Vacances de pâques

En ses vacances pascales, nous avons fait une deuxième sortie en famille. Les paysages que nous avons croisés ont été typiques de la suisse-centrale, toutefois nous avons commencé par le Jura.
Comme nous devions récupérer Claire à son travail le lundi matin, nous avons rempli Rhino de toutes les affaires le dimanche, non sans mal pour le père que je suis. Lorsque les enfants décident de faire tout et n’importe quoi mais surtout pas ce que vous demandez, c’est à devenir dingue ! Mais c’est sans compter sur la capacité d’élaborer un stratagème que nous, les pères, avons développé pour pallier aux au laxisme des mamans 😛 (là je m’enfile sur un terrain dangereux) ! A 16h00, j’ai déclaré aux enfants (ou plutôt je l’ai hurlé), que si à 16h30 Rhino n’était pas prêt, et bien nous ne partirions que le lundi matin. En 30 minutes, c’est incroyable ce qu’ils sont capable de faire lorsqu’ils le décident. J’en ai profité pour me reposer en les laissant travailler seuls, et c’était bien mérité puisque j’avais fait les choses justement seul avant cela.
Donc, nous sommes partis à 18h (ne cherchez pas de logique, il a bien fallu un mini conseil de famille après cette préparation tendue).
Première destination, la Vue-des-Alpes. Situé sur la crête du Jura, elle offre un paysage et une vue magnifique ! Son nom vient de là, bien évidemment, du fait que ce lieu offre une vue panoramique sur la chaine des Alpes. S’il y a bien quelques maisons avec une dizaine d’habitants à l’année, il y a surtout une grande place pour s’y parquer et deux restaurants pour y manger. C’est d’ailleurs là que nous avions fait notre premier teste dans le froid (https://laviedevant-leskilometresderriere.com/2013/12/06/un-rhinoceros-dans-la-neige/ ). Et une surprise s’est jointe à nous… Sébastien est passé nous dire bonjour de façon très spontanée et improvisée. Les enfants ont beaucoup apprécié.

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Le lundi, nous sommes allés chercher Claire à son travail pour partir en direction du Pilatus, sommet Suisse de la chaine des alpes, situé dans le canton d’Uri. Malheureusement pour nous, le train à crémaillère montant là-haut n’ouvre qu’en mai. Nous avons donc dîné au bord du lac, à Alpnachstad, où les enfants ont fait de la trottinette et du bateau télécommandé. Pour la petite histoire, Soraya a réussi à lancer une balle de haky sur l’autoroute (peu fréquentée) passant juste à côté. Finalement, le vent des véhicules a repoussé la balle contre le bord et Super-papa a pu la récupérer avec une canne à pêches. Oui oui, nous avons cela dans Rhino !

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Et ces vacances, elles nous ont permis de tester pour la première fois l’utilisation d’un camping. Nous nous sommes arrêtés à Buochs, dans le canton de Nidwald. Les loulous ont pu se faire un ami, un vaudois à côté de qui j’ai garé Rhino sans le faire exprès, et ils ont ainsi échangé pour la première fois leur coordonnées avec un ami éphémère, un de ceux que seul la vie sait s’ils le rencontreront à nouveau.
S’il y a deux constatations à faire à l’utilisation d’un camping, ce seraient celles-ci : 1 C’est bien pratique d’avoir d’autres enfants et toutes les commodités à portée de main, mais 2. C’est quand même cher !

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Après une nuit calme, nous avons passés la matinée tranquillement au camping pendant que les enfants s’amusaient ensemble. C’est l’après-midi que nous avons repris la route et fait une partie du tour du lac des 4 cantons. C’est au Tellsplatte que nous sommes allés marcher en famille, là où selon le mythe Guillaume Tell aurait sauté du bateau du Bailli Gessler, celui qu’il tua de son arbalète plus tard dans l’histoire. Si vous recherchez un endroit pour vos ballades dominicales, hors des paysages habituels, rendez-vous là-bas. L’endroit est juste fantastique !
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Le mercredi, nous sommes repartis sur le jura, car Claire travaillait à nouveau le jeudi. Nous avons fait une halte sur les hauts de Corgémont pour le souper avant de nous rendre sur la place de l’église du village où travaille mon épouse, sur ses conseils. Et bien si la place était idéale d’un point de vue topographique, elle l’était nettement moins sur le plan sonore. Oui, les cloches sont très bruyantes. Mais la nuit s’est tout de même déroulée plus ou moins bien, selon à qui vous poserez la question, et nous sommes rentrés à la maison le jeudi matin.

