Un accueil argentin ça ne s’invente pas et ça ne trouve aucune comparaison ! Du 18 au 24 novembre 2015

Nous voici à Puan, un village totalement hors des sentiers habituels, et si nous n’avions pas rencontré Miguel et Alicia, nous ne serions sûrement pas passés par ici ! Pourtant, nous y passerons quelques jours incroyablement divertissants, amicaux et surprenants. Pour remettre un peu dans le contexte, Miguel et Alicia, nous les avions rencontrés à Cusco puis à Arequipa au Pérou il y a quelques semaines. Nous nous étions bien entendus et ils nous avaient invités à passer les voir ici, chez eux.

L’accueil qui nous est réservé ne s’invente pas, soit vous êtes ainsi naturellement, soit vous ne l’êtes pas. Mais, à contrario de ce que je fais habituellement, je ne vais pas le conter chronologiquement mais de façon générale, car Miguel et Alicia nous ont réservé un programme retournant, presque essoufflant pour les suisses que nous sommes. Tous les jours seront à l’image du jour où nous sommes arrivés. Tout de suite, ils nous invitent à vivre chez eux, dormir dans leur maison et passer les journées avec eux. Nous partons presque tout de suite visiter le garage dans lequel j’irai faire des réparations sur Rhino. A cela, s’enchaine une visite de la petite ville de 5000 habitants, en voiture, histoire que nous puissions nous repérer dans celle-ci. Nous retournons à leur maison et commençons le feu pour l’asado (grillade argentine). Mais à 20h50 arrive Carlos, un ami de Miguel et Alicia. Alors que la viande cuit gentiment, Carlos, travaillant à Canal Ocho (chaine de télévision locale), nous propose d’aller faire un direct lors du téléjournal. Nous partons alors toute la famille avec lui et passons sur Canal Ocho et ainsi les jours suivant beaucoup de locaux nous dirons : « je vous ai vu à la télé » ! Au retour des studios, nous mangeons l’asado et jazzons jusqu’à point d’heure !

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Dans le domaine des médias, nous aurons encore droit à une fenêtre de 20min dans les studios de la radio locale RadioRecordPuan. Invités par l’équipe que nous avions rencontrés au club de Golf du village, je me suis présenté avec Miguel Llull pour répondre aux diverses questions. Claire et les enfants avait d’autres activités en cours.

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Rhino : Lui, nous cause quelques soucis depuis que nous l’avons laissé entre les mains du garage Iveco de Santiago Del Estero ! Avant notre arrivée à Puan, Miguel nous a organisé, avec Norberto son ami garagiste, la possibilité de travailler moi-même sur le véhicule avec ses outils. Je passerai 2 jours à travailler dessus pour régler les diverses anomalies. Tout d’abord, les pinces de freins n’ont pas été bien mises et les plaquettes étaient libres de bouger. Ce n’est rien de grave en soi mais pas non plus un travail nickel ! Puis, un roulement avait été monté à l’envers. Cela aura eu pour effet de le casser au démontage, donc des frais inutiles pour rien. Nous avons, aussi, profité du démontage des moyeux pour régler les senseurs d’ABS qu’ils n’avaient été capable de faire à Santiago ! Nous avons dû coller les roues phoniques car celles-ci ne tenaient plus en les chassant. Pour terminer sur l’axe arrière, nous avons encore réglé les mâchoires de frein à main qui ne tenaient rien… Quel boulot ily ont fait ces mecs !

Encore, j’ai passé une dernière matinée, lundi matin, au garage, pour démonter une équerre qui s’étaient rompue car Iveco n’avait pas (d’usine) fixés les trois boulons comme aurait dû être fait. Cette équerre tenait une pompe (refroidissement turbo ou climatisation !?) et avec les vibrations les pattes de fixations ont cassées. Une simple soudure aura permis de remettre tout cela en ordre !

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Durant mes heures au Garage, Claire et les enfants ont eu droit à de belles rencontres aussi. Notamment, la visite d’un atelier protégé accueillant des personnes présentant des handicaps physiques et mentaux. Celui-ci bénéficie d’une superbe insertion dans la vie quotidienne du village. L’atelier fabrique des confitures, s’occupe d’un potager et souhaite créer un atelier de fabrication de fromage. Chaque petit magasin présente un produit du « Taller Protejido Crecer ». Pour cela, notre association HAPPY s’est engagée à faire un don d’une certaine somme pour les aider à construire cet atelier devant répondre aux normes d’hygiène. Ce don pourrait être augmenté selon les dons reçus.

