront est l’endroit où le premier quai portuaire a été créé sous le règne de la reine Victoria à la demande d’Alfred, son fils. Le deuxième quai a été construit juste à côté sur ordre de Victoria. C’est pour cette raison que le lieu est appelé Victoria & Alfred Waterfront. Mais il n’a pas toujours été celui qu’il est aujourd’hui. Ce n’est que dans les années 1990 que de gros investisseurs Sud-Africains ont pariés sur la remodélisation complète de cet endroit (7.4 milliards de Rand) pour en faire une destination de premier choix du tourisme international comme local, et le pari est aujourd’hui gagné. Le W&A Waterfront est animé, accueillant, joli, etc., etc. ! En tous les cas, nous on adore.

Vendredi, nous partons tôt à la découverte de la ville. Nous vivons cette découverte sur un rythme de touriste, pas de routard. Nous prenons le bus city-tour pour faire un premier tour guidé de la ville. Nous passons par de nombreux endroits que nous visiterons par la suite à pied, mais d’autres auxquels nous ne nous arrêterons pas lors de cette visite de la ville. A pied, le premier endroit que nous visitons est le PanAfrican Market. Cette maison à l’architecture intérieur de type labyrinthe est le lieu où l’on trouve de l’art africain de toutes sortes.

(PHOTO PERDUES)

Nous enchainons ensuite avec le Greenmarket square. Ici, on retrouve certains des objets d’art africain du PanAfrican Market, mais c’est plus un marché de type fourre-tout à la manière sénégalaise. C’est d’ailleurs des africains du Sénégal qui sont majoritairement exposant ici… L’ambiance y est bonne et les objets présentés très sympathiques.

Après avoir acheté un sandwich au « Jason Bakery », recommandé par notre guide papier, partons au Company’s Garden pour s’installer à l’ombre des arbres et déguster notre diner. Le Company’s Garden est un endroit adorable, calme, une île de verdure au milieu de la ville. Nous nous y baladons après le diner et apprécions toujours autant l’ombre des arbres par cette journée à 31° !

(PHOTO PERDUES)

Au bout de notre visite du parc, nous trouvons l’Iziko Slave Lodge. Ici, c’est l’ancien marché aux esclaves. Et quand vous entendez cela, ne pensez pas que cela date d’il y a 400 ans, non, c’est bien plus proche de nous que ce que l’on croit !

(PHOTO PERDUES)

Nous reprenons ensuite le citytour bus pour réaliser une autre boucle et nous rendre au « Castle of the Good Hope ». Forteresse militaire construite en forme de pentagone, nous y visitons juste les murs extérieurs et la première cour intérieure. Semblant toutes pareilles, nous ne voulons pas payer l’entrée pour voir ce que nous voyons déjà. Mais le seul arrêt pour découvrir les murs d’enceinte en vaut la peine.

Cape Town est une ville vivante et démontre à la perfection ce que veut dire la « nation « arc-en-ciel ». La ville est un mélange de couleurs, de cultures, d’odeurs et de styles. Il est difficile de transmettre cette beauté alors que nous avons perdu une grosse partie des photos par je ne sais quelle mauvaise manipulation, mais pour nous les images sont en tête, et Cape Town risque bien d’être une destination pour des vacances futures.

 

La Garden Route, épisode 2. Du 28 au 31 janvier 2017

Pour revenir sur la Garden Route depuis Oudtshorn, nous devons reprendre le col d’Outeniqua. Nous avons la chance d’avoir un temps plus clair et ainsi nous pouvons découvrir un peu plus du paysage que nous avions vu par temps méchamment couvert en montant. On nous avait dit que la vue était belle, nous la découvrons cette fois-ci et ne sommes pas déçu.

Après quelques heures de routes, nous atteignons Swellendam, la troisième ville la plus vieille d’Afrique du Sud après Cape Town et Stellenboch. La ville n’est pas d’un immense intérêt mais son architecture offre une bonne opportunité de sortir de Rhino et de se dégourdir les jambes. Quelques bâtiments ainsi que l’église ont un style colonial bien perceptible. Bon, un trentaine de minutes suffisent à faire le tour de ce que nous voulions voir et nous redonnent un peu d’énergie pour reprendre la route à la recherche d’un bivouac.