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Une semaine remuante

Cette semaine, les enfants n’avaient pas école. Tous les après-midis, Soraya et Jimmy se sont rendus sur le lac de Neuchâtel pour perfectionner leur technique de navigation sur Optimist. Claire et moi, en compagnie d’Amélie, étions ensemble (pour une fois) à la maison et nous avons profité de cela pour débuter le tri dans la maison et nos affaires.

Tous les jours, nous avons passé au moins la matinée, ou l’après-midi, à nous consacrer à cette activité. Et bien je vous le dis, c’est remuant ! Les affaires sont trimbalées de gauche à droite, mises en carton, en déchetterie ou de côté pour la liquidation. Les émotions, elles, sont remuées et s’en retrouvent sans dessus-dessous ! Bien que nous ne soyons pas matériel pour trois sous (disons que moi plus que Claire), devoir choisir ce que nous estimons comme indispensable, et surtout comme jetable, est une réflexion qui amène au tiraillement de ses émotions ! Et imaginez les enfants… je prends en exemple le moment où j’ai percé le caoutchouc de la balle de foot (déjà en très mauvais état) de Jimmy pour la mettre à la poubelle. Celui-ci s’est mis à pleurer et moi de lui dire : « mais… elle était toute fichue cette balle » ! Et lui de me répondre : « Oui, mais j’aimais bien jouer avec celle-ci » ! 😦
Et bien voilà, des choix doivent se faire mais pas n’importe comment. Maintenant, j’en parle avec les enfants avant de jeter quelque chose qui leur appartient. Normal, vous me direz ! Oui mais moi, je pensais logique de devoir la jeter… grossière erreur 🙂

Mercredi, lors d’un voyage avec les enfants jusqu’à la voile, nous avons parlé du fait de faire ce tri déjà maintenant, 3 mois avant le départ. Pour eux, c’est un peu tôt. Je leur ai expliqué que si nous faisons cela maintenant, c’est pour pouvoir, durant les deux dernière semaines, profiter de rendre visite aux gens que l’on aime et qui vont nous manquer après notre départ (si quelqu’un ne nous verra pas avant notre départ, ne le prenez pas contre vous, nous vous aimons et vous nous manquerez aussi 🙂 ). Je leur ai aussi donné l’exemple inverse. Si nous ne faisons pas cela maintenant et que nous devions courir dans tous les sens juste avant de partir, le jour-J, nous risquerions de ne pas être prêt mentalement et il nous faudrait plusieurs jours pour réaliser que notre nouvelle vie a débuté !

Sinon, ce vendredi, j’ai longuement travaillé sur Rhino. J’ai créé de nouveau rayonnage pour les armoires (à la place de la penderie), réalisé quelques modifications pratique çà et là, puis j’ai créé le système de fermeture cabine/cellule. Pour les transports bateau, nous avons vu sur plusieurs blogs de voyageurs que la fermeture du passage menant de la cabine conducteur à la cellule de vie était très importante. Cela semble assez logique puisque nous laisserons notre clé de Rhino (uniquement celle de la cabine) aux transporteurx et aux vues de tous dans les ports. Après avoir imaginé plusieurs solutions, c’est de M. Daucourt (représentant des ferrements KOCH) que l’idée finale est arrivée. Croisé par hasard pendant que je travaillais dans Rhino, je lui ai expliqué mon problème et il m’a trouvé une solution. Génial, non !? Donc merci à lui…

Sinon, pour finir le côté remuant de la semaine, nous avons eu un contact inattendu ! Une journaliste d’une grande chaîne de télévision nous a contactés, je n’en dis pas plus pour le moment (car il n’y a rien à dire de plus). Mais voulant savoir sur quel type de reportage elle travaille, j’ai été voir un lien qu’elle m’a transmis et parlant d’une famille quittant leur lieu de vie pour s’établir ailleurs avec de nouvelles perspectives. Au moment où j’écris ce texte, je me suis arrêté aux adieux ! En voyant cette famille pleuré, malgré le fait que ce départ soit leur décision, j’ai réalisé. J’ai réalisé que dans 3 mois, ce sera notre tour. Ce sera à nous de pleurer, de partir et de tout laisser derrière nous, famille, amis et habitudes. Et d’ailleurs, il n’est pas nécessaire d’attendre le départ pour commencer à laisser sortir les émotions ! Mais là aussi, je ne vais pas vous en dire plus… vous imaginerez bien vous-même.

Mais répétons cette adage si vrai et essentiel : Vivons nos rêves plus que nous rêvons nos vies !

Valais – Jura – Neuchâtel…. Et quelques km derrière

Ce week-end, nous avons profité d’une invitation pour faire quelques kilomètres supplémentaires et utiliser Rhino une nouvelle fois. Mais cette fois-ci, nous avons chargé Rhino en essayant de penser à tout ce dont nous aurons besoin sur la route. Ainsi, nous voulions essayer de rouler et pratiquer le camping-car dans les conditions les plus proches de ce que sera notre réalité dès le 16 juillet, date à laquelle nous récupérerons Rhino à Halifax.