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Mais Puan, durant cette semaine ici, nous a réservé bien des surprises ! Nous avons rencontré des dizaines de personnes, mangé de nombreuses fois avec de nombreuses personnes. Tout a commencé dès le lendemain de notre arrivée, jour d’anniversaire de Miguel qui fêtait ses 57ans. Lui est socio (membre) du club de golf de Puan et c’est dans sa « buvette » que nous y ferons la fête jusqu’à 2h du matin. Ce fut bizarre pour nous car nous étions la fierté de Miguel, ses invités spéciaux, des suisses fous qui font le tour du monde. Tout le monde nous questionnait sur notre voyage, sans que cela soit désagréable, mais assez surprenant !

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Dans la lignée des rencontres, il y a eu celle des enfants avec les autres enfants du village. Tout d’abord, ils ont été invités dans l’école pour un après-midi.

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Puis, directement, ils ont été invités à l’anniversaire d’Elena qu’ils ont terminé à 1h du matin. Il faut dire que le rythme ici n’est pas le même que chez nous. Adultes comme enfants se couchent très tard et se lèvent également très tard…

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Soraya et Jimmy ont aussi été très souvent invités chez Eugenia, la maman de Facundo, Florencia et Delfina qui ont beaucoup joué ensemble !

Nous avons également eu les visites chrétiennes. N’oublions pas que nous sommes en terres catholiques et que la place des gens de foi est très importante. Nous avons été bénis par le père Pasquale, franciscain ayant énormément contribué au développement du village de Puan, qui détient une église mobile. Il dit qui si les gens ne viennent pas à l’église, l’église doit aller à eux !

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Puis, l’échange de culture fut présent à bien des reprises. Nous nous sommes comparé nos façons de vivre, d’appréhender le présent et le future ainsi que nos relations sociales. L’Argentine est un pays qui sait vivre en communauté, où la place de l’autre est importante dans sa vie. Mais en échange de culture, il n’y a pas que la façon de vivre, il y a aussi la façon de manger. Pour cela, nous leur avons préparé un soir les deux fondues les plus courantes chez nous ; la fondue moitié-moitié et la fondue chinoise. Eux, de leur côté, nous ont fait une fondue avec leur fromage argentin qui ma fois fut bonne au gout, bien qu’un peu compacte et lourde. Les argentins étant très friand de viande, la fondue chinoise a eu un énorme succès ! 2kg de viande coupée au couteau et le tout mangé presque que par les hommes, soit 6 personnes, à côté de 2kg de fondue !

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La semaine s’est terminée avec une visite de la ferme de Luciano et Moni, qui détiennent 600 vaches. Tout le monde (sauf moi qui était à la radio) a pu découvrir la traite des vaches ainsi qu’une insémination artificielle. Et quand je dis tout le monde, cela inclus Max et Margaux qui nous ont finalement rejoint dimanche soir sur invitation de Miguel !

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Puis, après la ferme, Lucio et Moni nous ont invités à manger des pizzas « maison » à nouveau en compagnie d’une craquée d’amis que nous avons vus tout au long de notre séjour ici.

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Puis, une visite pour ceux qui n’avaient encore pas mis le pied dans Rhino.

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Ce fut une semaine bien remplie et super agréable. Nous ne remercierons jamais assez Miguel et Alicia ainsi que le village de Puan qui nous ont accueillis comme un membre de la famille. Merci à tous et la Suisse vous attendra dès notre retour !

 

Entre ennuis mécaniques, manchots et baleines. Du 13 au 16 Novembre 2015

Après plusieurs jours sans rouler, revient le moment de se faire du souci. Je vous avais déjà conté que Rhino faisait un bruit métallique à l’essieu arrière, côté gauche. C’est quelques jours à l’arrêt ont fait que nous ne nous sommes pas trop soucié de cela. Mais maintenant, il est l’heure de rouler et la question se pose. D’autant plus qu’après une vingtaine de kilomètres, un nouveau bruit est apparu côté droit. Toutefois, celui-ci est irrégulier, revient et repart sans constante. Mais la peur de remettre les pieds dans un garage, après toutes ces crasses qu’ils ont fait avant, est grande. Nous roulons alors jusqu’à Punta Tombo, à 180km, pour aller voir les manchots, en espérant que tout aille bien, ce qui sera le cas. Il faut savoir que nous roulons tout de même depuis des centaines de kilomètres avec ce bruit et pensons savoir de quoi il vient, après tous ces démontages. Mais la réponse viendra peut-être au prochain démontage.