Malheureusement, en Afrique du Sud il n’y a quasi pas de possibilité de partir sur les bords de la route pour se cacher un peu du passage afin de passer la nuit discrètement. Tous les champs sont clôturés par trois à cinq rangées de fils barbelés. Et depuis que nous parcourons ce pays, une constatation chronique que nous faisons est que l’industrie du fil barbelé a dû faire la fortune de ses propriétaires. Donc pour les bivouacs en pleine nature, c’est marqué dommage. Mais nous ne voulons pas non plus payer des campings sans intérêt, alors nous essayons de pousser jusqu’à la prochaine ville. Il nous faut une heure pour y arriver, et franchement elle a l’air un peu glauque. Comme il n’est « que » 18h15 et que nous voyons sur ioverlander (application de voyageurs pour les bivouacs) qu’il y a un chouette backpacker qui accueille le véhicule à Cape Aguhlas, nous prenons le risque de nous rendre jusque-là sans savoir s’ils auraient de la place. Trente minutes plus tard, nous rejoignons l’endroit et trouvons une petite station « balnéaire » adorable est semblant bien tranquille. En plus de cela, nous tombons sur une place de sable et de grave avec une place de jeu et un grill qui ressemble tout à fait à ce que nous cherchions pour passer la nuit. Une constante qui nous suit depuis le début du voyage est celle-ci : même lorsque nous sommes crevés, si nous laissons le temps au temps et que nous n’essayons pas de forcer le destin, nous finissons toujours par tomber sur un endroit plus que convenable pour nous reposer.

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Une sud-africaine nous avait dit que le Cape des Aiguilles n’était pas intéressant, qu’il n’y avait rien à faire, mais que, bon, c’est le point le plus australe de l’Afrique. Et que pour le principe, il pouvait être chouette de s’y rendre. Et bien autant vous dire, je ne sais pas si cette personne est déjà venue une seule fois dans sa vie au Cap des Aiguilles.

Lorsque l’on pense à la pointe Sud de l’Afrique, c’est sûrement huit ou neuf fois sur dix que le Cap de Bonne Espérance est cité comme extrême à passer pour les marins se rendant aux Indes depuis l’Europe. Le Cap de Bonne Espérance doit cette renommée à sa position adjacente à la baie de Cape Town. Puisque tous les marins faisaient escale à Cape Town sur la côte ouest de l’Afrique et encore dans l’Océan Atlantique, le Cap de Bonne Espérance faisait le point de passage symbolique pour ensuite mettre les voiles en direction de l’Océan Indien et les Indes. Mais aujourd’hui, c’est bien sur le point le plus au Sud de toute l’Afrique que nous sommes. Cape des Aiguilles offre de magnifiques paysages et quelques activités agréables. Nous commençons ce samedi matin par nous rendre au parc des aiguilles pour une petite marche le long de la côte.

Et puis nous y voilà, nous arrivons devant le petit monument représentant l’extrême Sud de cette Afrique que nous avons tant désirée.

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Mais nous sommes des coquins, et nous repérons que derrière le monument il y a des rochers s’enfonçant dans l’Océan et que, du coup, pour être vraiment au Sud du Sud il fallait que nous jouions les acrobates pour l’atteindre. Et en plus, quoi de mieux que l’idée de se baigner dans cette eau ou les Océans Atlantique et Indien se mélangent.

Toujours dans ce village de Cap des Aiguilles (Cape Aguhlas) nous trouvons une piscine à marée. C’est une piscine comme nous en avions trouvé à Durban. Elle se remplisse lorsque la marée est haute, l’eau se renouvelant ainsi chaque 12h environ. Nous y restons l’après-midi et grillons de bonnes saucisses Boers (spécialité néerlandaise d’Afrique du Sud).

Le soir, de retour vers notre bivouac, Jimmy et moi bricolons un peu sur Rhino. Un bruit de grincement désagréable survient lorsque nous roulons et que Rhino vibre un peu. Nous finissons par trouver deux boulons de support du pare-chocs un peu desserrés d’où le bruit venait.

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Lundi matin, après l’école, c’est en direction de Die Dam, puis Gansbaai pour rejoindre ensuite Hermanus que nous partons. La route inclue 50km de gravel road (route en grave). Nous réduisons la pression des pneus et allons bon train à une vitesse de 70-80km/h. Arrivés à Die Dam, nous y trouvons un lieu joli pour y faire quelques pas.