Plusieurs conclusions peuvent être tirées. La première, c’est que Rhino est largement plus agréable à rouler avec de la charge dans la cellule et le double fond. Mieux ancré sur la route, il fait moins bateau dans les virages, semble accroché plus au bitume. La deuxième, c’est que nous sommes satisfaits du moteur que nous avons choisi. 3.0l et 210CV, celui-ci offre une force incroyable et permet de garder une facilité de conduite même dans les montées valaisannes en étant chargé quasi à 5.0to ! Ensuite, la place qui reste disponible dans les armoires et quelques caisses du double fond du camping-car nous laisse confiant quant à la possibilité de prendre tous ce que nous voulions prendre, enfin presque. La veille du départ nous aurons la réponse définitive. En tous les cas, nous sommes déjà ravis d’avoir choisi la marque Bimobil pour être notre maison roulante !

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Donc, la première étape de notre week-end était Chamoson, au Valais, chez la famille Dorer. Nous avons eu différents contacts mail avec Anna au sujet de la préparation d’un tour du monde. Elle nous avait expliqué qu’elle et sa famille se préparaient à faire le grand saut. Pour eux, cela devrait se faire en 2015. Nous avions alors prévu de nous rencontrer et, après avoir dû repousser une première fois, nous avons trouvé un créneau vendredi dernier. Et bien quel plaisir !
Après ma première expérience de route en serpentin, étroites et dans l’état d’une route secondaire menant à un hameau, j’ai dû réaliser une marche arrière sur quelques dizaines de mètres entre un mur de soutènement et une haie de tuyas, pffffffiou, c’était chaud !
Mais la récompense qui nous attendait arrivés chez Anna et Cédric valait largement ces petits efforts. Nous avons été accueillis comme des rois, incroyable. Pendant que les adultes partageaient un apéro sur la terrasse pour faire connaissance, les 6 enfants (3 de chaque côté) n’ont eu besoin que de quelques minutes pour se connaître et jouer toutes la soirée ensemble, jusqu’à 23h ! Après l’apéro, un souper succulent accompagné d’un superbe vin rouge de Chamoson nous attendait. Nous avons longuement discuté, échangé et fraternisé avec nos nouveaux amis valaisans.

Le lendemain, nous avons déjeuné et diné ensemble. Nous avons encore profité de partager, autant sur nos projets communs que sur nos philosophies de vie, et avons encore tissé quelques liens en réalisant que notre façon de voir les choses étaient proches l’une de l’autre. Franchement, cette rencontre nous a fait un bien énorme et nous laisse présager des expériences intenses sur les routes du monde, à la rencontre d’autres hommes et femmes, que nous espérons aussi forte que celle-ci. Merci à Anna et Cédric, ainsi qu’à leurs enfants, pour cette accueil somptueux !

Après le diner, est venu le temps des au’revoirs. C’est non sans un pincement que cela c’est fait, à l’image d’une accolade franche et spontanée entre Cédric et moi !
Ensuite, nous sommes allés à Sion à la rencontre de ma filleule. Billie, âgées de presque 17 ans habite cette charmante ville depuis des années. Et comme ce n’est pas la porte à côté, nous avons profité de notre déplacement dans la vallée du Rhône pour passer un peu de temps ensemble et ainsi lui présenter les dernières décorations sur Rhino. Mais la route nous attendant pour nous rendre au Jura, nous avons juste pris le temps d’une ballade, d’un café et d’une glace avant de repartir.

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Après nous être arrêtés à Vaumacus, au bord du lac, pour le souper, nous avons roulé jusqu’à Cortèbert pour nous installer pas loin de l’institution où travaille Claire. Et oui, elle travaillait dimanche. Après une nuit calme, Claire s’en est allée tôt le matin. Nous avons, ensuite, avec les enfants, profité de jouer sur la place et déjeuné tranquillement. Mais les nuages arrivant sur le jura, nous sommes redescendu à Neuchâtel pour voir le soleil et le lac en attendant que Claire nous rejoigne en train pour souper. Installés à côté du skate Park de la ville, les enfants se sont éclatés avec leur trottinettes et vélo pendant plusieurs heures.

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Notre week-end s’est terminé lundi matin. Claire a pris son premier cours dans l’optique de passer son permis C1 avant notre départ et nous sommes ensuite rentrés à la maison.

Bref, un superbe week-end, des souvenirs plein la tête, des rencontres géniales et une envie grandissante de vivre cela chaque jour.

Amicalement