Nous arrivons à Punta Tombo et bivouaquons sur place malgré l’interdiction générale. Mais si nous le faisons c’est parce que nous avons eu l’autorisation exceptionnelle (pas si exceptionnelle que cela) du responsable du site.

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Le lendemain, samedi, nous commençons la journée par discuter le prix. Petite parenthèse aux futurs visiteurs, attention aux budgets reçus des voyageurs ayant voyagé avant juillet 2015 en Argentine (et Amérique du Sud en général), les prix des loisirs et autres consommations quotidiennes ont augmenté de parfois plus de 50%. Pour exemple, les chutes d’Iguazu encore à 170$Ar en avril étaient 260$Ar pour nous. Ici, à Punta Tombo, l’entrée est maintenant à 180$Ar alors qu’elle était à 130$Ar il y a 5 mois. Le total pour nous 5, avec ces augmentations, passe de 500$Ar à 720$Ar ! Nous finirons par nous en sortir à 360$Ar en ne payant pas les enfants, mais il a fallu s’armer de patience.

A Punta Tombo, c’est entre 400’000 et 1 million de manchots de Magellan (au plus fort du rassemblement) qui viennent s’établir chaque saison de Septembre à Avril. Ils viennent ici pour la nidification. En réalité, ils suivent leur nourriture dans l’océan atlantique et celle-ci s’arrête dans la région durant cette période à distance respectable des côtes. En revanche, d’avril à septembre, leur nourriture remonte vers le Brésil mais trop loin des côtes pour que les manchots puissent s’établir quelque part. Ils vivent donc, durant tout ce temps, uniquement dans l’eau. Alors, c’est pour cela qu’ils nichent à Punta Tombo et dans les alentours.

La visite commence par un petit centre d’interprétation qui est joli mais donne au final assez peu d’informations. En tous les cas, les explications sont assez peu didactiques donc c’est peut-être pour cela que nous n’y accumulons pas beaucoup de connaissance.

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Puis, il y a la visite du site. En y entrant, vous commencez à découvrir les premiers spécimens, puis vous vous dites : « Là, là, puis là, encore là » ! Et au final vous réalisez qu’il y en a de partout, que vous avez sûrement dû en louper 3 tonnes en entrant car vous ne saviez pas où regarder ! C’est vrai qu’il y en a un sacré paquet, mais entre 10h et 15h ils restent assez discrets. La chaleur les étouffe un peu et ils restent, du coup, dans leur nid sous terre.

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C’est pour cela qu’une journée entière sur place est « nécessaire ». Le matin, il y a beaucoup de manchots dans leur nid ou sur la plage, prêts à partir chasser.

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Après cette première visite, nous sommes retournés à Rhino pour dîner et y faire la sieste. Nous y retournons à 16h et nous sommes vraiment surpris par l’activité des manchots. Ils sont la plupart hors de leur nid, crient, se baladent et se battent lorsque l’un d’eux se trompe du nid !

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Il est impressionnant de voir à quel point il y en a et de les voir passer juste devant vous, ou derrière, lorsque vous vous arrêtez pour discuter avec de gens ! Cette visite nous a beaucoup plu et les enfants ont beaucoup apprécié cette rencontre.

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Nous repartons dimanche matin en direction de Puerto Madryn. En chemin, nous nous arrêtons pour internet. Et là, nous prenons l’ampleur de ce dont nous avait parlé une guide de Punta Tombo concernant les attentats de Paris. Le choc est là, mais vécu à des milliers de kilomètres. Nous nous renseignons et essayons de bien comprendre ce qui s’est passé. En vérité, il y en a eu tellement que je crois que même en Europe, ceux qui ont suivi depuis le début, n’ont pas une vision claire de tout ça.

Egoïstement, nous réalisons aussi la chance que nous avons d’être loin de cela, loin de ce que nous voulions également quitter justement pour ce voyage. La politique, la déchéance de certaines choses dans nos vies industrialisées et la folie de l’homme ! Nous repartons sur la route et allons vivre à nouveau des choses saines. Nous retournons à El Doradillo pour voir les baleines.