Nous continuons jusqu’à Gansbaai où nous faisons le plein de diesel et d’air dans les pneus, sauf que l’un d’entre eux est à 0 de pression ! Je me glisse sous Rhino et tape sur la roue intérieure des duals, et la situation est plus que claire… Le pneu est vraiment plat. La station-service nous indique un lieu dans le village pour le réparer ou le changer. Après démontage, la marche à suivre est on ne peut plus évidente, le pneu est à changer. Une pierre coupante a déchiré le pneu de 5cm sur la paroi et 3cm sur la surface de roulement, aucune réparation possible. Alors, nous attendrons demain car cette dimension n’est pas disponible de suite, et qui plus est, elle n’est pas disponible en Michelin, ni en Pirelli, c’est donc en Federal que nous changerons !

C’est ce mardi matin que nous pouvons repartir en avant afin de nous rapprocher encore un peu de Cape Town. Mais avant d’y arriver, nous avons encore quelques destinations à visiter, dont celle du jour, Hermanus. Cette station dans la Baie de Walker est connue mondialement pour l’observation de la baleine franche australe. Malheureusement pour nous, ce n’est pas du tout la saison, qui coure normalement de juin à décembre, mais nous pouvons tout de même voir quelques jets de respiration de la Bride Whale (baleine d’une douzaine de mètres). Hermanus est une ville agréable avec de petits stands de vente type marché et un front de splendide bien que rempli de petits hôtels et restaurants.

Voilà gentiment venu pour nous le moment de remonter en direction de la N2. Nous bivouaquons encore sur la côte dans la réserve de Kleinmond où Claire et les enfants s’amuse à faire un petit barrage dans le ruisseau.

Et demain, ce devrait être à Stellenboch que nous irons, histoire de déguster un ou deux vin sud-africains.

 

Un petit détour par les autruches de Oudtshoorn et les grottes Cango. Du 27 au 28 janvier 2017

Au réveil vendredi matin, c’est bien de la pluie que nous avons au menu. Nous prenons l’Outeniqua pass, col à 800 m d’altitude en partant de 0 au bord de l’océan. Le pass semble magnifique malgré les épais nuages bouchant quelque peu la vue. On espère avoir un temps meilleur en redescendant demain, puisque Oudtshoorn est une destination aller-retour sur notre itinéraire actuel.

La ville elle-même n’est pas d’un grand intérêt. Son histoire, pourtant, est assez surprenante. Oudtshoorn est située dans une région se prêtant à la perfection à l’élevage d’Autruche, le climat y est semi-désertique. Et au XIXème siècle, même jusqu’en 1914, l’industrie de l’autruche est une entrée d’argent phénoménale pour cette région. Est-ce la viande rouge que tout le monde s’arrachait ? Non, à cette époque la viande n’était qu’une part minime du régime alimentaire. Alors ses œufs me direz-vous ! Non, toujours pas. Ce sont bien les plumes d’autruches qui ont fait de Oudtshorn une région riche dont les propriétaires de ferme ne savaient plus que faire de cette argent. Car la plumes d’autruche était très demandée.

Au plus haut de sa valeur, le kilo de plumes valait plus que le kilo d’or. Vous comprenez maintenant pourquoi ces oiseaux auront fait la fortune de certains. Car, en réalité, quelles étaient les utilisations faites de ces plumes. Une de ses principales mises en œuvre se trouvait dans la création de plumeau à poussière, ceux-là même que l’on voit dans les vieux films noir et blanc qui servent à dépoussiérer les maisons. Mais ce n’est pas là sa plus noble utilisation. Les plumes d’autruches étant bien particulières, douces et faites de « branches » volatiles, elles servirent énormément à la création d’habits de mode, ou plutôt de chapeau et d’écharpes frou-frou. Au XIXème siècle, ces objets d’habillement étaient très nobles et très chers.

Malheureusement, l’arrivée de la première guerre mondiale de 14-18 à totalement fait s’effondrer l’industrie de l’autruche. Durant des années, la région d’Oudtshoorn s’est vue mourir avant de retrouver un deuxième souffle avec notamment le changement des habitudes alimentaires. Plus de viandes dans les assiettes, donc plus de revenus pour les fermiers de la région qui, voyant le type de sol dont ils disposent, ne peuvent espérer tirer quoi que ce soit d’autre que de l’élevage d’autruche. Aujourd’hui, l’élevage de ces oiseaux donne un revenu venant à 60% de sa viande. Les 40% restant viennent presque uniquement du cuire d’autruche, le deuxième plus robuste des cuirs utilisés devant celui du crocodile. Pour les quelques poussières de pourcent restant, ce sont les œufs qui en font le revenu. L’œuf d’autruche est énorme, environ la contenance de 24 œufs standard de poule. Si l’envie d’en cuire pour votre petit déjeuné, préparez-vous bien à l’avance. Il faudra soit quarante minutes de battage pour obtenir une masse homogène pour réaliser une omelette, ou alors deux heures de cuisson pour obtenir un œuf dur jusqu’en son centre.