En arrivant à la plage, nous faisons la rencontre de 6 nouveaux voyageurs, 4 en sac-à-dos et 2 en vélo. Nous passerons la soirée ensemble autour d’un bon apéro et d’un plat de moule qu’ils ont pêché peu avant.

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Mardi matin, avant de repartir de cet endroit merveilleux, les baleines sont venues nous faire un dernier coucou ! Nous nous sommes à nouveau régalés et avons fait le plein. Claire s’est même surmontée pour entrer dans l’eau afin de s’approcher encore un peu plus !

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Maintenant, 850km nous attendent pour remonter à Puan, là où Miguel et Alicia nous attendent. Nous prenons Margot et Maxime, couple franco-canado-suisse (non non, ils ne sont pas trois !), avec nous dans Rhino pour ces deux prochains jours. Nous roulerons tout l’après-midi pour rejoindre Rio Colorado. Durant le voyage, Maxime et Margot se sont occupés des devoirs des enfants. Max étant enseignant en français, ça tombait bien.

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Nous passons du très bon temps en leur compagnie et continuons le mercredi la route ensemble jusqu’à Bahia Blanca. C’est là que nous les déposons pour qu’ils puissent atteindre Buenos Aires. Quant à nous, nous atteindrons Puan et ses habitants en or dans l’après-midi. Mais ce qui nous attendait ici, nous ne nous y attendions pas du tout !

Les baleines, et que ça saute… Valdez est à la hauteur de sa réputation. Du 8 au 13 novembre 2015

L’arrivée à Puerto Madryn sonne le glas des nombreux kilomètres que nous avions à faire, 2700 en tout, pour arriver à la péninsule de Valdez depuis les chutes d’Iguazu. La ville portuaire de Puerto Madryn, sans charme aucun, n’a de pratique que ses supermarchés, pour y faire le plein, ainsi que son information touristique pour y glaner quelques précieux conseils. On nous indique que la Playa Doradillo est un bon endroit pour observer les baleines et c’est ici que nos amis les Brimaud c’étaient installés. Il semblerait que la marée haute soit un moment idéal pour les voir proche de la côte.

Dès notre arrivée sur le site, nous voyons tout un tas de baleines, mais assez loin. Nous restons sur le mirador et observons ces masses sautant malgré leur 38 tonnes, tapant avec leur queue pour jouer.

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Nous continuons notre route seulement pour quelques centaines de mètres afin d’établir nos quartiers sur la playa Doradillo, un spot connu des voyageurs pour y être le meilleur endroit hors de la réserve naturelle payante et offrant un point de vue incroyable sur les baleines. Nous constatons qu’il est connu par la simple présence de 5 véhicules au moment de notre arrivée, 4 allemands et 1 suisse. Nous nous installons sur la plage et continuons à observer les baleines à deux ou trois cents mètres, sautant les unes après les autres !

Lundi matin, je me réveille assez tôt et termine la réparation de l’ouverture de notre cassette de toilette et alors que je me trouve sur le côté du véhicule ne donnant pas sur la mer, Claire toque contre la fenêtre et me dis : « BALEINE ! » Elle le crie ensuite dans le véhicule pour réveiller les enfants. Dans l’excitation, Jimmy en loupe une marche de l’escalier pour descendre de son lit mais ne se fait heureusement aucun mal. Tellement pressés de voir ce spectacle grandiose, Claire et Amélie sortent en petite-culotte et t-shirt sur la plage.

Pour une fois, tout ce que nous avaient conté les autres voyageurs était vrai. Non pas qu’ils soient menteurs habituellement, mais que la perception de la vérité est subjective, comme dire que l’on voit les baleines à 10m du bord alors qu’elles seraient à 40 en réalité. Donc forcément, on finit par être parfois déçus, mais Valdez tient toutes ses promesses ! Les baleines sont déjà belle et bien présentes, en nombre, et elles passent là, à 10m de vous. Leur souffle est fortement audible, les détails perceptibles et les bébés jouent autour de leur mère. La sensation est incroyable, une pure et simple bénédiction que la vie nous offre. Les poils se dressent, le ventre se serre, l’émotion est là. D’en avoir tant entendu parler, de l’avoir si souvent vu en photo, cette fois c’est nous. Nous y sommes et en prenons plein la vue !

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Le reste de la journée continuera un peu dans ce style, entre école, repas face à la mer pour observer au loin et longue pause assis au bord de l’eau regardant les baleines tantôt loin, tantôt proches.

Puis, en fin d’après-midi, arrive un nouveau couple de baleines à une dizaine de mètres de la plage. Cette fois-ci, bien que totalement interdit par le règlement du service de la faune, je mets ma combi 0.5mm, mon masque et mon tuba, puis je me jette à l’eau. La tentation, bien que l’eau ne soit qu’à 14°, de nager avec ces baleines était bien trop forte pour y résister. C’est, ici, une occasion unique de le faire et de réaliser un rêve fou, encore un ! L’adrénaline faisant son effet, je ne ressens absolument pas la sensation de froid et je nage en brasse pour ne pas effrayer mes voisines. Je suis là, à 5 mètres de ces énormes mammifères de 18m de long et quelques 38to ! L’eau est beaucoup trop chargée en plancton pour ne voir ne serait-ce que leur ombre sous l’eau. Peu importe, les observer à si peu de distance, être dans l’eau avec elles et se sentir si minuscule devant cette masse imposante de tranquillité, c’est tout de même quelque chose.

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Cette première journée fut remplie comme nous l’espérions. Nous nous couchons tard mais avec le bonheur d’une journée pleine en émotions.

Le mardi, ce sera rebelote pour le matin. De nouvelles baleines passent juste devant notre porte, sautent plus loin, jouent de leurs nageoires et montrent leur queue !

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Puis, au même moment, commence un ballet de camping-car. 2 allemands s’en vont alors que 2 français (Aurelie et Charles ainsi qu’Audrez et Gaël) et un suisse (Emanuelle et Nicolas) arrivent quasi simultanément sur place. Tous les trois ont deux enfants, une réelle surprise pour les nôtres et un plaisir immense à retrouver des enfants francophones ! Lorsque les suisses sont arrivés, ce fut une bonne surprise. Nicolas et Emmanuelle sont un couple de romands qui s’était joints à nous le dimanche de la rencontre des voyageurs que nous avions faite aux Rousses, en France, avant le départ. Nous nous retrouvons, une année et demie plus tard complétement par hasard sur les routes argentines. Nous nous étions d’ailleurs dit, lors de cette rencontre en France, que nous pourrions nous retrouver ici à Valdez pour voir les baleines ensemble. Le destin était écrit, nous devions voir les « Lulu La Tortue » avant de partir des Amériques.

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Cette rencontre arrive au bon moment sachant qu’à la playa Doradillo il n’y a pas beaucoup d’activités hors de l’observation des baleines, et elles ne sont malheureusement pas là tout le temps. Donc, se retrouver avec 6 autres enfants pour occuper les journées est juste parfait. D’autant plus que le mercredi restera assez calme au niveau des activités des baleines. Quelques sauts et passages lointain nous ont animés entre les moments de jeu et de discussion.

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Le soir, comme la veille, nous avons grillé au charbon de bois de belles pièces de viande argentine, un asado bien d’ici, accompagné de vin et de bonne humeur !

Et jeudi matin, le cadeau du ciel nous parvient ! Les marées hautes se décalant tard le soir lorsqu’il fait nuit, celle du matin revient également plus tard et offre des conditions idéales de 6h à 11h pour l’observation. Et ce matin, ce n’est pas une, ni deux, mais quatre baleines qui sont restée de 6h45 à 11h devant nous. Nous avons tout d’abord pu les observer.

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Puis nous baigner avec !

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Pour ensuite déjeuner en les regardant et en écoutant leur souffle et les sons qu’elles émettent !

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Une nouvelle journée se déroule entre jeu et courses au supermarché, grillade et relaxation, alors que les baleines, elles, sont parties plus au large.

Puis, nous arrivons à vendredi 13 ! Nous craignons la déferlante de ce jour tant maudit chez nous… et bien ici le vendredi 13 doit sûrement porter chance, puisque nous voyons notre première baleine dès 6h30.

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Mais toute bonne chose à une fin… cela fait depuis dimanche soir que nous sommes au même endroit et les journées se répètent un peu. L’excitation de l’observation des baleines le matin tôt laisse place à une latence plus ou moins mortelle, bien que l’on soit accompagné de gentilles personnes. Nous souhaitons partir voir d’autres animaux et, qui sait, si le cœur nous en dit nous reviendrons ici plus tard. En plus, partir après le show que nous ont fait les baleines ce matin, c’est sûrement ce qu’il y a de mieux à faire !