Ce n’est pas en ouvrant des bouquins que nous avons appris cela. Nous nous sommes rendus dans une ferme à autruches, une manière bien plus didactique de connaitre ces histoires. Et dans cette ferme, il y a bien évidemment un restaurant dont la spécialité est… l’autruche, quelle surprise ! Jimmy et Amélie y goutent le burger, alors que Soraya qui est végétarienne prend une quiche aux œufs d’autruche. Claire et moi prenons un plat de dégustation, dont la viande est présentée de différentes façons. Pour moi, le carpaccio a été mon favori, pour Claire c’était la brochette.

Nous enchainons avec un tour de 45min expliquant justement les éléments partagés en début d’article.

Mais en plus des explications, il y a quelques activités rigolotes. J’ai notamment été choisi pour être l’heureux élu du baiser d’autruche. Un pellet de nourriture coincé entre les lèvres, l’autruche vient la saisir de son bec.

Claire et les enfants ont, eux, la possibilité de la nourrir. Le tour continue et nous passons devant différents enclos tout en recevant des explications. Par exemple, les œufs sont censé supporté 160kg de pression. Jimmy, Amélie et Soraya ne font pas ce poids, mais les œufs supportent le leur en tous cas.

Pour finir, Claire reçoit un massage d’autruche en tournant le dos aux oiseaux et en tenant le seau de nourriture devant elle.

Les élevages d’autruches sont gardés comme le bétail, dans des enclos où elle peuvent se déplacer « librement ».

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La visite terminée, nous continuons notre route jusqu’à une quinzaine de kilomètres de là pour visiter les grottes Cango. Elle fut utilisée par le peuple San, de petits hommes chasseurs-cueilleurs, nomades d’Afrique australe, comme lieu de vie lors de leurs passages dans la région. Croyant en une présence dans les fonds de la grotte, les Sans n’utilisèrent que les cinquante premiers mètres de celle-ci. Pourtant, la grotte fait environ 5.2km. Lors de cette visite du samedi, que nous avons la chance de pouvoir faire puisque nous arrivons sur place à 15h50 et que le dernier tour débute à 16h, nous rentrons sur 600m environ et découvrons les 4 plus grandes « chambres » dont les formations sont splendides. La première est juste immense et fut découverte dans la fin des années 1700.

La deuxième, tout aussi belle bien que très différente, fut découverte 12ans plus tard. C’est que les spéléologues de l’époque n’avaient pas le joli chemin bétonné que nous empruntons aujourd’hui pour la découvrir et qu’en plus de cela il y avait des obstacles qui ont été supprimés depuis.

Les chambres 3 et 4 sont moins impressionnantes mais pas moins intéressantes, surtout si l’on remet en perspective une donnée de temps dans ce que l’on voit. Les grottes sont vieilles de 150mio d’année environ. Et pour qu’une stalactite et une stalagmite se rencontrent, ce sont 150 mille ans qui sont nécessaire puisque le climat semi-désertique n’offre pas beaucoup de pluie.

Mais le tour laisse Claire et les enfants sur leur fin. Non pas que le tour soit décevant ou pas à la hauteur de nos attentes, au contraire, les 600m restants et menant au fond de la grotte intriguent les miens. C’est donc sur le parking des grottes que nous bivouaquerons ce soir et ainsi les quatre pourront joindre le premier groupe devant réaliser l’Adventure tour demain matin.

Le départ se fait à 9h30. Claire et les enfants se réjouissent de cette aventure. Pour accéder au bout des 1200m de grotte, certains passages sont coriaces. Il faut se courber, escalader, glisser, se faufiler, monter, descendre… l’appellation de ce tour, « le tour aventure », fait tout son sens et les quatre ont vécu un moment génial en explorant ces grottes de Cango.

C’est presque là que ce termine la découverte de la région d’Oudtshoorn. Presque, car il manquait encore une chose avant de partir, des œufs d’autruche. Claire souhaite absolument pouvoir cuisiner un œuf géant, et comme nous sommes dans la région dédiée à cet animal il était normal d’en acheter avant de repartir.